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Castellum de Larçay

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Castellum de Larçay
Vue partielle de la muraille sud et de la tour d'angle sud-est.
Présentation
Destination initiale
Forteresse
Construction
IIIe siècle
Propriétaire
Commune
Patrimonialité
Localisation
Pays
Département
Commune
Coordonnées
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
(Voir situation sur carte : Centre-Val de Loire)
Géolocalisation sur la carte : Indre-et-Loire
(Voir situation sur carte : Indre-et-Loire)
Géolocalisation sur la carte : Rome antique
(Voir situation sur carte : Rome antique)

Le castellum de Larçay est une fortification militaire du début du Bas-Empire romain située dans la commune de Larçay, sur le rebord d'un coteau qui domine la vallée du Cher en rive gauche, dans le département français d'Indre-et-Loire (région Centre-Val de Loire).

Il est construit à quelques kilomètres au sud-est de Caesarodunum (Tours), probablement dans la seconde moitié du IIIe siècle comme d'autres édifices similaires en Gaule. Sa superficie est modeste (un peu plus de 3 000 m2) et il a, semble-t-il, succédé, au même emplacement, à un monument commémoratif de type mausolée dont il réutilise certains des éléments. Il est abandonné à la fin de l'Antiquité. Plusieurs points restent à comprendre à son sujet : sa construction n'a jamais été achevée, ses modalités d'occupation demeurent inconnues et son rôle, au sein d'un probable dispositif global de protection à l'échelle de la civitas des Turones, doit encore être précisé. Il a sans doute une fonction de surveillance et de contrôle de la circulation sur la voie antique d'Avaricum (Bourges) à Caesarodunum (Tours) – ou l'une de ses branches – et la rivière qu'il domine.

Il en subsiste une partie de la courtine ainsi que quelques-unes des tours qui la jalonnent. Ces vestiges sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du .

Contexte géographique et historique

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Localisation de structures antiques, replacées sur un plan moderne en couleurs
Le castellum dans son environnement antique[N 1].

Le coteau qui supporte le castellum domine la rive gauche de la vallée du Cher par un escarpement d'une trentaine de mètres. Il est composé de calcaire crétacé (craie de Villedieu et tuffeau jaune de Touraine) recouvert de colluvions argileuses et de limon des plateaux[W84 1]. Dans la topographie moderne, le cours du Cher passe à 250 m au nord du fortin[2].

Larçay se trouve, dans l'Antiquité, à moins de 10 km au sud-est de Caesarodunum (Tours), capitale de la civitas des Turones. Le site est proche du grand axe de Bourges à Tours par la vallée du Cher pour lequel plusieurs tracés, sur la rive droite et/ou la rive gauche de la rivière, dans la vallée et/ou sur le plateau, peuvent être proposés[3],[N 2]. Il se trouve également dans un secteur où, dans un rayon de quelques kilomètres, se croisent plusieurs voies secondaires : de Truyes à Saint-Martin-le-Beau, de Truyes à Amboise et de Tours à Loches par Saint-Avertin[B 1], l'existence de cette dernière n'étant pas avérée[5]. Le Cher lui-même, dans l'Antiquité, est très probablement navigable, permettant le transport des marchandises et des personnes[6].

Photographie en couleurs d'un canal maçonné partiellement enchâssé dans la roche naturelle.
Vestiges de l'aqueduc de Fontenay au pied du coteau de Larçay.

Outre le réseau de voies, deux autres structures antiques sont connues à proximité du castellum. À une quarantaine de mètres au sud-est, un grand complexe (140 × 120 m) est construit aux Ier et IIe siècles apr. J.-C., bien avant le fortin ; les premières fouilles, dans les années 1970, en faisaient une villa[A 1], mais cette fonction n'est pas démontrée[7]. Un aqueduc alimentant très certainement Tours dans l'Antiquité passe, par un trajet souterrain, au pied du coteau supportant le fortin ; la date de sa construction est imprécise, mais il est probable qu'il remonte à l'époque où, à Tours, s'édifient les principaux monuments publics, dont des thermes, soit le dernier quart du Ier siècle apr. J.-C.[G 1] ; il est abandonné à une date indéterminée[G 2]. L'existence d'une agglomération secondaire ayant précédé ou accompagné le castellum, parfois présentée comme « possible »[G 3], n'est pas démontrée[8].

