Catalogne

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Catalogne
Catalunya (ca)
Catalonha (oc)
Cataluña (es)
Armoiries
Armoiries
Drapeau
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Capitale Flag of Barcelona.svg Barcelone
41° 23′ N, 2° 11′ E
Statut d'autonomie 9 septembre 1932
19 septembre 1979, modifié le
Sièges au Parlement 47 députés
24 (16 élus et 8 désignés) sénateurs
Président Carles Puigdemont (PDC)
Pouvoir législatif Parlement de Catalogne
ISO 3166-2:ES ES-CT
Démographie
Gentilé catalan, catalane (en français)
català, catalana (en catalan)
catalán, catalana (en espagnol)
catalan, catalana (en occitan)
Population 7 565 603 hab. (2012)
Densité 237 hab./km2
Rang 2e rang (16 %)
Langue(s) Catalan, occitan (officielles et propres), espagnol (officielle)
Géographie
Coordonnées 41° 48′ 36″ Nord, 1° 28′ 12″ Est
Superficie 3 195 000 ha = 31 950 km2
Rang 6e rang (6,3 %)
Fuseau horaire UTC +1 (heure d'été: UTC +2)
Divers
Indicatif téléphonique +34 97-
+34 93 (Barcelone)
Devise Sempre endavant mai morirem[1],[2]
(« Toujours en avant, jamais nous ne mourrons ») (devise de Notre-Dame de la Réal)
Hymne Els Segadors
Localisation
Localisation de Catalogne
Liens
Site web gencat.cat

La Catalogne (en catalan : Catalunya, en occitan : Catalonha, en espagnol : Cataluña) est une communauté autonome et une région historique d'Espagne, régi par un statut d'autonomie. Depuis le , elle est définie comme « réalité nationale » par son statut d'autonomie, mais le préambule du même statut définit la Catalogne comme nation[3],[4].

Elle est située dans le nord-est de la péninsule Ibérique en Europe du Sud et, selon les définitions, de l'Ouest. Sa capitale et métropole est la ville de Barcelone. Est entourée par la Communauté valencienne au sud, l'Aragon à l'ouest, la France au nord, l'Andorre au nord-ouest, et la mer Méditerranée à l'est. Elle couvre une superficie de 31 950 km2 (6 % de la superficie de l'Espagne). Ses langues officielles sont le catalan, l'occitan (dialecte aranais en Val d'Aran) et l'espagnol ou castillan. En 2015, elle comptait 7 508 106 habitants (17 % de la population espagnole), ce qui en faisait la deuxième communauté d'Espagne après l'Andalousie et la dixième subdivision territoriale de premier niveau administratif d'Europe en terme de population. Elle est également la plus peuplée parmi les Pays catalans, ensemble culturel et linguistique qui la lie à la Communauté valencienne, aux îles Baléares et à l'essentiel du département français des Pyrénées-Orientales.

Administrativement, la communauté autonome de Catalogne actuelle est divisée en 41 comarques, regroupées en quatre provinces d'Espagne : Barcelone (Barcelona), Gérone (Girona / Gerona), Lérida (Lleida / Lérida) et Tarragone (Tarragona). Les agglomérations les plus importantes sont celles de Barcelone, par ailleurs deuxième aire urbaine d'Espagne en talonnant de peu Madrid, et de Tarragone.

La Catalogne est née en tant que réalité nationale par la réunion politique de plusieurs comtés de l'ancienne Marche d'Espagne carolingienne entre le IXe siècle et le XIIe siècle sous l'autorité de la Maison de Barcelone. La Principauté de Catalogne ainsi constituée devient progressivement un État à la fin du Moyen Âge, avec ses institutions comme les Corts, son droit hérité du droit romain, wisigothique et féodal et compilé dans les Usatges, ou encore sa langue, le catalan, qui se constitue en langue administrative, juridique et littéraire à partir du XIIe siècle. Par le système politique de monarchie pactisme, la Catalogne conserve ses spécificités et privilèges institutionnels, coutumiers et juridictionnels, appelés constitutions et autres droits, au sein de la Couronne d'Aragon puis du royaume d'Espagne, jusqu'aux décrets de Nueva Planta de 1715 et 1716. Après le mouvement de renouveau de la langue et de la culture catalanes de la Renaixença dans la deuxième moitié du XIXe siècle, le nationalisme catalan ou « catalanisme » se structure idéologiquement à la fin du XIXe siècle, tandis que la Catalogne est l'une des rares régions d'Espagne à connaître alors une importante Révolution industrielle. De même, le mouvement artistique du Modernisme témoigne de l'ouverture sur l'Europe de la région ainsi que du nouveau rayonnement culturel que connaît ce territoire.

Industrialisée depuis le XIXe siècle, avec les secteurs historiquement dominants du textile, de la construction navale ou de la mécanique auxquels se sont ajoutés à la fin du XXe siècle ceux du tourisme, de l'automobile, de la chimie, de la pharmacie, de l'agroalimentaire ou de l'informatique, la Catalogne est aujourd'hui la communauté autonome la plus riche d'Espagne et la onzième des subdivisions territoriales de l'Union européenne, avec un Produit intérieur brut (PIB) de 255,204 milliards de dollars américains en 2012[5]. La communauté fait partie depuis 1988 des Quatre moteurs pour l'Europe avec le Land allemand du Bade-Wurtemberg, la région italienne de Lombardie et celle française de Rhône-Alpes (devenue en 2016 de l'Auvergne-Rhône-Alpes), et depuis 2004 de l'Eurorégion (devenue en 2009 un Groupement européen de coopération territoriale ou GECT) Pyrénées-Méditerranée avec les régions françaises du Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées (qui ont fusionné en 2016) ainsi que la communauté espagnole des Îles Baléares (auxquelles s'ajoutaient jusqu'en 2006 l'Aragon). Par le biais de l'Espagne, la Catalogne fait parie de l'Union européenne, de la zone euro et de l'espace Schengen.

Localisation[edit | edit source]

La Catalogne est bordée par la mer Méditerranée au sud (mer des Baléares) et à l'est (golfe du Lion), bordant les littoraux touristiques de la Costa Brava, de la Costa del Maresme et de la Costa Daurada. Au nord, les Pyrénées constituent une frontière naturelle avec la France (région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées) et l'Andorre. Les autres communautés autonomes espagnoles d'Aragon et de la Communauté valencienne la bordent respectivement à l'ouest et au sud, tandis que les îles Baléares sont situées au large de ses côtes en mer Méditerranée. Avec une superficie de 31 950 km2, la Catalogne est la sixième communauté la plus étendue d'Espagne.

