Catherine Moureaux

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Catherine Moureaux
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UccleVoir et modifier les données sur Wikidata
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Parti politique

Catherine Moureaux, née le à Uccle est une femme politique belge francophone, membre du Parti Socialiste.

Elle est la fille de Philippe Moureaux et Françoise Dupuis et la sœur de Claire Moureaux.

Elle est docteur en médecine et diplômée en santé publique.

Biographie[modifier | modifier le code]

A l'âge de huit ans, elle décide que plus grande elle sera médecin. 20 ans plus tard, elle exerce la médecine au sein de deux maisons médicales, pendant près d’une dizaine d’années[1].

Elle a mené pour l'Université libre de Bruxelles (ULB) deux recherches : l’une sur la comparaison en termes de qualité des soins entre le système forfaitaire et le système à l’acte en médecine générale en Belgique et l’autre sur l’utilisation des données des mutuelles en vue de la cartographie de Bruxelles en santé[2],[3].

Elle est, aujourd'hui[Depuis quand ?], chargée d’enseignement et donne cours aux étudiants en santé publique de l’ULB[4].

Pendant 20 ans, et depuis toute petite, elle a joué au basketball à un haut niveau[1].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Elle adhère au parti socialiste en 2005[5]. Elle fut Secrétaire à la Fédération bruxelloise des jeunes socialistes.

Elle est députée bruxelloise :

  • du 16 juillet 2010 au 7 décembre 2012 en remplacement de Fatiha Saïdi, élue sénatrice;
  • depuis le 12 juillet 2013 en remplacement d'Olivia P'tito qui remplaçait Fatiha Saïdi.
  • depuis le 17 juin 2014
    • Présidente du Groupe PS au Parlement francophone bruxellois
    • Députée au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Entre le 7 décembre 2012 et le 12 juillet 2013, elle fut cheffe de Cabinet du Secrétaire d’État Rachid Madrane après avoir renoncé à ses indemnités de sortie du Parlement bruxellois[6] .

Élue conseillère communale à Schaerbeek après avoir obtenu 941 voix aux élections communales de 2012. Pour les élections communales d'octobre 2018, elle a été désignée tête de liste[7] et à la volonté de devenir la nouvelle Bourgmestre de la commune[8] de Molenbeek. Aux élections régionales de 2014, elle avait récolté 1788 voix sur le canton de Molenbeek-Saint-Jean[9] sur un total de 5082 voix de préférences sur l'ensemble de la Région de Bruxelles-Capitale[10].

Tête de liste du PS lors du scrutin communal de 2018 à Molenbeek-Saint-Jean, elle arrive en tête des suffrages avec 31, 4% des suffrages pour 23,96% à sa rivale Françoise Schepmans du Mouvement Réformateur, et bourgmestre sortante. Elle propose au Parti du Travail de Belgique de former pour la première fois de son histoire en Belgique francophone une coalition à l'échelon municipal[11]. Elle est la seule femme élue bourgmestre de Bruxelles[5],[12],[13].

Prises de position[modifier | modifier le code]

En 2017, elle critique le programme scolaire d'enseignement de la colonisation belge. Elle regrette que le mot « crime » ne soit pas utilisé, mais seulement « exactions ». Elle déclare : « les nombreuses mains coupées durant l’époque coloniale ne sont pas simplement des exactions. Ce mot a le mérite d’exister, mais il donne un peu l’impression qu’il s’agit d’un effet secondaire. L’enseignement de l’histoire du colonialisme belge et de ses crimes n’est pas encore acquis aujourd’hui ». Elle estime que le programme met l'accent sur le développement économique relatif à la colonisation, en sous-estimant le reste, et que le combat mené pour l'indépendance autour de Patrice Lumumba est passé sous silence, cette indépendance étant décrite comme un fait naturel et non le produit d'une lutte[14].

