Catherine de Francheville

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Catherine de Francheville
Biographie
Naissance
Décès
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VannesVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
Étape de canonisation

Catherine de Francheville (née le au château de Truscat[1], en Sarzeau - morte le à Vannes[1]) était une religieuse bretonne du XVIIe siècle, qui, après la découverte des Exercices spirituels d'Ignace de Loyola, fonda à Vannes la première maison de Retraite pour femmes au monde.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fondatrice avec Claude-Thérèse de Kerméno de la communauté religieuse[2] des « Sœurs de La Retraite », Catherine de Francheville s'inspira de ce qu'avait fait le Père jésuite Vincent Huby, s.j., qui dirigea la première maison pour hommes en 1663. Ce ne sont pas les immenses besoins matériels de son temps qui la préoccupent, mais bien plutôt la profonde détresse spirituelle des femmes du XVIIe siècle. Elle veut rendre possible aux femmes de son temps l'expérience des Exercices d'Ignace de Loyola, déjà accessibles pour les hommes. Elle se situe donc dans ce que l'on appelle les « Missions bretonnes » du XVIIe siècle.

On lui doit notamment la mise en place à partir du dernier tiers du XVIIe siècle des premières retraites pour femmes au monde — la première maison de Retraite ouvrira le — proposant à des femmes de chercher Dieu dans le quotidien de leur vie familiale et sociale, avec des retraites en français, et aussi en breton. Une communauté se constitue pour l'animer. Peu de temps après, d'autres femmes l'imiteront à Quimper, puis en bien d'autres lieux.

L'ouverture de sa cause en béatification a été autorisée par le pape Pie X le , lui attribuant ainsi selon les règles canoniques alors en vigueur le titre de « vénérable »[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Catherine de Francheville (1620-1689) », sur Saints de France, (consulté le 11 janvier 2019)
  2. Celle-ci ne deviendra formellement congrégation religieuse qu'après la Révolution française.
  3. Yvonne Ménou, « Catherine de Francheville », sur Anciennes de Bossuet (consulté le 11 janvier 2019)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • P. Champion, La vie des fondateurs des Maisons de retraites : Monsieur de Kerlivio, le P. Vincent Huby, de la Compagnie de Jésus et Mademoiselle de Francheville, Nantes, Jacques Mareschal, 1698. Réédité en 1883 à Lille par le P. Watrigant.
  • Vie de la vénérable Catherine de Francheville fondatrice de la Retraite de femmes et de la congrégation des filles de la Sainte Vierge de la retraite de Vannes, publiée par le postulateur de la cause, Rome, 1907.
  • Paul Debuchy, s. j. La vénérable Catherine de Francheville, initiatrice des retraites de femmes, Bibliothèque des Exercices, Enghien, 1908.
  • Louis Martin-Chauffier, « La fondation de la première maison de retraite. Vannes (1660) », Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, 1922, p.313-332.
  • J-V. Bainvel, La vie des fondateurs des maisons de retraite : M. de Kervilio - le père Vincent Huby - Mlle de Francheville, rééditée d'après le texte original, Éd. Bauchesne, 1929.
  • Gabriel Théry, Contribution à l'histoire religieuse de la Bretagne au XVIIe siècle — Catherine de Francheville, Fondatrice à Vannes de la Première Maison de Retraites de Femmes. Tours, Mame, 1956, 2 vol. in-8, 352-372 pp., Tome 1 (1620-1674), Famille, adolescence et première période des retraites de Femmes. Tome 2 (1674-1689). La grande période de la Retraite.
  • Henry Marsille, « La Retraite de Vannes », Bulletin et mémoires de la Société polymathique du Morbihan, 1953.
  • Jacqueline Heduit, Catherine de Francheville, Sa vie (1620-1689), Son œuvre - La Retraite de Vannes, Préface du Père Gabriel Théry, Mame, Tours, 1957.
  • Jehanne Maraval, À propos du troisième centenaire de la mort de Catherine de Francheville (23 mars 1689), Revue Archéologie, 1989, pp 38-39.
  • J. Quéniart, « La “retraite de Vannes” à la fin du XVIIe siècle », Revue de l’histoire des religions, t. 217, 2000, p. 547-561. Lire en ligne sur persee.fr

Liens externes[modifier | modifier le code]