Cathédrale Sainte-Croix d'Orléans

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Cathédrale Sainte-Croix d’Orléans
image illustrative de l’article Cathédrale Sainte-Croix d'Orléans
Présentation
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattachement Diocèse d'Orléans (siège)
Début de la construction 1601
Fin des travaux 1829
Style dominant Gothique
Néogothique
Protection Logo monument historique Classée MH (1862)
Site web http://www.orleans.catholique.fr/eglise-loiret/trouver-ma-paroisse/1216-cathedrale-sainte-croix
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Ville Orléans
Coordonnées 47° 54′ 06,4″ nord, 1° 54′ 36,9″ est

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La cathédrale Sainte-Croix est une cathédrale catholique romaine de type gothique située à Orléans dans le département du Loiret et la région Centre-Val de Loire. Elle est le siège épiscopal du diocèse d'Orléans. La cathédrale est dédiée à la Sainte Croix.

La cathédrale Sainte-Croix d'Orléans fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les légendes hagiographiques[modifier | modifier le code]

La fondation de la cathédrale d’Orléans est l’objet de deux légendes hagiographiques longtemps vivaces à Orléans. Rédigées à des époques différentes, elles ne mettent pas les mêmes personnages en scène et, par voie de conséquence, divergent aussi dans leur finalité.

La Vie de saint Euverte[modifier | modifier le code]

Le texte le plus ancien est la Vie de saint Euverte, écrite au IXe siècle[2]. Il fait du futur évêque du IVe siècle un sous-diacre de Rome venu en Gaule pour rechercher de membres de sa fratrie enlevés quarante ans auparavant par des Barbares. Alors que, de passage à Orléans, il assistait, dans la cathédrale, à l’élection d’un nouvel évêque, une colombe, symbole du Saint-Esprit est miraculeusement venue désigner Euverte à l’épiscopat. Quelque temps plus tard, il sauvait la ville d’une destruction totale par un incendie et initiait la construction d’une nouvelle cathédrale. Au cours des travaux, il trouvait un trésor et décidait de le faire porter à Rome, à l’empereur Constantin de qui il a, en retour, reçu tant des subsides pour édifier la cathédrale qu’un fragment de la Vraie Croix pour en garnir l’autel central. La messe de dédicace du nouvel édifice, dédié à la sainte Croix, était le cadre d’une consécration miraculeuse par lune main divine émergeant d’une nuée. À la fin de sa vie, Euverte a fait élire saint Aignan pour lui succéder à l’épiscopat.

La Grande Passion d’Auxerre[modifier | modifier le code]

Le second texte, la Grande Passion d’Auxerre est à la fois plus récent, il ne date que du XIe siècle, et plus ambitieux : il fait remonter la fondation de l’Église d’Orléans et de sa cathédrale aux temps apostoliques. On y lit que saint Pierre en personne aurait confié à dix-sept des soixante-douze disciples la mission d’évangéliser la Gaule. Parmi eux, les saints Savinien, Potentien et Altin étaient chargés de la Lyonnaise IVe[Note 1] à laquelle appartenait Orléans, et dont est issue l’ancienne province ecclésiastique de Sens[Note 2]. À Orléans, Altin, institué évêque de la cité, aurait dédié une première cathédrale à saint Étienne[3].

Ce dernier récit reposait sur un anachronisme : il plaquait sur la Gaule du Ier siècle une organisation administrative en 17 provinces qui n’a été mise en place qu’à la fin du IVe siècle ou au début du Ve[4]. Cette légende se situe dans le cadre de la propagande destinée à rappeler les prérogatives du siège métropolitain, Sens, sur celui d’Orléans[5].

Avant l’an mil[modifier | modifier le code]

Jusqu’au VIIe siècle, on ne sait rien de précis, ni sur les édifices qui se sont succédé, ni sur leur localisation.

Le premier évêque d’Orléans dont le nom a été transmis est Diclopetus ou Diclopitus, attesté selon les auteurs, en 343[6], 346[7] ou 350[8]. La mention de cet évêque signifie que selon toute vraisemblance, Orléans possédait une ecclesia (une cathédrale) à l’intérieur de son enceinte[9], mais ni la titulature ni l’emplacement de cette église ne sont connus.

