Centre de recherche sur l’anti-corruption

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Centre de Recherche sur l'Anti-Corruption
upright=Article à illustrer Organisation
Histoire
Fondation
Cadre
Sigles
CERC, (en) ACRCVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Forme juridique
Siège social
Pays
Organisation
Fondateur
Heri Bitamala (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Chiffre d'affaires
69 065 069 franc congolaisVoir et modifier les données sur Wikidata
Site web

Le Centre de recherche sur l'anti-corruption, plus connu sous son sigle CERC est une organisation non gouvernementale d'origine congolaise ayant pour principale vocation la lutte contre la corruption des institutions gouvernementales et les institutions publiques.[1]. Elle a été fondée par Heri Bitamala en 2017 et a aujourd'hui un rayonnement national, possédant des bureaux dans 3 provinces de la République démocratique du Congo.

Création et historique[modifier | modifier le code]

L'organisation a été fondée en 2017 à Uvira par Heri Bitamala[2], ancien directeur des programmes de la Fondation Chirezi entre 2013-2017. Depuis 2020, CERC est membre ordinaire de la coalition pour la mise en œuvre de la Convention des Nations unies contre la corruption[3] et de l'Alliance des ONG sur la prévention du crime et la justice criminelle[4].

Le CERC est régie par la loi no 004/2001 du portant dispositions générales applicables aux associations sans but lucratif et aux établissements d'utilité publiques en République démocratique du Congo.

Rôle et domaine d'expertise[modifier | modifier le code]

D'après l'arrêté[5] portant sa création, le CERC a pour missions :

  • de susciter l’engagement des institutions gouvernementales, de la société civile, ainsi que d’autres organisations internationales compétentes dans l’opérationnalisation de la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo;
  • de promouvoir la pensée, la recherche et la réflexion stratégique en matière de lutte contre la corruption en République Démocratique du Congo et procéder à des échanges d’expériences, de bonnes pratiques, d’outils normalisés, de techniques et d’approches dans la promotion de l’intégrité ;
  • de renforcer les capacités des organisations de la société civile œuvrant dans la promotion de la transparence ;  
  • de susciter l’engagement des citoyens à surveiller les prestataires de services par le biais d'enquêtes périodiques sur la prestation des services et l'implémentation des projets ;
  • de renforcer le rôle des confessions religieuses et les médias dans la promotion de l’intégrité ;
  • de promouvoir la coopération inter-organisationnelle dans la lutte contre la corruption ;
  • d'identifier et mettre en œuvre tout autre objectif déterminé par les membres.

Depuis sa création, le CERC produit et diffuse les titres sur la corruption, la transparence et la redevabilité issus des recherches faites avec le soutien des universitaires et des journalistes[6]. Pour l'opérationnalisation de sa mission, plusieurs projets sont actuellement mise en œuvre dans le domaine de l'éducation[7], de la santé, de la lutte contre la corruption[1],[8], du Genre et de l'inclusion sociale[9] avec l'appui financier et technique d'organisations internationales telles que Integrity Action[10], Accountability Lab[11], Oxfam International, TrueFootprint, Dyntra[12] et des agences gouvernementales telles que l'Agence des États-Unis pour le développement international[13], l'Agence suédoise de développement et coopération internationale et l'Agence norvégienne pour le développement international.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Radio Okapi, « Uvira : l’ONG CERC lance la campagne anti-corruption dans les écoles », sur radiookapi.net, (consulté le 7 avril 2021)
  2. Salomé Parent, « L’argent des Africains : Heri, directeur du Centre de recherche sur la lutte contre la corruption en RDC – 892 euros par mois », sur jeuneafrique.com, (consulté le 7 avril 2021)
  3. (en) UNCAC Coalition, « Centre de Recherche sur l'Anti-Corruption », sur uncaccoalition.org (consulté le 7 avril 2021)
  4. (en) The Alliance, « Members », sur crimealliance.org (consulté le 14 avril 2021)
  5. Présidence de la République, « Publication du Journal Officiel »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur journalofficiel.cd, (consulté le 14 avril 2021)
  6. « "La transparence budgétaire est primordiale, mais difficile à réaliser dans le contexte où la RDC ne dispose d'aucune législation en matière d’accès à l’information" (Centre de recherche anti-corruption, CERC) », sur Politico.cd, (consulté le 14 avril 2021)
  7. Heri Bitamala, « EPSP : 35 CHEFS D’ETABLISSEMENTS ET 97 ELEVES EN FORMATION SUR LES STRATEGIES DE LUTTE CONTRE LA CORRUPTION DANS L’EDUCATION », sur www.eduquepsp.education, (consulté le 22 avril 2021)
  8. « Sud-Kivu : une ONG exige la reconstruction des écoles détruites avant la reprise des cours à Uvira », sur Radio Okapi, (consulté le 14 avril 2021)
  9. « Uvira JIF 2018: le Centre de Recherche sur l’Anti-corruption CERC réfléchi deux fois et pense à la dégradation de la situation de la femme », sur La PrunelleRDC, (consulté le 14 avril 2021)
  10. « Integrity Action - citizen monitoring using tech for development », sur integrityaction.org (consulté le 22 avril 2021)
  11. (en-US) carron, « Home », sur Accountability Lab (consulté le 22 avril 2021)
  12. (en-US) « [:es]Municipios de RD Congo[:en]Municipalities of DR Congo[:fr]Municipalités de la RD Congo[:] », sur Dyntra (consulté le 22 avril 2021)
  13. (en) Jenny Holden, Amy Harrison, Barry Smith, Integrity Action’s 2016-2020 SIDA Grant- MID-TERM EVALUATION, Afghanistan, Armenia, DRC, Kenya, Nepal, Palestine, and Tanzania, , 47 p. (lire en ligne), p. 14