Caxias do Sul

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Caxias do Sul
Blason de Caxias do Sul
Héraldique
Vue de Caxias do Sul
Vue de Caxias do Sul
Administration
Pays Drapeau du Brésil Brésil
Région Sud
État Rio Grande do Sul
Langue(s) portugais
Maire José Ivo Sartori (PMDB)
Code postal 95 020-460
Fuseau horaire
Heure d'été
UTC-3
UTC-2
Indicatif 54
Démographie
Gentilé caxiense
Population 399 038 hab.[1] (01-04-2007)
Densité 243 hab./km2
Géographie
Coordonnées 29° 10′ 08″ sud, 51° 11′ 21″ ouest
Altitude 817 m
Superficie 164 400 ha = 1 644 km2
Divers
Site(s) touristique(s) lieu historique
Fondateur
Date de fondation
Acte 257
20 juin 1890
Localisation
Localisation de Caxias do Sul sur une carte
Localisation de Caxias do Sul sur une carte

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Caxias do Sul

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Caxias do Sul
Liens
Site web http://www.caxias.rs.gov.br/

Caxias do Sul est une commune brésilienne du nord-est de l'État du Rio Grande do Sul, état du Sud du Brésil. Elle se situe à une latitude de 29° 10' 04" sud et une longitude de 51° 10' 44" ouest. Son centre est situé à une altitude de 817 mètres, la zone urbanisée quant à elle étant située à une altitude variant entre 660 et 850 mètres.

Sa population était de 435 564 habitants au recensement de 2010, et de 474 853 habitants en 2015 selon l'estimation de l'Institut Brésilien de Géographie et Statistique. En 2010, 419 406 habitants étaient situés en zone urbaine, dont l'étendue est de 65,5 km2, tandis que 16 158 habitants étaient situés en zone rurale, dont l'étendue est de 1 578,5 km2. La commune s'étend sur 1 644 km2.

Au cours de son histoire, la ville est connue sous le nom de "Campos dos Bugres" (jusqu'en 1877), “Colonie de Caxias” (1877-1884), puis “Sainte-Thérèse de Caxias” (1884-1890). La ville est érigée là où le plateau de Vacaria commence à se diviser en plusieurs vallées, et traversé par plusieurs cours d’eau, débouchant sur une topographie très accidentée au sud. La zone était habitée par des indigènes du Brésil, qui ont été violemment expulsés par le “bugreiros”[2] qui ont permis, à la fin du XIXe siècle, au gouvernement de l’Empire du Brésil d’y installer des colons européens. Ainsi, des milliers de migrants, majoritairement italiens de Venetie, mais également des allemands, français, espagnols et polonais, traversèrent la mer et la Serra Gaúcha, peuplant une aire quasiment déserte. Après une installation pleine de difficultés et de manques, les migrants réussissent à établir une ville prospère, avec une économie basée principalement sur l’exploitation de produits agrothérapeutiques, notamment à base de raison et de vin, dont le succès se confirme à la fulgurante expansion du commerce et de l’industrie dans la première moitié du XXe siècle. Au même moment, les racines rurales et ethniques de la communauté commencent à perdre de l’importance relativement au panorama économique et culturel, à mesure que l’urbanisation avance et qu’une élite urbaine émerge, s’intégrant au fur et à mesure au reste du Brésil. Pendant le premier gouvernement de Getúlio Vargas, il y eut une série de crises entre les premières générations de colons et les brésiliens, quand le nationalisme gagnait du terrain et les manifestations culturelles et politiques issues de populations étrangères furent sévèrement réprimées. Après la Seconde Guerre Mondiale, la situation se calme, brésiliens et étrangers se mettant à vivre et à travailler ensemble.

Dès lors, la ville crut de plus en plus rapidement, multipliant sa population, atteignant de hauts niveaux de développement économique et humain, devenant l’une des économies les plus dynamiques du Brésil, présente sur de nombreux marchés internationaux. De même, sa culture s’est exportée largement, grâce à de nombreux établissements d’enseignement supérieur et une vie artistique et culturelle significative et variée. Cela vint avec les problèmes typiques des villes au taux de croissance fulgurant, comme la pollution, l’apparition de favelas, et l’augmentation de la criminalité.

Caxias do Sul possède un aéroport (Campo dos Bugres, code AITA : CXJ).

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines et colonisation[modifier | modifier le code]

Avant l’arrivée des migrants italiens, au XIXe siècle, la région était habitée par des peuples indigènes du Brésil. De là vient sa première dénomination : “Campos dos Bugres”. C’est également la raison pour laquelle des tropeiros circulaient entre le sud de l’état et le centre du pays. Les compagnies jésuites ont essayé de s’installer dans la région, sans guère de succès[3],[4].

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, à cause de la guerre d’unification italienne, l’Italie s’est retrouvée au cœur d’une grave crise économique et sociale, et les agriculteurs appauvris n’arrivaient plus à vivre de leurs revenus. C’est alors que le gouvernement impérial du Brésil décida de coloniser les aires inhabitées du sud du pays, incitant à la venue d’immigrants italiens, à la suite du franc succès de l’initiative similaire avec l’immigration allemande[5]. L’aire choisie était alors connue comme Fundos de Nova Palmira, région formée de terres délimitées par les Campos de Cima da Serra au nord, et par la région des vallées au sud, de colonisation allemande[6].

