Cazaux-Savès

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Cazaux-Savès
Cazaux-Savès
Château de Caumont.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Auch
Intercommunalité Communauté de communes du Savès
Maire
Mandat
Vincent Martinaud
2020-2026
Code postal 32130
Code commune 32098
Démographie
Gentilé cazalais/cazalaise
Population
municipale
316 hab. (2018 en augmentation de 5,33 % par rapport à 2013)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 32′ 00″ nord, 0° 58′ 00″ est
Altitude Min. 150 m
Max. 241 m
Superficie 5,62 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Toulouse
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Val de Save
Législatives Première circonscription
Localisation
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Cazaux-Savès

Cazaux-Savès (Casaus Savés en gascon) est une commune française située dans le département du Gers en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de Gascogne située dans le Savès et sur la rivière Save.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Cazaux-Savès est limitrophe de cinq autres communes.

Carte de la commune de Cazaux-Savès et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Cazaux-Savès[1]
Castillon-Savès
Noilhan Cazaux-Savès Endoufielle
Labastide-Savès Pompiac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 562 hectares ; son altitude varie de 150 à 241 mètres[2].

Cazaux-Savès se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible)[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par la Save qui la longe dans sa partie est sud-est.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L'accès à la commune se fait par l'ancienne route nationale 634 et les routes départementales D 39 et D 160.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Cazaux-Savès est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 527 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (88,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (65,8 %), zones agricoles hétérogènes (23 %), forêts (6,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,5 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Cazaux-Savès est situé en l'ancienne province de Comminges (Gascogne).

Cazaux-Savès serait citée sur la table de Peutinger sous la dénomination de Casinomagus.[10] Sur la table de Peutinger, le tracé de Toulouse à Auch ne mentionne qu'une seule station, du nom de Cassinomagus, à XIX lieues de Toulouse (environ 42kms). Ce toponyme est sans nul doute d'origine celtique: de "magus", marché et "casinus", chêne.

Certains érudits du XIXe siècle qui localisaient Casinomagus à Cazaux-Savès, ont émis l'hypothèse que le lieu-dit Caumont, situé à l'extrémité Nord de l'actuelle commune, hébergait un camp romain qui devait défendre la route reliant Toulouse à Bordeaux au niveau du franchissement de la Save. D'ailleurs, un pont qualifié de romain enjambe cette rivière au centre du village de Cazaux-Savès.

Cazaux-Savès est situé au XIIe siècle à la lisière du Cogotois, territoire dont la capitale fut Marestaing, érigé en vicomté. Aucune source ne montre que Cazaux-Savès faisait partie du Cogotois, mais plutôt à sa frontière, où est situé actuellement le château de Caumont, alors que la commune est située à l'extrémité Nord de l'ancien Comté de Comminges et de l'ancien comté de L'Isle (L'Isle-Jourdain).

Le comte Guy de Comminges épousa Indie de Caumont, fille de Guillaume. Indie hérita de son père qui lui donna le château de Caumont, après avoir exhérédé son fils pour avoir servi la cause anglaise.

Indie transmit à son tour le château à son mari. Devenu veuf et se trouvant sans descendance, Guy de Comminges céda Caumont et ses terres composant la majeure partie du territoire actuel de la commune de Cazaux-Savès à Gaston Phoebus, comte de Foix, vers 1350.

Son château fort au lieu-dit Caumont fut par la suite détruit par le Prince Noir lors de destructions massives par les Anglais de la ville voisine de Samatan en 1355.

En 1520, Marguerite de l'Isle-Jourdain possédait les terres de Caumont, comprenant la majeure partie de la commune actuelle ainsi qu'une partie de la commune voisine de Castillon-Savès, par veuvage de Bertrand du Gua, seigneur de Caumont et de Cazaux. Elle épouse en secondes noces Pierre de Nogaret de La Valette qui construisit le château de Caumont, encore visible de nos jours.

Les divers propriétaires, dont le duc d’Epernon et son frère Bernard de Nogaret de La Valette, construisirent au centre du village un couvent de Minimes et un mausolée de marbre pour leurs parents Jean de Nogaret de La Valette et Jeanne de Saint-Lary Bellegarde, décédés en 1609 et 1613.

L'architecte du couvent fut Gilles de La Touche par bail à prix du [11]. Le couvent fut détruit à la Révolution et les sépultures profanées et emportées par cercueil de plomb à l'Isle-Jourdain en 1795. Des éléments de la bâtisse ancienne, dont des éléments du cloître subsistent aujourd'hui dans le village[12].

Au début du XXe siècle, un couvent école pour filles est construit par Gaston de Castelbajac, ancien maire de Cazaux-Savès, pour instruire les jeunes filles du village. La bâtisse est toujours visible sur la D39 avant le château.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de onze[13],[14].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la communauté de communes du Savès et du canton de Val de Save (avant le redécoupage départemental de 2014, Cazaux-Savès faisait partie de l'ex-canton de Samatan).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1982 2001 Marius Duthil DVG  
mars 2001 mars 2020 Jean-Claude Tournan[15] DVG Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

En 2018, la commune comptait 316 habitants[Note 3], en augmentation de 5,33 % par rapport à 2013 (Gers : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
241290296310331350336341350
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
345359320305290296292279266
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
249220172181170183174165173
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
137145120134138224236248300
2018 - - - - - - - -
316--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[20] 1975[20] 1982[20] 1990[20] 1999[20] 2006[21] 2009[22] 2013[23]
Rang de la commune dans le département 265 215 286 268 287 168 136 123
Nombre de communes du département 466 462 462 462 463 463 463 463

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est essentiellement basée sur l'agriculture (céréales : maïs, blé…).

Enseignement[modifier | modifier le code]

Cazaux-Savès fait partie de l'académie de Toulouse.

L'école a été fermé fin 2009.

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Chasse, pétanque, randonnée pédestre,

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre du syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères (SICTOM)[24].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Après vérification auprès de la mairie, la commune n'a pas de blason officiel.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Courtès (dir.), Communes du département du Gers, vol. I : Arrondissement d'Auch, Auch, Société Archéologique et Historique du Gers, , 460 p. (ISBN 2-9505900-7-1, notice BnF no FRBNF39151085)
  • Georges Costa, « Les chantiers de Gilles de la Touche-Aguesse, architecte du duc d'Épernon à Cazaux-Savès (Gers) », dans Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, 2006, tome 66, p. 175-193 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 14 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. Plan séisme
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 14 avril 2021)
  10. Roger Bourse, Caumont avant Caumont, Société archéologique de l'Isle-Jourdain, , 99 p..
  11. Bail à prix faict de Monseigneur Despernon du bastiment de l’église et couvent de Cazaulx en Gascoigne à Mre Bernard Serres (A.D. Haute-Garonne, 3E.3175, f° 133-137)
  12. http://societearcheologiquedumidi.fr/_samf/memoires/t_66/08_Costa.pdf
  13. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  14. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 14 septembre 2020).
  15. Site de la préfecture - fiche de Cazaux-Savès
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  21. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  22. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  23. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  24. http://www.trigone-gers.fr/Les-SICTOM-du-Gers
  25. Paul Roudié, J.-H. Ducos, Le château de Caumont, pp. 272-288, dans Congrès archéologique de France. 128e session. Gascogne. 1970, Société française d'archéologie, Paris, 1970
  26. Lien du Château de Caumont