Cathédrale Sainte-Cécile d'Albi

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Cathédrale Sainte-Cécile d'Albi
Image illustrative de l'article Cathédrale Sainte-Cécile d'Albi
Présentation
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattachement Archidiocèse d'Albi (siège non métropolitain)
Début de la construction 1282
Fin des travaux 1480
Style dominant Gothique méridional
Protection Logo monument historique Classée MH (1862)
 Patrimoine mondial (2010)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn
Ville Albi
Coordonnées 43° 55′ 43″ N 2° 08′ 35″ E / 43.928492, 2.14294543° 55′ 43″ Nord 2° 08′ 35″ Est / 43.928492, 2.142945  

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Cathédrale Sainte-Cécile d'Albi

La cathédrale Sainte-Cécile d'Albi est le siège de l'archidiocèse d'Albi, dans le département du Tarn en France. Elle est construite sur un piton rocheux qui domine le Tarn. Deux siècles auront été nécessaire pour son édification, de 1282 à 1480.

L'édifice surprend par le contraste entre son allure extérieure austère de forteresse militaire et la richesse picturale et sculpturale de son intérieur. Monument sans égal, elle affirme sa puissance à travers un style typique du sud ouest de la France, le gothique méridional. Son style, unique, est renforcé par sa décoration intérieure, révélateur de l'art chrétien.

La cathédrale Sainte-Cécile, classée avec la cité épiscopale d'Albi depuis le sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, est aujourd'hui l'une des cathédrales les plus visitées de France[1]. Le siège archiépiscopal (d'Albi, Castres et Lavaur) est occupé par Mgr Jean Legrez.

En plus de son statut d'église archiépiscopale, elle a été élevée au titre de basilique mineure, dignité donnée par le pape Pie XII le 9 mai 1947. Les célébrations ont été présidées par Mgr Roncalli, nonce apostolique à Paris, futur pape Jean XXIII.

Histoire[modifier | modifier le code]

La cathédrale est précédée de plusieurs édifices. Le premier est daté du IVe siècle et est détruit en 666 par un incendie. Un second apparaît dans les textes en 920 sous le nom de Sainte-Cécile, la patronne des musiciens. Au XIIIe siècle, cet édifice disparaît au profit d'une cathédrale romane en pierre. Le parc municipal de Rochegude possède quelques restes des arcades de son cloître[2].

Durant le XIIIe siècle, la répression du catharisme, d'abord militaire (croisade des Albigeois) puis cléricale (Inquisition) éliminent l'hérésie des terres languedociennes, au moment où le comté de Toulouse est rattaché au domaine royal. Dans ce contexte particulier, Bernard III de Castanet est nommé évêque d'Albi en 1276. Il réévalue les revenus épiscopaux de 20 000 à 200 000 livres[3], puis décide en 1277, de rebâtir une cathédrale, symbole de la puissance de l'Église catholique romaine et de la papauté. La première brique est posée en 1282 ; durant deux siècles, le chantier animera la ville avec l'extraction de l'argile du Tarn[4], la cuisson des briques et l'édification du bâtiment. La fin de la construction est fêtée par la consécration du chœur en 1480[4].

Fin XVe siècle, la cathédrale reçoit déjà plusieurs ajouts. Le clocher est rehaussé de trois étages et dépasse la masse de brique, élément qui n'était pas prévu initialement dans les plans. Un jubé en pierre rompt l'homogénéité de brique et l'unité de volume de la nef. Enfin en 1509, des peintres italiens réalisent des fresques encore visibles aujourd'hui sans avoir subi de restauration[4].

Le 9 mai 1792, Jean-Joachim Gausserand, évêque constitutionnel de 1791 à 1801, demanda la démolition de la clôture du chœur et du jubé de la cathédrale. Le Directoire du département du Tarn avait par ailleurs décidé sa destruction. Ému par cette décision, un ingénieur et architecte local, Jean-François Mariès, écrit une lettre le 5 novembre 1792 à Roland, alors ministre de l'Intérieur :