Un texte hagiographique rédigé entre 474 et 530[10], la Vita Ia Aniani (première Vie de saint Aignan) est le témoignage le plus ancien attribuant la construction d’une cathédrale à saint Euverte d'Orléans, évêque du IVe siècle[11]. Sur l’édifice lui-même, le texte apprend uniquement que saint Aignan y a entrepris des travaux, occasion pour l’évêque d’accomplir un miracle lorsqu’il guérit l’architecte tombé du toit.

Au VIe siècle encore, Grégoire de Tours relate qu’en 585, le roi Gontran a assisté à la messe dans la cathédrale d'Orléans[12]. Mais il la nomme simplement ecclesia, et ainsi ne fait part que de la fonction épiscopale de l'église, mais ne donne aucune information complémentaire quant à une titulature, alors qu’au même livre, il prenait la peine de préciser le vocable de la basilique orléanaise dédiée à saint Avit[13].

Les plus anciennes mentions du titre Sainte-Croix se trouvent sur des monnaies datées du VIIIe siècle. Elles sont légendées Sancta Crux Aurelianis et Ratio Sancte Cruce Aurelianis[14].

C’est dans la cathédrale Sainte-Croix que Charles II le Chauve est couronné roi de Francie occidentale le 6 juin 848[15].

Les chroniques rapportent qu’entre 840 et 870 environ, Orléans subit à plusieurs reprises des incursions de Normands, elles montrent la ville est pillée et incendiée à plusieurs reprises. La cathédrale elle-même aurait été incendiée entre 877 et 879[16].

Le roi capétien Robert le Pieux a toutes les chances d’avoir vu le jour à Orléans, certains auteurs le font baptiser dans la cathédrale Sainte-Croix, situant l’événement en 970[17].

En 987, Hugues Capet fait associer son fils au trône. La cérémonie a lieu dans la cathédrale d’Orléans où l’archevêque de Reims, Adalbéron couronne Robert le Pieux et le sacre le 25 décembre de cette année.

Les vestiges les plus anciens appartenant incontestablement à un groupe cathédral sont des fragments de mosaïque communément datés du VIIIe siècle[18], mais qui pourraient en fait remonter au IVe siècle[19]. L’un d’eux porte en arc de cercle une légende dont seule est encore lisible la portion de texte itecogn. L’inscription est aujourd’hui interprétée comme une citation d’Isaïe 43, « Noli timere, qui redemi, quia redemi te et vocavi te cognomine tuo, meus es tu » (Ne crains rien, car je t’ai racheté et je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi)[20].

La cathédrale romane[modifier | modifier le code]

En 989, la ville est détruite par un grand incendie qui, selon Raoul Glaber, aurait également ravagé la cathédrale[21]. Bénéficiant de l’aide du roi Hugues Capet, l’évêque Arnoul (Arnoul Ier selon certaines sources[22] ou Arnoul II selon d’autres[23]) l’a fait reconstruire. Un nouveau trésor aurait été découvert au cours des travaux[24].

La cathédrale d'Arnoul comprenait une nef de sept travées, un transept, un chœur que certains dotent d’un chevet plat[25], d’autres d’absidioles échelonnées[26]. La croisée était marquée par quatre massifs piliers carrés dont on pense qu'ils supportaient un clocher central[27] ou une tour-lanterne[28], les autres piliers étaient cruciformes.

En même temps que le roi Robert le Pieux faisait reconstruire la collégiale Saint-Aignan dont il était abbé laïc, la cathédrale s’enrichissait, vers l'est, d’un nouveau chœur dans le même style du premier art roman[Note 3], présentant un déambulatoire et trois chapelles rayonnantes. Ce nouveau chœur était la seule partie voûtée de la cathédrale romane. Un fragment de la voûte en a été identifié lors de la fouille de 1937[29].

Dernière adjonction à la cathédrale romane, une façade harmonique à deux tours vient terminer la cathédrale à l’ouest. Ces tours n’ont été détruites qu’au XVIIIe siècle pour permettre l'allongement de la nef gothique et elles sont connues par une abondante iconographie. L’architecte Jacques Gabriel en a relevé le plan en 1723, au moment de leur démolition[30], le dessin de leurs portail illustre une thèse du XVIIe siècle[31] et leur silhouette est connue grâce à deux dessin de l'architecte jésuite Étienne Martellange[32].