La crise du troisième siècle de l'Empire romain entraîne une diminution de l'activité économique[9] et perturbe le fonctionnement de l'administration. Le cité des Turons doit également faire face aux problèmes d'insécurité liés aux incursions barbares qui, à partir de 250 apr. J.-C., gagnent les provinces de la moitié nord de la Gaule à partir du limes germanique[10]. La construction du castellum de Larçay, en cet emplacement précis et à cette époque précise, semble répondre à la nécessité de contrôler le trafic fluvial et terrestre à proximité de Caesarodunum (Tours) dans une période potentiellement troublée[2]. En outre, sa garnison peut utiliser ces voies terrestres pour se déplacer rapidement[3].

Chronologie du site

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Photographie en couleurs de la maquette d'un monument antique de forme circulaire et surmonté d'un dôme.
Maquette du trophée des Alpes de La Turbie (musée de la Civilisation romaine, Rome).

L'histoire du site avant l'Antiquité n'est pas connue, mais une occupation protohistorique est attestée 200 m plus au sud-ouest[3].

Les fouilles effectuées entre 1984 et 1987 révèlent en effet la présence d'un grand bâtiment précédant le castellum, au niveau de sa muraille sud. Un podium carré est surmonté de l'amorce d'une structure circulaire (rotonde) dans la composition de laquelle rentrent des blocs de tuffeau et de calcaire dur avec des joints de mortier blanc ; le plan établi par le fouilleur attribue à cette rotonde un diamètre d'une quinzaine de mètres. L'ensemble, entouré d'une colonnade, est interprété comme un mausolée monumental comme il en existe un à La Turbie. Son implantation le rend très visible depuis la vallée du Cher. Un autre bâtiment à l'affectation non définie, situé à l'intérieur du fortin dans sa partie ouest, semble être contemporain de ce mausolée[W89 1], le mobilier archéologique récolté suggérant, bien que réduit, une construction du Ier ou IIe siècle pour l'ensemble[W89 2].

Dans un second temps, le mausolée est volontairement démonté au moment de la construction du castellum, et certains de ses éléments (colonnes cannelées et lisses) font l'objet de remplois dans les fondations et les premières assises du fortin[W89 1]. Cette réutilisation programmée de matériaux avait déjà été signalée par Louis Boilleau en 1865, mais sans mention de leur origine, alors inconnue[B 2]. La démolition a toutefois pu n'être que partielle, une partie de la rotonde du mausolée étant laissée en place et intégrée à la muraille sud du fortin, dans une disposition qui rappelle l'enceinte de Tours réutilisant l'amphithéâtre[N 3] ; dans cette hypothèse, l’entrée du fortin se situerait à l'est de ce bastion[W89 1].

La construction du castellum peut être datée de la seconde moitié du IIIe siècle, peut-être entre 256 et 270, comme pour d'autres fortins tardo-antiques de Gaule[A 2], avant le début de la période d'insécurité ou entre deux épisodes troublés — sa construction semble s'être déroulée de manière régulière[A 3],[N 4]. Il est possible qu'un programme concerté de mise en place de défenses militaires de la région ait vu le jour à cette époque, comprenant la fortification de la ville de Tours ainsi que le construction de fortins, à Larçay mais aussi à Chisseaux, plus à l'est le long du Cher, où un dispositif analogue est attesté sur la rive droite[12],[13] ; il s'agit de sécuriser les voies de communication importantes, fluviales et/ou terrestres[G 5].

Carte postale sépia de bâtiments prenant appui sur un mur ruiné.
Le castellum au début du XXe siècle.

Son édification n'est toutefois jamais achevée et il est abandonné à la fin de l'Antiquité[14],[A 4]. Louis Boilleau attribue sa destruction aux raids des Bagaudes[B 3], selon une thèse couramment défendue, entre autres au XIXe siècle, pour expliquer la ruine des édifices romains en Gaule[15].

Pendant le haut Moyen Âge, l'intérieur du castellum semble réoccupé, mais ses fonctions changent ; des matériaux antiques sont récupérés et des sépultures y sont aménagées (sarcophage mérovingien et fosse funéraire en pleine terre). Des tessons de céramique du XVe siècle et des palissades qui peuvent être contemporaines sont identifiées[W89 3]. Des colluvions modernes recouvrent l'ensemble de ces structures[W89 1].

Dans les années 1970, le périmètre fortifié est loti et aménagé en jardins dont l'exploitation a fortement perturbé les niveaux de sol, rendant difficiles les fouilles et l'interprétation de leurs résultats ; des bâtiments ont depuis longtemps pris appui sur les portions ouest et sud de sa courtine[W84 2].

