Castirla

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Castirla
Castirla
Le village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Haute-Corse
Arrondissement Corte
Canton Golo-Morosaglia
Intercommunalité Communauté de communes Aghja Nova
Maire
Mandat
Jacques-André Tomasini
2014-2020
Code postal 20236
Code commune 2B083
Démographie
Population
municipale
169 hab. (2015 en diminution de 11,98 % par rapport à 2010)
Densité 6,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 22′ 24″ nord, 9° 08′ 41″ est
Altitude Min. 298 m
Max. 1 951 m
Superficie 24,32 km2
Localisation

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Castirla est une commune française située dans la circonscription départementale de la Haute-Corse et le territoire de la collectivité de Corse. Le village appartient à la piève de Talcini.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Castirla est une commune de montagne qui se situe à une quinzaine de kilomètres au nord de Corte. Elle appartient à la microrégion du Talcini et se trouve aux portes du Niolo, accessible par la Scala di Santa Regina. Elle est limitrophe au parc naturel régional de Corse auquel elle n'a pas adhéré. Curieusement la commune constitue presque une enclave.

Communes limitrophes
Rose des vents Castiglione Castiglione Omessa Rose des vents
Corscia N Omessa
O    Castirla    E
S
Corscia Soveria Soveria

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Castirla repose sur un socle granitique, celui de la « Corse occidentale cristalline » anté-hercynienne et hercynienne située à l'ouest de l'île, comprenant des formations géologiques qui vont du protérozoïque au permien, constituée pour l'essentiel de roches plutoniques (granites alcalins). Elle se trouve en bordure de la dépression centrale de l'île, une ligne qui la coupe du nord-ouest au sud-est, depuis l'Ostriconi jusqu'à Solenzara et qui sépare la « Corse granitique » à l'ouest des reliefs orientaux ou « Corse schisteuse ou alpine » au nord-est[1].

Son territoire s'étend d'une chaîne montagneuse dont les plus hauts sommets situés au sud sont Monte Agutu (1 641 m) et Pinerole (1 951 m) tous deux sur Corscia. Il est traversé au nord par le Golo descendant du Niolo par le remarquable défilé de la Scala di Santa Regina.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Golo en amont du pont du Diable

Commune de montagne, Castirla dispose d'un réseau hydrographique dense. Le Golo est le principal cours d'eau ; il traverse la partie septentrionale de la commune, dans un axe orienté SO-NE, et sépare Castirla d'Omessa sur la fin de sa traversée. Il est alimenté par de nombreux petits cours d'eau : le ruisseau de Petra Laccia[2] (rd), long de 4,8 m, lui-même alimenté par le ruisseau de Sorbete[3] et le ruisseau de Salgina[4], le ruisseau de Bornalinco[5] (rg) (confluence à Ponte Castirla), le ruisseau de Pedicinque[6] (rd) enjambé par le pont génois de Querceto, et le ruisseau de l'Oia[7] (rg) au sortir de la commune.

Peu avant Ponte Castirla, sur la rive droite du Golo est installée la centrale électrique de Castirla.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Dans la chênaie sous le village

Castirla se trouve au carrefour de zones dépressionnaires centrales de l'île : bassin du Cortenais, cuvette de Ponte-Leccia et cuvette du Niolo. Le climat méditerranéen y est tempéré ; toutefois les étés sont plus chauds et les hivers plus froids que sur le littoral. Le village est construit à 500 m sur le flanc oriental d"une ligne de crête d'une altitude d'environ 900 m, à l'adret du vallon du ruisseau de Pedicinque. Il bénéficie d'un bon ensoleillement et est protégé des forts vents d'ouest soufflant fréquemment sur l'île. En été, les nuits y sont aussi plus fraîches en raison du pouvoir rafraîchissant de la montagne.

La végétation montre bien la rudesse du climat. La couverture forestière n'y est pas homogène, morcelée en différentes unités. Les peuplements forestiers sont composés de différentes essences.

