Château Sainte-Anne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Château Sainte-Anne
Image illustrative de l’article Château Sainte-Anne
Période ou style Classique
Architecte Louis Sauvage
Début construction 1902
Propriétaire initial Charles Waucquez
Destination initiale Privé
Propriétaire actuel Club International Château Sainte-Anne
Destination actuelle Club Privé
Coordonnées 50° 49′ 03″ nord, 4° 25′ 48″ est
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région de Bruxelles-Capitale Région de Bruxelles-Capitale
Commune Blason Auderghem.svg Auderghem

Géolocalisation sur la carte : [[Modèle:Géolocalisation/Rue du Vieux Moulin 103, 1160 Auderghem]]

[[Fichier:Modèle:Géolocalisation/Rue du Vieux Moulin 103, 1160 Auderghem|280px|(Voir situation sur carte : [[Modèle:Géolocalisation/Rue du Vieux Moulin 103, 1160 Auderghem]])|class=noviewer]]
Château Sainte-Anne

Géolocalisation sur la carte : Bruxelles

(Voir situation sur carte : Bruxelles)
Château Sainte-Anne

Le château Sainte-Anne (en néerlandais: Sint-Annakasteel) est un château édifié en 1902 en lisière de la forêt de Soignes à Auderghem par Charles Waucqez en remplacement du château qui s'y trouvait. Il côtoie le Valduchesse et a été bâti rue du Vieux Moulin dans la perspective de l'avenue de Waha.

Historique[modifier | modifier le code]

L’aristocratie de Bruxelles s’offrait des résidences campagnardes dans les communes des faubourgs de Bruxelles. Ainsi, Auderghem accueillit les châteaux de Joseph Chaudron, de Croÿ, de Moerloose, Valduchesse, Lepreux, Charles Madoux, le Rouge-Cloître, le Valduc, Watermael.

L’une de ces résidences fut érigée à un jet de pierre du prieuré, le long du chemin menant au moulin, à hauteur de l’avenue de Waha. Le banquier Baudier en était le propriétaire vers 1810.

Propriétaires[modifier | modifier le code]

Henri de Brouckère[modifier | modifier le code]

Le château fut vendu vers 1843 à Henri de Brouckère, 1er bourgmestre d'Auderghem et 11e Premier ministre de Belgique, son frère Charles de Brouckère était bourgmestre de Bruxelles. Le nom de château Sainte-Anne aurait été donné vers cette époque, vu qu'en 1860, Henri de Brouckère devint propriétaire de la chapelle Sainte-Anne (Auderghem). Il lèguera en 1885 la chapelle à un membre de sa famille et après sa mort, la propriété échut en 1897 à Madame Dujardin-Dansaert jusqu’à environ 1902.

Charles Waucquez[modifier | modifier le code]

En 1902, Charles Waucquez, négociant en textiles et homme très fortuné, le racheta. Il épousa Gabrielle Idiers, fille de l’échevin Émile Idiers. Cette même année, Charles Waucquez fit raser entièrement le château et fit en construire un nouveau, de style classique, sur base de plans de l’architecte Louis Sauvage. Le nouveau bâtiment fut bâti une dizaine de mètres plus au nord, pour que l’entrée coïncide avec la prolongation de l’avenue de Waha. Les plans mentionnèrent Château de M. Waucquez. Charles Waucquez, issu d’une famille de négociants de tissus originaire de Quévy-le-Grand, n’était pas n’importe qui. C’est en effet lui qui commanda en 1903 les bâtiments pour ses magasins de tissus de la rue des Sables à Bruxelles à l’architecte Victor Horta. C’est là que se trouve aujourd'hui le célèbre Centre belge de la bande dessinée. Victor Horta acheva le chantier en 1906. Art nouveau du côté public et commercial, tradition et classicisme du côté privé, voilà qui montrait son l’ouverture d’esprit.


Charles Waucquez et Gabrielle Idiers eurent deux filles :

  • Germaine Waucquez (1884-1958) ∞ Maximilien Pastur (1878-1930)
    • Christiane Pastur (1906-1944) ∞ Marcel Waucquez (1905-1990)
    • Claire Pastur (1907-1976) ∞ Antoine de Wasseige (1904-1959)
    • Jacques Pastur (1911-1969) ∞ Lady Elizabeth Bowling-Harvey (1925-1992)
  • Marguerite Waucquez ∞ Charles Claes
    • Sans descendance

Jacques Pastur[modifier | modifier le code]

Mme Waucquez se sépara de corps de cette grande demeure à la suite du décès de son époux Charles Waucquez. Elle le prêta à son petit-fils Jacques Pastur, né en 1911. Il sera major aviateur et commandant de l’École de pilotage de Gossoncourt et de la Place de Tirlemont. En , il avait convolé en justes noces avec Lady Elizabeth Bowling-Harvey (1925-1992). Jacques était le fils de Maximilien Pastur (1878-1930) et de Germaine Waucquez (1884-1958). Maximilien Pastur et son épouse vivaient au château de Jodoigne. Cet édifice est devenu depuis la maison communale de la ville brabançonne. Il possédait aussi le château de Beaulieu à Lathuy, incendié par les Allemands le , sans compter son hôtel bruxellois du 143 rue Belliard. La majorité de ces biens furent vendus à la mort de Marguerite décédée sans hoirs 24 heures après sa mère Gabrielle. Le , les Pastur, neveux de Marguerite qui hérita pendant 24 heures de sa mère, se défirent du château Sainte-Anne en faveur de l’État via le ministère de Affaires étrangères pour payer de leur tante les droits de succession prohibitifs. Les pouvoirs publics louèrent la bâtisse à l’a.sb.l. Maison Européenne de Val Duchesse. Finalement en 1996, l’État se défit du bien mis depuis en société. Il est désormais géré par les 2 200 membres du club et l'a.s.b.l. majoritaire.[1]

Sa propriété entre la chaussée de Tervueren, l’avenue Valduchesse, la drève des Deux Moutiers et la rue du Villageois fut en grande partie lotie après sa mort, ce qui a créa les avenues Louis Vercauteren et Roger Hainaut. La partie restante est propriété de l’État depuis 1959 et l’ancien nom de château Sainte-Anne fut rétabli.

En 1961, à l’initiative de quelques personnalités belges et de membres de la Communauté européenne, fut fondée La maison Européenne de Valduchesse dont le Club international Château Sainte-Anne constitue l’émanation directe. Il a pour objectif de promouvoir les échanges culturels et sociaux entre les États membres de la Communauté, les membres de l’OTAN et les fonctionnaires du corps diplomatique en organisant diverses activités.

Articles connexes[modifier | modifier le code]