Celestino Migliore

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Celestino Migliore
Image illustrative de l’article Celestino Migliore
Biographie
Naissance (70 ans)
à Coni (Italie)
Ordination sacerdotale par Carlo Aliprandi
Évêque de l'Église catholique
Consécration épiscopale par le pape Jean-Paul II
Nonce apostolique en France
Depuis le
Nonce apostolique en Ouzbékistan
Nonce apostolique en Russie
Nonce apostolique en Pologne
Observateur permanent auprès de l'ONU
Archevêque titulaire de Casona
Depuis le

Blason
Confiteor tibi populis
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Celestino Migliore, né le à Coni dans la région italienne du Piémont, est un prélat catholique italien et nonce apostolique du Saint-Siège en France depuis 2020.

Biographie[modifier | modifier le code]

Celestino Migliore naît le à Coni. Il est ordonné prêtre le par Carlo Aliprandi, évêque de la ville. Il étudie à la faculté de théologie inter-diocésaine de Fossano[1]. Il obtient ensuite un doctorat en droit canon à l'Université pontificale du Latran. Il étudie à l'Académie pontificale ecclésiastique dont il est diplômé en 1977[2]. En 1980, il intègre les services diplomatiques du Saint-Siège.

Entre 1980 et 1984, il travaille à la délégation apostolique en l'Angola, puis à la nonciature apostolique aux États-Unis jusqu'en 1988. Par la suite, il travaille pendant un an à la nonciature apostolique en Égypte, puis en Pologne. Le , il est nommé observateur permanent du Saint-Siège auprès du Conseil de l'Europe[3].

Le , il est nommé secrétaire de la section pour les relations avec les États de la secrétairerie d'État du Saint-Siège, en prenant également en charge des relations avec les pays asiatiques qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques avec le Saint-Siège[4].

Le , le pape Jean-Paul II l'élève à la dignité épiscopale en le nommant archevêque titulaire de Canosa avec la charge d'Observateur permanent du Saint-Siège aux Nations unies[4]. Le 6 janvier 2003, il reçoit la consécration épiscopale des mains du pape, assisté par le substitut de la Secrétairerie d’État, Leonardo Sandri, et par le secrétaire de la Congrégation pour les Églises orientales, Antonio Maria Vegliò. À ce poste il travaille notamment sur la visite du pape à l'ONU, où il rencontrera le premier secrétaire Ban Ki-moon[3], il intervient aussi notamment pour rappeler le message de l'Église notamment l'importance de l'écoute des démunis et des malades (du SIDA notamment), et a exhorté l'organisation à privilégier son développement et son efficacité sur l'aide envers les populations au lieu de se transformer en un « gouvernement mondial »[5],[6].

Le , le pape Benoît XVI le nomme nonce apostolique en Pologne[7]. Il prend congé auprès du président de Pologne le 27 juin 2016 qui le fait commandeur avec étoile de l'ordre du Mérite de la république de Pologne[8]. Ses fonctions à la nonciature se finissent officiellement le 5 août suivant[9].

Le , le pape François le transfère à la nonciature apostolique dans la Fédération de Russie[10]. Il présente ses lettres de créances au président Vladimir Poutine le [11]. Il arrive dans le contexte de rapprochements entre le patriarcat de Moscou et le Saint-Siège[3]. Il obtiendra notamment du président Poutine au moment de l'annexion de la Crimée par la Russie que l’Église catholique locale soit reconnue par les autorités sans être rattachée à la conférence épiscopale russe[12].

Le , le pape François lui confie la nonciature apostolique d'Ouzbékistan en plus de la Russie[13].

Le , le pape François le nomme à la nonciature apostolique en France après la démission de Luigi Ventura[14],[12].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources et traductions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Faculté de théologie inter-diocésaine de Fossano, « “Se vuoi trovare Dio, tienti saldo nel mondo. Se volete trovare l'eternità, servite il tempo” », sur sti-issrfossano.it (consulté le )
  2. (it) Vatican, « Ex-alunni 1950 – 1999 », sur vatican.va (consulté le )
  3. a b et c Claire Lesegretain, Samuel Lieven, « Mgr Celestino Migliore, nouveau nonce en Russie », sur la-croix.com, La Croix, (consulté le )
  4. a et b (it) Salle de presse du Saint-Siège, « Rinunce e nomine », sur press.vatican.va, (consulté le ).
  5. Zenit, « La vocation de l’ONU à défendre les plus faibles, par Mgr Migliore », sur zenit.org, (consulté le )
  6. Organisation des Nations unies, « Plus de cohérence et se synergies pour "une seule ONU" permettrait aux pays de mieux s'en approprier les activités de développement », sur un.org, (consulté le )
  7. (it) Salle de presse du Saint-Siège, « Rinunce e nomine », sur press.vatican.va, (consulté le )
  8. a et b (pl) Présidence de la république de Pologne, « Andrzej Duda odznaczył nuncjusza abp. Celestino Migliore », sur presydent.pl, (consulté le )
  9. (pl) « Ks. abp Celestino Migliore kończy misję nuncjusza w Polsce », sur naszdziennik.pl, (consulté le )
  10. (it) Salle de presse du Saint-Siège, « Rinunce e nomine », sur press.vatican.va, (consulté le )
  11. (en) Presidential Press and Information Office, « Presentation of foreign ambassadors’ letters of credence », sur en.kremlin.ru, (consulté le )
  12. a et b Nicolas Senèze, « Mgr Celestino Migliore nommé nonce apostolique en France », sur la-croix.com, (consulté le )
  13. (it) Salle de presse du Saint-Siège, « Rinunce e nomine », sur press.vatican.va, (consulté le )
  14. (it) Salle de presse du Saint-Siège, « Rinunce e nomine », sur press.vatican.va, (consulté le )
  15. (it) République italienne, « Grande Ufficiale Ordine al Merito della Repubblica Italiana », sur quirinale.it, (consulté le )