En 2018, elle critique le « Plan Canal » élaboré par le ministre de l'Intérieur et censé lutter contre l'islamisme et la radicalisation. Elle estime en effet qu'il n'est pas nécessaire d'augmenter les effectifs de police, mais qu'il faut « plus d'humanité pour empêcher les gens de se radicaliser ». Selon elle, Molenbeek n'a pas besoin de « Plan Canal » mais d'un plan socio-économique. Elle regrette de plus le manque de police de proximité, des agents qui pourraient s'occuper notamment des tapages nocturnes, et déplore également que « personne ne s'occupe de la sécurité routière »[15],[16]. Après la réaction du Ministre de l'Intérieur Jan Jambon, elle précise ensuite ses propos : « Je n’ai jamais dit qu’il fallait qu’il n’y ait plus de plan Canal et je pense qu’il y a eu une mécompréhension puisqu’au contraire, ce que j’ai reproché à Madame Schepmans, c’est de ne pas avoir assez bien négocié le plan Canal, de ne pas avoir demandé assez de policiers »[17].

En juin 2018, alors qu'elle est en campagne pour devenir bourgmestre de Molenbeek, elle est interviewée par L’Écho et déclare que depuis les attentats terroristes à Paris en 2015[1] la stigmatisation de la population de Molenbeek, et en particulier celle d’origine maghrébine, a augmenté. Selon Le Monde Molenbeek, où Salah Abdeslam a été arrêté, a une image d'un foyer de radicalisme, et le père de Catherine Moureaux qui a été bourgmestre de cette ville pendant 20 ans a été « désigné comme le responsable du marasme qui a pu conduire à la naissance d’un dangereux islam souterrain »[18]. Sa fille n'a cependant pas changé son regard sur l'islam, car elle estime qu'il n'est pas possible de « parler de l’islam et des musulmans comme d’un bloc », pour elle, « cela n’a aucun sens et c’est très dangereux ». Elle explique que dans la tradition judéo-chrétienne, la religion est très structurée, mais que l’islam ne fonctionne pas de cette manière. Elle considère qu'il existe « autant d’islams que de musulmans », et qu'« il y a plusieurs communautés, plusieurs islams »[19].

Travail parlementaire - législature régionale 2014-2019[modifier | modifier le code]

Ces domaines d'intervention: Santé, Lutte contre les discrimination, Enfance et Éducation.

Santé[modifier | modifier le code]

- Le 21 janvier 2018[20], elle est intervenue sur la pénurie future de médecins généralistes à Bruxelles

- Le 1er février 2018, elle a critiqué la nouvelle clé de répartition des numéros Inami choisie par le Gouvernement fédéral qui selon elle entrainerait la perte d'une centaine de médecins à Bruxelles[21].

- Elle intervient régulièrement sur la dangerosité des perturbateurs endocriniens. Fléau majeur pour les générations à venir selon elle et enjoint les Ministres chargés de la Santé d'agir sans attendre les décisions de l'union européenne[22].

Lutte contre les discriminations[modifier | modifier le code]

- En 2016, elle a réclamé des mesures contraignantes en matière de discrimination à l'embauche après avoir fait le bilan des mesures existantes[23]. Depuis le Parlement bruxellois a voté en octobre 2017 une ordonnance pour lutter contre la discrimination à l'embauche. L'objectif est de faire évoluer les mentalités, de laisser les mêmes chances à chacun, quel que soit son âge, son origine, son sexe. L'ordonnance prévoit deux procédés, les tests de situation et les Mystery calls, ainsi que des sanctions aux entreprises discriminantes: une première en Belgique[24]!

Enfance et éducation[modifier | modifier le code]

- Le 23 novembre 2016, elle suggère que des cours d'histoire soient dispensés en fonction de l'origine de l'élève[25]. Devant l'afflux de réactions négatives elle se rétracte le jour même et dément avoir avancé une telle proposition[26],[27].

