Cercle du Libre Examen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cercle du Libre Examen
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique ASBL
But Promotion du libre examen
Fondation
Fondation
Identité
Siège

Université libre de Bruxelles.

22 avenue Paul Héger. 1050 Bruxelles. Drapeau de la Belgique Belgique
Présidente Morgane Rigaux
Vice-présidente Nellie Gravier
Secrétaire générale Nissim Picard
Trésorier Anthony Godts
Comité de Vigilance Antifascisme (CVAF) Remy Kriwin
Rédactrice-en-chef Chloé de Meulenaer
Membres 450 adhérents
Publications

Les Cahiers du Libre Examen (ISSN 1376-2346)

Bulletin du Cercle du Libre Examen (ISSN 1784-827X)
Slogan « Empêcheur de penser en rond depuis 1928 »
Site web Librex.be

Fondé le , le Cercle du Libre Examen (Librex[1]) est un cercle estudiantin, reconnu par l'Université libre de Bruxelles. Il a pour mission de promouvoir les valeurs du libre examen qui prône le rejet de l'argument d'autorité en matière de savoir et la liberté de jugement. Centre d'étude et de réflexion critiques, son rôle fondamental est de susciter le débat, de favoriser une prise de conscience de ses membres. C'est dans cet esprit que sont conçues ses activités et ses publications.

Principes philosophiques selon l'Université libre de Bruxelles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Université libre de Bruxelles.

Le libre examen est un principe qui prône le rejet de l'argument d'autorité en matière de savoir et la liberté de jugement[2], cette expression est le décalque français de liberum examen qui était d'un usage courant dans la République des Lettres dès le XVIe siècle et qui fut le principe fondateur de l'Université de Leyde.

Tiré de la pensée d'Aristote, il fut le principe fondateur des universités du Moyen Âge où l'on vit le monde intellectuel, désireux d'échapper à l'emprise des monastères comme uniques lieux de transmission du savoir[réf. souhaitée], se regrouper, comme les autres artisans, en corps de métier libres, les « Universitates Studiorum et Magistrorum ».

D'autres universités plus récentes en Europe ont repris à leur compte ce principe fondateur du savoir qu'est le libre examen, comme l'Université libre de Bruxelles et la Vrije Universiteit Brussel, qui l'ont adopté comme principe fondamental en 1909[n 1] dans un discours donné à l'occasion des 75 ans de l'ULB, prenant à leur compte cette réflexion de Henri Poincaré[3] :

« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être. »

— Henri Poincaré

et en faisant du libre examen un principe dont les protagonistes appelés libre-exaministes sont les défenseurs[n 2].

Cette notion nouvelle donnée au libre examen dépassant le cadre traditionnel de la recherche scientifique se transforme ici en une conduite sociale se voulant combattante, impliquant même la destruction des idées d'autrui[n 3] :

« La tolérance n'est ni l'hésitation, ni la transaction sur les principes, ni la pusillanimité, ou l'équivoque dans leur expression, car à ce compte, elle consisterait à n'en point avoir ou à ne pas oser les dire... Elle n'impose pas à proprement parler le respect des opinions d'autrui: comment respecter ce qui est jugé faux, ce que l'on condamne, ce que l'on s'efforce de détruire ? Elle est le respect de la personne et de la liberté d'autrui. Elle consiste à affirmer ce que l'on tient pour vérité, en même temps que l'on reconnaît, à d'autres, le droit d'affirmer leurs erreurs, en même temps qu'en les combattant, on se refuse à recourir pour les vaincre à l'injure, à la violence, ou à la proscription. »

— Université libre de Bruxelles

Colonne maçonnique sur le campus du Solbosch de l'ULB.

L’histoire du principe du libre examen à l’Université libre de Bruxelles entre 1834 et 1970 a été déterminée par des considérations religieuses, philosophiques, administratives et politiques. Elle a connu, entre 1834 et 1914, la fondation de l’Université catholique de Louvain (1834) et la mobilisation de la franc-maçonnerie, alors principalement sous l'égide du Grand Orient de Belgique, afin d’ériger un « contrepoids » universitaire, l’affaire Dwelshauvers (1890) et son différend méthodologique en psychologie, l’incident Élisée Reclus (1894) et l’ajournement du cours du géographe français et la mise en cause de l’administration de l’Université à cette occasion, ainsi que le rôle de la franc-maçonnerie dans l’adoption officielle du principe du libre examen par l’Université en 1894. La formulation officielle de l’article premier des statuts organiques de l’Université libre de Bruxelles () stipulait alors que : « L’enseignement de l’Université a pour base le libre examen » [4].