Le territoire se divise en trois étages aux manteaux végétaux différents[8] :

  • étage mésoméditerranéen (de 100 à 1 000 m d’altitude aux adrets, de 0 à 700 m aux ubacs), couvert par le chêne vert, mais aussi par le chêne liège et le pin maritime (adret), le chêne pubescent (ubac), le châtaignier et le maquis, soit le secteur oriental communal ;
  • étage montagnard (de 1 000 à 1 600 m aux ubacs et de 1300 à 1 800 m aux adrets), présence du pin laricio, soit le secteur occidental, dans le prolongement de la forêt communal de Corscia ;
  • étage subalpin (de 1 600 à 2 100 m aux ubacs), soit l'extrême sud de la commune où culmine le Pinerole (1 951 m), présence de l’aulne odorant au milieu de roches nues.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

Panneaux routiers à Ponte Castirla
Route D18[modifier | modifier le code]

Le village de Castirla est traversé par la route D18 qui relie la route territoriale 20 au lieu-dit « Taverna » à la ville de Corte, via Piedigriggio et Popolasca.

Route D84[modifier | modifier le code]

Castirla est la porte d'accès orientale au Niolo, la porte occidentale étant Évisa. La D84, ex route forestière no 9, est la seule voie existante donnant accès au Nioloo. Cette route départementale relie la T20 depuis Francardo au centre de l'île, à Porto sur le littoral occidental, en passant par le défilé de la Scala di Santa Regina et le col de Vergio.

C'est en 1853 que sont entrepris par l'État les travaux de la route forestière no 9 de Porto à Francardo, pour la désenclaver et faciliter la communication du canton de Calacuccia (ex-piève de Niolo) à l'intérieur de l'île avec les zones littorales. Les travaux entrepris sont considérés comme terminés en 1896. Longue de 80 km, elle part de la tour à Porto, traverse Évisa, la forêt d'Aïtone, Calacuccia, la Scala di Santa Regina, le pont de Castirla sur le Golo et arrive à Francardo sur l'ex RN 193 Ajaccio-Bastia. Souvent il fallait commencer par établir des voies muletières pour accéder aux lieux de passage projetés[Note 1]. Sa construction a nécessité la réalisation de parapets, la reconstruction de trois ponts et la dotation de plusieurs maisons cantonnières[9].

Les routes D18 et D84 se croisent au hameau de Ponte Castirla (Pont de Castirla) où se situe un pont génois à trois arches sur le Golo surnommé comme tant d'autres Pont du Diable.

Transports[modifier | modifier le code]

La gare la plus proche par route[10] de Castirla est la gare de Francardo (Omessa), distante de 9 km. Quant à la gare de Corte, elle se situe à 10 km. La commune n'est pas traversée par la ligne des chemins de fer de la Corse qui dessert le village voisin de Soveria proche de 2 km (distance orthodromique), mais dont la gare est distante de 14 km par la route D84 et de 15 km par la D18.

La commune est éloignée des infrastructures portuaires et aéroportuaires. Le village est distant, par route[10], de :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Sa population qui décline depuis la dernière décennie, se répartit entre le village de Castirla et ses hameaux de Ponte Castirla et Suarella au nord, et de Licceto et Buttinacce au sud, le long de la D18 menant à Corte.

Castirla village[modifier | modifier le code]

Licceto

Dominé par l'église paroissiale de l'Annonciation, le village se présente avec des constructions étagées à flanc d'une ligne de crête atteignant au plus haut 908 mètres (Piano di a Serra), à une altitude moyenne de 450 mètres. Le bâti comporte de nombreuses vieilles maisons ; beaucoup sont restaurées et de nouvelles ont vu le jour. Au sud, à moins de 300 m du village, se situe le quartier de Licceto.