« Monsieur le ministre, je m'empresse de vous avertir que la hache de la destruction est prête à frapper la belle cathédrale d'Albi, qui est un des plus magnifiques monuments que la piété des hommes ait élevés dans le moyen âge à la gloire de l'Être Suprême. Déjà les funestes formalités sont remplies pour la démolir et pour livrer ces précieux débris au plus offrant. Je les mets, Monsieur le Ministre, ainsi que l'édifice imposant qui les renferme, sous votre protection tutélaire, puisque vous avez eu la générosité de joindre au titre de votre autorité, celui de conservateur des monuments publics. Si nous nous arrogeons ainsi le droit d'anéantir les monuments que nous devons au génie, à la munificence et à la piété respectable de nos anciens, quel droit pouvons-nous avoir nous-mêmes à la stabilité de ceux que les événements mémorables des temps présents vont inspirer et faire surgir ? Je vous prie donc, Monsieur le Ministre, d'interposer votre autorité pour empêcher qu'il ne soit porté aucune atteinte à la cathédrale d'Albi, qui est si digne d'être conservée par la sublimité de sa destination et par la majesté que les arts lui ont imprimée en y étalant la magnificence de leurs productions. »

Le ministre intervint pour faire arrêter les projets de destruction. La cathédrale fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862[5].

En 1843, lors de la restauration de la toiture, quelques tourelles et un chemin de ronde sont ajoutés, rehaussant les murs de 7 mètres, renforçant l'aspect défensif de l'ouvrage[4].

En 1988, un couple de faucons pèlerins y a élu domicile. Il a bénéficié d'un nid ajouté à son usage en 2001 et depuis 2008, des ornithologues peuvent étudier l'élevage de sa progéniture à l'aide de deux caméras.

Un programme de rénovation du chœur de Sainte-Cécile est lancé par la World monument fund en 2012 et devrait s'étendre jusqu'à fin 2013[6].

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Dimensions[modifier | modifier le code]

Plan de la cathédrale
  • hauteur du clocher-donjon: 78 m
  • longueur totale: 113,5 m
  • longueur intérieure: 100 m
  • largeur totale: 35 m
  • largeur intérieure: 30 m
  • hauteur des murs: 40 m
  • hauteur des voûtes: 30 m
  • épaisseur des murs à la base: 2,5 m[3]

Description[modifier | modifier le code]

Cathédrale Sainte-Cécile d'Albi
Clocher de la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi

Église fortifiée, et à ce titre symbole du pouvoir temporel de l'Église, elle exprime aussi un renouveau catholique après la crise cathare. La puissante église du XIIIe siècle construite dans le style gothique méridional, avec ses puissants volumes de brique rouge évoquant l'architecture militaire, fut agrémentée d'un superbe portail de style gothique flamboyant aux alentours de l'an 1500, il est appelé le portail Dominique de Florence. L'orgue date du XVIIIe siècle.

Fermée de toutes parts comme un navire de haut bord, la cathédrale d'Albi, contrairement à ses sœurs du nord, ne possède pas de façade ouest monumentale à vocation pédagogique, mais une seule entrée latérale en forme de baldaquin (de style gothique flamboyant), unique élément extérieur de pierre sculptée dans l'ensemble de briques. Elle est un remarquable exemple de l'art gothique méridional, épuré et sobre, presque militaire.

Décoration intérieure[modifier | modifier le code]

Les fresques et peintures murales[modifier | modifier le code]

Détail du pilier gauche.
Détail du pilier droit.
Plafond (détail), cathédrale Sainte-Cécile.

Les fresques de sainte-Cécile représentent la plus grande surface de fresques de la Renaissance en France.Elle est la seule cathédrale d'Europe dont les murs et les voutes sont entièrement peints sur une surface d'environ 18500 m2.

La peinture située sous l'orgue représente le Jugement dernier ; cet ensemble est remarquable par sa surface, par sa qualité et sa disposition en miroir (Création du monde/Jugement dernier). Cette gigantesque peinture du Jugement Dernier (1474-1484) couvrait à l'origine près de 200 m2. Peinte à la détrempe, on distingue trois registres : le ciel, la terre et l'enfer où gesticulent les impies dans les compartiments dédiés aux sept péchés capitaux. Cette œuvre fut mutilée au XVIIIe siècle par l'ouverture, au centre de la paroi, d'un accès à une chapelle située sous le clocher, qui servit de chœur paroissial jusqu'en 1885. Les fresques de la voûte (1509-1512), riches en couleurs et aux dimensions exceptionnelles (97 m de long sur 28 m de large) forment l'ensemble de la peinture renaissance italienne le plus vaste et le plus ancien de France. Ce bleu profond qui tapisse les voûtes au-dessus du chœur est ce fameux « bleu de France » qu'on dit aussi « bleu-roi ». Contrairement à ce qui a longtemps été mentionné dans les guides touristiques, ce bleu ne provient pas du pastel (plante tinctoriale donnant une couleur bleue, cultivée dans la région à la même époque) ; en effet à l'époque, le bleu de pastel n'était exploité que pour la teinture, car on ne savait pas en extraire les pigments et les utiliser sous forme de peinture. Lors de prélèvements au niveau de la voûte de la nef, on a pu établir que cette couleur avait été obtenue à base de lapis lazuli et d'oxyde de cuivre[réf. nécessaire] ; c'est sans doute le choix de matériaux de qualité qui explique le très bon état de conservation de la voûte.