Vint une seconde phase plus politique (1914-1964) qui, après la Première Guerre mondiale, vit la montée du fascisme et du nazisme, du communisme, la fondation du Cercle du libre examen (1928), la guerre froide et – dans cette perspective politique alors déterminante – dans les années 1960, la décolonisation du Congo belge, le syndicalisme étudiant et la démocratisation de l'enseignement universitaire. Cela s’y traduisit par des brutalités verbales entre cercles politiques, des combats de rue et des échauffourées violentes avec les forces de l’ordre. Aussi, en 1964, au terme d’années fort agitées, les autorités de l’Université libre de Bruxelles voulurent rappeler aux étudiants que le libre examen proposait de « rejeter tout a priori dogmatique de quelque nature qu’il soit » et que, « morale librement consentie », il avait pour corollaire le « souci le plus poussé de la tolérance »[5]. Mais l’histoire politique et administrative du libre examen et de l’Université s’est aussi poursuivie après « mai 68 ». À la suite de quoi, le , le conseil d’administration adopta une nouvelle version des statuts de l’Université qui optait pour la formulation suivante de l’article 1er :

L’Université libre de Bruxelles fonde l’enseignement et la recherche sur le principe du libre examen. « Celui-ci postule, en toute matière, le rejet de l’argument d’autorité et l’indépendance de jugement. »

Quant à l’article second, il stipulait que : « L’Université fonde son organisation sur la démocratie interne, l’indépendance et l’autonomie. La démocratie interne postule la garantie de l’exercice des libertés fondamentales à l’intérieur de l’Université et la vocation des corps constitutifs de la communauté universitaire de participer, avec pouvoir délibératif, à la gestion de l’Université et au contrôle de cette gestion. » [6].

Ainsi, de nos jours, le libre examen à l’ULB postule donc officiellement, en toute matière, le « rejet de l’argument d’autorité et l’indépendance de jugement ». Et comme le souligna, dès 1955, l’historien Jean Stengers (1922-2002) à propos des différentes tentatives de définir le libre examen, « nulle autorité académique n'a jamais essayé d'empêcher que le problème […] ne soit abordé en pleine lumière. Pareille attitude serait proprement impensable. L'Université a inscrit à l’article premier de ses statuts que son enseignement « a pour principe le libre examen ». II est clair – et elle s'en est toujours parfaitement rendu compte - qu'elle se renierait elle-même en n’autorisant pas ceux qui se réclament d'elle à examiner librement en premier lieu ce qu'est ce principe même. » [7]

Historique[modifier | modifier le code]

Débuts du Cercle (1927 - 1936)[modifier | modifier le code]

Le Cercle du Libre Examen est fondé au cours de l'année académique 1927-1928[8]. Dès ses premiers pas, le cercle se présente comme un lieu de réflexion, le moteur d'une série de débats passionnés sur des sujets parfois audacieux pour son époque.

Cahiers du Libre Examen (1937 - 1941)[modifier | modifier le code]

Cahiers du Libre Examen, 1964

L'année 1937 est celle de création des Cahiers du Libre Examen. Les premiers contributeurs sont Ilya Prigogine, Jean Burgers, Léo Moulin, Arthur Haulot, Youra Livchitz [V 1].

Résistance au nazisme (1941 - 1945)[modifier | modifier le code]

Écusson Groupe G.
Article détaillé : Groupe G.

En 1941, l'Université libre de Bruxelles ferme ses portes pour ne pas se corrompre avec l'occupant. Elle se réorganise dans la clandestinité. Des étudiants du Librex, dont Jean Burgers[9], Robert Leclercq et Richard Altenhoff[10], sont à la base de la création du Groupe G actif dans la résistance clandestine armée contre l'occupation allemande[11],[12].

L'après guerre (1945 - 1959)[modifier | modifier le code]

En 1950, lors de la question royale, des professeurs comme Lucia de Brouckère emportent l'adhésion du Cercle qui s'oppose farouchement au retour du Roi[V 2].

Les 23 et 24 avril 1958, deux conférences de Jean-Paul Sartre : Marxisme et existentialisme et Questions de méthode[13].

Participation aux mouvements étudiants (1967 - 1968)[modifier | modifier le code]

Le a lieu une conférence de Jean-Paul Sartre en collaboration avec le Comité belge pour la paix en Algérie devant 6000 personnes dans la grande salle du Centre Rogier[14].

En 1967, le Librex participe à la création d'un Comité de défense de la démocratie en Grèce alors sous la dictature des colonels[15].

