Château-Garnier

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Château-Garnier
Château-Garnier
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Civray
Intercommunalité Communauté de communes du Civraisien en Poitou
Maire
Mandat
François Audoux
2014-2020
Code postal 86350
Code commune 86064
Démographie
Gentilé Castelgarnerois
Population
municipale
616 hab. (2016 en diminution de 2,99 % par rapport à 2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 15′ 35″ nord, 0° 25′ 36″ est
Altitude Min. 117 m
Max. 159 m
Superficie 35,89 km2
Localisation

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Château-Garnier est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Castelgarnerois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Château-Garnier est situé à 6,5 km, à l'est de Sommières-du-Clain, par la route départementale D25. Le bourg fait partie de pays civraisien qui se caractérise par un paysage de collines.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[2], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue −17,9 °C en 1985). °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1037 (Castello Garnerii). Le nom est formé du terme d’oïl pour château, et d’un nom propre d’origine germanique, Ganerius[3].

En 1388, le village prend le nom de Garnier[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1944, pour fêter la Libération et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté (un acacia)[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001[6] En cours François Audoux    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

En 2016, la commune comptait 616 habitants[Note 1], en diminution de 2,99 % par rapport à 2011 (Vienne : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8057367488991 0021 0299741 0211 076
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1421 1531 1881 1931 2591 2671 2551 2861 220
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2321 2811 2341 0621 0661 0621 0351 0611 006
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 016856771712660600632631620
2016 - - - - - - - -
616--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, la densité de population de la commune était de 18 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département de la Vienne, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 en France.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 27 exploitations agricoles en 2010 contre 32 en 2000[12].

38 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 20 % pour les oléagineux (50 % en colza et 50 % en tournesol) , 25 % pour le fourrage et 13 % reste en herbes. En 2000,2 hectares (0 en 2010) répartis sur 10 fermes sont consacrés à la vigne[12].

7 exploitations en 2010 comme en 2000 abritent un élevage de bovins (730 têtes en 2010 contre 547 têtes en 2000). C’est un des troupeaux de bovins importants de la Vienne qui rassemblent 48 000 têtes en 2011[13].

13 exploitations en 2010 (contre 17 en 2000) abritent un élevage important d'ovins (4 541 têtes en 2010 contre 4 560 têtes en 2000). Le troupeau d’ovins est exclusivement destiné à la production de viande. En 2011, le nombre de têtes dans le département de la Vienne était de 214 300[14].

L'élevage de volailles a connu une baisse importante : 663 têtes en 2000 répartis sur 13 fermes contre 55 têtes en 2010 répartis sur quatre fermes.

L'élevage de chèvres a aussi connu une forte diminution: 1 049 têtes en 2010 sur 3 fermes contre 5 382 têtes en 2000 partagés par 5 fermes)[12]. C’est un des troupeaux importants de caprins du département de la Vienne (74 500 têtesen 2011) qui est le deuxième département pour l’élevage des chèvres derrière le département des Deux-Sèvres[13]. Cette forte baisse est révélatrice de l’évolution qu’a connu, en région Poitou- Charente, cet élevage au cours des deux dernières décennies: division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par 10 des chèvreries de 10 à 50 chèvres qui représentaient 50 % des troupeaux en 1988, et multiplication par 6 des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45 % du cheptel. Cette évolution des structures de production caprine a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraite et encouragé l’adaptation structurelle des élevages restant[15]. La vocation laitière du troupeau est très forte. Moins de 2 % des élevages caprins sont non laitiers en 2000. La quasi-totalité de la production laitière, en constante augmentation (de 2000 à 2011 : + 44 %[14]) est livrée à l’industrie agro-alimentaire soit 96 % des 485 000 hectolitres récoltés dans l’ensemble du département de la Vienne en 2004. La production de fromage à la ferme reste très marginale et ne représente que 1 % de la production de lait et 6 % des fermes. 75 % des élevages sont basés sur un système de production de type hors sol, la surface agricole étant destinée essentiellement dans ce cas, à la production de fourrage. 75 % de ces exploitations n’élèvent que des chèvres. Le dynamisme de cet élevage, l’accent porté sur la qualité des produits a permis d’obtenir les AOC « Chabichou du Poitou » et « Sainte Maure de Touraine » pour les fromages produits[15].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le manoir de Monchandy s'élève sur une petite île artificielle entourée par les eaux du Clain. Le château est austère avec son pavillon d'entrée à pont-levis et ses tours rondes.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le site des bois et des landes des Grandes Forges est situé entre les vallées de la Clouère et du Clain. C’est un ensemble de bois et de landes. Il occupe un plateau d’altitude modérée, marqué seulement à l’ouest par le modeste thalweg d’un ruisselet temporaire qui, plus au nord, se transforme en petit cours d’eau permanent - le Drion - avant de se jeter dans la Clouère au nord-est de Saint-Secondin.

Comme dans toute cette région du sud du département de la Vienne, les sols sont composés d’argilo-calcaires moyennement profonds alternant avec des sols limoneux, riches en cailloux et blocs de meulières. Ces terres à tendance acide et hydromorphe, sont connues sous le nom de "terres fortes". Sur le site des bois et des landes des Grandes Forges, ce sont les sols argilo-calcaires qui dominent, ce qui explique la nature de la végétation présente : un boisement de chêne pubescent qui est plus ou moins mélangés avec des Pins sylvestres. Ce boisement est interrompu par des pelouses sèches et par quelques mares.

Le site a été classé et protégé dès 1985 (ZNIEFF) [16] du fait de sa remarquable richesse en Orchidées, dont 15 espèces différentes ont pu être inventoriées. Si certaines sont encore assez communes dans des biotopes similaires poitevins, d’autres présentent une abondance exceptionnelle et tout à fait remarquable. C’est le cas pour deux espèces d’ophrys (les ophrys sont des orchidées qui ont développé une ressemblance étonnante avec les femelles de divers types d’insectes afin d’attirer les mâles de ces espèces pour assurer leur pollinisation) comme l’Ophrys mouche ou l’ Ophrys araignée. Le nombre d’individus se compte par centaines. Mais l’orchidée la plus abondante du site des Grandes Forges est sans conteste l’Orchis pyramidal qui peut totaliser, lors de certaines années climatiquement favorables, le millier d’individus. L’espèce la plus précieuse du site reste toutefois le rare Orchis militaire, une espèce très localisée dans le département de la Vienne.

Les pelouses sèches du site des bois et des landes des Grandes Forges abritent aussi un nombre important de plantes thermophiles comme le Cytise couché ou le Fumana couché, deux espèces très exigences en chaleur et en sécheresse, ce qui les cantonnent aux biotopes les plus favorables.

De nos jours, le site des bois et des landes des Grandes Forges connait une évolution défavorable depuis son classement. Cette évolution est due tant à des causes naturelles (régression des pelouses sèches au profit de la chênaie) qu’aux activités humaines notamment avec la présence de deux carrières de marnes dont l’une est encore en exploitation.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gilles Carrez, député d'Île-de-France, ayant versé 15 569 € de sa réserve parlementaire à la commune pour le renforcement de la voie communale « Route de Petelièvre ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195), , 1852 p. (lire en ligne). § 28962, p. 1661
  4. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Édition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  5. Robert Petit, Les arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers, CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, (ISBN 978-2-905-06120-1), p. 221
  6. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  7. « Partnerschaften » Site web de la ville d'Amöneburg, consulté le 20 mai 2017.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. a b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  13. a et b Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  14. a et b Panorama de l’Agriculture en Vienne – juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne
  15. a et b Agreste – Bulletin no 11 de décembre 2005
  16. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011