Catherine Osson

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Catherine Osson
Illustration.
Catherine Osson en juin 2017.
Fonctions
Députée de la 8e circonscription du Nord
En fonction depuis le
(2 ans, 3 mois et 27 jours)
Élection 18 juin 2017
Législature XVe
Groupe politique LREM
Prédécesseur Dominique Baert
Conseillère départementale du Nord

(2 ans, 3 mois et 18 jours)
Élection 29 mars 2015
Circonscription Canton de Roubaix-2
Prédécesseur Canton créé
Successeur Soraya Fahem
Biographie
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Croix (Nord)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste (jusqu'en 2017)
LREM (depuis 2017)
Diplômée de Université Lille-I
Profession Professeur des écoles

Catherine Osson, née le à Croix (Nord), est une femme politique française, membre de La République en marche.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir passé son enfance à Leers, Catherine Osson passe son baccalauréat au Lycée Émile-Zola de Wattrelos et une licence de géographie à l'Université Lille-I. Elle entre ensuite à l'IUFM de Douai et entre dans l’enseignement en 1997. Elle est professeure des écoles à Wattrelos depuis 2000 et directrice depuis 2007.

Elle est adjointe au maire de Wattrelos depuis 2008[1],[2] et conseillère départementale du Nord depuis 2015 où elle représente le canton de Roubaix-2[3].

Le 18 juin 2017, lors des élections législatives françaises de 2017, elle est élue députée de la huitième circonscription du Nord avec 62,96 % face à la candidate FN Astrid Leplat, dans une élection marquée par un fort taux d'abstention (70 %). Elle succède à Dominique Baert[4],[5].

Élue députée, elle cède son mandat de conseillère départementale à sa suppléante[6], Soraya Fahem, mais conserve son mandat de conseillère municipale à Wattrelos.

À l'Assemblée nationale, elle est membre de la commission des Finances, de l'Économie générale et du Contrôle budgétaire[7], et vice-présidente du groupe d'études Santé à l'école et du groupe d'amitié France-Belgique[8].

Actions à l'Assemblée et en circonscription[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Rapporteure spéciale des crédits de la mission budgétaire "Enseignement scolaire" dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances[9], elle soutient l'attribution de moyens humains et financiers en faveur de l'enseignement primaire, notamment en réseau d'éducation prioritaire, tels que le dédoublement des classes de CP et de CE1 en REP et REP+ et la revalorisation de 3 000  nets sur trois ans de l'indemnité de sujétions en REP+[10]. Elle se prononce également en faveur des réformes engagées dans le secondaire par le Ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, comme la création de la plateforme Parcoursup, conçue pour pallier les carences de la plateforme APB, ou la réforme du lycée à l'horizon 2021[11], marquée par l'introduction d'une part de contrôle continu dans la note finale du baccalauréat et la création d'enseignements "de spécialité", dès la première, qui doivent permettre aux élèves de choisir des enseignements en lien avec les programmes des filières post-bac qu'ils souhaitent intégrer.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Police de sécurité du quotidien (PSQ)[modifier | modifier le code]

Annoncée le 16 août 2017 par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, pour satisfaire la promesse électorale du président Emmanuel Macron élu en mai 2017[12], la police de sécurité du quotidien (PSQ) est expérimentée à Roubaix et Tourcoing, et se traduit, en 2019, par l'augmentation d'effectifs supplémentaires sur la 8e circonscription du Nord[13].

Lutte contre les rodéos motorisés[modifier | modifier le code]

En 2018, elle dépose, avec les membres du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale, une proposition de loi destinée à renforcer la lutte contre les rodéos motorisés[14]. Dans l’hémicycle, elle dénonce une pratique qui « en bande organisée, sème la terreur chez les habitants » des quartiers concernés, et « les trafics en tout genre, et notamment de stupéfiants »[15]. Promulguée le 3 août 2018[16], la loi autorise, par le prononcé d'une peine complémentaire consécutive à l'arrestation d'une personne effectuant des rodéos sur une moto ou un quad, la confiscation de véhicule.

Loi "anti-casseurs"[modifier | modifier le code]

Le 5 février 2019, elle se prononce en faveur de la loi visant à prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs (loi "anti-casseurs")[17],[18], votée pour remédier aux violences constatées lors des manifestations organisées dans le cadre du mouvement des Gilets Jaunes. À la suite de la tentative d'incendie du domicile de Richard Ferrand[19] puis de la découverte d'inscriptions antisémites sur des vitrines de commerces en marge de l'acte XIII du mouvement des Gilets Jaunes[20], elle témoigne, sur le plateau de Jean-Marc Morandini, des menaces et des pressions subis par les parlementaires de la majorité ainsi que leur mise sous protection policière[21].

Emploi[modifier | modifier le code]

Catherine Osson a soutenu la mise en œuvre de l'expérimentation des emplois francs, destinée à favoriser l’insertion et la stabilité dans l’emploi des personnes résidant en quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) sur le territoire de la métropole lilloise, et votée dans le cadre du projet de loi de finances pour 2018[22].