Peintures décoratives[modifier | modifier le code]

La cathédrale d'Albi recèle dans les trompe-l’œil (façon marbre veiné à l'intérieur de multiples losanges) de son triforium sud, un ensemble étonnant, illisible de la nef, d'anamorphoses érotiques.

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Le jubé[modifier | modifier le code]

Le grand chœur de style gothique flamboyant 1545 - 1585.

L'étonnante clôture de chœur ou jubé (fin XVe siècle) de style flamboyant est ornée d'une statuaire polychrome sculptée par les ateliers bourguignons de Cluny, d'autant plus précieuse que la plupart des jubés ont été détruits ; il n'en reste qu'une dizaine en France. — Église Sainte Madeleine à Troyes (Aube), Saint Étienne du Mont à Paris, Notre Dame de l'Épine (Marne), Châteauneuf du Faou, Saint Fiacre (Morbihan), La Chaise-Dieu, Arques la Bataille (Seine Maritime), Saint Pierre le Jeune à Strasbourg —

Graffitis[modifier | modifier le code]

Thierry Cabayé, responsable de la sécurité de la cathédrale, a été attiré par les graffitis gravés sur les murs. Il en a répertorié plus de 2 000. Le plus ancien mentionnant une année date de 1515. Certains sont rédigés en latin, d'autres illustrés d'animaux : rats, lions… Des noms sont inscrits, certains donnent même lieu à un feuilleton ; Hébrard, un enfant de chœur, laisse une trace en 1728, puis une autre comme chanteur en 1739. À côté, figure une trace de « Hébrard, petit petit-fils » en 1853. Des artisans ayant chuté sans dommage ont inscrit des remerciements[7].

Le grand orgue[modifier | modifier le code]

L’orgue gothique (XVIe siècle)[modifier | modifier le code]

Construit vers 1514 sous l’épiscopat du cardinal Jules de Médicis (futur pape Clément VII), très vraisemblablement de facture italienne, cet instrument était d’une dimension similaire au buffet actuel, ce qui faisait de lui certainement le plus grand orgue de la chrétienté. Il semble que cet instrument exceptionnel soit devenu assez rapidement muet, faute d’avoir pu être entretenu et restauré avec la technique voulue. Il a été décrit avant démontage par le facteur d’orgues Christophe Moucherel, qui a reconnu n’avoir jamais vu un instrument pareil dans tout le royaume.

L’orgue de Christophe Moucherel (1734-1736)[modifier | modifier le code]

Il est l’œuvre du facteur d’orgues Christophe Moucherel, originaire de Toul (Lorraine). C’est avec lui que l’archevêque d’Albi, Mgr Armand Pierre de La Croix de Castries passe commande en 1734 d’un grand orgue neuf. Après seulement deux ans de travaux, le grand orgue est achevé. Il comporte alors quatre claviers, un pédalier et 43 registres. Il devient très célèbre (notamment en raison des dimensions exceptionnelles de son buffet : 16,20 m de large pour 15,20 m de hauteur).

Les agrandissements  (deuxième moitié du XVIIIe siècle)[modifier | modifier le code]

En 1747, les facteurs d’orgues toulousains François et Jean-François l’Épine (père et fils) interviennent sur le grand orgue. Ils y ajoutent quatre registres. Durant l’année 1778-1779, le Provençal Joseph Isnard réalise un important travail sur l’instrument en y ajoutant huit registres et surtout un clavier supplémentaire (essentiellement composé de jeux éclatants).

Le déclin (XIXe siècle)[modifier | modifier le code]

En 1824, le facteur d’orgues toulousain Antoine Peyroulous, qui entretient l’instrument depuis 1810, effectue une restauration, avec divers aménagements de la composition et quelques ajouts de registres. Le grand orgue se retrouve avec cinq claviers, un pédalier et 51 registres ; c’est alors qu’il devient le chef d’œuvre de la facture d’orgues méridionale et aussi l’un des plus grands instruments de France.

