Castelnau-Barbarens

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Castelnau.
Castelnau-Barbarens
Tour et chapelle Notre-Dame-de-Pitié.
Tour et chapelle Notre-Dame-de-Pitié.
Blason de Castelnau-Barbarens
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Auch
Canton Astarac-Gimone
Intercommunalité Le Grand Auch Cœur de Gascogne Agglomération
Maire
Mandat
Michel Burgan
2014-2020
Code postal 32450
Code commune 32076
Démographie
Gentilé Castelnausien, Castelnausienne
Population
municipale
513 hab. (2014 en augmentation de 4,06 % par rapport à 2009)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 34′ 38″ nord, 0° 43′ 29″ est
Altitude 295 m
Min. 157 m
Max. 291 m
Superficie 42,37 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gers

Voir sur la carte administrative du Gers
City locator 14.svg
Castelnau-Barbarens

Géolocalisation sur la carte : Gers

Voir sur la carte topographique du Gers
City locator 14.svg
Castelnau-Barbarens

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Castelnau-Barbarens

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Castelnau-Barbarens
Liens
Site web http://www.castelnau-barbarens.fr/

Castelnau-Barbarens (Castèthnau-Barbarens en gascon) est une commune française située dans le département du Gers, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine d'Auch en Gascogne, située en Astarac[1] sur l'Arrats et sur l'ancienne RN 626. Le village est situé au carrefour de la D 40 et de la D 626 d'Auch vers Saramon, à une quinzaine de kilomètres d'Auch en direction du sud-est.

Situation de Castelnau-Barbarens.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Castelnau-Barbarens se situe en zone de sismicité 2 (sismicité faible)[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Rue de Castelnau-Barbarens.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le mobilier préhistorique découvert et les nombreux vestiges gallo-romains (lieu-dit du Taros) attestent d'une occupation humaine très ancienne sur le site. Il faut remonter à 1140 pour trouver la première mention du lieu : Castèt nàou dé Barbaréncs : traduisez ceci "nouveau château fort sur site barbare" [réf. nécessaire]. Au XIIe siècle, les coseigneurs Bernard I comte d'Astarac, et Guillaume Arnaud Desbarats, conclurent un accord, pour édifier à parts égales le "Château Neuf" de Barbarens : "Bastirén et edifiquirén per mici Io castet nàou de Barbarens".

Ce site, difficile d'accès, était spécialement choisi pour éviter toute invasion. Ainsi, il se dressait sur la plate-forme supérieure du site, et le piton rocheux, au centre, servait d'assise au donjon. Le village dominé par le château des comtes d'Astarac, était donc agrippé sur les flancs abrupts des terrasses concentriques. Les arcs des rues s'abaissent en gradins vers la vallée.

Avec Durban (Gers), Moncassin et Villefranche d'Astarac, Castelnau Barbarens fut dès le XIIe siècle, l'une des quatre châtellenies de l'Astarac. On ne peut retrouver aujourd'hui que de rares vestiges du château. Elles nous apprennent qu'il y avait trois tours crénelées, reliées par de gros murs. À l'ouest, deux de ces tours gardaient la vallée. La tour qui existe encore, parce que la partie supérieure fut plus tard reconstruite, pouvait abriter des archers. C'était une tour de défense qui protégeait, à l'est, l'unique possibilité d'entrer au château.

Le village se construisit ensuite autour du château : pour attirer la population, les coseigneurs promirent aux familles de les protéger. Mais, la famille Desbarats (dès le XVe siècle), plus tard les comtes d'Astarac, et plus tard encore les comtes d'Uzès, abandonnèrent leur emprise féodale sur Castelnau Barbarens, tandis que les populations paysannes devenaient maîtresses de leurs destinées.

Pierre à pierre, le château s'écroula, jusqu'à n'être plus en 1850 qu'un amas informe engendrant légende. Il émergeait une tour carrée de 22 mètres de haut, qui devait son entretien et sa survie à sa reconversion, puisque les habitants lui avaient donné entretemps l'usage de clocher, perçant à la base de la tour deux portes en arc brisé. C'est à partir de 1865, que l'église actuelle fut édifiée sur l'emplacement du château. La pioche et les mèches vinrent à bout de la forteresse imprenable, de même qu'elles détruisirent sur la place d'Uzès, l'église Saint-Nicolas, devenue trop petite pour les 1184 habitants. La chapelle votive Notre-Dame-de Pitié fut heureusement conservée[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules au rocher d'or mouvant de la pointe, sommé de trois tours d'argent ouvertes, ajourées et maçonnées de sable[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Michel Burgan[4] PCF Retraité Fonction publique
juin 1995 2001 Daniel Gesta UDF  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2014, la commune comptait 513 habitants[Note 1], en augmentation de 4,06 % par rapport à 2009 (Gers : +1,84 %).
          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
891 653 866 964 1 474 1 353 1 394 1 342 1 384
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 313 1 309 1 231 1 266 1 178 1 136 1 113 1 115 1 030
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
975 963 743 815 792 788 726 671 590
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2014
525 421 432 414 452 484 489 515 513
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture est très présente à Castelnau-Barbarens.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Danses occitanes lors du Rondèu.
  • Lo Rondèu, festival de danses et musiques traditionnelles[9].
  • Exposition à la chapelle Notre-Dame-de-Pitié du 14 juillet au 15 août (artisanat et peinture)[10].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Un club de ping pong et de badminton sont présents sur la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Édouard Lartet (1801-1871) : géologue, préhistorien et paléontologue né sur le territoire de la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]