Catherine de Clèves

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Inspirations littéraires

Catherine de Clèves dite aussi Catherine de Nevers (née en 1548 à Paris - morte le à Paris) est une princesse de la cour de France dont elle a été une figure majeure des années 1570 aux années 1620. Elle a servi comme dame de compagnie ou dame d'honneur les reines Catherine de Médicis (dont elle est la filleule), Élisabeth d'Autriche, Louise de Lorraine et Marie de Médicis.

Duchesse de Guise par son mariage avec Henri de Lorraine, sa vie est étroitement associée à la maison de Guise et aux évènements des guerres de religion. Après l'assassinat de son mari en 1588, elle participa activement à la Ligue. Elle est aussi la cousine germaine du roi Henri IV.

Biographie[modifier | modifier le code]

Catherine est la fille d'un pair de France connu pour sa fortune et ses capacités militaires François Ier de Clèves, duc de Nevers. Sa mère est Marguerite de Bourbon, sœur ainée du roi Antoine de Navarre. Catherine est donc une cousine germaine du roi Henri IV de France. Elle est aussi la sœur d'Henriette de Clèves duchesse de Nevers et de Marie de Clèves princesse de Condé. À la cour de Charles IX, on les surnommait les trois Grâces.

Le 4 octobre 1560, elle épouse à l'âge de douze ans le prince de Porcien, Antoine de Croy, qui devint par la suite chef protestant et qui devait mourir jeune en 1567. Catherine devient une première fois veuve à l'âge de dix-neuf ans. En 1570, elle épouse en secondes noces le très puissant duc de Guise, Henri de Lorraine[1]. Devenue duchesse de Guise, elle donne à son époux plus de quatorze enfants dont la moitié survivent.

En 1578, elle est compromise dans une histoire de galanterie qui provoqua la mort de l'un des mignons du roi Henri III, Paul de Stuer, sieur de Saint-Mégrin. Celui-ci recherchait les faveurs de Catherine, mais le duc de Guise qui avait des raisons politiques de s'en débarrasser et qui avait surpris son épouse en train d'écrire au galant, décida de le faire assassiner[2].

Catherine ne pardonna jamais au roi l'assassinat de son mari à Blois en 1588. Elle prit farouchement parti pour la Ligue et approuva l'assassinat du roi au mois d'août 1589. Elle soutint son fils Charles devenu duc de Guise à la mort de son père. Elle appuya en vain sa candidature à la couronne de France lors des États généraux de 1593. Elle ne se rallia à Henri IV que lorsque celui-ci se convertit à la religion catholique en 1593.

Catherine de Clèves fut par la suite, la première dame d'honneur de Marie de Médicis, épouse d'Henri IV. Pendant les troubles de la régence, elle conseilla à son fils Charles de ne pas participer aux soulèvements nobiliaires. Les Guise furent donc un des soutiens les plus fermes du gouvernement de Marie de Médicis. En conséquence, lorsque Louis XIII prit le pouvoir, Catherine de Clèves partagea l'exil de celle-ci à Blois.

Revenue plus tard à la cour, Catherine de Clèves continua malgré son âge à défendre les intérêts de la Maison de Guise. L'abaissement des Grands par Richelieu, et la mort de sa fille la princesse de Conti Louise Marguerite, en 1631, lui portèrent un coup très dur.
Catherine se retire alors au château d'Eu où elle meurt, en 1632, à l'âge de 85 ans.

Elle est inhumée dans la chapelle du collège des Jésuites d'Eu, dont comme comtesse d'Eu, elle était la fondatrice. Elle y avait fait construire un somptueux monument funéraire pour elle et un autre pour son défunt mari. Ces sépultures existent toujours dans le chœur de cette chapelle, surmontées de leurs statues en marbre, sculptées en Italie [3].

Mariage et enfants[modifier | modifier le code]

D'Henri le Balafré, duc de Guise, elle eut :

Inspirations littéraires[modifier | modifier le code]

Le personnage de Catherine de Clèves a inspiré des oeuvres comme :

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eliane Viennot, « Des "femmes d’État" au XVIe siècle : les princesses de la Ligue et l’écriture de l’Histoire », in D. Haase-Dubosc & É. Viennot (dir.), Femmes et Pouvoirs sous l’Ancien Régime, Actes du colloque de Paris, déc. 1989, Paris, Rivages, 1991, p. 77-97.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Charles de Navières, qui assista au mariage, composa à cette occasion « La Renommée de Ch. de Navyère, sus les réceptions à Sedan, mariage à Mésière, couronnement à Saindenis, et entrées à Paris du Roy et de la Royne, poeme historial divisé en 5 chants, Paris, 1571, in-8° [1] ».
  2. Nicolas Le Roux, La Faveur du roi. Mignons et courtisans au temps des derniers Valois (vers 1547-vers 1589), Seyssel, Champ Vallon, collection « Époques », 2001, p 407.
  3. Histoire du siège de Paris par Henri IV page 62

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