Château d'Urtubie

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Château d'Urtubie
Image illustrative de l'article Château d'Urtubie
Le château d'Urtubie
Type Château fort
Début construction 1341
Propriétaire initial Martin d'Urtubie
Propriétaire actuel Comte de Coral
Destination actuelle Hôtel[1]
Protection Logo monument historique Classé MH (1974)[2]
Site web http://www.chateaudurtubie.net
Coordonnées 43° 22′ 00″ nord, 1° 41′ 18″ ouest[3]
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Commune Urrugne

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

(Voir situation sur carte : Pyrénées-Atlantiques)
Château d'Urtubie

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château d'Urtubie

Le château d’Urtubie est un ancien château fort XIVe siècle situé sur la commune d’Urrugne à 3 km de Saint-Jean-de-Luz . Il a été agrandi aux XVIe siècle et XVIIIe siècle. Il appartient à la même famille depuis sa construction en 1341 et est inscrit à l’inventaire des monuments historique depuis 1974 .

Les origines[modifier | modifier le code]

Les premiers seigneurs d'Urtubie apparaissent à la cour du vicomte de Labourd au début du XIIe siècle. Bonion1er, seigneur d'Urtubie, est mentionné vers 1120. On ne sait que peu de choses sur les premières familles d'Urtubie qui ne semblent pas avoir possédé de maison forte sur la seigneurie. C’est en 1341 que Martin de Tartas reçoit du Roi d’Angleterre, Duc d’Aquitaine, l’autorisation de construire un château de pierre avec murailles et fossés, parce qu’il n’en existe pas d’autre à trois lieues de là, afin de contrôler la route d’Espagne. Les lettres patentes en faveur de Martin de Tartas, seigneur d’Urtubie sont signées par le roi Édouard III d'Angleterre à Westminster le 4 mai 1341. Martin mourut tragiquement à Bayonne en 1343 et c’est son frère, Auger de Tartas qui achève la construction d’Urtubie.

Le château se composait au XIVe siècle d’un donjon avec quatre échauguettes, d’un chemin de ronde qui entourait le donjon et d’un châtelet constitué de deux tours qui formaient le poste de garde et encadraient le pont levis. Subsiste aujourd’hui le donjon, les deux tours du châtelet et les murailles de la partie nord du chemin de ronde .

Les XVe et XVIe siècles[modifier | modifier le code]

Après que son père Charles VII eut récupéré l'Aquitaine aux Anglais grâce à Jeanne d'Arc, Louis XI séjourna à Urtubie en 1463 afin d'arbitrer une querelle entre le Roi de Castille et le Roi d'Aragon. À cette occasion, il nomma Jean d'Urtubie comme Chambellan et l'emmena à la cour où le petit Louis d'Urtubie fût élevé avec le futur Louis XII.

En 1505, Louis XII alors Roi de France, autorisa son ami d'enfance Louis d'Urtubie à agrandir le château. Il fit donc construire l'actuelle salle de chasse et les salles du haut (aujourd’hui le grand salon et les chambres d'hôtes) et la tour centrale avec son « escalier à vis suspendu ».

Les XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

En 1654, soit 6 ans avant son mariage à Saint-Jean de Luz, Louis XIV érigea le domaine en Vicomté et Salvat d’Urtubie fut nommé Bailli d’épée du Labourd. À la fin du XVIIe siècle, son fils fit enlever les tuiles du toit pour les remplacer par des ardoises. En même temps, il fit aménager les fenêtres mansardées. Il commença aussi à détruire les anciennes murailles et édifia la chapelle.

Entre 1700 et 1743, les murailles au sud furent détruites et le fossé rebouché. Le vicomte d’Urtubie aménage, par dessus, un parc à l'anglaise et y fait construire une orangerie. Il ajoute également une aile, orienté au sud, dans laquelle se trouve le petit salon.

Au début du siècle, la terrasse fut aménagée en partie sur les anciennes murailles et le châtelet fut agrandi pour y loger le fils ainé.

La chapelle[modifier | modifier le code]

Construite au XVIIe siècle par les charpentiers de marine de Ciboure, elle présente une charpente en forme de coque de bateau renversé. La chapelle fut décorée en 1912, le cœur restant en l’état car il avait déjà été redoré au XIXe siècle.

La salle de bains[modifier | modifier le code]

Aménagée en 1830 derrière la sacristie de la chapelle. François de Larralde-Diusteguy vivant alors au château découvrit une source non loin de la chapelle, et à l’aide d’un système de canalisation, il parvint à faire venir de l’eau jusque derrière la chapelle. C’est pourquoi il fit construire à et endroit une salle de bains. Tout le mobilier date du premier Empire. Un passage détruit après la Seconde Guerre mondiale permettait d’accéder à la chapelle et à la salle de bains à partir du donjon principal.

L’orangerie[modifier | modifier le code]

Construite au XVIIIe siècle, elle abrite actuellement une exposition sur « les plantes du Pays basque qui soignent et qui parfument et leurs huiles essentielles »

Le parc à l’anglaise[modifier | modifier le code]

Aménagé par le vicomte d’Urtubie au XVIIIe siècle lorsque les murailles furent détruites et le fossé sud rebouché.

En 1745, Pierre de Lalande et son épouse Ursule d’Alzate d’Urtubie réalisent des travaux pour donner au château et à son parc une nouvelle apparence. Le corps de bâtiment, la terrasse, l’escalier, l’orangerie et une partie importante du châtelet datent de cette époque.

Au XIXe siècle, leurs descendants les Larralde-Diusteguy transforment ce jardin à l’anglaise pour lui donner sa physionomie actuelle.