Toponymie[edit | edit source]

Le nom de la Catalogne a commencé à être utilisé au XIIe siècle[6] en référence au groupe de territoires qui composaient la Marche d'Espagne, qui sont progressivement devenus indépendants des autorités franques. Différentes théories ont été avancées pour expliquer l'origine de ce toponyme :

  • Une théorie suggère que Catalogne vient de Gothia, la « terre des Goths », depuis que la Marche d'Espagne aurait été l'une des terres des Goths, ce qui aurait dérivé en Gothland et en Gothlandia[7]. Cependant, cette théorie est critiquée[8],[9]. En effet, la fin "-lunya" du nom catalan Catalunya oriente, sur le plan linguistique, vers une expression latine Gotia Longa (ou Gota lonna) = « Gothie étendue » (jusqu'à Barcelone), autrement dit « Grande Gothie » par opposition à ce qui serait la « petite Gothie » du IXe siècle connue sous le nom de Marquisat de Gothie. Cette interprétation est corroborée par la forte admiration des ancêtres goths entretenue localement pendant les IXe et Xe siècles qui ont vu l'affirmation du Comté de Barcelone.
  • Une autre théorie pointe la Lacetani, une tribu ibère qui vivait dans la région, et dont le nom pourrait avoir évolué en Katelans par métathèse, puis en Catalans[10].
  • Une autre théorie évoque un lien avec le peuple celte des Catalaunes : à l'époque de l'installation des peuples belges au nord de la Seine, au début du IIIe siècle av. J.-C., un rameau des Catalauni, qui occupait la partie sud-est du département de la Marne et le nord de celui de la Haute-Marne, peut-être en liaison avec la migration identique des Volques, se serait établi sur le territoire de l'actuelle Catalogne[11],[12].

Histoire[edit | edit source]

Article détaillé : Histoire de la Catalogne.

Du fait de son emplacement, le territoire catalan a été l'objet de nombreuses influences externes, souvent simultanément, depuis les temps préhistoriques jusqu'à la naissance de l'Espagne en tant que État, ainsi que de nombreuses circulations d'hommes, d'idées, de savoirs et de techniques. Inversement, le territoire lui-même a été une importante source d'inspiration pour d'autres territories, principalement durant le Moyen Âge, lorsqu'il est devenu le cœur politique et culturel de la Couronne d'Aragon qui a établi une véritable thalassocratie en Méditerranée occidentale entre le XIIIe siècle et le XVIe siècle et laissé un héritage d'environ 10 millions de catalanophones à ce jour.

Moyen Âge[edit | edit source]

Comtés catalans du VIIIe au XIIe siècle.

Comté de l'empire carolingien depuis la conquête par Charlemagne (801), la Catalogne naît au IXe siècle. Sa langue, le catalan, très proche au Moyen Âge de l'occitan, se développe à partir du IXe siècle. Le « père fondateur » de la Catalogne serait Guifred le Velu, nommé comte de Barcelone en 878 au Concile de Troyes. Guifred le Velu est l'ancêtre de la dynastie de Barcelone, qui construit peu à peu l'État catalan autour du comté de Barcelone, notamment en rejetant la suzeraineté des rois francs.

En 1137, le comte de Barcelone épouse l'héritière du royaume d'Aragon. À ce moment naît la Couronne d'Aragon qui développe un mode d'administration original, très décentralisé pour répondre aux fortes différences tant politiques qu'économiques et linguistiques des deux parties de la Couronne, le Royaume d'Aragon et la Principauté de Catalogne.

La Couronne d'Aragon atteint son apogée avec la conquête du royaume de Valence et le développement de son influence en Méditerranée : les souverains d'Aragon prennent possession de la Sicile, du royaume de Naples et temporairement de la Sardaigne et de la Corse dont ils sont à l'origine du drapeau à tête de maure. Les almogavres, mercenaires catalans, vont créer un éphémère duché en Grèce. Cette expansion explique l'usage de la langue catalane de nos jours au Pays Valencien, aux Baléares et dans un bourg de Sardaigne, Alghero.

La frontière avec la France est fixée par le traité de Corbeil de 1258, après l'échec de l'intervention aragonaise lors de la Croisade des Albigeois. Le Roussillon et le nord de la Cerdagne sont alors inclus dans la Catalogne historique. En 1283, la Principauté de Catalogne a célébré son premier Cort General (le parlement) régulier, qui a approuvé les constitutions catalanes et, en 1359, a créé la Députation du General (ou Generalitat), consolidant ainsi le système de gouvernement de la monarchie pactiste ou contractuelle, qui caractérisent la Catalogne jusqu'au l'établissement de l'absolutisme au XVIIIe siècle.

La Catalogne amorce son déclin à la disparition du roi Martin Ier d'Aragon, le Vieux, dernier souverain de la maison de Barcelone, mort sans héritier en 1410. Pendant trois siècles, les catalans se rebellent à de nombreuses reprises pour défendre leurs droits face à un pouvoir castillan de plus en plus expansionniste et cherchent à échapper à l'effort militaire de l'empire espagnol.

Époque moderne[edit | edit source]

Partition de la Catalogne (1659).

Quatre événements se détachent :

  1. En 1410, une guerre de succession éclate. La dynastie castillane des Trastamare soutenue par le pape, l'Aragon et la Castille, s'impose.
  2. En 1462, une rébellion se produit contre Jean II d'Aragon. À cette occasion, le Roussillon et la Cerdagne sont donnés en gage au roi de France Louis XI qui les occupe militairement.
  3. En 1640 éclate la révolte des Faucheurs (Segadors). Les catalans s'opposent au très centralisateur ministre Olivares qui veut supprimer leurs privilèges locaux pour les faire participer à l'effort de guerre. Les Catalans révoltés proclament dans un premier temps une république catalane, puis font appel à Louis XIII, proclamé comte de Barcelone. Par le traité des Pyrénées son fils Louis XIV conclut avec le roi d'Espagne une partition de la Catalogne. Le Roussillon, le Vallespir, le Conflent et le nord de la Cerdagne rejoignent le royaume de France. Els Segadors (Le chant des Faucheurs) est l'hymne national officiel catalan.
  4. La guerre de Succession d'Espagne s'achève le 11 septembre 1714 par la prise de Barcelone par les troupes franco-espagnoles. La Catalogne avait choisi le camp de la maison des Habsbourg contre celle des Bourbons. Cette défaite est à l'origine de la fête nationale de Catalogne (Diada Nacional de Catalunya). La Catalogne sort brisée et soumise de cette épreuve et il faut attendre plus d'un siècle pour assister à sa renaissance.

L'union dynastique avec la Couronne de Castille en 1479 mais surtout les conséquences de la guerre des faucheurs de 1640-1659, de la prise de Barcelone le par les forces franco-castillanes de Philippe V de Bourbon, des guerres carlistes au XIXe siècle ou de la dictature nationaliste et centralisatrice de Francisco Franco entre 1939 et 1975 ont fortement diminué le rôle politique et culturel joué par la Catalogne en Espagne et en Europe.

Époque contemporaine[edit | edit source]

Proclamation de la République en Barcelone, 14 avril 1931.

Elle est annexée à l'Empire français par Napoléon Ier du 26 janvier 1812 au 10 mars 1814 et divisée en quatre départements. Elle s'industrialise rapidement au XIXe siècle, et entre ensuite dans l'ère industrielle avec beaucoup plus de dynamisme que la plupart des autres territoires espagnoles. Le développement économique entraîne le renouveau culturel de la Catalogne (la Renaixença) et un retour des revendications linguistiques et nationalistes catalanes.

