Château Sociando-Mallet

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Le château Sociando-Mallet, est un domaine viticole produisant son vin sous l’AOC haut-médoc. Sociando-Mallet est l'archétype du vin de grande qualité ne figurant ni dans le classement des grands crus de 1855, ni dans celui des crus bourgeois.

Histoire du domaine[modifier | modifier le code]

Le premier propriétaire de Sociando-Mallet est un certain Sieur Sociondo acquéreur de terrains viticoles près de Saint-Seurin-de-Cadourne en 1633. Le domaine prit son nom avec Madame veuve Mallet, qui en fit l'acquisition en 1850. En 1969, Jean Gautreau reprend la propriété et porte Sociando-Mallet à son plein potentiel.

Le terroir[modifier | modifier le code]

Le vignoble du château est situé à Saint-Seurin-de-Cadourne en Gironde, dans l'AOC haut-médoc. Sur un sol fait de croupes de graves sur un socle argilo-calcaire, il est planté en cabernet sauvignon à 55 %, merlot à 40 %, et cabernet franc à 5 %. La densité est d'environ 8 333 pieds par hectare.

Le vin[modifier | modifier le code]

Le grand vin est d'un profil typiquement médocain, dont l'assemblage n'a pas varié entre les millésimes 2002 et 2012 : 55 % cabernet-sauvignon, 40 % merlot et 5 % cabernet franc. Il est élevé 12 mois en barriques 100 % neuves pour lui apporter une volupté qu'il ne possède pas à l'origine[1].

Le millésime 2013 marque une inflexion majeure : pour la première fois, le grand vin a un assemblage à majorité de merlot (53 %, contre 47 % de cabernet-sauvignon). Le millésime, difficile dans le bordelais, l'est particulièrement pour ce cépage (rendement de 45 hl/ha), avec un faible pourcentage de jus et des peaux épaisses. En 2014, deux parcelles de vieilles vignes de cabernet-sauvignon ont été arrachées, l'assemblage est donc à nouveau à majorité de merlot (60 %)[2]. La proportion de fûts neufs a été réduite à 85 % pour tenir compte de cette évolution.

Le château produit également un second vin, sous l'étiquette « La Demoiselle de Sociando-Mallet », élaboré à partir d'environ 20 hectares de parcelles les plus jeunes parcelles et celles situées sur les terroirs les plus argileux[3]. Son nom fait allusion à une espèce de libellule du Médoc.

Millésimes[modifier | modifier le code]

À la suite de sa reprise par Jean Gautreau, le château fait parler de lui dès le millésime 1975. Son millésime 1982, noté en primeur par Robert Parker, tire Sociando-Mallet de l'anonymat.

En 1996 il défraye la chronique lorsque le Grand Jury européen (GJE) classe son millésime 1990 devant tous les premiers crus[4]. À Las Vegas en 2001, dans une dégustation rassemblant une centaine de bordeaux 1982, Sociando-Mallet a été classé second par le jury européen après Château Pichon-Lalande et troisième par le jury américain après Château Figeac et Château Lynch-Bages. À l'occasion de la dégustation à l'aveugle organisée en 1999 à Merano, le GJE place le Sociando-Mallet 1996 en tête d'une liste de 132 bordeaux du même millésime[5].

Comme dans le reste du bordelais, les millésimes 2005, 2009 et 2010 obtiennent les meilleurs notes sur la décennie passée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sociando-Mallet, un bourgeois très « classe », Revue du vin de France, février 2012
  2. Château Sociando-Mallet 2014, LeFigaro.fr
  3. Fiche du vin sur le site officiel de Château Sociando-Mallet
  4. Sociando-Mallet : propriétaire génial pour terroir d’exception, Le Figaro, Bernard Butschy, 27 janvier 2013
  5. Sociando-Mallet at 40, jancisrobinson.com, Jancis Robinson, 26 septembre 2009

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Saisons du Médoc : Une année à Sociando-Mallet, Jean-Luc Chapin, Editions Confluences (2010) (ISBN 978-2355270345)
  • Autour d'une bouteille avec Jean Gautreau : Dans les vignes du Médoc, Gilles Berdin, Elytis (2015) (ISBN 978-2356391476)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]