Cathédrale du Sacré-Cœur de Lomé

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Cathédrale du Sacré-Cœur de Lomé
Présentation
Culte Catholique
Type Cathédrale
Début de la construction 1901
Fin des travaux 1902
Style dominant Néo-gothique
Géographie
Pays Togo Togo
Commune Lomé
Coordonnées 6° 07′ 29″ N 1° 13′ 35″ E / 6.124861, 1.226278 ()6° 07′ 29″ Nord 1° 13′ 35″ Est / 6.124861, 1.226278 ()  

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(Voir situation sur carte : Togo (administrative))
Cathédrale du Sacré-Cœur de Lomé

La cathédrale du Sacré-Cœur de Lomé est l'église-mère de l'archidiocèse de Lomé (depuis le 14 septembre 1955), l'une des sept circonscriptions ecclésiastiques catholiques de la république du Togo. Érigée en à peine plus d'un an (d'avril 1901 à septembre 1902) par les autorités coloniales allemandes, elle est alors l'un des édifices emblématiques de la nouvelle capitale togolaise.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers missionnaires catholiques s'installent à Lomé en 1892, quelques années à peine après l'arrivée des missionnaires méthodistes, implantés quant à eux dans la ville de Aného. Au nombre de cinq, ils appartiennent à une congrégation appelée « Société du Verbe Divin ». L'une de leurs premières actions en arrivant dans le port de Lomé - alors capitale économique mais non politique de la colonie - est de bâtir une mission jouxtant le logis provisoire dans lequel ils se sont installés.

Les travaux débutent au mois d'août 1892 et ne durent que quelques semaines : sortent ainsi de terre une chapelle, une école et un dispensaire[1]. La chapelle initiale s'avère très vite de dimensions trop modestes (9x5x2 mètres) pour la communauté catholique, et doit être agrandie en 1893 et en 1897[2].

En avril 1901 débute la construction de l'église du Sacré-Cœur, appelée à devenir la principale église de la préfecture apostolique du Togo. Les travaux dirigés par le frère Johannes[1] sont exécutés par des apprentis charpentiers ou maçons togolais, qui parviennent à réaliser en seulement quelques mois le gros-œuvre.

Le 21 septembre 1902, une cérémonie solennelle présidée par Mgr Albert, vicaire apostolique de la Côte-de-l'Or, marque la consécration du nouveau sanctuaire[2], qui devient l'un des symboles du paysage urbain d'une capitale togolaise en pleine expansion.

La communauté catholique se structure assez rapidement et dès 1928 est ordonné un prêtre d'origine togolaise, le père Henri Kwakumé[1]. Dix ans plus tard, la préfecture apostolique du Togo devient le vicariat apostolique de Lomé, lequel est érigé en archidiocèse le 14 septembre 1955.

Le 9 août 1985, le pape Jean-Paul II célèbre la messe dans la cathédrale[2].

Architecture[modifier | modifier le code]

D'un point de vue architectural, la cathédrale est un édifice fortement influencé par l'architecture gothique européenne, et plus spécifiquement par l'église de Steyl, petite ville des Pays-Bas d'où est originaire la « Société du Verbe Divin » dont étaient originaires les premiers missionnaires catholiques[2].

Basée sur un plan basilical, elle se compose d'une nef de sept travées couverte d'une voûte d'arêtes et bordée de collatéraux. Une galerie haute a été aménagée en 1914[3] afin d'augmenter la capacité d'accueil de l'édifice. À l'extérieur, le surhaussement des murs de la dernière travée de la nef donne l'illusion d'un transept.

Un arc triomphal ogival sépare la nef de l'abside, éclairée par une série de larges baies d'inspiration gothique. À l'opposé, une tribune aménagée à l'entrée de l'édifice accueille d'impressionnantes grandes orgues.

La façade s'inspire largement de l'architecture gothique nord-européenne, encore que la polychromie (tons ocres sur tons blancs) confère à l'édifice un style tout particulier. Percée d'une rosace, elle est flanquée de deux clochers jumeaux surmontés de flèches ajourées.

Notes et références[modifier | modifier le code]