Centrale nucléaire de Sendai

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Centrale nucléaire de Sendai
image illustrative de l’article Centrale nucléaire de Sendai
Vue sur la centrale de Sendai
Administration
Pays Japon
Préfecture Kagoshima
Coordonnées 31° 50′ 01″ nord, 130° 11′ 22″ est
Opérateur Compagnie d'Electricité de Kyushu
Année de construction 1979
Date de mise en service 4 juillet 1984
Statut En service
Réacteurs
Réacteurs actifs 2
Puissance nominale 2 x 890 MW
Production d’électricité
Production annuelle d'électricité 0 GWh (2014)
Production moyenne 2 x 846 MW
Production totale 276 655 GWh
Divers
Source froide Mer de Chine orientale

Géolocalisation sur la carte : Japon

(Voir situation sur carte : Japon)
Centrale nucléaire de Sendai

La Centrale nucléaire de Sendai (川内原子力発電所 "Sendai hatsudensho") est exploitée par la Compagnie d'Electricité de Kyushu qui est la principale compagnie électrique de l'île de Kyushu. Elle est située près de Satsumasendai dans la Préfecture de Kagoshima (鹿児島県), sur l'île de Kyushu au Japon.

La centrale occupe un site d'une surface de 1,45 km2.

Description[modifier | modifier le code]

La centrale de Sendai est équipée de 2 réacteurs nucléaires à eau pressurisée (REP):

  • Sendai 1 : 846 MWe, REP 3 boucles, MSI en 1983.
  • Sendai 2 : 846 MWe, REP 3 boucles, MSI en 1985.

NB : MSI = mise en service industrielle

Ces deux réacteurs ont été construits par le constructeur japonais Mitsubishi.

2011 - 2015 : Réacteurs arrêtés[modifier | modifier le code]

Ils ont été mis à l'arrêt à la suite de la catastrophe de Fukushima. En juillet 2014, ils ont reçu le feu vert de la Commission de réglementation de l'énergie nucléaire pour leur redémarrage à la fin de l’année 2014[1].

Selon l'ONG Greenpeace Japan, le redémarrage des réacteurs de Sendaï constitue un symbole pour le gouvernement alors que le Japon s’apprête à célébrer le premier anniversaire de l'arrêt du dernier réacteur nippon[2].

Selon Akira Kimura, spécialiste d'études sur la paix à l'université de Kagoshima, "le gouvernement japonais ne fait que forcer l'adoption de ses objectifs, au mépris total de la volonté du public, et il y a clairement une forte pression sur l'autorité de réglementation nucléaire de la part du gouvernement de Shinzō Abe"[3].

Le 11 août 2015, l'exploitant de la centrale relance le réacteur no 1 à plein régime[4],[5]. bien que la population japonaise soit majoritairement contre le redémarrage des centrales nucléaires depuis la catastrophe de Fukushima[6]. Environ 200 manifestants antinucléaires se sont déplacés pour l'occasion, dont Naoto Kan, qui était Premier ministre du Japon en 2011 lors de la catastrophe[7],[8].

Le redémarrage a été interrompu[9] vendredi 21 août en raison d’un problème de pompe au niveau du système secondaire de refroidissement, a annoncé un porte-parole de la compagnie Kyushu Electric Power.

Le second réacteurs de Sendai redémarre en octobre 2015.

Risque sismique[modifier | modifier le code]

Ravivée par les séismes de 2016 de Kumamoto, l’activité sismique de l'île de Kyushu suscite des inquiétudes sur la centrale nucléaire de Sendaï, située à environ 120 km de l’épicentre du séisme du 14 avril[10].

Risque volcanique[modifier | modifier le code]

Le Japon, qui abrite plus de 100 volcans actifs, se trouve sur la Ceinture de feu du Pacifique. En particulier, la centrale de Sendai est située à une cinquantaine de kilomètres du Mont Sakurajima, un volcan actif qui entre souvent en éruption[11].

Selon la Commission de Réglementation de l’Énergie Nucléaire Japonaise(NRA), « la probabilité d’une éruption majeure dans l’un des nombreux volcans situés dans les environs est très faible et que l'on doit envisager le redémarrage ».

Pourtant, selon Toshitsugu Fujii, vulcanologue japonais qui préside le groupe gouvernemental sur la prédiction de l’éruption des volcans, « il est impossible d’assurer que les réacteurs de Sendaï sont à l’abri du risque volcanique, d'autant plus qu’il n’est pas à exclure un regain d’activité volcanique à la suite du séisme de 2011»[12].

En octobre 2014, le volcan Ioyama situé dans la chaîne montagneuse de Kirishima, à environ 64 km de la centrale de Sendai, subit de petites secousses qui pourraient conduire à une éruption [11].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Au Japon, aucun réacteur nucléaire ne devrait redémarrer avant cet hiver - La Croix, 10 août 2014
  2. (en) Japanese regulator caves to the nuclear industry and government pressure – but still no restart for Sendai - Greenpeace, 10 september, 2014
  3. Les Japonais dans la peur d'un autre Fukushima - DD Magazine, 17 octobre 2014
  4. Kyushu Electric:déclaration de presse (10. août 2015]
  5. Startup of Sendai Nuclear Power Unit No.1 (11. août 2015)
  6. « Le Japon relance le nucléaire, malgré l’hostilité de sa population », sur http://www.lemonde.fr/, (consulté le 12 août 2015)
  7. BBC: Japan Restarts First Nuclear Power Plant since Fukushima
  8. The Guardian: Japan restarts first nuclear reactor since Fukushima disaster
  9. « Le Japon suspend le redémarrage du réacteur nucléaire de Sendai », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  10. « Japon : l’activité sismique de Kyushu suscite des inquiétudes sur les centrales nucléaires », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  11. a et b Activité volcanique accrue près de la centrale nucléaire de Sendai au Japon - Actu-environnement, 24 octobre 2014
  12. Le Japon, ses volcans et ses centrales nucléaires - Médiapart, 21 octobre 2014

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]