Catherine de Francheville

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Catherine de Francheville
Biographie
Naissance
Décès

Catherine de Francheville (née en 1620 à Sarzeau près de Vannes - morte le 23 mars 1689) était une religieuse bretonne du XVIIe siècle, qui, après la découverte des Exercices spirituels d'Ignace de Loyola, fonda à Vannes la première maison de Retraite pour femmes au monde.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fondatrice avec Claude-Thérèse de Kerméno de l'ordre de l'Ordre des « Sœurs de La Retraite » à Vannes, Catherine de Francheville s'inspira de ce qu'avait fait le Père jésuite Vincent Huby, s.j., qui dirigea la première maison pour hommes en 1663. Ce ne sont pas les immenses besoins matériels de son temps qui la préoccupent, mais bien plutôt la profonde détresse spirituelle des femmes du XVIIe siècle. Elle veut rendre possible aux femmes de son temps l'expérience des Exercices d'Ignace de Loyola, déjà accessibles pour les hommes. Elle se situe donc dans ce que l'on appelle les « Missions bretonnes » du XVIIe siècle.

On lui doit notamment la mise en place à partir du dernier tiers du XVIIe siècle des premières retraites pour femmes au monde — la première maison de Retraite ouvrira le 21 octobre 1673 — proposant à des femmes de chercher Dieu dans le quotidien de leur vie familiale et sociale, avec des retraites en français, et aussi en breton. Une communauté se constitue pour l'animer. Peu de temps après, d'autres femmes l'imiteront à Quimper, puis en bien d'autres lieux.

Elle compte parmi les bienheureux de l'Église catholique.

La congrégation des Filles de la Sainte Vierge de la Retraite de Vannes[modifier | modifier le code]

La congrégation des Filles de la Sainte Vierge de la Retraite de Vannes a été fondée en 1674. Elle fut dispersée lors de la Révolution française et la dernière supérieure, Mme de Lantivy, mourut à Vannes en 1821, âgée de 93 ans, laissant en dépôt à sa dernière compagne les règles de la Congrégation. Celle-ci, Jeanne de Kertnguy, entrée en 1818 à la Retraite de Quimperlé, qui était le seul établissement à avoir pu se reconstituer après la Révolution, prit, encouragée par Jean-Marie de Lamennais, l'initiative de refonder la Congrégation à Lannion en 1836, mais en suivant la règle initiale de la maison de Vannes (un nouvel établissement fut d'ailleurs créé à Vannes en 1845).

À la fin du XIXe siècle, cette congrégation, vouée à la prière et à l'enseignement, avait des maisons à Lannion, Vannes, Lorient, Angers, Nantes, Plougasnou, Saint-Jacques en Guiclan, Mespaul et Rostrenen[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin des Congrégations, n° du 23 avril 1899, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57579663/f4.image.r=Guiclan.langFR

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Debuchy, s. j. La vénérable Catherine de Francheville, initiatrice des retraites de femmes, Bibliothèque des Exercices, Enghien, 1908
  • J-V. Bainvel, La vie des fondateurs des maisons de retraite : M. de Kervilio - le père Vincent Huby - Mlle de Francheville, rééditée d'après le texte original, Éd. Bauchesne, 1929
  • Gabriel Théry, Contribution à l'histoire religieuse de la Bretagne au XVIIe siècle — Catherine de Francheville, Fondatrice à Vannes de la Première Maison de Retraites de Femmes. Tours, Mame, 1956, 2 vol. in-8, 352-372 pp., Tome 1 (1620-1674), Famille, adolescence et première période des retraites de Femmes. Tome 2 (1674-1689). La grande période de la Retraite.
  • Jacqueline Heduit, Catherine de Francheville, Sa vie (1620-1689), Son œuvre - La Retraite de Vannes, Préface du Père Gabriel Théry, Mame, Tours, 1957.
  • Jehanne Maraval, À propos du troisième centenaire de la mort de Catherine de Francheville (23 mars 1689), Revue Archéologie, 1989, pp 38-39

Liens externes[modifier | modifier le code]