Casimir Wicart

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Casimir Wicart
Image illustrative de l’article Casimir Wicart
Biographie
Naissance
Méteren (Nord)
Ordination sacerdotale
Décès
Laval (Mayenne)
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par Mgr Pierre Giraud
Évêque de Laval
Évêque de Fréjus

Blason
« Absit gloriari nisi in cruce » (Ga 6,14)
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Casimir Alexis Joseph Wicart, né le à Méteren dans le département du Nord et mort le à Laval, est un évêque catholique français, évêque de Fréjus puis de Laval. Il est inhumé dans la cathédrale de Laval.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ordonné prêtre en 1821, il est nommé évêque de Fréjus le par le pape Grégoire XVI. Il est consacré le suivant par Mgr Pierre Giraud.

Le , il est transféré à Laval dont il devient le premier évêque. Jusqu'à son arrivée à Laval, le diocèse du Mans est constitué des départements de la Sarthe et de la Mayenne, sauf la partie sud de ce dernier qui relève du diocèse d'Angers. Rome et Napoléon III accèdent au désir ardent des Mayennais d'obtenir que leur département constitue le nouveau diocèse de Laval. Mgr Wicart est alors désigné[1] pour prendre en charge le nouveau diocèse, qu'il dirigera pendant 21 ans.

Homme de valeur, au fort tempérament, mais humble, il marque fortement le nouveau diocèse : construction du séminaire, mise en route d'un petit séminaire à Mayenne, construction de l'évêché (aujourd'hui, le bâtiment fait partie du lycée Ambroise-Paré, et les armoiries de Mgr Wicart sont toujours visibles au fronton central du bâtiment, côté jardin), fondation du Carmel de Laval en 1856... et beaucoup d'activités pastorales en faveur des prêtres et des fidèles (écrits, visites pastorales, etc.)

Il participe comme père conciliaire au premier concile du Vatican.

Le grand événement dans le diocèse est l'apparition mariale de Pontmain, le . C'est à Mgr Wicart que revient le redoutable honneur d'enquêter sur l'apparition et d'en déclarer l'authenticité après avoir interrogé les voyants. Après l'enquête canonique, et avec avis favorable de la commission, le , il reconnaît l'authenticité de l'apparition et déclare : « Nous jugeons que l'Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu, a véritablement apparu le , à Eugène et Joseph Barbedette, Françoise Richer et Jeanne-Marie Lebossé dans le hameau de Pontmain », et il approuve le culte de la Vierge de Pontmain. En 1873, il pose la première pierre de la future basilique Notre-Dame de Pontmain dont il ne verra pas l'achèvement[2].

Il se retire en 1876 et décède le à Laval, dans une maison de la place de Hercé qui existe toujours.

Près de la sacristie de la cathédrale de Laval est placée une plaque qui évoque sa vie et sa mort. À proximité, sa statue en bronze (J. Blanchard, 1898, sculpteur ; Thiébaut frères, fondeurs) le représente à genoux, les mains jointes. Il pensait reposer au grand séminaire de Laval, qu'il avait fait construire, mais il est finalement inhumé dans sa cathédrale.

La mairie de Méteren a été reconstruite avec les dommages de guerre versés pour la maison qui lui appartenait[3].


Armes[modifier | modifier le code]

D'azur à la croix de calvaire d'argent, au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d'or[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son intronisation et les cérémonies associées sont décrites dans Étienne-Louis Couanier de Launay, Histoire de Laval 818-1855, Godbert, [détail des éditions].
  2. Yves Chiron, Enquête sur les apparitions de la Vierge, Perrin, , 427 p. (ISBN 978-2-262-02832-9), p. 208-216.
  3. César Lauwerie, Méteren, fin du XIXe et début du XXe
  4. Comte de Saint Saud, Armorial des prélats français du XIXe siècle, Paris, 1906, H. Daragon, 415p., p.96. Consultable sur Gallica.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]