Ponte Castirla[modifier | modifier le code]

Ponte-Castirla

Le hameau de Ponte Castirla s'est développé à l'ouest du pont du Diable, pont construit au XVe siècle du temps des Génois sur le sentier de la transhumance, pour franchir le Golo et avoir accès à la fois au Niolo et au Giussani. Il se situe à l'amorce de la plaine de Castirla, sur la route donnant accès à la route territoriale 20 à Francardo, dans la vallée du Golo. Ponte Castirla se trouve à la jonction des routes D84 et D18 menant respectivement à Calacuccia (15 km) et à Popolasca (8 km). S'y trouve une chapelle du XXe siècle.
À environ 500 m en amont du pont, se situe la centrale électrique de Castirla.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Castirla était probablement un oppidum de la pieve de Talcini, selon Xavier Poli.

« L'expression oppidum s'applique, comme l'indique Festus, à des postes retranchés, en rapport comme défense avec la configuration du terrain et les moyens d'attaque dont pouvaient disposer les indigènes. Ces postes défensifs tout spéciaux étaient aussi désignés sons le nom de Castellio et de Castellum. L'oppidum et le castellum évoquent généralement l'idée d'une hauteur ; le castellio est presque toujours sur un cours d'eau. »

— Xavier Poli in État de la Corse romaine"" - La Corse dans l'Antiquité et le Haut Moyen Âge p. 111.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Selon le cartographe grec Ptolémée, au début de notre ère existait Talcinum oppidum, dans un territoire alors habité par le peuple des Licnini.

« La pieve de Talcini comprenait les paroisses d'Omessa, de Corte, de Tralonca, de Fogata-de-Marcorio et de Castellare. Le nom de Ste Lucie s'est accouplé au nom antique de Marcorio qui, après le XIIe siècle, est devenu Mercurio, par corruption. Oppida probables : Castellaccie, (Corte) ; Castellare de Mercurio et Castirla. »

— Xavier Poli in La Corse dans l'Antiquité et le Haut Moyen Âge - Librairie Albert Fontemoing 1907 p. 117.

Les Licnini occupaient le bassin moyen du Golo. Maîtres des pays de Casacconi et d'Ampugnani, ils ont dû être refoulés vers la montagne, peuplant les cantons de Caccia et du Niolo[11].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Haut Moyen Âge tous les pays situés sur les deux rives du Golo obéissaient aux Amondaschi[Note 2]. Leur chef Amondino Nasica se rendit maître de presque toute l'île. Dans le « Deçà des monts », il se rendit maître des pièves de Venaco et de Talcini. Mais les gentilshommes de Tralonca se révoltèrent encore contre eux à Talcini et leur enlevèrent les chapelles de cette piève[Note 3].

Truffetta de Covasina alla à son tour attaquer à Talcini les Amondaschi. Avec l'aide d'autres familles, il s'empara de Corte qu'il fortifia. « Mais à la fin il ne put conserver de toutes ses conquêtes que la susdite terre de Corte qu'il donna à son neveu Aldobrando, lequel fut la souche des gentilshommes Cortinesi »[12].

En 1018 les marquis de Massa arrivent en Corse, se rendent maîtres de tout le territoire et soumettent à leur autorité les Amondaschi, les Pinaschi, les Cortinchi et enfin l'île tout entière[13].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au début du XVIe siècle, Castirla faisait partie de la piève de Rogna qui, vers 1520, était composée des communautés de Vivario (li Gati, le Murachiole, Arche), Herbajolo, la Valle di Sera, la Fosigia, la Lamella, Altiani, lo Petragio, lo Pè di la Corte, lo Lunello, Porra, lo Piano Buono, la Petra Serena, Santa Maria de Talsini, Corte, Omessa, Santa Lutia, Tralunca, lo Soarello, Castirla. La Rogna comptait alors environ 4 250 habitants.

Au début du XVIIIe siècle, l’abbé Francesco Maria Accinelli à qui Gênes avait demandé une estimation des populations de Corse, avait rédigé un texte manuscrit en langue italienne à partir des registres des paroisses. Il avait écrit : « Pieve di Tralcini: Corte 1504. Castirla 156. Soveria 188. Tralonca 194. Ommessa 319. S.Lucia 329 »[14].

