Cash back

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Le terme cash back, souvent écrit en un seul mot cashback, signifie « remise en argent ». Il désigne aujourd'hui les réductions proposées en ligne chez des marchands partenaires, via l'affiliation. Cette réduction est appliquée après l'achat, avec un remboursement effectué au consommateur, généralement sur un compte en ligne sur le site de cashback.

Ce phénomène tend de plus en plus à se développer grâce à l'explosion du commerce en ligne., Ainsi, l’étude du Syndicat National du Marketing à la Performance (SNMP) de 2019[source insuffisante], a établi que 60% des acheteurs français sur les plateformes d'e-commerce connaissent le principe du cashback, cashback regrouper à l'heure actuelle auprès de 4 principaux acteurs sur le marché français : eBuyClub, Poulpeo, iGraal et Capital Koala[1]


Histoire[modifier | modifier le code]

Au 18ème siècle déjà, les commerçants ont introduits le cashback. Ils offraient à leur client des jetons en cuivre qu'ils pouvaient ensuite utiliser pour obtenir des réductions ou des produits spéciaux. Ces jetons sont la première forme de cashback et ils ont été utilisés pendant plusieurs années avant d'être remplacés par des coupons ou des points en papier (qui valaient beaucoup moins cher) lors de l'apparition de grands programmes comme celui lancé par American Airlines.

Cette notion a été introduite dans les années 1970 aux États-Unis. Le cashback était initialement un système permettant aux porteurs de certaines cartes bancaires de paiement de recevoir fin décembre un pourcentage (en général 1 ou 2 %) de l'ensemble des sommes réglées tout au long de l'année.

Le cashback a ensuite fait son apparition à la fin des années 1990 sur Internet. Il désigne alors un système de réduction sur les achats en ligne. Le membre de la communauté d'acheteurs du site de cashback fait ses achats sur un site marchand partenaire et reçoit automatiquement une réduction. Le principe sur Internet est basé sur une rémunération du site de cashback qui est considéré comme apporteur d'affaires : il touche une commission qu'il accepte de « partager » avec l'acheteur en ligne. Il s'agit donc d'une rétrocession a posteriori, le plus souvent proportionnelle au montant des achats effectués.

Il existe aujourd'hui le cashback éthique qui fonctionne sur le même principe mais reverse tout ou partie de cette rémunération à une ou plusieurs associations. De même, sur l'innovation dans ce secteur, il est récemment apparu un nouveau type de cashback digital s'est développé proposant un cashback sur les abonnements mensuels pour certains outils numériques[2].

L'arrivée du cashback en France[modifier | modifier le code]

En France, en 2010, le cashback s'est généralisé pour ne plus toucher que l'unique secteur du commerce électronique et est maintenant valable auprès de milliers de marchands. Le cashback est devenu un outil de promotion pour les annonceurs car apprécié des internautes[3]. Grâce à certaines enseignes qui se sont très largement positionnées sur ce secteur, le cashback est parvenu à toucher tous les secteurs du web, permettant ainsi aux internautes de cumuler de l'argent chaque jour en participant à des concours, en découvrant de nouvelles enseignes, simplement en naviguant, etc.

D’après, l’étude réalisée, en 2019, par le SNMP avec Xerfi, 36% des personnes interrogées ont déjà entendu parler du cashback et savent en quoi cela consiste ; 24% en ont seulement déjà entendu parler, mais 40% ignorent encore le concept.

Le cashback a, ces dernières années[Quand ?], accédé à la portabilité au travers de barres d'outils qui s'intègrent directement au navigateur pour verser le cashback de façon entièrement automatique. Ces extensions permettent d'informer en temps réel l'acheteur d'un cashback disponible lors d'une visite d'un site partenaire ou directement dans les résultats des moteurs de recherche. Mais il existe également d'autres solutions, en passant par des applications pour récupérer du cashback via son mobile ou son ordinateur. De plus, ces solutions commencent à se développer sur la blockchain, avec pour objectif de créer des programmes uniques comprenant des milliers de marques différentes.

