Château d'Hyères

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Château d'Hyères
Image illustrative de l'article Château d'Hyères
Type Château fort
Début construction XIe siècle
Propriétaire actuel Propriété d'une société privée
Protection Logo monument historique Classé MH (1862)
 Inscrit MH (1926)
Coordonnées 43° 07′ 23″ nord, 6° 07′ 24″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Commune Hyères

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Château d'Hyères

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Château d'Hyères

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Château d'Hyères

Le château d'Hyères est un château médiéval en ruine qui se situe au sommet de la colline du Castéou (198 m), un des sommets des Maurettes, dominant la ville de Hyères, dans le département du Var. Les vestiges du château sont classés monuments historiques par liste de 1862 ; le rempart et le vieux château sont inscrits depuis le 27 janvier 1926[1].

La devise du château, Arearum Castrum (le château de l'aire) est gravée dans l'entrée du château. La ville était d'ailleurs appelée par ce nom au début du Moyen Âge[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La devise du château

Les Sarrasins qui occupaient la Provence orientale furent chassés du Fraxinet en 972-973 par Guillaume, comte de Provence, son frère, Roubaud, le marquis de Turin et plusieurs grands seigneurs de Provence, dont les seigneurs de Fos (dont un certain Pons de Fos). En récompense Guillaume offrit l'actuel territoire d’Hyères, de La Londe et de Bormes aux seigneurs de Fos, déjà propriétaires de l'actuel territoire de Fos-sur-Mer.

La première mention du château, qui fut construit au milieu XIe siècle, par Pons de Fos, date de 1062, où il est mention de castrum (château). Treize ans plus tard, en 1075, il est mention de castellum (village, donc probablement château + village, ce qui signifie sûrement que des habitants se sont installés autour du château)[3]. Il se peut que le château ait été construit une trentaine d'années auparavant, à l'emplacement d'une précédente fortification[4].

En 1254, au retour de la septième croisade Saint-Louis et sa famille y séjournent.

Après une lutte militaire entre Ildefons Ier et Amelin de Fos au sujet de la possession de la ville et du château d'Hyères le territoire revint finalement à Charles Ier d'Anjou, le comte de Provence, en 1257. Les seigneurs de Fos abandonnent le château, la ville, son territoire et les îles d'Hyères contre d'autres territoires en Provence. La somme de l'échange était évalué à dix mille sous provençaux[5].

Charles II d'Anjou reçoit la reine Jeanne en 1348.

De 1423 à 1431, le château appartient à Arnaud de Villeneuve, de la famille des seigneurs de Trans, et enfin dès 1481, au domaine royal.

En 1524 et en 1536 les armées du roi déferlèrent sur la Provence. La première fois le château résiste puis est occupé, la deuxième fois le château est épargné.

Durant cette période, le château reçoit la visite de deux rois de France, François 1er en 1530 et, quelques années plus tard, Charles IX en 1564[4].

Pendant les guerres de religion, la ville d'Hyères reste fidèle au roi, mais le château change souvent de main. À partir de 1596, le triomphe d'Henri IV provoque la conquête de la ville. Mais il fallut un siège de cinq mois pour que le roi réussisse à prendre le château. En punition, il fut décidé de démanteler le château, mais c'est finalement son successeur, Louis XIII qui fit procéder a son démantèlement en 1620[6].

L'écrivain George Sand le visita dans les années 1850[4].

Architecture[modifier | modifier le code]

L'entrée du château

Le château, qui est le plus grand château féodal de Provence[4], est composé de 2 cours basses, d'un puits, d'un donjon et de plusieurs portes (nord, biaise, ...).

Un inventaire mentionne une chapelle, des chambres, une cuisine, une citerne, un moulin, un cellier, un grenier, une forge, une écurie et une bergerie.

Le plan du château et de ses enceintes.

On trouve également une tour de flanquement quadrangulaire, édifiée au XIIIe siècle, qui faisait partie de l'enceinte urbaine. Elle est construite en calcaire et en schiste, les restes de la première cour basse, où se trouvaient les bâtiments réservés aux services et aux stationnements des garnisons, la deuxième porte qui était précédée d'un pont levis et d'une herse qui enjambaient un fossé de 4,50 m de profondeur, la porte biaise qui est une porte qui servait à protéger le puits et qui était orientée de telle sorte qu'un bélier ne puisse être utilisé, le puits qui était une source d'eau potable dans l'hypothèse où le château aurait eu à soutenir un siège et qui était protégé par la porte biaise et le donjon qui est mentionné pour la première fois dans les inventaires de 1373 et de 1431 sous le nom de "Grande Tour". Il a été démantelé en 1620, en même temps que l'essentiel du château.

Aménagements[modifier | modifier le code]

Le château en 1862.

Dans les années 2000, la mairie d'Hyères a rénové les trois tours de l'entrée ainsi que quelques meurtrières. Au sommet du château, deux tables d'orientation ont été installées.

Des panneaux d'informations ont également été installés à différents endroits du site.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. « Château », notice no PA00081637, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « Le château d'Hyères », sur le site Patrimoine de France (consulté le 20 février 2013).
  3. Paul Turc, Hyères et les seigneurs de Fos : fin Xe siècle-1257, Centre Archéologique du Var, Société Hyeroise d'Histoire et d'Archéologie, Mémoire à lire, Territoire à l'écoute, (OCLC 708289813), p. 41-62
  4. a, b, c et d « Document PDF Les Citadelles du Levant, carnet de route n°2 », sur Document PDF tiré du site officiel de la communauté d'agglomération Toulon Provence Méditerranée (consulté le 1er mars 2013).
  5. Un sceau datant du XIIIe siècle acheté aux puces
  6. Historique du château
  • Panneaux municipaux

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • J. Vroomans Leclercq, Histoire et archéologie du Vieux Château d'Hyères, G. Mouton, 1925, 50 pages.
  • Paul Turc, Hyeres et les seigneurs de Fos : fin Xe siècle-1257, Centre Archéologique du Var, Société Hyeroise d'Histoire et d'Archéologie, Mémoire à lire, Territoire à l'écoute, 2003, 141 pages. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]