  • 1768 - Le 15 mai, la république de Gênes cède provisoirement, à la France, ses droits sur la Corse. L'île passe sous administration militaire française. La pieve de Talcini prend le nom de Golo.
  • 1789 - La Corse appartient au Royaume de France. Castirla se trouve dans la juridiction royale de Corte.
  • 1790 - Le 26 février, un décret de l’Assemblée nationale fixe le nom, l’étendue, les limites et les districts des 83 départements. Corte devient l'un des neuf districts du département de la Corse. Le district est partagé en cantons (avant on disait pievi), le canton en communes. Le département de Corse est créé avec Bastia comme préfecture.
  • 1793 - An II. la Convention divise l'île en deux départements : El Golo (l'actuelle Haute-Corse) dont fait partie Castirla, et Liamone (l'actuelle Corse-du-Sud) sont créés. La pieve de Golo devient le canton de Golo. La commune porte le nom de Castirla et intègre le canton de Golo, dans le district de Corte et le département d'El Golo.
  • 1801 - Sous le Consulat[Note 4], la commune garde le nom de Castirla, est toujours dans le canton de Golo, dans l'arrondissement de Corte et le département d'El Golo.
  • 1811 - Les départements d'El Golo et du Liamone sont fusionnés pour former le département de Corse.
  • 1828 - Castirla passe dans le canton d'Omessa[15].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Monument aux morts

Sous l'occupation en 1942, 2 des premiers membres de la mission secrète Pearl Harbour chargée de coordonner la résistance corse en vue du débarquement, sont passés par les montagnes et Castirla pour constituer un réseau dans la région de Corte.

En effet, ils étaient arrivés le 14 décembre avec Pierre Griffi et Roger de Saule, la nuit, dans l'anse de Topiti par le sous-marin Casabianca. Après avoir constitué un 1er réseau dans la région de Piana, Laurent Préziosi et Toussaint Griffi partirent constituer un 2e réseau. La présence très importante des troupes italiennes (1 soldat pour 2 habitants) les obligea à passer par les montagnes, conduits d'abord par les bergers de Marignana (famille Nesa). Ensuite, ils passèrent dans la forêt de Valdoniello, puis la Scala Santa Regina et traversèrent Castirla pour arriver à Corte avant le couvre-feu. Ils avaient parcouru dans la journée plus de 60 km.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1848 1870 Dominique Grimaldi    
1871 1875 Charles Nasica    
1876 1877 Dominique Grimaldi    
1878 1879 Jean Leschi    
1880 1888 Dominique Leschi    
1889 1896 Marcel Colonna    
1897 1911 Charles Nasica    
1912 1929 Dominique Leschi    
1930 1936 Ambroise Taddei    
1936 1952 Antoine Tomasini    
1953 1975 Félix Baldacci    
1975 1990 Marie Baldacci née Leschi    
1990 2001 Jean-Marie Maestracci    
mars 2001 en cours Jacques-André Tomasini DVG Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

Centrale électrique de Castirla[modifier | modifier le code]

La centrale électrique de Castirla

Castirla possède une centrale électrique à Ponte Castirla, en bordure du Golo. Le site produit de l'électricité par énergie hydraulique. Pour actionner la turbine, la centrale est alimentée en eau par une galerie et un conduit forcé depuis le barrage de Corscia.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

En 2015, la commune comptait 169 habitants[Note 5], en diminution de 11,98 % par rapport à 2010 (France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
217233225220220300319324310
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
313303300315289285315288316
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
266303306324256234221165185
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015
185206184145186168190167169
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Tous les établissements scolaires (école maternelle, école primaire, collège et lycée) se trouvent à Corte, siège de l'Université de Corse Pascal Paoli, ville distante de 9 km.

Santé[modifier | modifier le code]

Les hôpitaux les plus proches sont :

  • le Centre hospitalier de Bastia à 63 km,
  • le Centre Hospitalier Intercommunal Corte-Tattone à 13 km.