En 1967, le Librex prévoit également d'organiser un cycle de conférences sur la guerre du Viêt Nam. Le 27 janvier, lors de la première de ces conférences, de violents incidents éclatent entre étudiants pro et anti-américains. Le Librex retire sa caution au cycle de conférences[16].

En 1968, le Librex n'échappe pas aux turbulences du mouvement étudiant, dont il est l'un des enjeux[17]. Le 13 mai 1968, le Librex organise un meeting contre la dictature des colonels en Grèce où sont invités à prendre la parole Mélina Mercouri, Vassilis Vassilikos (auteur du livre dont est inspiré le film de Costa-Gavras « Z »), l'association Rigas Phereos et l'Association belge pour la défense de la démocratie en Grèce[18]. À l'issue de cette réunion, plusieurs centaines d'étudiants constitués en Assemblée libre organisent l'occupation de l'auditoire Paul-Émile Janson[19]. Cette occupation durera 47 jours. Cette date marque le début du Mai 68 bruxellois et les politologues parleront d'un « Mouvement du 13 mai »[20] à l'origine des évènements[21].

En 1971, en hommage, le Cercle du Libre Examen organisera une « Semaine Patrice Lumumba », à l'occasion de l'anniversaire de son assassinat.

Le a lieu une conférence de Jean Ladrière : Science et Société. Réflexions philosophiques[22].

Affiche pour la conférence du 7 décembre 1977.

Le 7 décembre 1977, le Cercle du Libre-Examen coorganise avec le Groupe information asiles (GIA) et le Réseau International "Alternative à la psychiatrie" une conférence-débat sur le thème Les nouvelles voies de la répression en Europe occidentale avec la participation de David Cooper auteur de Psychiatrie et anti-psychiatrie et de Qui sont les dissidents ?, Mony Elkaïm coordinateur international du réseau "Alternative à la psychiatrie", Felix Guattari psychanalyste auteur de Rencontres de Trieste et de Journées de Bologne, Gérard Soulier professeur de Droit à Amiens, membre du "Comité de soutien à Klaus Croissant", Groupe Information Asile, Michel Graindorge membre du "Comité international pour la défense des droits des prisonniers politiques en Europe occidentale" et des animateurs de Radio Alice (Italie).

Fin du XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1994 et 1995, le Cercle participe à la création de la Liaison pour l'autonomie des personnes qui aiguillonne les mouvements contre les visites du pape Jean-Paul II en Belgique en 1994[23] et 1995[24]. Il coédite à cette occasion une affiche, diffusée à des dizaines de milliers d'exemplaires, Contre le SIDA : la capote, pas la calotte[25] avec le journal Alternative Libertaire, Act Up Bruxelles et la revue GLBT Tels Quels. En 1995, le Librex organise un voyage commémoratif à Auschwitz[V 3]. En 1997, le Cercle permet une commémoration à Breendonk[V 3].

Début du XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le 19 février 2004, le Librex organise une conférence intitulée "La démocratie en Tunisie : c'est pour quand ?" avec Radhia Nasraoui et Nejib Chebbi.

Ce sujet d'étude sera repris par la suite par les comités successifs qui maintinrent les liens étroits avec ces premiers conférenciers. Le thème de la démocratie en Tunisie sera donc traité de manière récurrente par la suite même après la révolution tunisienne de 2010. Il y aura ainsi notamment "Les droits humains en Tunisie, derrière la carte postale, qu'est-ce qui se cache?" le 29 mars 2007, "20 ans de répression, 20 ans de régression : à quand des perspectives démocratiques en Tunisie?" le 6 novembre 2007, "Tunisie: regard derrière la carte postale, à quand la démocratie?" le 12 octobre 2010, "La Tunisie à la croisée des chemins" le 3 décembre 2012.

Par ailleurs, une virulente carte blanche signée par le président du cercle ayant pour titre "Qu'allaient faites les parlementaires PS en Tunisie?[26]" fut publiée dans le journal Le Soir le 17 septembre 2005. Un voyage d'étude fut organisé en Tunisie du 27 au 31 octobre 2005. Le 16 novembre 2005, Radhia Nasraoui fut faite docteur honoris causa de l'ULB à l'initiative du cercle. Le cercle suggéra aussi à l'émission de la RTBF Questions à la une l'émission du 29 novembre 2006 intitulée "La Tunisie : le pays proche?".