En 1931 est proclamé la République catalane confédérée à l'Espagne à la suite de la victoire électorale des partis catalanistes de gauche et obtient en échange, après négociation avec le nouveau gouvernement de la République espagnole, un statut d'autonomie en 1932 qui ressuscite l'institution de la Généralité de Catalogne (en catalan: Generalitat de Catalunya). Ce statut est suspendu en 1939 lorsque la Catalogne, fidèle à la République, se soumet aux troupes nationalistes de Franco durant la guerre d'Espagne. En 1940, le président catalan, Lluís Companys, fut arrêté en France par les nazis et exécuté par le régime franquiste.

Après la dictature franquiste, avec le retour de la démocratie, la Généralité de Catalogne est rétablie en 1978 avec retour d'exil de son président Josep Tarradellas. Celui-ci occupe le poste en intérim jusqu'aux élections de 1980, qui voient Jordi Pujol, souverainiste catalan de centre-droit, plusieurs fois emprisonné sous la dictature franquiste, être élu président de la Généralité. Il occupe ce poste pendant six mandats consécutifs. La transition démocratique permet l'expression libre des idées catalanistes et la restauration d'institutions autonomes. Une forte effervescence économique et sociale s'ensuit, portée par le tourisme de masse, l'urbanisme innovant de Barcelone qui devient le lieu d'expression d'architectes à la renommée internationale ou les Jeux olympiques d'été de 1992.

La crise économique et du logement de la fin des années 2000 et du début des années 2010 ainsi que la décision du Tribunal constitutionnel espagnol d'invalider plusieurs dispositions du statut d'autonomie entraînent d'importantes tensions sociales et politiques en Catalogne de même qu'entre la communauté et le gouvernement central. Cela aboutit à la montée du Mouvement des Indignés et de l'indépendantisme catalan, caractérisé par la victoire de la liste Barcelona en comú de gauche radicale et écologiste aux élections municipales de 2015 à Barcelone, permettant l'accession au poste de maire de l'activiste Ada Colau, et par celle de l'alliance indépendantiste Junts pel Sí aux élections au Parlement de Catalogne de la même année. Une Déclaration sur le lancement du processus d'indépendance de la Catalogne est adoptée par le Parlement de Catalogne le .

Géographie[edit | edit source]

Géologie et relief[edit | edit source]

Le Pla de Bages et Montserrat.

La Catalogne a une diversité géographique remarquable, compte tenu de la taille relativement petite de son territoire. Elle est conditionnée par la côte méditerranéenne, à l'est, avec 580 km de côtes, et les grandes unités issues des Pyrénées, au nord. Le relief catalan présente environ trois unités structurantes :

  • La formation des Pyrénées qui relie la péninsule ibérique avec le continent de l'Europe, et dans le nord de la Catalogne ;
  • le système côtier avec alternances de collines et plaines parallèles à la côte méditerranéenne ;
  • la dépression centrale qui forme le secteur oriental de la vallée de l'Èbre.

Les Pyrénées catalanes représentent près de la moitié de la longueur des Pyrénées car elles s'étendent sur plus de 200 km. Traditionnellement, ce qui les différencie des Pyrénées axiales, ce sont les principaux contreforts (territoire sud catalan) et sont des formations de montagnes parallèles, mais avec des altitudes plus basses, moins raides et dont la formation géologique est différente. Le point culminant de la Catalogne, qui se trouve au nord de la région de Pallars Sobirà, situé sur la frontière franco-espagnole est la Pique d'Estats (3 143 m), suivi de Puigpedrós (2 914 m) et du Puigmal (2910) sur la frontière avec la France. Le piémont catalan est marqué par plusieurs chaînes de montagnes comme le Cadi ou le Pedraforca.

Le système méditerranéen catalan repose sur deux arêtes sensiblement parallèles à la côte, dans une direction nord-ouest vers le sud-ouest. Ce sont la chaîne côtière d’une part et les montagnes pré-côtières ou piémontaises de l’autre. La chaîne côtière est de moindre longueur et d’altitude plus basse que la montagne pré-côtière. Au sein de cet ensemble, se trouve une série de plaines sur lesquelles forment une dépression côtière et une autre pré-littorale. La dépression côtière est située sur la côte est des montagnes pré-côtières de la côte. La dépression pré-littorale, base de la plaine de Vallès et Penedès, est située à l'intérieur entre deux montagnes. Les autres plaines majeures sont dans les régions de la Forêt et de la Haute et de la Basse Empordà respectivement. Enfin, le système comprend également la chaîne transversale et les sous-Pyrénées, qui sont des formations finales des montagnes pré-côtières, en contact avec les Pyrénées et les contreforts (les volcans région de la Garrotxa).

La dépression centrale catalane est une plaine située entre les Pyrénées et les montagnes pré-côtières. Le sud de la province de Lleida et le centre de Barcelone occupent ce territoire. L’altitude se situe entre 200 et 600 mètres. Les plaines et les eaux qui descendent des Pyrénées, ont créé un terreau fertile pour les terres agricoles où ont été construits et de nombreux canaux d'irrigation.

Hydrographie[edit | edit source]

Lac de Banyoles.

Presque toute la Catalogne appartient à la Méditerranée. Le réseau hydrographique catalan comprend deux grands bassins hydrographiques plus ceux de l'Èbre de Catalogne, drainant toute la Méditerranée. En outre, il y a le bassin de la Garonne mais il ne couvre que 1,73 % du territoire catalan et elle se jette dans l'océan Atlantique.

Le réseau hydrographique peut être divisé en deux secteurs, l'un de l'ouest ou le versant oriental de l'Èbre et fait petites rivières qui se jettent dans la Méditerranée le long de la côte catalane. La première donne une moyenne de 18 700 hm³ / an, tandis que le second fournit seulement une moyenne de 2,02 hm³ / an. La différence est due à la grande contribution de l'Èbre, qui est un affluent majeur Segre. La Catalogne a, en outre, une richesse relative par ses eaux souterraines, mais il y a aussi les inégalités entre les régions, étant donné la structure géologique complexe du pays. Dans les Pyrénées catalanes il y a beaucoup de petits étangs, restes de l'âge de glace. Le plus important est celui de Banyoles.

La côte catalane est presque droite, d'une longueur de plus de 500 km, et marquée par le Cap de Creus, le golfe de Roses au nord, et, au sud, le delta de l'Èbre. La chaîne côtière plonge dans la mer en deux segments, l'un entre l'Estartit et la ville de Blanes (Costa Brava) et l’autre au sud de Garraf.

Climat[edit | edit source]

L'église Sant Climent de Taüll, qui est située au pied des Pyrénées.

La Catalogne bénéficie d'un climat méditerranéen doux de son propre hémisphère nord de la latitude. Toutefois, en raison de sa topographie variée, il y a une variété de climats et de caractéristiques particulières. Les températures moyennes annuelles varie de 0 °C dans les Pyrénées, à 17 °C sur la côte sud. Les températures maximales peuvent atteindre 43 °C (les Garrigues), et le minimum -30 °C (Pyrénées).

À propos des précipitations, la Catalogne peut être divisé en deux régions :

  • la Catalogne humide, comprenant les Pyrénées, les contreforts, les sous-Pyrénées îles de montagne et une partie de la gamme pré-littorale, où la pluviométrie dépasse 700 mm par an ;
  • la Catalogne sèche, le reste du pays, où les précipitations sont inférieures à 700 mm par an.