Mentions bibliographiques, fouilles et études

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Extrait d'un ancien plan cadastral.
Plan cadastral de 1808.

Sur un plan de 1770 (Carte du Duché de Choiseül Amboise et ses environs) l'édifice, dont c'est la première représentation, figure sous la forme d'un rectangle sous le toponyme de « la Tour ». Un plan du cadastre napoléonien de 1808 en montre certains vestiges, toujours sous la même dénomination, avec un découpage parcellaire évocateur[W84 3].

Dessin en noir et blanc de vestiges de murs antiques ruinés.
Face orientale du castellum par Charles Roach Smith en 1855.

Les ruines du fortin, pourtant apparentes, ne semblent pas avoir été signalées avant les études qu'en ont fait Louis Boilleau et Jean-Jacques Bourassé, membres de la Société archéologique de Touraine (SAT), en 1853[16],[B 4]. Peu après, Arcisse de Caumont et Charles Roach Smith visitent le site et rendent compte de leurs observations[W84 2]. Ce dernier auteur mentionne Larçay dans son récit de voyage Notes on some of the antiquities of France, made during a fortnight's excursion in the summer of 1854[17], ainsi que dans le quatrième volume de Collectanea Antiqua, Etchings and Notices of Ancient Remains, illustrative of the Habits, Customs and History of Past Ages, un recueil de textes relatifs à des monuments et sites antiques[18]. En 1858, Charles Mourain de Sourdeval, membre d'une commission mandatée par la SAT pour examiner la fortification, pense voir dans celui-ci la « résidence du préteur […] refuge suprême en cas d'invasion »[19].

Le castellum est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [1]. Avant la Seconde Guerre mondiale, le débroussaillage du site est entrepris par Henry Auvray[20], mais le conflit arrête les travaux avant que des observations soient faites[W84 4]. Au début des années 1970, l'historien Pierre Audin se livre à quelques fouilles sur le fortin et ses abords, dont il publie les résultats dans un article faisant le point sur l'ensemble des connaissances au sujet de l'histoire antique de Larçay[A 5].

De 1984 à 1987, l'archéologue britannique Jason Wood conduit des fouilles d'envergure accompagnées de mesures de résistivité du sol[W84 5], dont les rapports d'étape sont publiés dans plusieurs numéros du Bulletin de la Société archéologique de Touraine (années 1984, 1986 et 1989). Depuis lors, aucune étude spécifique n'est entreprise sur le monument[21].

Description du castellum

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Plan général

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Dessin en couleurs du plan au sol d'une construction antique.
Plan schématique du castellum[22].

L'édifice affecte la forme d'un trapèze irrégulier[N 5] dont les dimensions intérieures sont d'environ 66 × 50 m, pour une superficie intérieure de 3 150 m2[24], surface plutôt modeste comparée à celle d'autres castella de Gaule[25]. La base la plus large (66 m) est tournée au nord vers la vallée du Cher, presque à l'aplomb du coteau, tandis que la petite base (60 m) est orientée au sud. Une porte, ouverte dans la muraille sud, constitue le principal accès à l'intérieur du fortin ; tout en reconnaissant la fragilité de son hypothèse, Jason Wood suggère la présence d'une porte plus étroite dans la courtine occidentale, flanquée de la tour intermédiaire[26]. Des tours circulaires ou en forme de U renforcent la courtine[W84 3].

Seuls les côtés sud et est du fortin peuvent être intégralement restitués ; la face ouest n'est connue que sur la moitié de sa longueur et l'élévation de la muraille nord n’a jamais été mise en évidence. Il est même envisagé que le plan d'origine du dispositif n'ait jamais été totalement exécuté, les architectes décidant de remplacer par une muraille oblique l'angle nord-ouest de l'édifice : aucune maçonnerie n’existe à l'emplacement présumé de la tour d'angle ainsi que sur le tracé des courtines qui devraient la rejoindre[W89 4]. L'aménagement intérieur du fortin dans sa phase antique est inconnu, les structures étant trop profondément bouleversées par les occupations ultérieures[W84 2]. Il est toutefois peu probable qu'il ait pu abriter une garnison importante en raison de ses dimensions réduites[B 3].

Le castellum de Larçay compte cependant parmi les édifices de ce type les mieux conservés de France[27].