En 2007-2008, sous la présidence de Geoffrey Guéritte, puis en 2008-2009 sous celle de Céline Honorez, une Cellule de Réflexion sur l'Université (CRUn) est mise sur pied qui interviendra notamment sur les questions de marchandisation de l'enseignement ou de liberté d'expression. Un cycle de conférences "L'Université face à la logique du marché[27]" est organisé pour interroger les mutations qui accompagnent la réforme de Bologne et alors que le recteur Philippe Vincke présente son nouveau plan stratégique pour l'Université contre la voix des représentants étudiants[28]. Ce plan de rationalisation managériale de l'Université s'accompagne d'une volonté de lutter contre la montée de "l'irrationnel" et de "l'obscurantisme" par "la promotion de nos valeurs"[29].

Dans le prolongement des réflexions sur le "repli majoritaire" initiées sous la présidence de Dominique Vermeiren, et alors que l'autonomie des cercles étudiants se voit restreinte par la mise en place d'un système d'autorisation bureaucratique[30], le comité se montre de plus en plus critique par rapport à ce "Chantier Valeurs"[31] que le recteur a confié à la linguiste Emmanuelle Danblon[32]. La Conseillère aux Valeurs sera finalement désavouée par Philippe Vincke au Conseil d'Administration du 18 février 2008 à la suite de maintes polémiques et en particulier de la fameuse affaire de la « lettre truquée »[33]. Rappelons qu'un an plus tôt, en février 2007, Tariq Ramadan avait été interdit de participer à un débat organisé par le Cercle Arabo-Européen de l'ULB[34], au motif qu'il n'aurait "jamais clairement condamné la lapidation des femmes" (décision motivée par P. Vincke et E. Danblon dans la carte blanche "Le Libre Examen aujourd'hui : ni Munich, ni la Chasse aux sorcières"[35]) tandis qu'au même moment Philippe Val[36] et Caroline Fourest[37] se voyaient offrir des tribunes laudatives; et ce au grand dam d'une partie de la communauté universitaire dont les "Sans Valeurs"[38], menés par Mateo Alaluf, Isabelle Stengers et Souhail Chichah.

Le Cercle participe aux mouvements et manifestations[39] pour la régularisation des sans-papiers au sein du CAS (Comité d'Action et de Soutien) et organise le 28 novembre 2008 une conférence en collaboration avec le Cercle des Etudiants Libéraux intitulée "Faut-il régulariser tous les sans-papiers ?" dans laquelle de nombreuses personnes sans-papiers présentes sur le campus interpellent directement leur ministre de tutelle[40]. Enfin, un colloque "Mai 68, la peur des bien-pensants"[41] est organisé avec notamment la projection d'un documentaire de Virginie Linhart : "68 : mes parents et moi".

En septembre 2010, une conférence organisée sur le thème de la liberté d’expression, introduite par la projection du film d’Olivier Mukuna, Est-il permis de débattre avec Dieudonné ? et modérée par le vice-recteur Marc Van Damme, provoque l’affrontement entre militants pro- et anti-israéliens[42].

La crise économique et financière qui débuta en 2006 amène le Cercle à poser de plus en plus de questions relatives au système économique et à l'Union Européenne. Par exemple En avril 2012, le Librex organise une conférence sur la question de l'origine de la crise économique, budgétaire et financière et des solutions possibles à apporter à celle-ci. En novembre 2012, ce sera au tour de la question du lobbying au sein des institutions européennes de faire l'objet d'un débat animé dans un auditoire Chavanne bondé. Ce débat fait suite à la projection, le même soir, du film The Brussels Business. En novembre 2013, le Librex organise une conférence sur la question de la réforme des structures bancaires ainsi que sur la question de : L'Europe sociale, une utopie ?

Activités[modifier | modifier le code]

Cahiers du Librex, 1939

Le Cercle du Libre Examen intervient, dans la vie universitaire et dans la vie de la cité, par la diffusion de communiqués de presse, de textes distribués aux étudiants, par l'organisation de réunions publiques, par l'édition[43] des Cahiers du Libre Examen[44], des Bulletins du Cercle du Libre Examen, de brochures thématiques et de livres.

Ouvertes à tous les publics (et pas seulement universitaires), le Cercle du Libre-Examen organise des conférences, le plus souvent, dans les locaux de l'Université libre de Bruxelles. Depuis 2012, une partie de celles-ci ont été filmées.

Personnalités de l'histoire du Librex[modifier | modifier le code]

Liste détaillée des personnalités qui ont marqué l'histoire du Librex :

Fonctionnement du Librex[modifier | modifier le code]

Comité et bureau[modifier | modifier le code]

Présidence du Cercle[modifier | modifier le code]

La liste des présidents du Librex de 1927 à 1999 est issue de l'ouvrage : Approches du Libre examen, publié pour les 70 ans du Cercle [V 4]

Josy Dubié, président du Librex en 1970.