Le centre urbain primitif de la ville aux alentours de 1886

En 1875 arrivent les premiers colons, en grande partie venant de la région de Venetie, après avoir enduré la traversée de l’Océan Atlantique, qui prenait environ un mois, à bord de navires bondés où les décès dus aux maladies et aux mauvaises conditions de vie étaient courants. Initialement, les migrants débarquaient à Rio de Janeiro, où ils restaient en quarantaine dans la Maison des Immigrants[3],[7]. Ils embarquaient alors sur un navire à vapeur en direction du sud du Brésil, jusqu’à Porto Alegre, où ils étaient amenés à l’ancien Porto Guimarães, aujourd’hui São Sebastião do Caí. Ils gravissaient alors les montagnes, traversant une région encore sauvage, jusqu’à arriver à leur destination, où se dresse aujourd’hui Nova Milano. De là, ils se transfèrent à partir de 1876 jusqu’à la soi-disant Sede Dante, lieu de la future Caxias do Sul, centre administratif de la colonie, la première à être ainsi identifiée dans la région, où ils étaient reçus dans une grande cabane en bois — d’où l’épithète Barracão, qui signifie “Grande cabane”, également attribué à cette petite colonie. Les lopins de terre étaient alors répartis par le gouvernement. Un an après, on retrouvait déjà autour de 2000 colons sur place[3],[8],[9]. Em 11 de abril de 1877, a denominação oficial do lugar passou a ser Colônia Caxias, em homenagem ao Duque de Caxias[3].

Développement[modifier | modifier le code]

Malgré un appui officiel réel, les conditions initiales étaient très difficiles. Les familles restaient en grande partie isolées les unes des autres par l’absence ou la précarité des routes[10]. En plus de ne pas connaître cet environnement entièrement nouveau et sauvage, l’outillage des colons était limité et dépassé, et les techniques agricoles apportées d’Italie s’adaptaient très mal au climat et aux sols locaux. Pendant que les maisons ne se construisaient pas et que l’agriculture ne portait pas ses fruits, la survie se faisait grâce à la cueillette, à la chasse et à la ventre de bois. Seules les capacités de chaque famille permirent de survivre aux premiers temps, dépendant fortement du nombre de bras, menant donc à des familles nombreuses. Ainsi, la conseil Caxias crut rapidement, aidée par l’afflux constant de nouveaux migrants, et bientôt avait développé une économie autonome.

Les principaux produits sont étaient le blé, le haricot et le maïs, suivis par les pommes de terre, l’orge et le seigle. Des espèces de fruits ont été introduites, telles la chataigne, l’orange, la cerise ; on y élevait également des poules, des vaches, des porcs, des moutons et des lapins. Il y avait même une production de miel et de soie[11].

Uma feira agrária na 3ª Légua, zona rural de Caxias, c. 1918

Malgré ce profil très agricole, un développement commercial et industriel dans le centre urbain a rapidement eu lieu, essentiellement destiné à transformer et faire circuler les excédents de la production agricole, de nombreuses petites industries spécialisées apparaissant, conférant à la petite colonie émergente une autosuffisance réelle[12],[13]. Le résultat de ce développement se constate dès 1881 dans la première Foire Agro-Industrielle, origine de l’actuelle Festa da Uva, centralisant les petits marchés et fêtes agraires et artisanales qui se tenaient dans la zone rurale[14]. Em 1883 existiam na colônia 93 estabelecimentos comerciais para uma população de 7.359 habitantes[13].

Jours fériés[modifier | modifier le code]

En plus des jours fériés nationaux au Brésil prévus par la loi, la ville de Caxias do Sul a des jours fériés propres : le vendredi saint et le Corpus Christi, qui sont des dates mobiles, et le 26 mai, jour de Notre-Dame de Caravaggio [15] e 2 de novembro, dia de Finados[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. IBGE
  2. BUENO, E. Brasil: uma história. Segunda edição revista. São Paulo. Ática. 2003. p. 267.
  3. a, b, c et d Nome. Prefeitura Municipal. Acesso 25 set 2010
  4. Caminho Gaúcho dos Tropeiros. Secretaria do Turismo do Rio Grande do Sul. Acesso 25 set 2010
  5. Trento, Angelo. Do outro lado do Atlântico: um século de imigração italiana no Brasil. pp. 77-82
  6. Giron, Loraine Slomp (2006) Identidade, Trabalho e Turismo. IV SeminTUR – Seminário de Pesquisa em Turismo do MERCOSUL. Caxias do Sul: Universidade de Caxias do Sul, 7 e 8 de Julho de 2006. pp. 4-5
  7. Mello, Afrânio Franco de Oliveira. Imigração Italiana. Instituto Histórico, Geográfico e Genealógico de Itapetininga. Acesso 25 set 2010
  8. Giron (2006,) pp. 3-5
  9. Machado, Maria Abel. Construindo uma Cidade: História de Caxias do Sul - 1875-1950. Caxias do Sul: Maneco, 2001. pp. 50-51
  10. Sales, Fabiana de Lima. O desenvolvimento econômico de Caxias do Sul na perspectiva do acervo do Museu Municipal. Universidade de Caxias do Sul, 2006. p. 2
  11. Giron (2006), pp. 10; 12
  12. Giron (2006), p. 11
  13. a et b Industrialização. Prefeitura Municipal. Acesso 25 set 2010
  14. Museu e Arquivo Histórico Municipal Festa da Uva: Tradição & Mudança, in Boletim Memória. Caxias do Sul: Museu e Arquivo Histórico Municipal, janeiro de 1992, s/pp
  15. Feriados. SINDILOJAS. Acesso 25 set 2010
  16. Feriados Municipais do Rio Grande do Sul. Secretaria de Turismo, Esporte e Lazer do Rio Grande do Sul, p. 17

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