Les cabinets de médecins, infirmiers et autres du corps médical les plus proches sont situés à Corte (9 km).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Culte[modifier | modifier le code]

Deux édifices sont d'utilisation cultuelle catholique à Castirla : l'église paroissiale A Nunziata et la chapelle de Ponte-Castirla, qui relèvent toutes deux du diocèse d'Ajaccio.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le monument aux morts.
  • Pont génois de Querceto sur le ruisseau de Pedicinque[6].

Pont du Diable[modifier | modifier le code]

Le pont du Diable.

Le Pont du Diable est un pont génois à 3 arches du XVe siècle ; il permet de franchir le Golo à Ponte Castirla. Il est repris à l'Inventaire préliminaire du patrimoine de la Corse (bâti) sur la base de territoires pertinents (micro-régions de la Corse)[19].

Église Saint-Michel[modifier | modifier le code]

Castirla possède une église à fresque, dite San Michele, qui a fait l'objet d'une campagne de restauration en 2011, avec un diagnostic archéologique. Les fresques datées du XVe siècle, représentent le Christ avec de part et d'autre le lion Saint Marc et l'ange Saint Jean. Datée du VIIIe siècle, elle pourrait appartenir au groupe pré-roman le plus ancien. C'est un édifice de plan rectangulaire prolongé par un chevet semi-circulaire, orienté sur un axe est/ouest, l'abside à l'est « vers Rome », la façade principale avec son portail vers l'ouest. La façade méridionale comporte une porte secondaire ainsi qu'une fenêtre. Le chevet présente dans sa partie supérieure une petite ouverture en forme de croix grecque percée pour donner un peu de lumière à l'intérieur. Sous cette croix, l'abside de plan semi-circulaire et élevé en demi-cylindre, surmonté d'une voûte quart de sphérique dite en « cul-de-four », est percée à mi-hauteur d'une fenêtre-meurtrière. Un clocheton d'angle a été rajouté à une date plus tardive. La couverture est faite de lauzes.
L'église a été restaurée en 2011. Elle se trouve dans le cimetière communal[20]. L'église Saint-Michel est classée au titre des Monuments historiques[21].

L'édifice renferme deux œuvres remarquables, classées au titre des Monuments historiques :

  • un tableau Saint Michel terrassant le dragon avec son cadre, du XVIIe siècle[22],[Note 6] ;
  • des peintures monumentales Le Christ en Majesté entouré du Tétramorphe, Les Apôtres, L'Annonciation, fresques du XVe siècle[23].

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Église paroissiale de l'Annonciation[modifier | modifier le code]

L'église de l'Annonciation, d'architecture baroque, dotée d'un clocher à quatre niveaux, située au cœur du village, date du XVIIIe siècle. Elle figurait sur le plan terrier de 1795. L'église a été remaniée et restaurée en 2012[24].

S'y trouvent trois œuvres remarquables, classées au titre des Monuments historiques :

  • un tableau La Donation du Rosaire du XVIIe siècle[25] ;
  • un meuble de sacristie en bois ciré de la fin du XVIIIe siècle[26] ;
  • les maître-autel et tabernacle, menuiserie sculpture du XVIIIe siècle[27].

Autres édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Chapelle de Ponte-Castirla, datée du XXe siècle.
  • Chapelle Sant Angelo au sud-est de la commune.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

La commune est concernée par trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique de deuxième génération :

Gorges de Scala di Santa Regina

Les « Gorges de Scala di Santa Regina » sont un défilé rocheux situé entre Ponte-Castirla et Corscia qui relie le sillon central de la région du Niolo. La zone couvre une superficie de 1 860 ha[28].

Forêt d'altitude de Corscia-Calacuccia

« Forêt d'altitude de Corscia-Calacuccia » est le nom donné à la zone d'une superficie de 1 314 ha concernant 3 communes : Corscia, Calacuccia et Castirla, qui comprend les versants boisés couvrant l'ubac de la vallée du Golo, au-dessus du barrage de Corscia et de la Scala di Santa Regina[29].