Publications[modifier | modifier le code]

Cahiers du Libre Examen[modifier | modifier le code]

Cahiers du Librex, 1955
Cahiers du Librex, 2000
  • Collectif, no 1, 1re année, mars 1937, Éditions du Cercle du Libre Examen.
  • Collectif, no 2, 1re année, avril 1937, Éditions du Cercle du Libre Examen.
  • Collectif, L'Organisation de la Paix, 4e année, no 3, décembre 1939, Éditions du Cercle du Libre Examen.
  • Collectif, Problèmes coloniaux, 3e année, no 4, janvier 1939, Éditions Cercle du Libre Examen.
  • Chaïm Perelman, Morale et libre examen, extrait des Cahiers du Libre Examen, 11e ann., no 7, p. 3-6, 1947, Éditions Cercle du Libre Examen.
  • Collectif, Le Racisme, série XV, no 5-6, février 1955, Éditions du Cercle du Libre Examen.
  • Pierre Verstraeten, Cercle du Libre Examen, L'Algérie, Éditions Pierre Verstraeten & Éditions Cercle du Libre examen, 1958.
  • Collectif, La condition étudiante, Éditions Cercle du Libre Examen, 1961, références en ligne.
  • F.H. Van Den Dungen, Les origines et l'avenir du libre examen à l'Université libre de Bruxelles, extrait du no 3, 17e série, 1961, Éditions Cercle du Libre Examen, lire en ligne.
  • Collectif, Le fascisme, 26e série, no 1-2, novembre 1978, Éditions du Cercle du Libre Examen.
  • Collectif, La montée de l'extrême droite en Belgique. Analyser - Comprendre - Réagir, Éditions du Cercle du Libre Examen, mars 1992, 68 pages. Avec des contributions de Roger Lallemand, René Haquin, Robert Devleeshouwer, Mafhoud Romdhani, Marcel Liebman, Nathalie Brard, Gwenaël Breës, Rudi Van Doordslaer, Marc Swyngendouw, Bruno Vinikas, Hugo Gijsels, Charles Picqué, Manuel Abramowicz .
  • Collectif, L'Aide Humanitaire, 1993, Éditions du Cercle du Libre Examen.
  • Collectif, sous la direction de Renaud Van Camp et Marie-Ange Veyckemans, L’immigration, un vrai faux problème…, Éditions Luc Pire & Éditions du Cercle du Libre Examen, 2000, 104 pages. Avec des contributions de Mateo Alaluf,Manuel Abramowicz , Georges-Henri Beauthier, Claire Billen, Jean Cornil, Pascal Delwit, Claude Javeau, Daniel Liebmann, Michel Loriaux, Gérard Miller, Anne Morelli, André Nayer, Andrea Rea, Philippe Val.
  • Collectif, Antisionisme - Antisémitisme, no 40, mars 2006, Éditions du Cercle du Libre Examen.

À thématiques uniques[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Livre noir : Les 175 ans de la Belgique. "L'union fait la force" : devise ou défi ? (distribué lors de la journée d'accueil des nouveaux étudiants en septembre 2005), au sommaire : Le Congo le pays des mains coupées, La "Question royale", Le pèlerinage de l'Yser, Walen Buiten l'affaire de Louvain, Le parti rexiste et la collaboration, L'affaire Happart les Fourons au centre des querelles linguistiques, le bilinguisme, le Vlaams Blok, Éditions du Cercle du Libre Examen, 2005, texte intégral à lire en ligne.
  • Antoine Defise, Aurélie Feron, Clément Dartevelle, ULB Résistante : 1940-1945, visite guidée des lieux de souvenirs sur le campus du Solbosch en mémoire des résistants de la seconde guerre mondiale issu de la communauté universitaire de l'ULB, Éditions du Cercle du Libre Examen, 2005, texte intégral à lire en ligne.

Bulletin du Cercle du Libre Examen[modifier | modifier le code]

Le Petit Libre Bleu, 2009.

Le numéro ISSN est 1784-827X.