En Méditerranée, les étés sont secs et les pluies de printemps. Dans les Pyrénées, les précipitations sont abondantes en mai et juin, et les étés généralement humides. En considérant à la fois la température et les précipitations, la Catalogne est divisée en trois principaux domaines climatiques :

  • un climat alpin (Hautes-Pyrénées) ;
  • un climat atlantique (dans le bassin de la Garonne) ;
  • un climat méditerranéen (le reste du pays), qui est divisé en une zone de hautes montagnes et de moyenne montagne.
La ville de Cadaqués, une destination touristique très populaire, est située sur la côte méditerranéenne.

Le climat de la Catalogne est varié. Les zones peuplées et situées sur la côte de Tarragone, Barcelone et Gérone sont caractéristiques d'un climat méditerranéen. L'intérieur (y compris la province de Lérida et la partie intérieure de la province de Barcelone) abrite principalement un climat mi-méditerranéen mi-continental. Les pics des Pyrénées sont caractéristiques d'un climat montagnard, voire d'un climat alpin sur les plus hauts sommets.

Dans la région méditerranéenne, les étés sont secs et chauds, et la température maximale est d'environ 30 °C. L'été est la saison pluvieuse dans les vallées pyrénéennes avec de fréquentes tempêtes. L'hiver est frais ou froid selon la localisation. Il neige souvent dans les Pyrénées, y compris à basse altitude, même à proximité de la côte. Le printemps et l'automne sont généralement des saisons pluvieuses.

L'intérieur de la Catalogne est très chaud et sec en été. La température peut atteindre 35 °C, voire 40 °C. Les nuits sont plus froides que sur la côte, avec des températures de l'ordre de 14 °C à 16 °C. Le brouillard n'est pas rare dans les vallées et les plaines, il peut être particulièrement résistant et peut être accompagné par des périodes de bruine verglaçante au cours de l'hiver près de la Sègre et d'autres vallées de rivières.

Protection de la nature[edit | edit source]

Le parc national d'Aigüestortes et lac Saint-Maurice.

En 1990, le gouvernement a créé le Conseil de la protection de la nature catalane, un organe consultatif pour la protection de la nature et du paysage, afin d'apprendre, d'étudier, protéger et gérer le Catalan naturel. Il y a onze parcs naturels en Catalogne : le parc naturel des Hautes-Pyrénées, les marais de l'Empordà, le parc naturel de Moixeró, Cap de Creus, Ports, le delta de l'Ebre, le parc naturel de Montseny, Montserrat, le Munt, Montsant et volcanique de la zone de Garrotxa, un parc national d'Aigüestortes et Saint-Maurice, une réserve naturelle, le delta du Llobregat et une réserve marine, les îles Medes.

Biodiversité[edit | edit source]

La Catalogne est une vitrine des paysages européens sur une petite échelle. Un peu plus de 30 000 kilomètres carrés d'hébergement une variété de substrats, les sols, le climat, l'orientation, l'altitude et la distance de la mer. L'ensemble est d'une grande diversité écologique et une richesse remarquable de paysages, des habitats et des espèces. Il y a plus de 600 types d'habitats naturels et semi-naturels. 65 % du pays maintient un degré élevé de naturel, mais aussi très vulnérables aux pressions auxquelles il est soumis. Plus de 7 millions de personnes sont concentrées dans 30% du territoire principalement sur la côte. Dans l'agriculture intensive, l'élevage et industrielle ajouté un grand-touristiques de plus de 20 millions de visiteurs annuels-, un taux élevé de l'étalement urbain et un réseau dense de l'infrastructure routière. La pression créée par ce modèle rend vie à la campagne empreinte écologique emportent la zone administrative.

Voies de communication et transports[edit | edit source]

Voies routières

Le réseau routier s'étend sur 12 000 km. La principale autoroute AP-7 est aussi connue sous le nom d'Autopista del Mediterrani. Elle suit la côte, de la frontière française à Valence, située au sud de Tarragone. Les routes principales sont généralement reliées à Barcelone. L'A-2 et l'AP-2 relient l'intérieur de la Catalogne à Madrid.

Transports ferroviaires

La Catalogne a vu la première construction de chemins de fer dans la péninsule Ibérique en 1848, avec la liaison entre Barcelone et Mataró. Compte tenu de la topographie, la plupart des lignes de chemins de fer en Catalogne sont reliées à Barcelone. L'agglomération est en outre sillonnée par de nombreuses lignes de banlieue.

Les compagnies de chemins de fer en Catalogne sont les FGC et la Renfe.

Depuis Madrid, les trains à grande vitesse appelés AVE desservent Lleida depuis 2002, Tarragone à partir de 2006 et Barcelone depuis le , que l'on rejoint depuis la capitale espagnole en 2 heures 30 environ. Enfin, depuis 2013, la ligne est connectée au réseau ferré français par le biais de la LGV Perpignan - Figueras transfrontalière qui traverse les Pyrénées par un tunnel de 8 km de long sous le col du Perthus.

Transports aériens
Tour de contrôle de l'aéroport de Barcelone
Transports maritimes

Politique et administration[edit | edit source]

Statut légal[edit | edit source]

Article détaillé : Communautés autonomes espagnoles.
Emblème officiel de la Généralité de Catalogne, adopté en 1932.

La Constitution espagnole de 1978 déclare que l'Espagne est une nation indissoluble qui reconnaît et garantit le droit à l'autonomie des régions qui la constituent[13]. On reconnaît à la Catalogne, comme au Pays basque et à la Galice, un statut particulier de « communauté historique ». Compte tenu de la capacité d'accéder à l'autonomie, cela a entraîné en 1979 le statut d'autonomie de la Catalogne. Dans un processus initié par l'Andalousie et achevé en 1985, les quatorze autres communautés autonomes ont obtenu leurs propres statuts d'autonomie. À partir de 2003, on enregistre une série d'amendements concernant les divers statuts d'autonomie (notamment, aux côtés de la Catalogne, ceux de l'Aragon, la Communauté valencienne, les îles Baléares et les îles Canaries).

Le statut d'autonomie de 1979 et l'actuel, approuvé en 2006, déclarent que la Catalogne, en tant que « nationalité » d'Espagne, exerce son autogouvernance comme une communauté autonome, conformément à la Constitution et au statut d'autonomie de la Catalogne, qui est un droit institutionnel de base[14].

Le préambule de 2006 sur le statut d'autonomie affirme que le Parlement a défini la Catalogne comme une nation, mais que la Constitution espagnole reconnaît la Catalogne comme une réalité nationale. Le préambule n'a pas de valeur juridique, donc le statut est le même que ce qu'il était en 1979, c'est-à-dire une communauté autonome. Bien que ce statut ait été approuvé à la fois par le Parlement catalan et par le Parlement espagnol et, plus tard, par un référendum en Catalogne[réf. nécessaire], il a été juridiquement contesté par les Communautés autonomes environnantes de l'Aragon, des îles Baléares et par la Communauté valencienne[15], ainsi que par le Partido Popular. Les objections sont fondées sur divers aspects tels que le patrimoine culturel et le principe de « solidarité entre les régions ». En novembre 2008, le tribunal constitutionnel est chargé d'évaluer la constitutionnalité des articles en cause. Le 10 juillet 2010, elle récuse les nouveaux statuts comme non conformes à la constitution sur plusieurs points tels que les notions de nation, de justice autonome et la fiscalité. Cette décision entraîne une manifestation rassemblant plus d'un million de personnes le lendemain[16].

