Centre de formation des journalistes

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Centre de formation des journalistes (CFJ)
Image illustrative de l'article Centre de formation des journalistes
Informations
Fondation
Type École de journalisme
Localisation
Coordonnées 48° 51′ 59″ Nord 2° 20′ 37″ Est / 48.8664933, 2.3434997
Ville Paris
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Direction
Président Henri Pigeat
Directeur Julie Joly
Chiffres clés
Étudiants 30
Niveau Bac+5 (niveau I)
Diplômés/an 45
Divers
Particularités Association privée à but non lucratif
Site web cfjparis.com/

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Centre de formation des journalistes (CFJ)

Le Centre de formation des journalistes (CFJ), fondé en 1946, est un établissement français privé d'enseignement supérieur situé au 35, rue du Louvre, à Paris.

L'école a le statut d'association à but non lucratif régi par la loi du 1er juillet 1901.

Membre de la Conférence des grandes écoles depuis 1994 et de la Conférence des écoles de journalisme créée en 2012, le CFJ délivre un diplôme de niveau I reconnu par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et la profession, via le dispositif prévu par la Convention collective nationale de travail des journalistes.

Le diplôme du CFJ est visé par le ministère de l’Éducation nationale depuis 1985 (arrêté du 19 novembre 1985). Le niveau du diplôme est reconnu au niveau bac + 5 (niveau I) depuis le 5 juillet 2012 (BO du 30 août 2012). 

Depuis son ouverture légale le 29 juillet 1946, le CFJ a formé plus de 2 300 diplômés, employés aujourd’hui dans une quarantaine de pays.

Son conseil d'administration est présidé depuis par Henri Pigeat, ancien président de l'Agence France-Presse[1].

La direction de l'école est assurée depuis juillet 2012 par la journaliste Julie Joly, ancienne rédactrice en chef adjointe à L'Express, diplômée d'HEC.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le CFJ a été fondé au lendemain de la Libération, le , par Philippe Viannay et Jacques Richet[2], tous deux membres du groupe de résistance « Défense de la France ».

L'école a été reconnue par l’État au titre d’établissement d’enseignement technique supérieur le 25 janvier 1962.

En 1969, le Centre crée le Centre de perfectionnement des journalistes (CPJ), qui propose des formations professionnelles destinées aux journalistes. En 1972, le CFJ et le CPJ se regroupent au sein du CFPJ (Centre de formation et de perfectionnement des journalistes).

À la suite d'une crise financière, en 1998, l’école doit procéder à une restructuration. À l'initiative de Claire Richet, Bernard Pivot et Pierre Lescure, des anciens élèves créent alors l’association « CFJ-Demain » pour trouver des solutions de financement qui permettront à l’école d'échapper à la liquidation. La justice lui accorde la reprise du CFPJ en 1999. En dépit de l'augmentation des droits d'inscription, la situation reste précaire : en 2002, le groupe CFPJ est à nouveau en dépôt de bilan.

En juillet 2003, le groupe CFPJ, structure dans laquelle s’insèrent les activités du CFJ, est repris par le groupe de formation EFE, devenu Abilways en 2012.

Le CFJ est désormais géré par l’association École CFJ (à but non lucratif).

Le CFJ fait partie des 14 écoles de journalisme reconnues par la profession[3]. Elle est classée seconde derrière l'ESJ Lille[4].

Formation[modifier | modifier le code]

L’école, citée dans la Convention collective nationale de travail des journalistes, s'est adaptée aux évolutions techniques du monde des médias. En 1984, elle a créé la première formation pour journaliste reporter d'images (JRI) et en 2000, la première formation française au journalisme multimédia.

En 2013, le CFJ inaugurait dans ses locaux la première Newsroom dédiée à l'enseignement du journalisme. L'école développe dans ce cadre des enseignements spécifiques, académiques et pratiques, ouverts aux étudiants de ses deux promotions.

La responsabilité pédagogique des différentes spécialisations (« journalistes reporters d'images », « rédacteurs de télévision », « radio », « multimédia ») ainsi que l'ensemble des cours dispensés par le Centre sont assurés par des journalistes en activité.

L'éthique, la rigueur, l'indépendance, l'innovation et la polyvalence sont les piliers des enseignements dispensés au CFJ par plus de 150 journalistes professionnels reconnus.

Frais d'inscription[modifier | modifier le code]

Début 2014, les frais d'inscription s'élèvent à 4960 euros par année universitaire à taux plein (2480 euros pour les boursiers).

