Cesare Balbo

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Cesare Balbo

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Portrait de Cesare Balbo

Naissance
Turin
Décès (à 63 ans)
Turin
Nationalité Drapeau du Royaume de Sardaigne Royaume de Sardaigne
Profession
Historien
Activité principale
Théoriciens du Risorgimento
Ascendants

Cesare Balbo, comte de Vinadio, né le à Turin et mort dans la même ville le ) était un historien italien du XIXe siècle, qui fut l'un des théoriciens et des acteurs principaux du Risorgimento.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du comte Prospero Balbo, Cesare Balbo suit son père en exil à Florence. En 1807, il est nommé auditeur au Conseil d'État de l'Empire (le Piémont à cette époque était rattaché à la France). En 1814, il s'engage dans l'armée piémontaise et participe à l'invasion du Dauphiné pendant les Cent-Jours.

Balbo est hostile aux sociétés secrètes (les carbonari) et est partisan d'une monarchie constitutionnelle confiée à la Maison de Savoie. Bien que défavorable au soulèvement piémontais de 1821, mais ami du régent Charles-Albert, il devient suspect au roi Charles-Félix, et doit d'exiler en Provence puis à Paris. En 1825, il est autorisé à revenir à Turin.

Il se fait connaitre par des travaux d'érudition : Histoire d'Italie depuis 476 jusqu'en 776, traduit les Annales de Tacite, écrit une Vie de Dante. Mais surtout, en 1844, dans son ouvrage Delle speranze d'Italia il défend l'idée que l'Italie ne pourra faire valoir sa primauté morale en Europe (titre de l'ouvrage que Gioberti publie à la même époque) tant qu'elle sera occupée ou sous influence des Autrichiens. Il est à ce titre considéré comme l'un des chefs du Risorgimento. En 1846, il publie Della storia d'Italia dall origini fino ai nostri tempi. Ces deux ouvrages eurent une influence considérable en Italie.

En février 1848, pendant les évènements révolutionnaires le roi Charles-Albert, le nomme président de la commission chargée de la loi électorale. En mars 1848, il est nommé président du conseil des ministres du royaume de Sardaigne (le premier à ce poste). Le ministère Balbo doit se retirer après la défaite piémontaise de Custoza (). Nommé ambassadeur à Rome, il ne parvient pas à entraîner durablement le pape Pie IX dans le mouvement pour l'unification de l'Italie. Redevenu député, il s'oppose aux lois sur l'abolition du for ecclésiastique et sur le mariage civil présentées par les ministères de d'Azeglio. En novembre 1852, avec l'arrivée de Cavour au pouvoir il abandonne ses fonctions politiques.

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