Gouvernement[edit | edit source]

Parlement de Catalogne, situé dans le Parc de la Ciutadella, à Barcelone.

Depuis 2016, Carles Puigdemont, membre du parti Convergence démocratique de Catalogne (CDC), soutenu par la coalition Ensemble pour le oui (JxSí) et la Candidature d'unité populaire (CUP), est président de la Généralité. Il prend la suite d'Artur Mas, au pouvoir à partir de 2010.

Gouvernement de Catalogne (2016- ). Carles Puigdemont, président de la Géneralité de Catalogne, est au centre. Oriol Junqueras, le vice-président, est à sa droite.

La Catalogne dispose de sa propre autonomie et possède des compétences dans 33 domaines. Le , le parlement catalan a adopté le projet de loi de réforme du statut de la Catalogne, qui a ensuite été débattu devant l'assemblée parlementaire espagnole à Madrid. Après des discussions ayant montré des divisions, et une révision à la baisse négociée par le président du gouvernement espagnol et le chef du premier parti catalan, le projet a été adopté par l'assemblée et proposé aux Catalans par référendum. Malgré certains indépendantistes ayant appelé à voter non (car le projet ne reconnaissait pas la Catalogne comme nation, ne lui laissait pas la totale maîtrise des impôts, des ports et des aéroports), presque 75 % des votants l'ont accepté le . Cependant le taux de participation était légèrement inférieur à 50 %. Le nouveau statut a été en partie annulé par le tribunal constitutionnel le 10 juillet 2008 (6% des articles furent annulés ou amendés).

Lors des élections d', la coalition Ensemble pour le oui (JxSí) et la Candidature d'unité populaire (CUP), défendant un programme indépendantiste, ont remporté 73 députés sur 135 au Parlement, avec 47,8 % des suffrages exprimés.

Article détaillé : Nationalisme catalan.

Division territoriale[edit | edit source]

Division territoriale de Catalogne.

La Catalogne est divisée aujourd'hui en trois divisions administratives : les municipalités (en catalan municipis), les comarques, niveau administratif comparable aux communautés de communes françaises, et les provinces (en catalan províncies), division générale de l'Espagne, mais les provinces sont actuellement en cours de remplacement par une nouvelle division régionale catalane, les vigueries (en catalan vegueries).

Municipalités les plus importantes
Position Ville Comarque Population de la ville
1 Barcelone Barcelonès 1 619 337 hab.
2 L'Hospitalet de Llobregat Barcelonès 258 642 hab.
3 Badalona Barcelonès 218 886 hab.
4 Terrassa Vallès Occidental 212 724 hab.
5 Sabadell Vallès Occidental 207 338 hab.
6 Tarragona Tarragonès 140 184 hab.
7 Lérida Segrià 137 387 hab.
8 Mataró Maresme 122 905 hab.
9 Santa Coloma de Gramenet Barcelonès 120 060 hab.
10 Reus Baix Camp 106 622 hab.
11 Gérone Gironès 96 236 hab.

Population et société[edit | edit source]

Démographie[edit | edit source]

La communauté autonome de Catalogne couvre une superficie de 32 114 km2 avec une population estimée à 7 539 618 habitants en janvier 2011, les immigrants en représentant 15,73 %[17]. La Catalogne est la région d'Espagne qui reçoit le plus grand nombre d’immigrants : l’arrivée d'immigrés entre 1998 et 2009 a représente 77 % de la croissance de la population de cette région durant cette période. Le tamazigh, qui est parlé dans des régions éparses du Maghreb est la troisième langue la plus parlée en Catalogne après le catalan et l’espagnol[18].

La région urbaine de Barcelone comprend 5 529 099 personnes[17] et couvre une superficie de 2 268 km2. L'aire métropolitaine de la région urbaine comprend des villes comme L'Hospitalet de Llobregat, Badalona, Santa Coloma de Gramenet et Cornellà de Llobregat.

En dehors de Barcelone, il y a d'autres villes importantes, comme Tarragona, Lleida, Girona.

La région métropolitaine de Tarragone comprend 811 401 personnes[17] et est la deuxième région métropolitaine de Catalogne.

Entre 1900 et 2001, la population de la Catalogne a été multipliée par 3[19]. Cette augmentation est due à l'expansion démographique en Espagne au cours des années 1960 et au début des années 1970 et aussi à l'exode rural. Cette vague de migration est arrivée dans plusieurs régions d'Espagne, en particulier l'Andalousie, l'Estrémadure et Murcie.

Enseignement[edit | edit source]

Tout l'enseignement dans la Catalogne se fait en catalan, avec trois heures par semaine d'espagnol et trois d'anglaise. Il y a 12 universités.

Manifestations culturelles et festivités[edit | edit source]

Gegants et Capgrossos au fête de La Seu d'Urgell.

Les festes Majors sont les fêtes patronales des villes et villages de Catalogne. La Patum de Berga est une fête traditionnelle et populaire ayant lieu dans la ville de Berga (située au nord de Barcelone).

Santé[edit | edit source]

Sports[edit | edit source]

Le sport occupe une place toute particulière dans le cœur des Catalans, notamment le football. On peut citer le FC Barcelone[20]. Une véritable institution depuis 1899 qui occupe le célébrissime stade du Camp Nou dans le quartier de Les Corts au Nord de la ville. Le club de football est une des sections du club omnisports FC Barcelone. Celui-ci se distingue aussi en basket-ball, handball et hockey sur patins ; l'élection du président du Barça est pour les catalans aussi importante que les élections municipales à l'Ajuntament. Elle est traitée avec une campagne médiatique locale invoquant les voix des socis, les adhérents du club, nombreux parmi les habitants de Barcelone. Il existe également un deuxième club de football de haut niveau dans la ville. Il s'agit du RCD Espanyol Barcelone[21] qui a déménagé en août 2009 à Cornellà[22].

Principaux clubs sportifs[edit | edit source]

Club Sport Ligue Stade/enceinte Date de fondation
FC Barcelone football Liga BBVA Camp Nou 1899
RCD Espanyol football Liga BBVA Stade Cornellà-El Prat 1900
FC Barcelone basket-ball Liga ACB Palais Blaugrana 1926
CJ Badalone basket-ball Liga ACB Pavillon olympique 1930
Bàsquet Manresa basket-ball Liga ACB Pavillon Nou Congost 1931
FC Barcelone handball Liga ASOBAL Palais Blaugrana 1942
BM Granollers handball Liga ASOBAL Palais des sports 1942
FC Barcelone hockey sur glace Superliga Española Palais de glace du FC Barcelona 1972
CG Puigcerdà hockey sur glace Superliga Española Palais omnisports 1956

Médias[edit | edit source]

Télévision

Televisió de Catalunya est l'organisme chargé de la diffusion des chaînes de télévision publiques en Catalogne. Elle est sous la régulation de l'organisation politique de la Generalitat, via l'institution du Conseil de l'audiovisuel, élu par le Parlement de Catalogne. Elle dispose actuellement de quatre chaînes, toutes en catalan : TV3 et sa déclinaison satellitaire TV3 Cat, Super3 / 33, 3/24 et Esport3. Il existe aussi une importante chaîne régionale privée, 8tv.