Malheureusement, en 1838, l’orgue est en très mauvais état. Une opération de restauration est confiée aux frères Claude, originaires de Mirecourt (Vosges). Hélas, c'est un échec et l’instrument sort gravement mutilé après ces travaux. Durant la deuxième moitié du XIXe siècle, plusieurs interventions seront menées sur l’instrument, pour le mettre au goût du jour, en particulier par Frédéric Junck en 1856 et Thiébaut Maucourt en 1865.

L’orgue symphonique (1904-1971)[modifier | modifier le code]

Dans les années 1900, le grand orgue est à nouveau en très mauvais état et nécessite de gros travaux. Le Toulousain Jean-Baptiste Puget (dit Théodore) propose un projet de reconstruction complète de l’instrument. C’est en 1903 que le marché est passé. L’instrument est inauguré le 20 novembre 1904 à l’occasion des fêtes de Sainte-Cécile. C’est maintenant un orgue symphonique, bien loin de l’esprit de l’orgue de Christophe Moucherel. L’instrument possède désormais quatre claviers, un pédalier et 74 registres. Les derniers perfectionnements en matière de facture instrumentale sont présents (par exemple, un système permet d’appeler tous les registres de l’orgue en même temps par une simple pression sur une pédale et de les repousser aussi facilement par un mouvement inverse).

Le grand orgue devient alors le troisième orgue de France, après ceux de Notre-Dame et de Saint-Sulpice à Paris.

L’orgue classique retrouvé (1981)[modifier | modifier le code]

Cinquante ans plus tard, l’instrument se trouve encore dans un état très préoccupant et se pose la question d’une restauration. Un premier projet, porté par Kurt Schwenkedel, voit le jour en 1971. Il s’agit de reconstruire le grand-orgue Puget et de le transformer en un instrument de type « néo-classique » qui aurait 77 registres, cinq claviers et un pédalier. Les travaux sont entrepris, l’orgue Puget est démonté, mais la société Schwenkedel cesse brutalement son activité.

Alors on fait appel au facteur franco-italien Bartolomeo Formentelli, spécialiste de la facture d’orgues traditionnelle française, pour reprendre les travaux commencés. Suite à un inventaire très précis de la tuyauterie de l’orgue, on s’aperçoit que les trois-quarts des tuyaux sont anciens (les tuyaux avaient été réemployés lors des reconstructions successives). Constatant la présence de tant de tuyaux anciens, on décide de reconstituer l’orgue classique (avec des procédés et techniques anciens) après les travaux d’Antoine Peyroulous en 1824. C’est-à-dire l’orgue de Christophe Moucherel, revu et augmenté par l’Epine, Isnard et Peyroulous.

Cette restauration, achevée en 1981, sera une réussite et l’orgue sonne aujourd’hui comme il pouvait sonner à la fin du XVIIIe siècle. La mécanique, elle aussi reconstituée avec les mêmes matériaux qu’au XVIIIe siècle, fonctionne comme pouvait fonctionner celle de Christophe Moucherel en 1736. Aucun système « moderne » n’existe dans cet orgue. Seul un ventilateur électrique (à la place des souffleurs) et un éclairage électrique à la console sont les signes du temps présent.

Outre lors des nombreux concerts organisés par l’Association Christophe Moucherel, le Grand Orgue se fait entendre chaque dimanche lors des messes de 11h00 et 18h00 ainsi qu'à tous les offices des grandes fêtes ( Noël,Pâques,Ascencion,Pentecôte,15 août,toussaint et bien sur la solennité de sainte Cécile en Novembre ) L'association Christophe Moucherel chargé de l'entretien et animations de l'orgue organise des concerts tout au long de l'année et particulièrement au cours de la saison estivale et autour de la sainte Cécile ( concerts et participation à la messe solennelle )

Frédéric Deschamps est le titulaire des Grandes-Orgues de la Cathédrale Sainte-Cécile et de la Collégiale Saint-Salvy depuis décembre 2014.

Reliques[modifier | modifier le code]

La cathédrale d'Albi est l'une des rares églises et l'unique cathédrale française placée sous l'invocation de Cécile de Rome. Les cathédrales successives de la ville, depuis le VIIe siècle, ont été dédiées à Cécile de Rome, dont on pense que la ville possédait des reliques. En 1466, l’évêque d'Albi, Jean Jouffroy, a rapporté de Rome un coffret de reliques de la sainte. La châsse est exposée tous les 22 novembre.

