Centre de transmissions de la Marine nationale de Rosnay

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Centre de transmissions de la
Marine nationale de Rosnay
Rosnay (36) - Centre de transmissions de la Marine nationale.jpg

Le centre de transmissions et l'étang du Coudreau en 2015.

Présentation
Type
Construction
1972
Hauteur
357 m
Destination initiale
Station d'émission radio en très basse fréquence (VLF)
Destination actuelle
Station d'émission radio en très basse fréquence (VLF)
Propriétaire
Localisation
Situation
Coordonnées

Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire

(Voir situation sur carte : Centre-Val de Loire)
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Géolocalisation sur la carte : France

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(Voir situation sur carte : Indre)
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Le centre de transmissions de la Marine nationale de Rosnay est une station d'émission radio[1],[2] en très basse fréquence (VLF) utilisée par les forces sous-marines de la Marine nationale française pour transmettre des informations et ordres aux sous-marins. Son indicatif est HWU.

Situation[modifier | modifier le code]

Le centre de transmissions est situé sur les territoires des communes de Rosnay[3] et Migné[3], dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.

Il se trouve au cœur du parc naturel régional de la Brenne.

Centres de transmissions en France[modifier | modifier le code]

La France dispose de plusieurs sites répartis dans les communes suivantes : Rosnay[1],[2] (Indre), Loperhet (Finistère), Kerlouan (Finistère), Plounéour-Trez (Finistère), Sainte-Assise (Seine-et-Marne), Villepinte (Aude) et Verdun-en-Lauragais (Aude).

Centre de Rosnay[modifier | modifier le code]

Le centre de Rosnay est le plus grand centre de transmission de France. Il fait partie avec l'émetteur de Sainte-Assise du réseau de transmission de la force océanique stratégique française. Sa mission principale consiste à acheminer les transmissions de la force océanique stratégique, implantée à Brest, vers les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) et les sous-marins nucléaires d’attaque (SNA), à la mer.

Histoire[modifier | modifier le code]

Rosnay a été choisi à la fin des années 1960, tout d'abord pour des raisons techniques, le terrain étant bon conducteur des ondes électromagnétiques très basses fréquences. D'autre part, la protection du site est considérée comme aisée.

Les travaux d’infrastructure d'arasement du relief on eu lieu en 1967[4].

Sa première émission a été réalisée en 1972.

Les vestiges d’une route gallo-romaine[4] et des murets d’étang en pierres sèches non maçonnées[4], dont il ne reste que très peu d’exemplaires en Brenne sont présent et font l'objet d'une protection[4].

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Bunker[modifier | modifier le code]

Le bunker est composé de deux portes d'entrées blindées[1] pesant chacune 40 tonnes. Il mesure[1] 70 m de long, 70 m de large et 15 m de haut. 830 000 m3 de terre, 3 000 tonnes de ferrailles et 70 000 tonnes de béton ont été nécessaires[1] à sa construction, entre 1966 et 1970. De plus quatre groupes électrogènes[1] assurent la continuité de l'alimentation électrique en cas de coupure de courant.

Pylônes[modifier | modifier le code]

Les antennes du centre de transmissions et l'étang du Coudreau en 2015.
Les antennes du centre de transmissions et l'étang du Coudreau en 2015.

Le CTM de Rosnay utilise treize pylônes[1] répartis en forme hexagonale, dont six d'une hauteur de 270 m[5] et six autre d'une hauteur de 210 m[5].

Le pylône central quand a lui avec ses 357 m[6], détient le record de la plus haute structure de France.

Ces pylônes émettent des signaux horaires et de synchronisation sur 18,3 kHz, 21,75 kHz et 22,6 kHz. Concernant les fréquences qui seraient réellement utilisées pour transmettre l'ordre de tir du président de la République française (ordre émis depuis le PC Jupiter du palais de l'Élysée), celles-ci sont totalement secrètes et bénéficient d'un très haut niveau de classification militaire y compris pour le chiffrement des transmissions.

Ondes[modifier | modifier le code]

Les ondes VLF pénètrent en effet dans quelques mètres d'eau et peuvent donc être reçues par les sous-marins en plongée, à l'immersion périscopique par une antenne située dans les superstructures, ou en plongée profonde par l'intermédiaire d'une antenne filaire remorquée.

Sécurités[modifier | modifier le code]

Personnels[modifier | modifier le code]

  • 35 personnes[1] civiles
  • 165 militaires[1]

Environnement[modifier | modifier le code]

Le centre de transmissions est implanté dans un site Natura 2000[4] et est installé sur un terrain entièrement clos de plus de 500[4] hectares, qui est devenu en moins de cinquante ans une zone protégée propice au développement de la flore et de la faune sauvage[4].

Le milieu naturel s’y est développé à tel point qu'il est reconnu pour la richesse de sa biodiversité[4]. Il possède cinq plans d’eau[4], des prairies[4] et des massifs forestiers[4].

Depuis 2009, il met en œuvre avec l’aide de l’office national de la chasse et de la faune sauvage et le parc naturel régional de la Brenne une gestion cynégétique[4], piscicole[4], aviaire et botanique[4] visant à maintenir et à restaurer les milieux naturels dans un bon état de conservation.

L’intérêt majeur du site réside dans ses héronnières[4] qui peuvent compter plus de mille oiseaux et ses zones sèches, utilisées pour la ponte des cistudes[4].

De plus des actions sont menées de manière continue telles que le piégeage du ragondin[4], du rat musqué[4] et de l’écrevisse de Louisiane[4] (espèces nuisibles), l’entretien des prairies et des landes par fauche et broyage pour favoriser les oiseaux nicheurs[4] (alouettes et engoulevent). La population d’hirondelles nicheuses est la plus importante du département.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n « Le bunker brennou pilote les sous-marins nucléaires », La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,‎ (lire en ligne).
  2. a et b « Une petite ville coupée du monde », La Nouvelle République du Centre-Ouest, Indre,‎ (lire en ligne).
  3. a et b « Carte IGN - Centre de transmissions de la Marine nationale de Rosnay », sur le site du Géoportail, consulté le 25 juin 2017.
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s et t « Le CTM Rosnay au cœur de la nature », sur le site de Colsbleus, , consulté le 25 mai 2017.
  5. a et b « Centre de Transmission de la Marine », sur le site de PSS, consulté le 25 mai 2017.
  6. « La France des records : le pylône de la marine nationale de Rosnay », Le Parisien,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]