- En juin 2017, elle dépose au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles une proposition de résolution pour imposer la transparence dans l'accès à une place en crèche[28]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Libre.be, « Catherine Moureaux : "Mon père était un visionnaire" », Libre.be,‎ (lire en ligne)
  2. Annemans, Lieven, Closon, Jean-Pierre, Closon, Marie-Christine M-C.C. et Heymans, Isabelle, « Comparaison du coût et de la qualité de deux systèmes de financement des soins de première ligne en Belgique », Université libre de Bruxelles,‎ (lire en ligne)
  3. Julien Thomas, « Catherine Moureaux, de la médecine à la politique », Lalibre,‎
  4. « ulb », sur ulb.be
  5. a et b « Qui est Catherine Moureaux, la nouvelle bourgmestre de Molenbeek ? », parismatch.be,‎ (lire en ligne)
  6. « Parlement bruxellois: fin des indemnités en cas de départ volontaire », sudinfo.be,‎ (lire en ligne)
  7. « Molenbeek: Catherine Moureaux sera tête de liste du PS en 2018 », BX1,‎ (lire en ligne)
  8. (en) « Ils feront 2018: Catherine Moureaux veut «prendre le maïorat» », Édition digitale de Bruxelles, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  9. « Elections 2014 - Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale - Votes Nominatifs Canton de Molenbeek-Saint-Jean - », sur elections2014.belgium.be (consulté le 26 mars 2018)
  10. J. R., « Voici les champions des voix de préférences à Bruxelles », Communes, régions, Belgique, monde, sports – Toute l'actu 24h/24 sur Lavenir.net, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  11. « Molenbeek: le PS de Catherine Moureaux arrivé en tête tend la main au PTB », Le Soir Plus,‎ (lire en ligne)
  12. « Photo de Catherine Moureaux à Molenbeek: l’élue compare Theo Francken à Donald Trump », Le Soir,‎ (lire en ligne)
  13. « Theo Francken réagit à la photo de la victoire de Catherine Moureaux à Molenbeek, elle réplique », Le Soir,‎ (lire en ligne)
  14. « Catherine Moureaux: "Les mains coupées au Congo ? Ce sont plus que de simples exactions !" », DH.be,‎ (lire en ligne)
  15. « Catherine Moureaux estime que le Plan Canal «est mauvais» à Molenbeek : «Nous avons besoin de plus d’humanité» », Le Soir Plus,‎ (lire en ligne)
  16. « Catherine Moureaux: «Jan Jambon devrait s’occuper des conditions de travail de ses policiers» », Le Soir Plus,‎ (lire en ligne)
  17. « Molenbeek: en attendant le PTB, le ton monte sur le plan Canal », Le Soir Plus, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  18. « Municipales en Belgique : à Molenbeek, « on veut passer à autre chose » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  19. « Catherine Moureaux: "La population, et en particulier celle d'origine maghrébine, vit une stigmatisation accrue. C'est terrible" », L'Echo,‎ (lire en ligne)
  20. « Recherche Projets et propositions », sur www.weblex.irisnet.be (consulté le 8 février 2018)
  21. La Libre.be, « Plus d’une centaine de médecins francophones perdus chaque année à Bruxelles », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  22. « Documents parlementaires et décrets — Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles / Communauté française », sur www.pfwb.be (consulté le 14 février 2018)
  23. « Le 11h02: «Malgré les outils en place, la discrimination à l’embauche reste une réalité» », Le Soir Plus, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  24. « Discrimination à l'embauche: le parlement bruxellois veut changer les mentalités », RTBF Info,‎ (lire en ligne)
  25. La députée Moureaux veut des cours d'histoire en fonction de l'origine de l'élève, Sudinfo.be, 23 novembre 2016
  26. Catherine Moureaux crée un tollé puis se rétracte, 7sur7.be, 23 novembre 2016
  27. Des cours d'histoire en fonction de l'origine de l'élève ? La députée Moureaux revient sur ses propos, La Libre Belgique, 23 novembre 2016
  28. « Manque de transparence dans l’accès aux places en crèche », sur dhnet.be,

Liens externes[modifier | modifier le code]