  • Le Librex change et vous ?, no 41, avril 2006.
  • La manipulation publicitaire et médiatique, no 44, janvier-février 2007.
  • Devrions-nous tous être féministes ?, no 45, mars-avril 2007.
  • Manquons-nous d'idéologie ?, no 46, septembre 2007.
  • Multiculturalisme et Communautarimse, no 47, décembre 2009.
  • Manquons-nous d'engagement ?, no 48, avril 2010.
  • Le Petit Libre Bleu, no 49, septembre 2010.
  • Résolutions/ Révolutions, no 50, mars 2011.
  • Rentrée 2011 - 2012, no 51, septembre 2011.
  • 2012 - 2013, no 52, octobre 2012.
  • Saint-V, no 53, novembre 2013.
  • L'Europe et la Mondialisation, no 54, mai 2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dès le début cette université a défendu les principes fondamentaux de l'indépendance de la recherche en répétant dans les déclarations les lieux communs puisés dans les publications des universités d'ancien régime, ou les nouvelles universités allemandes ou celles fondées par Guillaume Ier des Pays-Bas, mais le mot « libre examen » comme tel n'y apparaît pas avant cette date.
  2. Site de l'ULB : « Le libre exaministe s'engage donc à mettre ses paroles et ses actes en accord avec ce qu'il tient pour vrai. Sa vérité, il a le courage de la dire et de la défendre. Notre institution, en raison même de la nature de son engagement, « accueille en tant qu'étudiants à part entière, ceux qui ne partagent pas son idéal… ». Toutefois, ceux qui choisissent délibérément de venir chez nous ont le devoir d'acquérir une connaissance personnelle de nos principes. La vie communautaire à laquelle nous convions tous les étudiants, sans exception, implique compréhension et tolérance mutuelles. Mais cette tolérance que nous préconisons n'impose pas à proprement parler le respect des opinions d'autrui. Comment en effet, respecter ce qui est jugé faux, ce que l'on condamne, ce que l'on s'efforce de détruire. »
  3. Nous citons ici mot à mot le texte figurant dans le Site de l'ULB : « La tolérance n'est ni l'hésitation, ni la transaction sur les principes, ni la pusillanimité, ou l'équivoque dans leur expression, car à ce compte, elle consisterait à n'en point avoir ou à ne pas oser les dire... Elle n'impose pas à proprement parler le respect des opinions d'autrui: comment respecter ce qui est jugé faux, ce que l'on condamne, ce que l'on s'efforce de détruire ' Elle est le respect de la personne et de la liberté d'autrui. Elle consiste à affirmer ce que l'on tient pour vérité, en même temps que l'on reconnaît, à d'autres, le droit d'affirmer leurs erreurs, en même temps qu'en les combattant, on se refuse à recourir pour les vaincre à l'injure, à la violence, ou à la proscription.».

Références[modifier | modifier le code]