Filières[modifier | modifier le code]

Depuis 2007, le CFJ dispose de deux filières d'enseignement :

  • La « filière classique » dont l'entrée s'effectue par un concours national très sélectif, ouvert au niveau bac + 3, ou par un concours international. En moyenne, les candidats admis ont suivi plus de quatre années d'études après le baccalauréat.
  • La filière de formation par l'apprentissage, mise en place en 2007. Admis sur concours ou sur dossier, les apprentis du CFJ suivent leur formation en deux ans avec les étudiants et obtiennent le même diplôme. En 2014, 17 élèves du CFJ sont inscrits dans la filière apprentissage.

En outre, une filière dénommée « Sportcom » a été créée en 1987 en partenariat avec l'Institut national du sport et de l'éducation physique. Ce cycle d'études de trois ans destiné à des sportifs de haut niveau inscrits sur la liste du ministère de la Jeunesse et des Sports a été homologué en 1995 programme au niveau III par l'État français.

Partenariats académiques[modifier | modifier le code]

  • ENS Ulm

En 2008, le CFJ liait un partenariat académique avec l'École normale supérieure de la rue d'Ulm.

Les étudiants du CFJ peuvent suivre un certain nombre de cours à l'ENS (géopolitique, sociologie, économie, langues, etc.). Les élèves ou étudiants de l'ENS peuvent se porter candidats au CFJ lors de leur troisième année d'études (éventuellement quatrième année). La double scolarité se déroule sur trois semestres. À l'issue de ce cursus, les élèves et étudiants de l'ENS peuvent obtenir le diplôme du CFJ.

Depuis 2013, les élèves du CFJ et du département d'Histoire de l'ENS s'associent autour d'un projet commun afin de croiser leurs regards et leurs compétences. Ils ont ainsi créé un site sur les Révolutions à l'occasion de la Semaine de l'histoire de l'ENS en 2013, puis lancé un webdocumentaire sur Alep en 2014.

  • ESCP-Europe

Depuis 2009, en partenariat avec l'École supérieure de commerce de Paris — Europe (ESCP Europe), les étudiants du CFJ peuvent ajouter à leur formation journalistique des compétences en matière de management des médias en participant à un séminaire d'entrepreneuriat avec les élèves du MS Media de l'ESCP Europe.

  • Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

En octobre 2010, l’université Paris I Panthéon-Sorbonne et le CFJ créaient ensemble un master de journalisme. Le master I a ouvert à la rentrée 2010, le master II à la rentrée 2011. Deux parcours sont proposés au M2, « politique et société » et « économie et vie des entreprises ». 

En 2014, le CFJ était admis au sein du comité directeur du Labex TEPSIS. 

 * HEC

 En 2013, une convention de partenariat a été signée entre HEC et le CFJ afin de développer une formation au journalisme économique de haut niveau. Jusqu'à 5 étudiants d'HEC peuvent intégrer le CFJ en admission parallèle afin d'y suivre une spécialisation en journalisme. Les étudiants du CFJ peuvent, de leur côté, s'inscrire à une Académie HEC pendant leur scolarité afin de s'initier à la création d'entreprise et au management de l'innovation.

En 2013, Le Monde, le CFJ et HEC créaient ensemble le prix Erik Izraelewicz de l'enquête économique, en hommage à l'ancien directeur des rédactions du Monde diplômé d'HEC et du CFJ.

Insertion professionnelle[modifier | modifier le code]

À l'issue de leurs deux années de cursus à l'école, 95% des apprentis et plus de 80% des étudiants diplômés du CFJ travaillent dans un média, en CDD ou CDI.

  • 40 % exercent dans le secteur audiovisuel
  • 35 % en presse écrite et multimédia
  • 25 % en radio

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Logo de l'association des anciens élèves du CFJ

Entre sa création en 1946 et 2006, plus de 2300 journalistes ont été formés au CFJ[2].

Parmi eux, plusieurs diplômés ont reçu le prix Albert-Londres qui récompense chaque année le meilleur « grand reporter de la presse écrite » et depuis 1985 le meilleur « grand reporter de l'audiovisuel ».

Anciens élèves récompensés[modifier | modifier le code]