Architecture

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Dessin en noir et blanc d'un mur antique.
Fondations du castellum dessinées par Arcisse de Caumont[28].

Le castellum ne semble reposer, sur la majeure partie de son périmètre, sur aucune fondation maçonnée en tranchée : des aménagements sommaires supportent l'élévation de la courtine. Les fondations de la tour sud-ouest, qui ont pu être examinées, sont d'un type identique et il est possible qu'il en soit de même pour l'ensemble des tours[A 6].

Photographie en couleurs de la base d'un vieux mur.
Fondations en pierres sèches du mur d'enceinte oriental.

Par endroits, des éléments de remploi sont disposés sur une couche d’argile compactée ; parmi ces éléments, des tronçons de fûts de colonnes lisses ou cannelées de divers diamètres ont été sciés dans leur longueur et juxtaposés à joints vifs, leur face plane alternativement tournée vers le haut puis vers le bas[W89 5],[W89 6]. Des blocs sculptés sont également utilisés. Certains de ces remplois, extraits du sol à l'occasion du creusement de caves sous la muraille, étaient au XIXe siècle entreposés à l'intérieur d'habitations construites contre la courtine[B 2]. Parmi eux figurent certainement des éléments issus du démontage du mausolée primitif[W89 7].

Ailleurs, ce sont des lits de pierres sèches qui sont destinés à assurer le nivellement du sol avant la construction de l'élévation. Le sol naturel étant en pente descendante du sud vers le nord, les lits de fondation sont construits en marches de manière à proposer une surface horizontale qui supporte l'élévation des murs. À ces fondations sommaires se superposent des blocs de tuffeau, de meulière ou de calcaire dur un peu plus larges que la courtine elle-même, sur une épaisseur d'un peu plus de 0,10 m ; cet ensemble fait office d'assise de réglage assurant l'horizontalité des lits de maçonnerie de la courtine[W84 6],[W89 8].

Photographie en couleurs et en gros plan d'un mur de pierre.
Courtine méridionale dépourvue de son parement.

La courtine mesure 4,20 m d'épaisseur au sud, 3,50 m sur les faces latérales mais seulement 2,20 m au nord, peut-être parce que ce côté, naturellement défendu par l'escarpement vers lequel il est tourné, ne nécessite pas une maçonnerie aussi imposante. Elle est conservée sur une hauteur d'environ 6 m à certains endroits, mais aucune indication de sa hauteur originelle n'est fournie[24]. Le mur nord, à l'exception de son extrémité orientale, n'a jamais été construit en élévation et ses fondations, laissées à l'air libre, ont été peu à peu recouvertes par les sédiments naturels[14].

Sa structure semble être constante : deux parements d'assises en petit appareil de moellons calcaires alternant avec des lits de terres cuites architecturales (tuiles plutôt que briques) enserrent un noyau en blocage grossier comprenant un mélange de pierres calcaires, plus ou moins dures, et siliceuses ainsi que des morceaux de terres cuites, le tout noyé dans un mortier à la chaux[W84 6]. Le parement n'est conservé dans son état d'origine que sur quelques portions de la courtine, surtout sur la face intérieure du castellum ou à la base des murs, dans les premiers centimètres du sol ; ailleurs, il a été en grande partie remanié ou a disparu, mettant à nu le noyau de maçonnerie[A 2].

Les angles du castellum, à l’exception de celui situé au nord-ouest, sont renforcés de tours en forme de trois-quarts de cercle[24]. Le diamètre de la tour d'angle nord-est est de 6,60 m[A 7]. Une autre tour, massive, plus petite et en forme de U, prend place sur la face sud, peut-être au niveau de la porte[14]. Les tours intermédiaires des faces est et ouest sont aussi en forme de U ; comme les tours d'angle, elles sont simplement plaquées contre la courtine mais les maçonneries ne sont pas liées. Elles ont probablement été construites dans un second temps[W84 3],[28]. De larges fissures à la jonction des maçonneries, déjà signalées au XIXe siècle, démontrent l'absence de lien entre courtine et tours[29].

Initialement parementées de petit appareil avec présence de lits de tuiles comme la courtine — ce revêtement a presque totalement disparu —, les tours sont pleines et leur hauteur, pour les mieux conservées d'entre elles, est identique à celle de la courtine[30].

Mobilier archéologique

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Le mobilier archéologique antique retrouvé à l'occasion de fouilles dans l'enceinte du fortin ou à ses abords immédiats est très réduit.