  • Autres références :
  1. Le Librex Tel est le nom communément donné au cercle du libre examen qui est présidé, en ce début d'année académique, par Marc-Henri Janne., Serge Govaert, Mai 68. C'était au temps où Bruxelles contestait., De Boeck, coll. Pol-His, 2001, page 49 lire en ligne.
  2. Le plus célèbre d'entre eux est probablement le Cercle du Libre Examen « voué depuis 1927 à l'étude contradictoire des problèmes philosophiques et sociaux », Sirjacobs Isabelle. L'étudiant, ce « jeune travailleur intellectuel », in Revue belge de philologie et d'histoire, tome 79 fasc. 2, 2001, Histoire medievale, moderne et contemporaine - Middeleeuwse, moderne en hedendaagse geschiedenis. p. 619-628, lire en ligne.
  3. Œuvres d’Henri Poincaré (1956), p. 152
  4. Voir statuts organiques de l’Université libre de Bruxelles. Service des Archives de l’ULB.
  5. Voir Programme général des cours 1964-1965. Service des Archives de l’ULB.
  6. Voir Université libre de Bruxelles. Statuts organiques adoptés par le Conseil d’Administration en sa séance du . Publiés aux annexes du Moniteur belge du 4 août 1970. Si l’article 1er demeure identique, par contre, la formulation de la première partie de l’article deux s’est enrichie en 2005 : « L’Université fonde son organisation sur la démocratie interne, l’indépendance et l’autonomie et la solidarité ». Voir Statuts organiques de l’Université libre de Bruxelles. En vigueur à partir du et Révisions des Statuts organiques. Proposition du conseil d’administration du . Service des Archives de l’ULB.
  7. J. STENGERS, « D'une définition du libre examen », dans Revue de l’Université de Bruxelles, Bruxelles, s.n., huitième année, octobre-décembre 1955, no 1, p. 32-61.
  8. (...) le Cercle du libre examen de l'ULB créé le 14 janvier 1928 (...), Pol Defosse, Jean-Michel Dufays, Martine Goldberg, Dictionnaire historique de la laïcité en Belgique, Luc Pire Éditions, 2005, page 128, lire en ligne
  9. Jean Burgers qui, dans le cercle du Libre examen avait inventé le « type minus», Marion Schreiber, Rebelles silencieux, l'attaque du 20e convoi pour Auschwitz, Éditions Racine, 2006, page 93, lire en ligne
  10. Henri Neuman, Avant qu'il ne soit trop tard: portraits de résistants Altenhoff, Burgers, Ewalenko, Leclercq, Mahieu, Pineau, Vekemans, Wendelen et les autres, Paris, editions Duculot, , 183 p. (ISBN 9782801105498)
  11. Cercle du Libre-Examen de l'ULB, qui est à la base du Groupe Général de Sabotage, mieux connu comme le Groupe G., Verhoeyen Étienne. Résistances et résistants en Belgique occupée, 1940-1944, in Revue belge de philologie et d'histoire, tome 70 fasc. 2, 1992. Histoire médiévale, moderne et contemporaine, Middeleeuwse, moderne en hedendaagse geschiedenis. p. 381-398, lire en ligne
  12. Marion Schreiber, Rebelles silencieux - l'attaque du 20e convoi pour AUschwitz, Bruxelles, Editions Racine, , 316 p. (ISBN 2873862599 et 9782873862596)
  13. Chronique générale, Revue Philosophique de Louvain, troisième série, tome 56, no 50, 1958. p. 342-360, lire en ligne
  14. Guy de Bosschère, Jean Van Lierde, La guerre sans armes: douze années de luttes non-violentes en Europe, 1952-1964, Karthala, 2002, page 77 lire en ligne.
  15. Le cercle du libre examen ayant parmi les premiers marqué en 1967 son hostilité à l'égard de la junte militaire grecque, participe ensuite à la création d'un comité de défense de la démocratie en Grèce (...), Serge Govaert, Mai 68. C'était au temps où Bruxelles contestait., De Boeck, coll. Pol-His, 2001, lire en ligne.
  16. (...) le cercle du libre examen de l'ULB avait, avec l'appui des cercles facultaires (...) un cycle de conférences sur la guerre du Viêt Nam qui devait se dérouler dans le courant des mois de janvier et de février 1967 (...), Serge Govaert, Mai 68. C'était au temps où Bruxelles contestait., De Boeck, coll. Pol-His, 2001, page 42, lire en ligne.
  17. L'association générale des étudiants ou AG et le cercle du libre examen sont l'enjeu, depuis le début des années soixante, d'une lutte de pouvoir qui les fait basculer tantôt vers la droite ou du moins une forme d'« apolitisme », tantôt vers la gauche (...), Serge Govaert, Mai 68. C'était au temps où Bruxelles contestait., De Boeck, coll. Pol-His, 2001, page 43, lire en ligne.
  18. Ce 13 mai donc, nous nous préparions à recevoir Mélina Mercouri, invitée par le cercle du Libre Examen, Willy Decourty (préf. Philippe Vincke), Bruxelles, le 13 mai 1968, Luc Pire, Bruxelles, 2008, lire en ligne.
  19. À l'issue de ce meeting, l'occupation du Janson s'organise, rassemblant plusieurs centaines de personnes qui forment aussitôt une « assemblée libre », structure dont il sera beaucoup question par la suite, tandis qu'un mouvement du 13 mai (...), Serge Govaert, Mai 68. C'était au temps où Bruxelles contestait., De Boeck, coll. Pol-His, 2001, page 59, lire en ligne.
  20. Courrier hebdomadaire du CRISP, Centre de recherche et d'information socio-politiques, numéros 413 à 426, 1968, page 38, lire en ligne.
  21. Willy Decourty, Bruxelles, le 13 mai 1968, Luc Pire, Bruxelles, 2008, présentation en ligne.