Quelques historiens locaux mentionnent un effondrement qui, en 1227, aurait grièvement affecté les voûtes de la cathédrale romane au point d’y empêcher toute célébration du culte[33]. Il s’agit en fait d’une erreur de lecture (1277 devenu 1227) qui s’est répétée de texte en texte depuis le XIXe siècle. Elle est également devenue 1223 dans un travail plus récent[34].

Parmi les aménagements d'époque romane, certains sont connus :

  • Le maître-autel, dont il subsiste le massif de maçonnerie, se dressait dans la deuxième travée du chœur. Une mosaïque en opus sectile située à son voisinage a presque entièrement détruite lorsque, à la suite de tassements du terrain, a été édifié un arc destiné à soutenir l'autel[35].

La cathédrale romane est assez bien connue ; néanmoins sa restitution laisse sur certains points la place à des controverses ou du moins des incertitudes :

  • E. Lefèvre-Pontalis avait doté la nef romane de bas-côtés doubles [38]. Cette idée a été reprise en 1987[39] et en 1988[40]. Il est maintenant établi que la nef romane ne possédait que des bas-côtés simples[41].
  • Le chevet de l’an mil reste l’objet de questions. Certains auteurs proposent trois absides, éventuellement parallèles ou échelonnées[42], d’autres un chevet plat[43].
  • Les façades des bras du transept comportaient des tribunes à leurs revers[44]. On ignore s’il y en avait d’autres, particulièrement dans la nef[45].
  • Dans sa restitution du plan de la cathédrale romane, E. Lefèvre-Pontalis fait ouvrir chaque bras du transept par un seul portail central[46], il se conforme aux dessins d’É. Martellange[47]. Certains auteurs préfèrent suivre l’opinion de G. Chenesseau et présenter deux portails séparés par un pilier central[48].

La cathédrale romane a été le théâtre de quelques événements remarquables :


La première cathédrale gothique (1278-1568)[modifier | modifier le code]

Vers 1277, la cathédrale romane aurait connu un effondrement et ce qui restait aurait risqué de s’écrouler à son tour[49]. Dans un acte donné le 22 juillet 1278, l’évêque Robert de Courtenay offre, en vue de l’agrandissement de la cathédrale le terrain sur lequel se dressait son palais épiscopal[50]. Toutefois, la première pierre du nouvel édifice n’est posée que neuf ans plus tard, le 11 septembre 1287, sous l’épiscopat de Gilles Pastai[51] et le chantier commence par le chevet.

Le plan s’inspire de celui de la cathédrale Notre-Dame d’Amiens, mais présente neuf chapelles absidiales au lieu des sept de la cathédrale picarde[52].

Au XIVe siècle, le chevet est complété par un nouveau chœur. Les deux campagnes du chantier au chœur de Sainte-Croix sont bien connues grâce à un plan sur parchemin conservé à l’œuvre Notre-Dame de Strasbourg[53].

Interrompus ou du moins ralentis à l’époque de la Guerre de Cent Ans et du siège d’Orléans en 1428/1429, les travaux reprennent dans la deuxième moitié du XVe siècle par la croisée du transept et se continuent au XVIe par l’édification de deux travées de la nef. En 1512, le clocher de croisée est orné d’une grosse boule dorée surmontée d’une croix, celle-là même qu’évoque François Rabelais.

Durant les Guerres de Religion, la cathédrale est d’abord pillée en 1562, en même temps que d’autres églises d’Orléans[54].

En septembre 1567, la ville passe aux mains des protestants. Dans la nuit du 23 au 24 mars, un petit groupe de huguenots, déçus de voir Condé prêt à traiter avec les catholiques, s'introduit dans la cathédrale dans la nuit du 23 au 24 mars 1568 et fait sauter les quatre piliers de la croisée du transept qui, dans leur chute, entraînent une grande partie de l’édifice.

Après l’événement subsistent :

  • à l’est, la couronne de chapelles rayonnantes et les murs extérieurs du chœur gothique, seuls vestiges des XIIIe et XIVe siècles ;
  • au transept, des parties de mur et les façades des bras romans ;
  • à l’ouest, 2 travées gothiques récentes XVIe siècle et les tours romanes encore conservées[55].


La reconstruction : la cathédrale des Bourbons[modifier | modifier le code]

Plan de la cathédrale

Le , le roi et la reine Marie de Médicis posèrent la première pierre du nouvel édifice. Le chœur est terminé en 1623.

