Cellule mononucléée sanguine périphérique

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Les cellules mononuclées du sang périphérique (PBMC) (ou parfois dites « cellules mononucléaires périphériques sanguines » sont toutes les cellules du sang périphérique ayant un seul noyau[1]. Ces cellules sont constitués de lymphocytes (cellules T, cellules B, cellules NK) et de monocytes, alors que les érythrocytes et les plaquettes n'ont pas de noyaux, et que les granulocytes (neutrophiles, basophiles et éosinophiles) ont des noyaux multi-lobés.

Extraction[modifier | modifier le code]

Ces cellules peuvent être extraites à partir du sérum ou de sang total par la « méthode Ficoll-Hypaque »[2] à l'aide de ficoll, un polysaccharide hydrophile qui sépare le sang en couches que l'on peut aussi récupérer par centrifugation en gradient de densité[3] ce qui permet de séparer le sang en une couche supérieure de plasma, suivie d'une couche regroupant les "cellules mononucléaires du sang périphérique" ainsi qu'une fraction des polynucléaires (tels que les neutrophiles et éosinophiles) et des érythrocytes. Les polynucléaires peut ensuite être isolées en lysant les cellules rouges du sang. Des basophiles sont parfois présentes dans les fractions plus denses et les fractions du PBMC.[3]

Utilisations par la recherche[modifier | modifier le code]

De nombreux scientifiques effectuant des recherches en immunologie (notamment concernant les maladies auto-immunes) ou dans le domaine des maladies infectieuses, des hémopathies malignes, ou encore concernant le développement de vaccins, ou dans le domaine de l'immunologie de la transplantation (cf. rejet de greffe) ou encore pour le criblage à haut débit sont des utilisateurs fréquents de Pbmc.

Dans de nombreux cas, les Pbmc proviennent de banques de sang.

Les pbmc ont été considérés comme une voie importante de développement de potentiels vaccins contre le cancer, car des pbmc de patients victimes de cancer peuvent être extraites et mises en culture in vitro. Ensuite ils peuvent être exposés à des antigènes tumoraux tels que des antigènes de cellules souches tumorales. Des cytokines inflammatoires sont généralement ajoutés pour favoriser la captation et reconnaissance de l'antigène par les PBMCs.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bello, G. (2008). Étude des effets de la protéine C-réactive sur certains aspects de la biologie des cellules mononucléées circulantes et des monocytes humains: Implications pour la physiopathologie des maladies cardiovasculaires (Doctoral dissertation, Nancy 1) (résumé).
  • Nkiliza, A. (2015). Intérêt du transcriptome de cellules mononucléées périphériques sanguines dans l’étude des mécanismes moléculaires de la maladie de Parkinson (Doctoral dissertation, Lille 2) (résumé).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Plonge, Pierre, et al.
  2. Khalil G (2009) Étude des cytokines exprimées, après stimulation in vitro par amoxicilline, par des lymphocytes T humains sensibilisés (Doctoral dissertation, Paris 7)
  3. a et b Andrea Miyahira, « Types of immune cells present in human PBMC », sur sanguinebio.com, (consulté le 23 septembre 2014)