Crêtes et hauts versants asylvatiques du Monte Rotondo

La ZNIEFF « Crêtes et hauts versants asylvatiques du Monte Rotondo » est une zone d'une superficie de 19 709 ha, située au cœur de la chaîne montagnarde de la Corse et constituée par les crêtes et les hauts versants du massif du Monte Rotondo[30].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le choix du tracé des routes forestières construites par l'État a été dicté par les besoins de la marine nationale en mâture
  2. Après avoir chassé les Sarrasins de la Corse, Ugo Colonna donna à Amondo Nasica qui l'avait accompagné sur l'île avec Guido Savelli, Avoglino (ou Giovellina) avec tout le bassin du Golo
  3. Note de l'abbé Letteron : « Il s'agit probablement de certains revenus que les seigneurs retiraient des chapelles » p. 138
  4. La loi du 28 pluviôse an VIII (19 février 1800) porte sur l'administration locale. Elle conserve les départements hérités de la Révolution mais elle redécoupe les divisions intérieures. Les districts deviennent des arrondissements, la commune est définie et le canton créé. À chaque niveau on trouve un fonctionnaire public (nommé) ainsi qu'une assemblée consultative (élue)
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  6. Le 8 septembre 2016, le tableau ne se trouvait pas dans l'église

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1] Découverte géologique de l'île de Beauté, Centre de géologie de l’Oisans, 2010
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Petra Laccia (Y7010520) » (consulté le 31 août 2016)
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Sorbete (Y7011100) » (consulté le 31 août 2016)
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Salgina (Y7011120) » (consulté le 31 août 2016)
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Bornalinco (Y7010540) » (consulté le 31 août 2016)
  6. a et b Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Pedicinque (Y7010560) » (consulté le 31 août 2016)
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de l'Oia (Y7011520) » (consulté le 31 août 2016)
  8. [2] Office de l'Environnement de la Corse
  9. Ciccolini Félix - Le réseau routier de la Corse au XIXe siècle in Atlas ethno-historique de la Corse - la cartographie comme moyen d'expression de la variation culturelle - Rapport final à la mission du patrimoine ethnologique
  10. a et b ViaMichelin.fr
  11. Xavier Poli in État de la Corse romaine"" - La Corse dans l'antiquité et le Haut Moyen Âge, Librairie Albert Fontemoing 1907 p. 62.
  12. Giovanni della Grossa in Chronique, traduction de Lucien Auguste Letteron in Histoire de la Corse, Bulletin de la Société des sciences historiques & naturelles de la Corse – Tome I - 1888. p. 139
  13. Giovanni della Grossa in Chronique, traduction de Lucien Auguste Letteron in Histoire de la Corsep. 144
  14. Francesco Maria Accinelli in L’histoire de la Corse vue par un Génois du XVIIIe siècle - Transcription d’un manuscrit de Gênes - ADECEC Cervioni et l’Association FRANCISCORSA Bastia 1974
  15. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  19. [3] Casanova Antone ; Guignon Jean-François, “pont du diable”, Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses, consulté le 31 août 2016
  20. [4] Casanova Antone ; Guignon Jean-François, “chapelle Saint-Michel dite San Michele”, Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses, consulté le 30 août 2016
  21. Notice no PA00099186, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Notice no PM2B000294, base Palissy, ministère français de la Culture
  23. Notice no PM2B000293, base Palissy, ministère français de la Culture
  24. [5] Casanova Antone ; Guignon Jean-François, “église paroissiale de l'Annonciation”, Médiathèque Culturelle de la Corse et des Corses, consulté le 30 août 2016
  25. Notice no PM2B000683, base Palissy, ministère français de la Culture
  26. Notice no PM2B000464, base Palissy, ministère français de la Culture
  27. Notice no PM2B000456, base Palissy, ministère français de la Culture
  28. ZNIEFF 940004184 - Gorges de Scala di Santa Regina sur le site de l’INPN.
  29. ZNIEFF 940004207 - Forêt d'altitude de Corscia-Calacuccia sur le site de l’INPN.
  30. ZNIEFF 940004246 - Crêtes et hauts versants asylvatiques du Monte Rotondo sur le site de l’INPN.