Centre d'histoire sociale du XXe siècle

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Le Centre d'histoire sociale du XXe siècle (CHS) est une unité mixte de recherche de l'Université Paris 1 et du CNRS, d'abord appelé Centre d'histoire du syndicalisme, puis Centre de recherches d'histoire des mouvements sociaux et du syndicalisme jusqu'en 1999.

Historique[modifier | modifier le code]

Il a été fondé en 1966-1967 par Jean Maitron, avec le soutien d'Ernest Labrousse, sous le nom de Centre d'histoire du syndicalisme. Dès sa fondation, sa principale originalité est de comporter à son conseil d'administration des représentants des principales confédérations syndicales françaises (CFDT, CGT, CGT-FO, FEN et CNPF), afin d'écrire une histoire qui s'enrichirait du militantisme. Le Centre continue à travailler en relations avec les syndicats et maintenant plus largement avec nombre de forces sociales et politiques.

Grâce à l'œuvre de ses directeurs successifs (Jacques Droz, Antoine Prost, Jean-Louis Robert puis Annie Fourcaut, Michel Pigenet et Pascale Goetschel) et de celui qui en fut longtemps le secrétaire scientifique (Jacques Girault), le Centre a connu une forte évolution. À compter de 1990, le Centre a accueilli les chercheurs CNRS du groupement de recherche « Travail et travailleurs », en particulier l'équipe qui assure la publication de la grande série des dictionnaires du mouvement ouvrier, le Maitron. Il rassemble en 2012 une quarantaine de chercheurs et enseignants-chercheurs statutaires[1].

Activités[modifier | modifier le code]

Les trois principaux pôles de recherches, les politiques publiques, la construction des collectifs, les enjeux et usages sociaux des représentations et la gouvernance des villes contemporaines, sont réunis par le dénominateur commun de l'histoire sociale. Le Centre a suivi, voire initié, nombre de pistes de recherches novatrices : les rapports de l'individuel au collectif, les nouveaux groupes sociaux qui structurent la société, le nouveau statut du politique, les images et imaginaires des villes, l'histoire culturelle comme histoire sociale des représentations, le comparatisme.

D'abord lieu de recherches, le Centre est aussi un important lieu d'enseignement. Ses enseignants dirigeaient en 2012 près de 90 thèses. Enfin le Centre est un lieu important d'archives et de documentation. Il offre au public une importante bibliothèque d'histoire sociale. Mais le Centre est aussi un lieu où des militants et des organisations ont choisi de déposer leurs archives[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « [1] », sur le site du Centre d'histoire sociale du XXe siècle.
  2. « [2] », sur le site du Centre d'histoire sociale du XXe siècle.

Lien externe[modifier | modifier le code]