En juillet 2018, après l'annonce de la suppression de 466 emplois par la direction de Happychic[23], elle appelle à la mise en œuvre d'une véritable concertation entre la direction et les salariés pour envisager la sauvegarde et le reclassement de ces emplois[24]. En janvier 2019, le plan de sauvegarde de l'emploi se solde, finalement, avec 487 propositions de postes en reclassement[25].

En janvier 2019, elle organise un atelier de rencontres entre enseignants, entreprises et associations de la circonscription pour faire connaître et développer les usages d'outils innovants en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes[26]. Elle est également membre du groupe d'études pratiques innovantes pour l'emploi à l'Assemblée[27].

Politique[modifier | modifier le code]

Au sein du Parti socialiste, Catherine Osson a été membre du conseil national, de la commission de contrôle budgétaire et membre du conseil fédéral du Nord[28].

Sa candidature sous l'investiture La République en marche a suscité la polémique chez certains militants socialistes et macronistes locaux[29],[30],[31].

En décembre 2018, à la suite de l’annonce par le président de la République de l’organisation d’un Grand débat national, elle est nommée référente des Hauts-de-France au sein du groupe La République en Marche[32].

Polémique[modifier | modifier le code]

Elle crée la polémique après avoir embauché, pour un CDD d'un mois, son ancien compagnon et ancien député, Dominique Baert en tant qu'assistant parlementaire[33].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie de Catherine Osson sur le site de la liste de rassemblement de Gauche et de progrès conduite par Dominique Baert aux élections municipales 2014
  2. Catherine Osson sur le site de la ville de Wattrelos
  3. « Résultats du second tour pour le canton de Roubaix-2 », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 19 juin 2017)
  4. « Roubaix et Wattrelos : Catherine Osson, une ascension en marche », sur lavoixdunord.fr
  5. « Catherine Osson règle son pas sur le pas de Dominique Baert... », sur nordeclair.fr
  6. « Roubaix : Catherine Osson à la commission des finances, Soraya Fahem au département », sur lavoixdunord.fr
  7. « Commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire », sur assemblee-nationale.fr
  8. « Catherine Osson, députée du Nord », sur assemblee-nationale.fr
  9. « Budget 2019: nomination des rapporteurs spéciaux », sur assemblee-nationale.fr
  10. « Annexe n°24 PLF 2019 - Enseignement scolaire », sur assemblee-nationale.fr
  11. « En route vers le baccalauréat 2021 », sur education.gouv.fr
  12. « Emmanuel Macron, « Sécurité. Des forces de sécurité publique et des services de renseignement efficaces » », sur en-marche.fr
  13. « Grâce à la PSQ, des effectifs de police supplémentaires dès cette année, à Roubaix et à Wattrelos », sur catherineosson.fr
  14. « Proposition de loi renforçant la lutte contre les rodéos motorisés, n°940 , déposé(e) le lundi 14 mai 2018 », sur assemblee-nationale.fr
  15. « 1ère séance : Lutte contre les rodéos motorisés », sur videos.assemblee-nationale.fr
  16. « LOI n°2018-701 du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les rodéos motorisés », sur legifrance.gouv.fr
  17. « Scrutin public sur l'ensemble de la proposition de loi visant à prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs (première lecture) », sur assemblee-nationale.fr
  18. « Pourquoi j’ai voté pour la loi « anti-casseurs » », sur catherineosson.fr
  19. « Tentative d'incendie au domicile de Richard Ferrand », sur lepoint.fr
  20. « Indignation après une inscription antisémite sur une boutique en plein Paris », sur lefigaro.fr
  21. « Morandini live ! 11 février 2019 », sur non-stop-people.com
  22. « LOI n°2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 », sur legifrance.gouv.fr
  23. « Le groupe de prêt-à-porter Happychic va supprimer 466 postes », sur lemonde.fr
  24. « Happychic : menace sur le site de Wattrelos », sur catherineosson.fr
  25. « Roubaix : Le plan de sauvegarde de l’emploi chez Happychic est validé », sur lavoixdunord.fr
  26. « Des outils modernes pour l’insertion professionnelle des jeunes », sur nordeclair.fr
  27. « Catherine Osson », sur nosdeputes.fr
  28. AFP, « Nord: Catherine Osson, membre du PS mais investie par REM ... », lille.maville.com,‎ (lire en ligne)
  29. Julien Gilman, « Les socialistes de Roubaix refusent de se ranger derrière Catherine Osson dans la 8e circonscription », Nord éclair,‎ (lire en ligne)
  30. Perrine Diéval, « Après les socialistes, des marcheurs refusent aussi de faire campagne pour Catherine Osson dans la 8e circonscription », Nord éclair,‎ (lire en ligne)
  31. Joseph Korda, « Législatives. En marche ! vers les pires des pratiques politiciennes », L'humanité,‎ (lire en ligne)
  32. « Nommée référente du Grand Débat national », sur catherineosson.fr
  33. Bruno Renoul, « La députée LREM Catherine Osson embauche… son prédécesseur! », La voix du Nord,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]