Le groupe national public Televisión Española dispose d'un centre de production en catalan à Sant Cugat del Vallès (TVE Catalunya) et cinq chaînes : La 1, La 2, 24 horas, Clan et Teledeporte. Les chaînes privées nationales sont également disponibles sur la TNT, comme les principaux généralistes Antena 3, Cuatro, Telecinco et laSexta.

Radios

La Corporació Catalana de Mitjans Audiovisuals, dépendant de la Généralité de Catalogne, dispose actuellement de quatre stations de radio, toutes en catalan : Catalunya Ràdio, Catalunya Informació, Catalunya Música et iCat. Il existe aussi autres stations régionales privées de radio comme RAC 1, RAC 105, Ràdio Flaixbac ou Flaix FM.

Appartenant au groupe nationale Radio Nacional de España, est la station de radio publique en catalan, Ràdio 4. Les autres stations du groupe comme Radio Nacional ou Radio 5 et les principales stations privées nationales (Cadena SER, Cadena COPE, Onda Cero ou la musicale Los 40 Principales) sont également disponibles, avec une partie de sa programmation en catalan.

Presse écrite

Économie[edit | edit source]

Article détaillé : Économie de l'Espagne.
Barcelone, capitale de la Catalogne.

L'économie catalane se distingue dans le contexte espagnol par un profil industriel très marqué[23]. Elle représente environ un cinquième de l'économie espagnole. La répartition des secteurs est la suivante :

En 2007, le PIB régional de la Catalogne atteint 202 509 millions d'euros et le PIB par habitant 24 445 €[24]. Cette même année, la croissance du PIB s'élève à 3,7 %[24]. Dans le contexte de la crise financière de 2008, la Catalogne devrait subir une récession de près de 2 % de son PIB régional en 2009[25].

La Catalogne est la première destination touristique de l'Espagne. Les principales destinations touristiques de la Catalogne sont la ville de Barcelone, les plages de la Costa Brava à Gérone et la Costa Daurada de Tarragone. Dans les Pyrénées, il existe plusieurs stations de ski. Les touristes viennent essentiellement d'Espagne et du Portugal, et dans une moindre mesure du Benelux et de la France[26].

Les caisses d'épargne ont une grande implantation en Catalogne. Dix des 46 caisses d'épargne espagnoles sont catalanes. La Caixa est la première caisse d'épargne d'Europe[27]. La première banque privée d'origine catalane est Banc Sabadell, qui occupe le quatrième rang des banques privées en Espagne[28].

La Bourse de Barcelone qui représente, en 2004, près de 205 milliards d'euros d'échange, est la deuxième bourse d'Espagne après la Bourse de Madrid. Fira de Barcelona organise des congrès à caractère international sur les différents secteurs de l'économie.

La principale dépense économique pour les familles catalanes est l'achat d'une maison. Selon les données de la Société d'estimation du 31 décembre 2005, la Catalogne est, après Madrid, la deuxième communauté d'Espagne où le prix du logement est le plus cher : 3 397 euros pour un mètre carré sont payés en moyenne. Par villes, cependant, Barcelone est la ville la plus chère d'Espagne, avec un prix moyen de 3 700 euros au mètre carré[réf. nécessaire]. (Voir Bulle immobilière espagnole)

L'endettement du pays, avec 41 milliards d'euros de dette en 2012, est particulièrement élevé, la plaçant dans une situation de quasi banqueroute. En mai 2012, le président de la Catalogne, Artur Mas, envisage un possible défaut de paiement[29].

Culture et patrimoine[edit | edit source]

Lieux et monuments principaux[edit | edit source]

Les plus hauts bâtiments de Catalogne sont :

  1. Torre Collserola (Barcelone) : 288 m
  2. Les tres xemeneies (Badalona): 200 m
  3. Cathédrale de la Seu Vella (Lleida): 170 m[30]
  4. Torre Mapfre (Barcelone) : 154 m
  5. Hôtel Arts (Barcelone) : 154 m
  6. Torre Agbar (Barcelone) : 145 m
  7. Sagrada Família (Barcelone) : 107 m pour les deux tours (torres ou campanars) centrales et 98 m pour les deux extérieures. Le projet prévoit la construction d'autres tours, dont une de 170 m.

Arts[edit | edit source]

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Les peintres catalans de renommée internationale sont Salvador Dalí, Joan Miró (d'ascendance également de Majorque) et Antoni Tàpies, tous appartenant au XXe siècle.

Plus lié à l'environnement pictural de la Catalogne, il y a aussi Pablo Picasso qui vécu son enfance à Barcelone où se forma le cubisme, avec Les demoiselles d'Avignon, entre autres.

Emblèmes[edit | edit source]

Article connexe : Blason de Catalogne.

Drapeaux[edit | edit source]

Drapeau catalan dans un atlas géographique du XVe siècle.
Le drapeau de la Catalogne est un symbole national catalan.

Les catalans respectent leurs couleurs : le sang et or. Il existe trois drapeaux de la Catalogne chacun ayant plus ou moins un sens différent :

  • Il y a le drapeau de la Catalogne officiel : la Senyera.
  • Il existe un drapeau symbolisant l'indépendance de la Catalogne. Les Catalans l'appelle l'Estelada blava dont le giron est bleu frappé d'une étoile blanche en son centre. C'est la version originale dont on fait référence dans des publications de 1918. Aujourd'hui, elle représente plus pour certains le symbole de la lutte pour l'indépendance de la Catalogne Sud et Nord (soit la région Catalunya en Espagne et également la partie catalane des Pyrénées-Orientales qui actuellement est en France). Des années 1960 à 1990 ce drapeau avait été souvent écarté au profit de l'Estelada roja durant les années où dominaient les idées socialistes et communistes dans les milieux indépendantistes. Mais elle fait un retour en force après la chute des régimes communistes en Europe de l'Est et l'intensification du processus d'intégration européenne, beaucoup de gens identifiant l'étoile blanche à un nouvel État au sein du drapeau de l'Union européenne.
  • Et aussi l'Estelada roja : elle se distingue par un giron de couleur jaune et une étoile de couleur rouge, les couleurs du drapeau et du blason des Pays catalans. L'utilisation de cette couleur avait à l'origine une connotation qui l'apparentait à la notion de défense d'un état indépendant communiste ou socialiste. Dans les dernières années, l'étoile rouge du drapeau continue à être utilisée par une partie de la gauche politique mais aussi comme un drapeau d'affirmation de l'unité des Pays catalans et de la lutte pour leur émancipation nationale.
  • Maintenant le drapeau le plus usité est l'Estelada blava (bleue) : le giron est de couleur bleue et en son centre on trouve une étoile blanche. Au départ elle a été conçue pour se distinguer de l'Estelada roja, utilisée plutôt par les personnes indépendantistes du centre-gauche républicaines ou de centre-droit, mais aujourd'hui elle est très largement majoritaire pour tous les soviranistes catalans.