Une vingtaine de monnaies de Vespasien, Constantin et Faustine la Jeune ainsi que de la fin du IIIe siècle sont signalées dans le castellum sans pour autant être localisées avec précision[A 4],[W89 9].

Des poteries rouges vernissées et sigillées récupérées sur le site sont déposées à la Société archéologique de Touraine sans précision de date de découverte, de typologie précise ni d'emplacement d'origine[20].

Notes et références

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  1. En l'absence d'éléments de datation précis, notamment pour la villa et l'aqueduc, il est impossible d'attester que les structures antiques mentionnées sur ce plan intemporel sont strictement contemporaines.
  2. Ce tronçon n'est qu'un élément de l'itinéraire qui, depuis Lyon, capitale des Gaules sous le Haut Empire, permet de rallier les côtes de l'océan atlantique et la Bretagne (route de l'étain)[4].
  3. Édifiée dans la première moitié du IVe siècle, l'enceinte de Tours s'organise autour de l'amphithéâtre qui forme un bastion proéminent au milieu de sa façade sud[G 4].
  4. Il semble que ce soit vers la même époque que l'amphithéâtre de Tours est transformé en forteresse, avant qu'une enceinte complète ne soit édifiée[11].
  5. Les premiers auteurs, dont Louis Boilleau qui en fait la première description en 1853, décrivent le castellum comme une enceinte rectangulaire bien que les plans cadastraux contredisent cette appréciation. Il faut attendre les travaux et les publications des années 1970 pour que la forme trapézoïdale du fortin soit reconnue[23].
  6. Selon Louis Boilleau, cet ajout s'est fait dans les premières années du XIXe siècle[B 5].