En 1627, on jette les fondations du transept qui sera achevé en 1636.

Le transept nord est achevé en 1643, et le transept sud en 1690. La marque du Roi Soleil apparaît en introduisant une part de classicisme dans l'édifice de style gothique flamboyant. Son portrait et sa devise Nec pluribus impar figurent également, avec la date d'achèvement de 1679, au centre de la rosace située au-dessus du portail du transept sud. La devise peut se traduire par : « Il suffirait à [gouverner] plusieurs [royaumes] »[56].

L'architecte Étienne Martellange y œuvra au XVIIe siècle, succédé au XVIIIe siècle par Jacques V Gabriel qui créa les stalles et la clôture du chœur et Louis-François Trouard.

En 1739, commence l'édification du portail occidental surmonté des deux tours, prolongement de la grande nef. La vieille façade romane, qui a survécu à toutes les destructions est démolie. La façade, jusqu'à la base des tours, est terminée en 1773. Les deux premiers étages des tours sont construits durant les dix années suivantes, alors qu'il faut renforcer le portail qui menace de s'effondrer.

La Révolution suspend les travaux, il ne manque à l'édifice gothique que ses deux tours.

On ne reprend les travaux qu'en 1817. Le roi Charles X inaugure l'achèvement des travaux le , pour le 400e anniversaire de la levée du siège des Anglais, par Jeanne d'Arc et son armée : un perron monumental prend place devant la cathédrale, parallèlement à la percée de la nouvelle rue Jeanne d'Arc et à la création du grand parvis de la cathédrale.

Les affres du temps et de la guerre[modifier | modifier le code]

La cathédrale sur une estampe d'Asselineau (XIXe siècle)

Depuis son achèvement en 1829, la cathédrale a connu les affres du temps et des guerres.

Le clocher, qui s'inclinait de façon inquiétante, est détruit en 1854, puis reconstruit et inauguré en 1858.

Les vitraux du chœur (œuvre de Lobin) sont installés en 1859 à l'initiative de Mgr Dupanloup.

En 1940, pendant l'avancée allemande, une partie du centre ancien d'Orléans est ravagée par les bombes et des obus allemands. La cathédrale est également touchée, mais les dégâts restent mineurs, de même qu'en 1944. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les travaux de restauration se succèdent afin de redonner à l'édifice sa splendeur passée. Cependant, les affres de la guerre ne sont pas toutes réparées : par exemple, l'accès aux deux tours est interdit au public, car non réparé depuis 1940 ; à la suite du bombardement de mai 1944, le bourdon, cloche la plus grave (et donc la plus grosse) s'était trouvé finalement fêlée (en 1971). Devenue donc inutilisable, elle n'a été refondue et réinstallée qu'en 2012.

Les recherches archéologiques[modifier | modifier le code]

La découverte du XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

François Lemaire, juge au tribunal ecclésiastique d'Orléans, relate dans Histoire de l’Église et Diocèse d’Orléans[57] qu'en 1628 auraient été trouvés, au cours du creusement des fondations pour le bras nord du transept, les restes d'un château romain qui n'a, par la suite, jamais été confirmé.

Les fouilles de 1890[modifier | modifier le code]

Les premières découvertes assurées datent des travaux entrepris en 1889/1890 pour installer un calorifère dans la cathédrale. Elles ont permis de reconnaître le bras nord et la croisée du transept, l'alignement des piliers sud de la nef de la cathédrale romane. Leur publication est accompagnée d'un plan apportant une restitution hypothétique, fortement inspirée du plan de Saint-Sernin de Toulouse (nef à bas-côté double, chœur très court et déambulatoire à cinq chapelles)[58]>. D'autres reconstitutions, tout aussi éloignées de la réalité historique, ont été encore proposées par Paul Frankl[59] ou Frédéric Lesueur[60].

La fouille de 1903[modifier | modifier le code]

En juillet 1903, une fouille établit que la cathédrale romane n'a jamais possédé de crypte. Cette fouille avait été engagée à l'initiative d'un groupe de séminaristes emmenés par le jeune Georges Chenesseau[61].