Histoire de la Senyera[edit | edit source]

Charles le Chauve qui, en 870, vient de lui donner les comtés d'Urgell et de Cerdagne (Cerdanya), lui demande de lui prêter main forte contre les Normands.

Dans la bataille, Guifré est atteint par une flèche. Le soir, l'empereur franc se rend dans la tente du comte catalan, allongé sur sa couche près de laquelle se trouve son bouclier, un champ d'or vierge de tout décor. Il trempe quatre doigts dans la blessure ouverte de Guifré et trace, d'un geste, les quatre barres rouge donnant ainsi à la Catalogne, ses armes d’or à quatre pals de gueules.

Pourtant l'origine des armes des comtes de Barcelone, sang et or, provient vraisemblablement et historiquement du mariage de Raimond-Bérenger III de Barcelone avec Douce de Provence : l’écu aux quatre pals. Douce, descendante de Guillaume le Libérateur, fils de Boson roi d'Arles et Comte de Provence a apporté en se mariant avec le comte de Barcelone les armes de sa Provence. C’est en effet dans la vallée du Rhône que les écus avec décor comportant des pals sont originaires[réf. nécessaire].

Les armes des comtes de Barcelone venues de Provence sont depuis lors les couleurs de la Catalogne et forment notamment son drapeau, dans lequel les pals sont devenus des bandes horizontales (fasces en termes de blason). Elles sont communément appelées les « Quatre Barres ». Afin de ne pas les confondre avec celles, verticales de Provence, les quatre pals ont été disposées plus tard horizontalement.

D'autres communautés autonomes d'Espagne utilisent ces mêmes symboles, ou les mêmes bases, notamment les "Quatre Barres", en raison de leur proximité historique, telles les îles Baléares, par exemple.

Langues[edit | edit source]

Article détaillé : Langues en Catalogne.
Native languages in Catalonia 2008.jpg

Originaire du territoire historique de la Catalogne, le catalan en est une des trois langues officielles et jouit d'un statut particulier depuis l'approbation du statut d'autonomie de la Catalogne de 1979, qui déclare qu'il est le langage « propre à la Catalogne »[31]. Les autres langues qui ont un statut officiel sont l'espagnol ou castillan, officiel dans toute l'Espagne, et l'occitan (l'occitan gascon, parlé dans le val d'Aran, appelé localement aranais).

Sous la dictature franquiste, le catalan est, de 1939 jusque dans les années 1970, exclu du système d'éducation public et de toutes les autres institutions officielles et publiques. Il est même interdit de donner aux enfants des prénoms catalans[réf. nécessaire]. L'exode rural en provenance d'autres zones de l'Espagne réduit l'usage social de la langue dans les zones urbaines. Dans une tentative visant à inverser cette tendance, le rétablissement de l'autonomie des institutions de la Catalogne a entrepris une politique linguistique à long terme visant à accroître l'utilisation du catalan[32] et a, depuis 1983, promulgué des lois qui visent à protéger et à étendre l'usage du catalan. Certains groupes considèrent ces efforts comme une manière de décourager l'utilisation de l'espagnol[33],[34].

Aujourd'hui, le catalan est la langue principale du gouvernement autonome de Catalogne et des autres institutions publiques qui relèvent de sa juridiction, coofficielle sur le territoire à côté de l'espagnol. L'éducation publique de base est dispensée en catalan, à l'exception de trois heures par semaine consacrées au castillan. Selon l’enquête linguistique réalisée en 2008 par le gouvernement de la Catalogne, qui diffère sensiblement de celle de 2003, une majorité revendique l'espagnol comme la langue à laquelle elle s’identifie (46,5 % pour l'espagnol contre 37,2 % pour le catalan ; en 2003 les chiffres étaient de 47,5 % pour l'espagnol et 44,3 % pour le catalan ; entre-temps la part de ceux qui s’identifient autant à l’une qu’à l’autre langue a progressé, passant de 5,0 % à 8,8 %). Dans la vie quotidienne, l’usage habituel du catalan est passé de 46,0 % à 35,6 % (de 47,2 % à 45,9 % pour l’espagnol ; et de 4,7 % à 12,0 % pour l’emploi indistinct de l’une comme de l’autre). 55,0 % des citoyens ont déclaré l'espagnol comme langue maternelle, pour 31,6 % le catalan (en 2003, respectivement 56,1 % et 36,2 %), et 3,8 % déclarent deux langues maternelles (contre 2,5 % en 2003). Enfin, 94,6 % des personnes interrogées déclarent comprendre le catalan ; 78,3 %, le parler ; 81,7 %, le lire ; 61,8 % l’écrire (les chiffres pour l’espagnol sont respectivement de 99,9 %, 99,7 %, 97,4 % et 95,6 %)[35].

De même, grâce au statut d’autonomie de 1979, l’aranais (la variété d’occitan parlée en Val d'Aran) est devenu officiel et a été soumis à une sauvegarde spéciale dans le Val d’Aran. Ce petit espace de 10 295 habitants est le seul endroit où un dialecte de l’occitan a reçu un statut officiel. Depuis le 9 août 2006, avec l’entrée en vigueur du nouveau statut, l’occitan est devenu officiel dans toute la Catalogne.

Langues que les Catalans identifient comme les leurs (2008)[35]
Langue maternelle Langue d’identification Langue usuelle
Catalan 31,6 % 37,2 % 35,6 %
Castillan 55,0 % 46,5 % 45,9 %
Catalan et castillan 3,8 % 8,8 % 12,0 %
Aranais 0,1 % 0,0 % 0,0 %
Autres langues 9,5 % 7,5 % 6,5 %

Symboles[edit | edit source]

La Catalogne a ses propres symboles nationaux[36] et signes distinctifs, tels que :

  • Le drapeau de la Catalogne (en catalan : Senyera), est un symbole vexillologique, fondé sur les armoiries de la Couronne d'Aragon. Il est composé de quatre bandes rouges sur un fond doré. Il s'agit d'un symbole officiel, depuis le statut de la Catalogne obtenu en 1932. D'autres régions espagnoles utilisent des symboles proches, en raison de leur proximité historique, comme les îles Baléares, qui revendiquent clairement leur différence avec la Catalogne.
  • La Journée nationale de la Catalogne[37] est le 11 septembre, et il est communément appelé La Diada. Elle commémore le Siège de Barcelone en 1714.
  • L'hymne national de la Catalogne est Els Segadors et a été rédigé sous sa forme actuelle par Emili Guanyavents en 1899. La chanson est devenue officielle par la loi du [38],[39]. Elle est basée sur les événements de 1639 et de 1640 lorsque les Catalans ont lutté pour l'indépendance contre Philippe IV durant le soulèvement de la Catalogne.
  • La Diada de Sant Jordi est largement célébrée dans toutes les villes de la Catalogne, le 23 avril. C'est un jour où, en plus de l'échange de livres et de roses, les Catalans vont arborer fièrement leur senyeres comme une manifestation de fierté nationale.
  • L'un des plus célèbres symboles internationaux de la Catalogne est l'équipe de football du club omnisports FC Barcelone. Chaque saison, il se livre à l'une des rivalités espagnoles les plus célèbres, El Clàssic (en catalan, El Clásico en espagnol), qui oppose le FC Barcelone au Real Madrid.
  • La Moreneta, la Vierge noire de Montserrat, et d'autres faits sont attachés au personnage de Guifred le Velu, qui serait né en 852 à Rià en Conflent, considéré comme le fondateur de la Catalogne.
  • Le mont Canigou, montagne célébrée par les poètes catalans, qui se trouve sur le territoire français (Pyrénées-Orientales).
  • Un emblème plus récent de la Catalogne est le Ase Català, l'âne catalan[40].