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  • Wendy Bouchard (promo 2006) – Femme en or 2013 dans la catégorie Médias
  • Anne-Sophie Lapix (promo 1996) - Prix Philippe Caloni du meilleur interviewer 2012 - 2012 - pour son émission « Dimanche » diffusée sur Canal +.
  • Anne Le Hénaff (promo 2001) - Prix Varenne 2012 de la radio - 2012 - pour son reportage intitulé : « Vivre avec une maladie d’Alzheimer ».
  • Pierre Haski (promo 1974) - Prix du meilleur site étranger 2012, décerné par la Online News Association (ONA) - 2012 - Le site d’informations en ligne Rue89, cofondé par Pierre Haski (74) actuellement président et directeur de la publication, a reçu, dans la catégorie non anglophone, le prix du meilleur site étranger 2012, décerné par la Online News Association (ONA).
  • Vladimir Vasak (promo 1992) - WebTV-Festival 2012 de la Rochelle, Prix du jury, catégorie Web-interactive - 2012 - pour «Le destin des Halles à Paris», écrit et réalisé par Vladimir Vasak, production Kien Production, France Télévisions nouvelles écritures, INA et France 3 Paris-Île-de-France.
  • Jean-Xavier Vincent de Lestrade (promo 1987) - Fipa d'or du meilleur scénario, catégorie fiction, lors du 25e Festival International des Programmes Audiovisuels (FIPA) - 2012 - Antoine Lacomblez, scénariste, pour "La Disparition", une production Maha Productions avec la participation de France 2.
  • Raphaëlle Bacqué (promo 1988) - Palmarès 2011 des Grands Prix des Quotidiens Nationaux - 2011 - avec Béatrice Gurrey (1980) pour "Clotilde Reiss - une passion iranienne" paru dans "Le Monde".
  • Florence Aubenas (promo 1984) - Prix Amila-Meckert organisé par l'association Colères du Présent - 2010 - pour son livre "Le quai de Ouistreham". Éditions de l'Olivier.
  • Christophe Ayad (promo 1990) - Prix du grand reportage au Grands Prix des quotidiens nationaux 2010 - 2010 - pour un reportage sur le zoo de Gaza.
  • Jeff Wittenberg (promo 1989) - Prix Franco-Allemand du Journalisme 2009, catégorie télévision - 2009 - pour son reportage « La France : une arrogante solitude », une production de l’émission « Un œil sur la planète » France 2.
  • Fabrice Launay (promo 1997) – Prix Albert-Londres Audiovisuel - 2007 - avec Anne Boiret et Gwenlaouen Gouil.
  • Laurent Joffrin (promo 1977) - Prix du livre politique 2002 - 2002 - pour son ouvrage « Le Gouvernement invisible » paru aux éditions Arlea.
  • Natalie Nougayrède (promo 1990) - Prix Albert-Londres en presse écrite - 2005 - pour ses articles sur la Tchétchénie et notamment pour sa couverture de la prise d'otage meurtrière, en septembre 2004, dans l'école de Beslan (Caucase).
  • Philippe Broussard (promo 1985) – Prix Albert-Londres Presse écrite – 1993.
  • Hervé Chabalier (promo 1969) – Prix Albert-Londres Presse écrite – 1979.
  • Pascale Kremer (promo 1992) - Prix de l'agence d'informations Reporters d'espoirs 2008 pour l'article "Le studio d'étudiant dans le pré" (Le Monde 2).
  • Christophe Boltanski (promo 1987) - Prix Bayeux des correspondants de guerre 2010, Trophée presse écrite.
  • Piotr Smolar (promo 1997) - Prix international de l'enquête CFJ-Groupe Caisse d'Epargne 2007.
  • Clarisse Féletin (promo 1997) - Festival du scoop et du journalisme d'Angers, prix de l'enquête 2010 dans la catégorie vidéo pour "Le juge et l'affaire des dioxines"
  • Frédéric Capron (promo 2004) - Prix Robert Guillain de l'association France-Japon pour un projet de film documentaire, "les Tojis, Maîtres du Saké"
  • Nathalie Sapena (promo 1987) - Prix de l'agence d'informations Reporters d'espoirs 2008 pour le reportage "Dons de moelle osseuse" (France 2)
  • Pierre-François Lemonnier (promo 2001) - Micros d'Or de l'UJSF (Union des journalistes de sport en France) 2010
  • Lorraine Millot (promo 1989) - Prix du meilleur livre de reportage et d'investigation, Assises du journalisme de Lille 2008 pour La Russie nouvelle

Sport[modifier | modifier le code]

Créée en 1987 par le CFJ et l'INSEP (Institut national du sport, de l'expertise et de la performance), la filière Sportcom forme chaque année des sportifs de haut de niveau aux métiers du journalisme. Longtemps dirigée par Gilles van Kote, la filière Sportcom est aujourd'hui pilotée par Pierre Ballester, enseignant au CFJ, journaliste de sport, écrivain, auteur notamment de L.A. Confidentiel, les secrets de Lance Armstrong (Points, 2004) et La France du rugby (éditions Panama, 2006).

Le 7 février 2015 à Lannion, le CFJ arrachait sa place en finale du TFIEJ15, avant de perdre face à l'ESJ Lille aux tirs aux buts (0-0-5-6)[12].

Nouveaux médias[modifier | modifier le code]

Parmi les projets de médias nés au CFJ, le pure player Le Quatre Heures a été fondé à la suite d'un projet école au sein de la filière presse écrite/web de la promotion 2013.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]