Références

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  1. Boilleau 1865, p. 209.
  2. a et b Boilleau 1865, p. 199.
  3. a et b Boilleau 1865, p. 208.
  4. Boilleau 1865.
  5. Boilleau 1865, p. 202.
  1. Audin 1977, p. 398.
  2. a et b Audin 1977, p. 383.
  3. Audin 1977, p. 386.
  4. a et b Audin 1977, p. 385.
  5. Audin 1977.
  6. Audin 1977, p. 382.
  7. Audin 1977, p. 390.
  1. Wood 1984, p. 791 et 803.
  2. a b et c Wood 1984, p. 791.
  3. a b et c Wood 1984, p. 794.
  4. Wood 1984, p. 792.
  5. Wood 1984, p. 802.
  6. a et b Wood 1984, p. 805.
  1. a b c et d Wood 1989, p. 72.
  2. Wood 1989, p. 56.
  3. Wood 1989, p. 68.
  4. Wood 1989, p. 74-75.
  5. Wood 1984, p. 813.
  6. Wood 1989, p. 60-61.
  7. Wood 1989, p. 57.
  8. Wood 1989, p. 61.
  9. Wood 1989, p. 62.
  • Tours antique et médiéval. Lieux de vie, temps de la ville. 40 ans d'archéologie urbaine, FERACF, 2007 :
  • Autres références :
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  2. a et b Pierre Audin 1986, « La Touraine pendant le Bas-Empire », p. 89.
  3. a b et c Pierre Dumas-Lattaque, « Le site de Larçay - La Bergerie. (Indre-et-Loire), un tronçon de la voie Tours à Bourges par la rive sud du Cher ? », sur academia.edu (consulté le ).
  4. « Les voies longeant le Cher (voies 2.1 et 2.2) », sur turonensis.fr (consulté le ).
  5. Jacques Seigne, « Les fortifications antiques », dans Élizabeth Zadora-Rio (dir.), Atlas archéologique de Touraine : 53e Supplément à la Revue archéologique du Centre de la France, Tours, FERACF, (lire en ligne [PDF]), p. 1.
  6. Jacques Seigne, « Les voies de communication », dans Élizabeth Zadora-Rio (dir.), Atlas archéologique de Touraine : 53e Supplément à la Revue archéologique du Centre de la France, Tours, FERACF, (lire en ligne [PDF]), p. 1.
  7. Christian Cribellier, « Les agglomérations du Centre de la Gaule : types d’occupations et évolution du réseau (IIIe-VIe s. apr. J.-C.) », Gallia, vol. 74, no 1,‎ , al. 58 (DOI 10.4000/gallia.2340).
  8. Christèle Hervé, « Les agglomérations secondaires gallo-romaines », dans Élizabeth Zadora-Rio (dir.), Atlas archéologique de Touraine : 53e Supplément à la Revue archéologique du Centre de la France, Tours, FERACF, (lire en ligne [PDF]), p. 2.
  9. Andreas Alföldi, « La grande crise du monde romain au IIIe siècle », L'Antiquité classique, t. 7, no 1,‎ , p. 7 (DOI 10.3406/antiq.1938.3063).
  10. Paul-Albert Février, « Invasions du IIIe siècle, trésors monétaires et incendies », dans Georges Duby (dir.), Histoire de la France urbaine, vol. 1 : La ville antique, des origines au IXe siècle, Paris, le Seuil, coll. « L’univers historique », , 601 p. (ISBN 2-020-05590-2), p. 409-410.
  11. Anne-Marie Jouquand (dir.), Élisabeth Lorans (dir.) et Jacques Seigne (dir.), Tours, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres et Maison des Sciences de l'Homme, coll. « Carte archéologique de la Gaule » (no 37/2), , 157 et III p. (ISBN 978-2-8775-4703-1), p. 70.
  12. de Caumont 1856, p. 318-319.
  13. Christèle Hervé et Jean-Philippe Chimier, « Chisseaux, les Justices (Indre-et-Loire) », dans Christian Cribellier (dir.), Agglomérations secondaires antiques en région Centre-Val de Loire, vol. 3 : 63e Supplément à la Revue archéologique du Centre de la France, Tours, FERACF, (ISBN 978-2-913272-49-1, lire en ligne [PDF]), p. 265-266.
  14. a b et c Jason Wood, « Larçay (Indre-et-Loire). « La Tour » et « Château de Larçay », castellum du Bas-Empire et villa gallo-romaine », Revue archéologique du Centre de la France, vol. 26, no 1,‎ , p. 98 (lire en ligne).
  15. Pierre Dockès et Jean-Michel Servet, « La légende bagaude », dans Sauvages et ensauvagés, Presses universitaires de Lyon, , 270 p. (ISBN 978-2-7297-0056-0, DOI 10.4000/books.pul.13683), p. 238-261.
  16. Jean-Jacques Bourassé, « Excursion archéologique. Forteresse gallo-romaine de Larçay (...) », Mémoire de la Société archéologique de Touraine, t. V,‎ , p. 136-144 (lire en ligne).
  17. (en) Charles Roach Smith, Notes on some of the Antiquités of France. Made during a fortnight's excursion in the summer of 1854, Londres, 40 p..
  18. (en) Charles Roach Smith, Collectanea antiqua: etchings and notices of ancient remains, ill. of the habits, customs, and history of past ages, vol. 4, (lire en ligne), p. 8.
  19. Charles Mourain de Sourdeval, « Promenade archéologique: le Castellum de Larçay, l'Aqueduc d'Athée, la Tour des Brandons, Courçay et Cormery », Mémoire de la Société archéologique de Touraine, t. XI,‎ , p. 222 (lire en ligne).
  20. a et b « Communication orale en séance », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. XXVII,‎ , p. 68-69 (lire en ligne).
  21. « Focus : le castellum de Larçay » [PDF], sur Pays d'art et d'histoire Loire Touraine (consulté le ).
  22. Jason Wood, « Larçay, Indre-et-Loire, « La Tour », castellum du Bas-Empire », Revue archéologique du Centre de la France, vol. 27, no 1,‎ , p. 130 (DOI 10.3406/racf.1988.2555).
  23. Provost 1988, p. 67.
  24. a b et c Provost 1988, p. 65.
  25. Raymond Brulet, chap. 3 « L'architecture militaire romaine en Gaule pendant l’Antiquité tardive », dans Pierre Aupert (dir.), L'architecture de la Gaule romaine - Les fortifications militaires, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, , 471 p. (ISBN 978-2-7351-1119-0, lire en ligne), al. 19.
  26. Jason Wood (trad. Bernard Randoin), « Études archéologiques à Larçay 1985. Rapport préliminaire », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. XLI,‎ , p. 333 (lire en ligne).
  27. Gérard Coulon, Les Gallo-Romains, Paris, Éditions Errance, coll. « Civilisations et cultures », , 219 p. (ISBN 2-8777-2331-3), p. 57-59.
  28. a et b de Caumont 1856, p. 317.
  29. Casimir Chevalier, Promenades pittoresques en Touraine : histoire, légendes, monuments, paysages, Mame, , 592 p. (lire en ligne), p. 198.
  30. de Caumont 1856, p. 310.

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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