Culture populaire[edit | edit source]

Les castells sont l'une des principales manifestations de la culture populaire catalane. L'activité consiste en la construction de tours humaines mettant en concurrence des colles castelleres (équipes). Cette pratique a pour origine la partie sud de la Catalogne au cours du XVIIe siècle.

La sardane est la danse populaire la plus caractéristique de la Catalogne. Cette danse est née au nord du territoire, dans les comarques de Gérone.

Gastronomie[edit | edit source]

Article détaillé : Cuisine catalane.

La gastronomie catalane, comme toutes les cuisines du bassin méditerranéen, fait un usage abondant de poissons, fruits de mer, huile d'olive et légumes frais. Les spécialités sont nombreuses et incluent pa amb tomàquet (pain à la tomate), Calçotada, Escudella i carn d'olla, Suquet de peix, (soupe de poisson) et bien sûr la crème catalane.

Région vinicole, le vignoble catalan possède plusieurs dénominations d'origine telles que le Priorat, Montsant, Penedes et Empordà[41], et on y trouve également un mousseux, le cava[42].

La Catalogne est également reconnue au niveau international pour sa haute cuisine, avec notamment des restaurants comme El Bulli ou Can Roca qui dominent régulièrement les classements internationaux[43].

Galerie[edit | edit source]

Notes et références[edit | edit source]

  1. Devise de Notre Dame de la Real : « Le blason de Barcelone »
  2. « Espana y Cataluna »
  3. Le Parlement de Catalogne, reprenant le sentiment et la volonté des citoyens de Catalogne, a défini, de manière largement majoritaire, la Catalogne comme nation. La Constitution espagnole, dans son deuxième article, reconnaît la réalité nationale de la Catalogne comme une nationalité. Préambule au Statut d'Autonomie de la Catalogne, approuvé le par référendum. Le préambule n'a aucune valeur juridique. Source : original en catalan, sur gencat.net, en espagnol, sur congreso.es
  4. La Catalogne, en tant que nationalité, exerce son autogouvernement en se constituant en Communauté Autonome en vertu de la Constitution et du présent Statut, qui constitue sa norme institutionnelle basique. Article premier, du titre préliminaire du Statut d'autonomie catalan, approuvé par référendum le . Source : original en catalan, sur gencat.net, original en espagnol, sur congreso.es. Cet article, où le terme de nation s'efface au profit de celui de nationalité (reconnu par la Constitution) a pleine valeur juridique, contrairement au préambule.
  5. Bureau des statistiques nationales (PIB et GRP d'Espagne), Bureau des statistiques nationales (Données de PIB des communautés autonomes et provinces d'Espagne 2008-2012).
  6. (en) Enciclopèdia Catalana online: Catalunya ("Geral de Cataluign, Raimundi Catalan and Arnal Catalan appear in 1107/1112") in Catalan
  7. (en) Bulke, Ulrich. (1900). A History of Spain from the Earliest Times to the Death of Ferdinand the Catholic. Longman, Greens and Co. London, Royaume-Uni
  8. (fr) La Catalogne : son nom et ses limites historiques. Histoire de Roussillon.
  9. (es) « Historia del nacionalismo catalán, Volumen 1 Escrito por Maximiano García Venero », sur Google (consulté le 20 février 2010)
  10. (ca) Entrée català, -ana, Gran Diccionari de la Llengua Catalana.
  11. Fabien Régnier, Jean-Pierre Drouin, préface de Venceslas Kruta, Les peuples fondateurs à l'origine de la Gaule, éd. Yoran Embanner, page 303.
  12. Fabien Régnier, Un établissement celtique en Catalogne, Congrès scientifique du Ferrol, Espagne, 1998.
  13. (es) Constitución Española, Título Preliminar
  14. (en) First article of the Statute of Autonomy of Catalunya
  15. (es) Admitidos los recursos de Aragón, Valencia y Baleares contra el Estatuto catalán. hoy.es
  16. J.Sch., « Catalogne. Manifestation monstre à Barcelone », La Dépêche,‎ (lire en ligne)
  17. a, b et c (es) « Instituto Nacional de Estadística » (consulté le 11 février 2012)
  18. http://net-lang.net//externDisplayer/displayExtern/_path_/netlang_FR_pdfedition.pdf
  19. (es) La población de España; table9, page 23
  20. (en) Site officiel du FC Barcelone
  21. (ca) Site officiel du RCD Espanyol
  22. Nouveau stade du RCD Espanyol
  23. European Structural Funds in Spain (2000-2006)
  24. a et b (en) « CIDEM » (consulté le 20 février 2010)
  25. (en) « BBVA no descarta que la economía catalana caiga un 2 % », sur Elpais (consulté le 20 février 2010)
  26. Atlas du XXIe siècle, éditions Nathan, p. 73
  27. Ranking of Savings Banks
  28. Profile of "Banc Sabadell" in Euroinvestor
  29. La faillite menace la Catalogne, Anne Cheyvialle, Le Figaro.fr, 25 mai 2012
  30. « Catedral de Santa Maria, Seu Vella - LLEIDA », sur www.campaners.com (consulté le 12 juillet 2016)
  31. (en) Statute of Autonomy of Catalonia (Article 6)
  32. (en) Multilingualism in Spain: Sociolinguistic and Psycholinguistic Aspects of Linguistic Minority Groups
  33. (es) « Diario El Mundo, Spanish Only », sur Mugak (consulté le 20 février 2010)
  34. (es) La Generalitat quiere que los niños estudien sólo un curso en castellano Diario El Imparcial, Spanish Only
  35. a et b IDESCAT, Enquesta d'usos lingüístics de la població 2008. Les données entrecroisées 2003-2008 sont visibles à partir de la p. 171.
  36. Statute of Catalonia (Article 8)
  37. Law 1/1980 where the Parlamient of Catalonia declares that 11th of September is the National Day of Catalonia
  38. Law 1/1993 National Anthem of Catalonia
  39. Law 1/1993 in the BOE
  40. (fr) « La passion catalagne », sur Catalogne nord (consulté le 20 février 2010)
  41. Site Empordà
  42. Site Le cava
  43. « Meilleur restaurant du monde » grand prix de la tourista internationale, Périco Légasse, marianne.net, 30 avril 2013

Voir aussi[edit | edit source]

Articles connexes[edit | edit source]

Liens externes[edit | edit source]

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