Les fouilles de 1937 à 1942[modifier | modifier le code]

En 1937 est ouverte, sous la direction de Georges Chenesseau, devenu entretemps chanoine honoraire, la première véritable campagne de fouilles, menée dans le but de reconnaître le chœur roman. Ses résultats sont spectaculaires : l'ensemble du chœur roman, fruit de deux campagnes de construction, le déambulatoire et l'entrée de la chapelles d'axe sont maintenant connus. Les résultats sont conservés dans un sous-sol archéologique improprement appelé crypte, cet espace n'a aucune fonction religieuse.

Outre des tombes et des substructions des époques romane et carolingienne, sont mis au jour des vestiges de bâtiment attribués à l'époque gallo-romaine[62]. Georges Chenesseau les identifie immédiatement avec la basilique construite par l'évêque saint Euverte, provoquant ainsi une violente polémique qui a rapidement dépassé le simple cadre local[Note 4].

En 1940 un sondage dans le bas-côté nord de la nef fait apparaître le mur nord de la nef, apportant ainsi la preuve que la cathédrale romane n'avait qu'un seul bas-côté[63].

Restait à résoudre la question du nombre d'absidioles. Des fouilles menées en 1941 devant la sacristie[64] et en 1942 dans le bas-côté nord du chœur[65] apportent la réponse : la cathédrale d'Orléans avait trois chapelles rayonnantes[Note 5].

Jeanne d'Arc[modifier | modifier le code]

Il existe un lien indirect entre la cathédrale actuelle et Jeanne d'Arc. L'héroïne historique nationale est venue suivre la messe vespérale le durant le siège d'Orléans[66] (il faut rappeler que l'édifice tel qu'il est aujourd'hui n'existait pas en 1429, à l'exception des chapelles de l'abside, qui entourent le chœur à l'arrière). On peut signaler aussi que la rue Jeanne d'Arc ouverte au XIXe siècle arrive devant la façade principale (à l'époque on souhaitait avant tout dégager le sanctuaire des petites rues et des constructions médiévales qui l’"enserraient", la dénomination ne vint qu'après).

Chaque année, au soir du 7 mai, pendant les Fêtes Johanniques, a lieu, sur le parvis, la cérémonie de la Remise de l'Étendard (qui évoque celui de Jeanne d'Arc). La municipalité en est gardienne et le transmet aux autorités religieuses catholiques pour la durée des festivités. La façade de la cathédrale sert ensuite de support à un son et lumière.

Description[modifier | modifier le code]

Grandes orgues Cavaillé-Coll de Sainte-Croix d'Orléans

Quelques dimensions[modifier | modifier le code]

  • La cathédrale mesure 140 mètres de long, elle est composée de 5 nefs.
  • Largeur intérieure totale de la nef : 40 mètres.
  • Largeur intérieure au niveau du transept : 53 mètres.
  • Largeur extérieure au niveau du transept : 65 mètres.
  • Largeur de la façade : 53 mètres.
  • La hauteur sous voûte est de 32 mètres (cathédrale Saint-Étienne de Bourges : 37,15 mètres).
  • Les deux tours s'élèvent à 88 mètres de hauteur.
  • La flèche centrale monte à 114 mètres.

Les orgues[modifier | modifier le code]

Le grand orgue vient de l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, échangé avec celui de la cathédrale en 1822. Rapidement rénové, il l'est ensuite par Louis Callinet dès 1831, puis (après d'autres interventions) de nouveau en 1880 par Cavaillé-Coll qui le transforme profondément pour en faire un orgue romantique[Note 6]. Après d'autres épisodes, l'instrument est rénové une dernière fois par Bernard Hurvy à partir de 2004[67] et remis en fonction en septembre 2007[68]. Il comprend quatre claviers, un pédalier pour un total de 54 jeux et plus de 3700 tuyaux[69]. Les trois co-titulaires sont Jean-Pierre Griveau[70], Gildas Harnois et Arnaud Riffet, tous rémunérés à la vacation.

L'orgue de chœur est également un Cavaillé-Coll. Installé provisoirement en 1837, remplacé par un orgue définitif en 1846, il comprend deux claviers, un pédalier, 16 jeux et est classé aux Monuments Historiques[71].

Les cloches[modifier | modifier le code]

Bourdon Sainte Jeanne d'Arc

Les cinq cloches se situent dans la tour nord. Quatre d'entre elles proviennent de la fonderie de cloches Bollée d'Orléans, fondues en 1898. La Sainte-Jeanne d'Arc, le Bourdon a été refondu par Paccard en 2012, celle de Bollée étant fêlée depuis plusieurs décennies, à la suite du bombardement de 1944.