Un escalier extérieur de style Louis XV part du niveau de la cour du château en face du pavillon d’entrée, par trois paliers et trois changements de direction, ses volées sont soulignées par une rampe en fer forgée.

Le jardin était autrefois divisé en deux parties : un jardin d’agrément, prolongé par un jardin potager verger. Le jardin actuel est situé sur un terrain légèrement en pente à l’arrière du château, le long de l’ancienne route d’Espagne, bordée de vieux platanes.

Aujourd’hui vous pouvez y admirer[style à revoir] hortensias, roses Queen Elizabeth, pommiers… Deux énormes magnolias grandiflora plantés symétriquement datent de la fin du XVIIIe siècle. Au fond du parc, des chênes, des hêtres pourpres et des platanes.

La salle à manger[modifier | modifier le code]

Elle se situe dans le donjon construit au XIVe siècle. Le parquet de chêne et de châtaignier fut réalisé au XVIIIe siècle. La tapisserie de Bruxelles date du XVIe siècle et représente une scène de l’ancien testament, celle de David, jeune, jouant de la cithare pour le Roi Saül. Elle entame la collection de tapisseries du château. Devant cette tapisserie, le salon (chaises, fauteuil, canapé) est espagnol du XVIIe siècle. Dans le coin derrière, une vitrine hollandaise en marqueterie du début du XVIIIe siècle, contient de la porcelaine de Paris du XIXe siècle. L’horloge et le coffret à liqueurs juste à côté sont de style Boulle et datent du XIXe siècle. Les portraits sont tous des ancêtres de la famille. Au-dessus de la cheminée, celui du chevalier Larralde, riche armateur du XVIIIe siècle et ancêtre de Henri de Larralde-Duisteguy, de part et d’autre de la fenêtre, le marquis d’Audiffret et sa mère et enfin, le buste en terre cuite à gauche de la tapisserie est celui du baron Portal, ministre de la marine sous Louis XVIII.

Le grand salon[modifier | modifier le code]

Situé dans l’aile construite au XVIe siècle. Cette pièce expose la plus grande partie de la collection de tapisseries du château. Toujours de Bruxelles, celles-ci ont été tissées entre 1540 et 1560 et retracent la vie des épouses (Michal, Abigaïl et Bethsabée) du Roi David, personnage important de la Bible. À noter également un beau plafond à la française. Le mobilier de cette pièce date essentiellement du XVIIIe siècle. Un ensemble fauteuils-canapé et un bureau Louis XV, puis un secrétaire cylindre ainsi qu’une table de jeu de jacquet, tous deux Louis XVI, une table Henri II et enfin, dans l’angle du fond, un piano forte Pleyel de 1820. Sur la cheminée du XIXe siècle, sont gravés 3 mots en basque qui signifiaient « je réunis, je réchauffe et je réjouis ». Le portrait au-dessus représente Henri de Larralde-Duisteguy descendant du chevalier Larralde et des vicomtes d’Urtubie. Célibataire, il légua son château à sa sœur Gabrielle (dame d’honneur de l’impératrice Eugénie de Montijo) et à son époux, Jules Labat, maire de Bayonne et député bonapartiste (tableaux en face). (Ils reçurent l’Empereur Napoléon III et son épouse l’Impératrice Eugénie dans leur château de Gramont à Biarritz pendant la construction du Palais Impérial.) Ils léguèrent le château à leur fille Thérèse qui épousa le comte Paul de Coral. Ce sont les trisaïeuls de l’actuel propriétaire.

Le petit salon[modifier | modifier le code]

Situé dans la partie la plus récente du château, aménagée au XVIIIe siècle. Le portrait en pied représente Thérèse née Labat, devenue la comtesse de Coral en épousant Paul de Coral, l’arrière-grand-père du propriétaire actuel. Il était colonel de cavalerie durant la première Guerre Mondiale (portrait dans l’angle, à droite du piano). Ils eurent 3 fils dont l’aîné, Bernard se trouve en photo sur le piano, c’est lui qui hérita du château. Il fut maire d’Urrugne et député des Basses-Pyrénées. La tapisserie au-dessus du piano est d’Aubusson, elle date du XVIIe siècle et représente Charles Quint en compagnie de François 1er. L’autre tapisserie fut tissée à Beauvais au XVIIIe siècle et représente un indien d’Amérique. Le mobilier de cette pièce est également varié, vous pouvez observer une commode Louis XVI avec son petit salon, un guéridon Empire (dans l’angle) et juste au-dessus, une vierge française sculptée en bois polychrome du XVIe siècle, ainsi qu’une vierge italienne, copie d’un tableau d’Andrea del Sarto, peintre du XVIe siècle.

La salle de chasse ou de bal[modifier | modifier le code]

Autrefois salle du garde au XVIe siècle. Les trophées de chasse proviennent du Poitou dont l’arrière-grand-père du propriétaire, le colonel Paul de Coral était originaire. Dans cette salle, sont aussi réunis les meubles les plus anciens du château :

  • XVIIe siècle : 2 malles de voyage et 2 fauteuils en cuir de Cordoue, une armoire basque sculptée en pointes de diamants avec des ouvertures latérales pour y ranger épées et fusils, un coffre d’église de Navarre et une armoire de mariage.
  • XVIIIe siècle : la panetière à gauche de la cheminée.
  • XIXe siècle : la grande armoire de style rhénan et la selle cacolet ayant appartenu à Gabrielle de Larralde-Duisteguy, dame d’honneur de l’Impératrice Eugénie, qu’elle accompagna à La Rhune à dos de mule en 1859.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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