Chaque année les fêtes de sainte Cécile sont célébrées par des concerts et la célébration de la messe solennelle (généralement le dimanche précédent la fête calendaire), entrée en procession des reliques portées par les chevaliers du saint Sépulcre et accompagnées par les dames de saint Sernin, séminaristes, diacres, prêtres, l'archevêque d'Albi et souvent présidée par un évêque invité. Cette célébration est souvent animée par le chœur diocésain accompagné par une chorale invitée. Les concerts gratuits ont lieu sur deux dimanches après-midi.

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Tableaux[modifier | modifier le code]

Polyptyque

La cathédrale est décorée de plusieurs tableaux : parmi les plus intéressants, on remarque un polyptyque italien du XIVe siècle (1345) représentant des Scènes de la vie de Jésus ainsi que la première peinture connue de Jacques Blanchard : Jésus remettant les clés à Saint Pierre (1628).

À la fin du XVIIe siècle, vers 1690, la chapelle du chœur de la cathédrale abritait une importante série de douze portraits d'apôtres et le christ bénissant peints par Georges de La Tour. Don du chanoine Jean-Baptiste Nualard, cette série des apôtres d'Albi fut ensuite dispersée après 1795 et n'ont été localisés que cinq des apôtres, dont deux se trouvent désormais au musée Toulouse-Lautrec accompagnés de copies des autres portraits disparus[8].

Vitraux[modifier | modifier le code]

Le maître verrier Maurice Tastemain (1878-1944), y a réalisé certaines pièces.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la mairie d'Albi
  2. (fr) Marie-Anne Sire, La cathédrale Sainte-Cécile d'Albi, Monum, Éditions du Patrimoine, 2002, (ISBN 2-85822-362-9), p. 7
  3. a et b « Cathédrale Sainte-Cécile d'Albi » (consulté le 31 août 2010)
  4. a, b, c et d « Sainte-Cécile d'Albi » (consulté le 31 août 2010)
  5. « Notice no PA00095453 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. La Dépêche Tarn, Albi, du samedi 7 janvier 2012 p. 21
  7. Franck Madoeuf, « La cathédrale d'Albi : ses fresques... et ses graffitis séculaires », Agence France-Presse,‎ (consulté le 7 septembre 2010)
  8. Les Apôtres de Georges de La Tour Fiche du musée Toulouse-Lautrec

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Marie-Anne Sire, La cathédrale Sainte-Cécile d'Albi, Monum, Éditions du Patrimoine, 2002, (ISBN 2-85822-362-9)
  • (fr) Les prêtres de la paroisse, Basilique Sainte-Cécile, Albi, Coll. As de cœur, éd. la S.A. des cartes postales APA ROUX, Albi 1992, (ISBN 2-907380-23-0)
  • (fr) Jean-Louis Biget et Michel Escourbiac, La cathédrale Sainte-Cécile, (ISBN 2-909478-05-X), 1998, nouvelle édition 2007 (version anglaise The cathedral of Saint-Cecilia, 2007).
  • (fr) Jean-Louis Biget, La cathédrale Sainte-Cécile d'Albi. L'architecture, p. 20-62, dans Congrès archéologique de France. 140e session, Albigeois, 1982, Société Française d'Archéologie, Paris, 1985 ;
  • (fr) Jean-Louis Biget, Y. Carbonell-Lamothe, M. Pradalier-Schlumberger, « Le chœur de la cathédrale d'Albi », p. 63-91 dans Congrès archéologique de France. 140e session, Albigeois, 1982, Société Française d'Archéologie, Paris, 1985
  • (fr) Marcel Durliat, « Le Jugement dernier de la cathédrale d'Albi », p. 92-101, dans Congrès archéologique de France. 140e session, Albigeois, 1982, Société Française d'Archéologie, Paris, 1985 ;
  • (fr) Bruno Tollon, « Les peintures de la cathédrale d'Albi », p. 102-115, dans Congrès archéologique de France. 140e session, Albigeois, 1982 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1985
  • (fr) Bruno Tollon, « Les décorations des chapelles de Sainte-Cécile d'Albi », p.116-121, dans Congrès archéologique de France. 140e session, Albigeois, 1982, Société Française d'Archéologie, Paris, 1985

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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