  • Sainte-Jeanne d'Arc, pèse 6 000 kg, sonne le « Sol2 » ;
  • Saint-Michel, pèse 2 300 kg, sonne le « Do3 » ;
  • Sainte-Catherine, pèse 1 600 kg, sonne le « Ré3 » ;
  • Sainte-Marguerite, pèse 1 100 kg, sonne le « Mi3 » ;
  • Félix Dupanloup, pèse 640 kg, sonne le « Sol3 ».

Représentations picturales[modifier | modifier le code]

Le peintre Maurice Utrillo (1883-1955) a représenté sa façade principale vers 1913[72].

Galeries d'image[modifier | modifier le code]

Vues extérieures[modifier | modifier le code]

Vues intérieures[modifier | modifier le code]

Vitraux[modifier | modifier le code]

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Des vitraux (ou parties de vitraux) modernes ont également été installés (ou intégrés à des éléments plus anciens), entre 1996 et 2000.

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Dans Pantagruel de François Rabelais, la boule dorée qui surmonte le clocher est évoquée comme étant l'une des pilules d'airain qui ont servi à l'exploration de l'estomac du géant Pantagruel afin de le guérir[Note 7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La Lyonnaise quatrième ou Sénonaise comprenait l’Orléanais, le sud de l'Île-de-France, le Sénonais. Sa capitale était Sens.
  2. Orléans a appartenu à la province ecclésiastique de Sens jusqu’en 1622, date du transfert de l’archevêché à Paris.
  3. Chenesseau 1942, p. 220-221. Bien que publiée en 1942 et reprise dans Le manuscrit posthume (Chenesseau 2017, tome 3, p. 12-15), cette information est restée confidentielle, si bien qu’ en 1983 (Berland 1983, p. 300) et 1984 (Nivet 1984, p. 28), des auteurs continuaient à dater le chevet d’une campagne de 1088 comme G. Chenesseau l’avait lui-même écrit en 1938 (Chenesseau 1938, p. 86).
  4. Il s’agit d’une série de trois articles publiés en 1939 dans le t. XXXV de la Revue d’histoire de l’Église de France : 1) Jules de La Martinière, « Les origines chrétiennes d’Orléans », n° 106, janvier-mars, p. 5-32 ; 2) Georges Chenesseau, « À propos des origines chrétiennes d’Orléans », n° 107, avril-juin, p. 193-201 ; 3) Jules de La Martinière, « Réplique de M. de La Martinière », n° 107, avril-juin, p. 202-211.
  5. « Il est certain que [la cathédrale] n'a jamais eu plus de trois chapelles rayonnantes » (Chenesseau m 458, p. 354).
  6. Sur l'histoire des orgues de Sainte-Croix, voir : Turellier 2010/
  7. Au 23e et dernier chapitre : « Et de ces pillules d'arain, en avez une à Orléans, sus le clochier de l'esglise de Saincte Croix. »