  22. Étienne Jacques, Deschepper Jean-Pierre, Léonard André, Chroniques, Revue Philosophique de Louvain, Quatrième série, tome 73, no 20, 1975, p. 699-749, lire en ligne
  23. « La Liaison pour l'autonomie des personnes lance le débat », Le Soir,‎ (lire en ligne)
  24. « Une Pentecôte bruxelloise à la fois papale et... athée », Le Soir,‎ (lire en ligne)
  25. Affiche Contre le SIDA : la capote, pas la calotte à voir ici. Mention légale : éditeur responsable Roger Noël.
  26. « Partners - lesoir.be » (consulté le 8 juin 2015)
  27. « "Quel rôle pour l'Université face aux marchés ?" » (consulté le 23 juillet 2015)
  28. Voir l'article du Soir du 15 avril 2008 : "ULB Le plan stratégique du recteur inquiète les étudiants"
  29. Lire le premier éditorial de Philippe Vincke en tant que recteur dans le magazine Esprit Libre d'octobre 2006.
  30. « Plate-forme pour la Liberté d’Expression à l’ULB », sur Plate-forme pour la Liberté d’Expression à l’ULB (consulté le 23 juillet 2015)
  31. « LE LIBRE EXAMEN EN QUESTIONS », sur www.ulb.ac.be (consulté le 23 juillet 2015)
  32. Voir l'interview vidéo d'Emmanuelle Danblon par Geraud Hougardy
  33. Le Librex, avec d'autres, critiquait l'orientation idéologique manichéenne du Chantier Valeurs ainsi que la manière dont la réflexion était menée. Dans ce cadre, des membres de la Cellule de Réflexion sur l'Université (CRUn) avaient notamment dénoncé la tournure des séances de "formation à l'argumentation" données par les doctorants de la Conseillère aux Valeurs et à la destination des présidents de cercles folkloriques. Un cahier spécial des Etudiants Socialistes de novembre 2008 intitulé "Quand l'ULB veut nous la fermer" consacrait ainsi plusieurs articles à l'analyse critique du Chantiers Valeurs en parlant de "manipulations", de "censure" et de "dogmatisme". L'équipe rectorale ne répondit pas directement, mais l'animateur de la formation et doctorant d'Emmanuelle Danblon se fendit d'un courrier outrancier à l'attention du Librex en prétendant agir de manière totalement indépendante des autorités. Or la fonction de suivi de modifications du programme Word de Microsoft révela que cette affirmation et d'autres plus ou moins douteuses furent précisément ajoutées par la Conseillère aux Valeurs. Le courrier circula sur les mailings lists universitaires et quelques jours plus tard, des affiches A0 étaient placardées aux quatre coins du campus, signées par le Cercle du Libre Examen, le Bureau des Etudiants Administrateurs et le cercle des Etudiants Socialistes, demandant au recteur Philippe Vincke s'il approuvait les "méthodes" de sa conseillère. Face au tollé, celle-ci fut finalement désavouée par le recteur lors de la séance suivante du Conseil d'Administration de l'ULB. Voir notamment l'article du journal le Pan du 14 juillet 2008.
  34. Voir les articles et la chronologie disponsible sur le site du Soir.
  35. lesoir.be, « Partners - lesoir.be » (consulté le 23 juillet 2015)
  36. Philippe Val était invité le 7 mai 2007, dans le cadre du Chantier Valeurs, à intervenir pour une leçon sur le thème "Comment être un homme des Lumières aujourd'hui." Dès l'entame de la séance, l'anarchiste Noel Godin se lève et dénonce avec des propos vifs la tribune offerte à Philippe Val après la censure de Tariq Ramadan. Voir l'extrait vidéo sur lequel on distingue également Martin Casier, futur vice-président de l'ULB, et qui arrache le mégaphone des mains de N. Godin.
  37. Caroline Fourest est invitée le 14 mars 2007 à donner une conférence sur son dernier livre le "Choc des préjugés". Elle est accueillie fraichement par le public de l'auditoire Janson, échappant de peu à une tentative d'entartrage. La vidéo complète de la conférence est disponible sur le site de la revue ProChoix.
  38. « LE LIBRE EXAMEN EN QUESTIONS - page 8 », sur www.ulb.ac.be (consulté le 23 juillet 2015)
  39. Des manifestations importantes ont lieu alors que des sans-papiers font grève de la faim dans des locaux du campus. Voir un extrait vidéo ou l'article : "Sans-papiers: manifestation d'étudiants à Bruxelles", L'Avenir, 1er octobre 2008. Par ailleurs, le 29 avril 2008, des dizaines d'étudiants et de sans-papiers sont arrêtés administrativement par le commissaire divisionnaire Vandersmissen de la police de Bruxelles-Ixelles.
  40. Extrait vidéo et affiche de la conférence disponible ici. Photos sur le site du Cercle des Etudiants Libéraux
  41. lesoir.be, « Partners - lesoir.be » (consulté le 24 juillet 2015)
  42. H.Do, Le Soir, 9 février 2012, L’ULB sous le choc d’un débat avorté, Le précédent, lire en ligne.
  43. Médiathèque des Territoires de la Mémoire, Éditeur Cercle du Libre Examen de l'ULB, catalogue en ligne.
  44. Les Cahiers du libre examen, Cercle du libre examen de l'Université libre de Bruxelles, notice catalogue du Système Universitaire de Documentation Sudoc lire en ligne.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Philippe Vienne, Approches du libre examen: 70 ans du Cercle du Libre Examen, Bruxelles, Éditions du Cercle du Libre Examen, Document utilisé pour la rédaction de l’article

Travaux universitaires[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]