Pour les acteurs français du cashback, le volume de ventes généré pour les e-commerçants s'élève à 690 millions d’euros en 2019, soit une augmentation de +176% entre 2016 et 2019. Le chiffre d’affaires des sites de cashback s’élève quant à lui à 42 millions d’euros en 2019, soit une augmentation de +147% entre 2016 et 2019.

Si l'on prend en considération les avis des commerçants interrogés, ils sont 71% à exprimer le fat que le cashback est un levier performant quant à l'acquisition de nouveaux clients et une importante fidélisation de ceux-ci.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

N'importe quel internaute peut bénéficier du cashback, en s'inscrivant sur un site web proposant ce service. Il en existe des dizaines à l'heure actuelle en France, ayant chacun leurs spécificités et leurs partenariats. Chaque site de cashback a sa liste de marchands, et ses pourcentages de remise.

Une fois inscrit, l'internaute choisit le marchand où il souhaite faire ses achats et suit le lien proposé, qui aura pour effet de poser un cookie, afin de tracer l'achat de l'utilisateur (et donc valider le cashback par la suite) Après la validation de l'achat par le marchand, l'internaute recevra une partie de la facture sur son compte virtuel. La somme touchée dépend du marchand et des conditions de l'achat, mais correspond en règle générale à quelques pourcents de la commande hors taxe[4].

Pour les marchands (sites d'e-commerce), le partage des rémunérations leur permet d'augmenter les transactions réalisées sur leurs sites, tout en attirant de nouveaux acheteurs. Il s'agit d'une nouvelle source d'acquisition au même titre que les liens sponsorisés ou les comparateurs.

Les sites de cashback cherchent désormais à se diversifier, ils proposent des bons de réductions, développent des marques blanches ou se positionnent après achat comme partenaires de revshare (en). Certains sites expérimentent le cashback offline en rétrocédant une partie des achats effectués en boutique en faisant un lien avec la carte bleue de la transaction ou en scannant un Code QR.

Cashback dans le commerce physique[modifier | modifier le code]

Pour contrer la montée en puissance des sites marchands, les acteurs du retail redoublent d'efforts pour se numériser et assurer leur transition numérique. Pour y parvenir, de nombreuses start-ups s’attellent à réinventer tous les maillons de la chaîne de valeur (approvisionnement, point de vente, expérience client, fidélisation, livraison, service après-vente etc.).

C'est en ce sens que s'inscrivent des entreprises comme Wynd[5], Keetiz[6], Tiller Systems[7] et beaucoup d'autres en repensant le métier du retail et en aidant le commerçant à s'adapter aux nouveaux usages et aux nouvelles attentes du consommateur[8].

Parmi ces nouvelles tendances, on peut citer le ROPO (Research Online, Purchase Offline).

Le cashback étant un des leviers les plus performants en terme d'outils promotionnels, le retail s'arme des mêmes arguments que le e-commerce.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le cashback gagne en popularité », sur https://www.ecommercemag.fr/ (consulté le 7 novembre 2019)
  2. Cédric COURTOIS, « Accueil - 1er site cashback digital », sur Gymoba, blog
  3. Nouvelle étude Médiamétrie / Webloyalty : « Achat en ligne, fidélisation et cash back sur fevad.com le 9 décembre 2011. Consulté le 12 novembre 2012
  4. Définition Site de cashback sur Definitions Webmarketing
  5. (en-US) « Home », sur Wynd - Digitize your points of sale (consulté le 5 octobre 2017)
  6. (en) « Keetiz - La 1ère appli de cashback in-store », sur keetiz.fr (consulté le 5 octobre 2017)
  7. « La caisse enregistreuse tactile sur iPad n°1 en France - Tiller », sur www.tillersystems.com (consulté le 5 octobre 2017)
  8. Selon l'étude sur les français et le commerce connecté, réalisée en décembre 2015 et publiée par l'Institut français d'opinion publique (IFOP).