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no PA00098836, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Berland 1979, p. 36
  3. Cochard 1879, p. 9 ; Picard 1992, p. 89.
  4. Cuissard 1886, p. 11/12.
  5. Villes 2004, p. 59
  6. Nivet 1984, p. 6.
  7. Liste des évêques d'Orléans, Berland 1979, p. 21.
  8. Berland 1979, p. 21 ; Liste des évêques d'Orléans.
  9. Berland 1979, p. 25
  10. Michaud-Fréjaville 2001, p. 209.
  11. Liste des évêques d'Orléans.
  12. Histoire des Francs, Liv. VIII, ch. 7.
  13. Histoire des Francs, Liv. VIII, ch. 2.
  14. Berland 1979, p. 37; Chenesseau 2017, p. 12-15.
  15. Levillain 1903
  16. Chenesseau 2017, tome 2, p. 115-119.
  17. Nivet 1984, p. 6.
  18. Chenesseau 1938, p. 86.
  19. Picard 1992, p. 90 ; Bouzy 2012, p. 8.
  20. Bouzy 2012, p. 5.
  21. Raoul Glaber, Histoires, lib. II, ch. 8 et 9.
  22. Brun 1974, p. n.p. ; Debal 1984, p. 544 ; Nivet 1984, p. 28.
  23. Mazuy 2012, p. 33 ; Liste des évêques d'Orléans.
  24. Raoul Glaber, Histoires, lib. II, ch. 9 ; Arnoux 1996, p. 108/109.
  25. Mazuy 2012, p. 33/34.
  26. Ottaway 1987, p. 256.
  27. Nivet 1984, p. 28.
  28. Ottaway 1987, p. 256.
  29. Chenesseau 1903-1942, p. 34, à la date du vendredi 10 septembre.
  30. Jarry – Lefèvre-Pontalis 1905, p. 319.
  31. Jarry – Lefèvre-Pontalis 1905, p. 324/325.
  32. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6937435f/f1.zoom ; Sénard 2012, p. 56.
  33. Buzonnière 1849, tome 2, p. 40-41 ; Monteyremar 1855, p. 12.
  34. Nivet 1984, p. 28
  35. Nivet 1984, p. 29.
  36. Chenesseau 1938, p. 87 ; Brun 1974, p. n.p.
  37. Berland 1979, p. 42 ; Nivet 1984, p. 28.
  38. Jarry – Lefèvre-Pontalis 1905, p. 351.
  39. Ottaway 1987, p. 256.
  40. Pérouse de Montclos 1988, p. 489.
  41. Chenesseau 2017, p. 538.
  42. Ottaway 1987, p. 256.
  43. Mazuy 2012, p. 34.
  44. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6937436v/f1.zoom.
  45. Ottaway 1987, p. 256.
  46. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5550558h
  47. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6937435f/f1.zoom ; https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6937436v/f1.zoom.
  48. Nivet 1984, p. 30.
  49. Chenesseau 2017, p. 166
  50. Chenesseau 2017, p. 167
  51. Chenesseau 2017, p. 175-176
  52. Josserand 2016
  53. Gallet 2010, p. 117. Pour une transcription graphique en ligne : https://www.bildindex.de/document/obj20793634/fr00406f03/?part=0
  54. Chenesseau 2017, p. 297 ; Chenesseau 2017, p. 745
  55. Chenesseau 1921, Album fig. 2.
  56. Nivet 1996, p. 33.
  57. Lemaire 1648, p. 32-33. La mention du château ne se trouve que dans l'édition de 1648.
  58. Eugène Lefèvre-Pontalis 1904.
  59. Frankl 1926, fig. 134, (de) Foto Marburg LR 181/32.
  60. Lesueur 1949, fig. 8, p. 43, (de) Foto Marburg LR 181/3.
  61. Chenesseau 2017, p. 423-428.
  62. Chenesseau 1938.
  63. (Chenesseau m 458, p. 357).
  64. Chenesseau 2017, p. 573-576.
  65. Chenesseau 2017, p. 550-560.
  66. Archives de la biographie de Jeanne d'Arc.
  67. La République du Centre, éditions Orléans, 10 mars 2007, p. 4
  68. La République du Centre, édition Orléans, 13 septembre 2007, p. 7
  69. Sury 2008, p. 58. Cette étude présente aussi des textes, attribués à François Turellier, mais qui ne le sont qu'en partie : lorsqu'il s'est agi de les insérer dans l'ouvrage, ils ont été parfois maladroitement retravaillés, si bien que certains passages n'ont plus guère de sens.
  70. « Parole d'orgues - Griveau Jean-Pierre », sur www.leparisdesorgues.fr (consulté le 6 juillet 2015)
  71. Sury 2008, p. 64.
  72. notice du tableau d'Utrillo sur le site du musée de l'orangerie, Paris

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Théophile Cochard, Les saints de l'Église d'Orléans, Orléans, .
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  • Jacques Debal (dir.), Histoire d’Orléans et de son terroir, t. 1, Roanne, Éditions Horvath, coll. « Histoire des Villes de France », (ISBN 2-7171-0276-0).
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  • Gaston Vignat, « Les anciennes Stalles de la Cathédrale d’Orléans et leurs lambris. Histoire d’une œuvre d’art du XVIIIe siècle », Mémoires de la Société Archéologique et Historique de l’Orléanais, Orléans, t. 27,‎ , p. 1-40 (lire en ligne).
  • Alain Villes, « La cathédrale Sainte-Croix avant le XIIIe siècle. Les données de l'archéologie », dans Lumières de l'an mil en Orléanais. Autour du millénaire d'Abon de Fleury, Turnhout, Brepols, (ISBN 2-503-51586-X), p. 59-63.


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