Centre de recherche et d'action sociales

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Le Centre de Recherche et d’action sociales [CERAS][1] – anciennement Action Populaire - est une association loi de 1901 créée en 1903 par la Compagnie de Jésus[2]. Son action séculaire vise à la promotion de la justice et à la construction d’une société soucieuse d’offrir une place à chacun par la publication d’une revue généraliste Projet, l’animation d’un site Internet, l’organisation de séminaires et des formations.

Les objectifs du CERAS[modifier | modifier le code]

À l’origine[modifier | modifier le code]

Le Centre de Recherche et d’action sociales (Ceras) est une association qui s’affirme comme un des pôles de réflexion du catholicisme social animé à cette époque par différents mouvements tels que le Sillon, la Quinzaine, les chroniques sociales,…
C’est l’héritier de l’Action Populaire, fondée en 1903 par le père Henri-Joseph Leroy à ce moment-là en exil en Belgique. Son fondateur propose d’ « aimer le monde » (sous-entendu, moderne) à la suite de l’encyclique Rerum Novarum (15 mai 1891) qui inaugure la doctrine sociale de l’Église catholique mais également de l’encyclique Au milieu des sollicitudes (20 février 1892) qui invite les catholiques de France à rallier la République.
La recherche du Ceras s’est adaptée aux évolutions de la société et aux questions qui l’animent et la meuvent. Son action a néanmoins toujours gardé la justice sociale comme finalité majeure, finalité dont l’acception a elle-même évolué au XXe siècle.
Ainsi le Ceras, s’il se focalise sur le droit du travail au commencement, s’intéressera progressivement à l’entreprise, puis à l’agriculture[3], pour traiter après la seconde Guerre mondiale des pays en développement, de l’énergie, de l’immigration et aujourd’hui du problème des banlieues. Elle adopte son nouveau nom en 1961[4]

Aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Le Ceras aborde les questions sociales d’aujourd’hui dans la ligne d’une tradition qui analyse les rapports entre culture, justice et l’action sociale à la lumière de la foi chrétienne. Il contribue aux recherches et aux débats sur l’évolution de la société contemporaine. Il soutient la réflexion de personnes et de groupes engagés au service de l’homme dans la vie sociale.
Le centre publie une revue depuis 1908. Aujourd’hui bimestrielle et intitulée Projet, elle est son principal vecteur de communication (voir article complet Projet). C’est également un espace où se tient chaque année une session de formation de permanents d’Église avec des thèmes comme les migrations ou la jeunesse.

Dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2017 qui oppose Marine Le Pen et Emmanuel Macron, le CERAS appelle implicitement dans une tribune avec soixante autres associations à faire barrage à la candidate FN[5].

L’équipe du CERAS[modifier | modifier le code]

Une collaboration entre jésuites et laïcs[modifier | modifier le code]

L’équipe du Ceras est issue d’une tradition séculaire de collaboration entre jésuites et laïcs. L’association propose le discernement des enjeux d’aujourd’hui et de demain en croisant l’expérience des acteurs, l’expertise des sciences sociales avec des références éthiques de la pensée sociale catholique.

L’organisation de l’activité[modifier | modifier le code]

L’activité du Ceras est aujourd’hui répartie en trois pôles : publication, recherche, formation. Le volet publication est lié à la parution bimestrielle de Projet[6] et au site Internet du Ceras régulièrement actualisé. Le volet de recherche est orienté depuis 2005 vers la compréhension des enjeux qui sous-tendent la crise des banlieues. Enfin, le volet formation comprend les sessions et les séminaires traitant de grands problèmes de société, c’est l’occasion de faire émerger le travail de recherche effectué par le Ceras tout en recoupant celui-ci avec les travaux d’intervenants extérieurs.
En septembre 2005, le Ceras installe ses locaux à La Plaine Saint-Denis et enracine sa recherche. Ce déménagement s’inscrit dans une démarche d’approfondissement de la dimension recherche-action. En effet, le centre, initialement localisé à Paris, regrettait une perception trop lointaine des acteurs. La réflexion est désormais conduite avec eux.
En juin 2008, Bertrand Hériard Dubreuil devient directeur du Ceras après le départ de Pierre Martinot-Lagarde début avril comme conseiller spécial du directeur général du Bit à Genève. Après avoir fondé et dirigé le Centre éthique, technique et société à l’ICAM de Lille, ce jésuite était chargé depuis 2004 du pôle recherche-action au Ceras. Il entend poursuivre l’ancrage de toutes les réflexions du Ceras dans le terrain où il s’est installé : la Seine Saint-Denis.

L’organigramme du CERAS[modifier | modifier le code]

Anciens directeurs du CERAS[modifier | modifier le code]

  • Antoine Kerhuel
  • Pierre Martinot-Lagarde

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ceras-projet.com
  2. Chrétiens penseurs du social, L'après-guerre (1945-1967) de Jean-Yves Calvez aux éditions Cerf
  3. Le Père Desbuquois et l'Action Populaire (1919-1946) de Paul Droulers aux presses de l'Université grégorienne
  4. http://www.revue-projet.com/articles/2003-3-centenaire-de-l-action-populaire/
  5. « "Le pire est malheureusement possible!" : l’appel de 61 associations et ONG avant le second tour », lejdd.fr, 29 avril 2017.
  6. Le diocèse de Saint-Denis contre… l’extrême-droite

Liens externes[modifier | modifier le code]