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Caserne Thiry

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Caserne Thiry
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La caserne Thiry, connue d'abord sous le nom de caserne Sainte-Catherine, est une caserne située près de la porte Sainte-Catherine à Nancy. Elle fut construite de 1764 à 1769 sur les plans de l'architecte Richard Mique, sur ordre de Louis XV, peu avant le rattachement de la Lorraine à la France.

Description

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Elle comprend trois corps de bâtiments identiques dessinant une vaste cour rectangulaire ; le bâtiment situé parallèlement à la rue Sainte-Catherine porte un fronton historié.

En 1906, les 26e et 69e RI

La caserne était primitivement située hors des murs de la ville, mais la porte Sainte-Catherine fut déplacée de quelques centaines de mètres en 1768 lors de l’inauguration de la caserne, ainsi, elle se trouva incluse dans le périmètre urbain.

L'empereur François-Joseph (descendant direct des ducs de Lorraine) qui la visita un siècle après sa construction la déclara une des plus fonctionnelles d'Europe.

Durant la Seconde Guerre Mondiale elle sera renommée caserne Adolf-Hitler[1].

Les façades et les toitures ont été inscrites aux monuments historiques par arrêté du [2].

Avec la réforme des armées, une bonne partie des militaires se sont retrouvés dispersés dans d'autres casernes nancéiennes, dont une partie de l'Armée de terre.

Façade du service des essences mise en valeur.

Depuis 2024, à la suite d’une réhabilitation complète des deux bâtiments latéraux, la caserne Thiry a été partiellement transformée en cité administrative, accueillant maintenant divers services administratifs dont la DDFIP. Le bâtiment principal de la caserne est toujours occupé par l'armée (Service de l'énergie opérationnelle), ainsi que le bout du bâtiment latéral ouest (centre information recrutement des forces armées)[3].

En 1764 Stanislas fait commencer la construction du quartier Royal d'après les plans de Richard Mique sur un vaste emplacement en dehors de l'espace urbain pour recevoir la garnison de Nancy[4]. À sa mort en 1766 les quartiers ne sont pas terminés et Louis XV décide de les achever. Le régiment des Grenadiers de France s'y installe le 17 juillet 1768 alors que des aménagements sont apportés en 1769. En 1790 c'est le régiment du Roi qui l'occupait lorsqu'il se révolta[4].

Proche de la porte Sainte-Catherine, le quartier Royal est rebaptisé Sainte-Catherine après la révolution puis change de nom à chaque changement de régime. Elle devient finalement la caserne Thiry, du nom du général François Augustin Thiry né et mort à Nancy et qui commanda l'artillerie de l'armée d'Orient durant la guerre de Crimée en 1855[5].

À la libération de Nancy le 1er août 1873 le 26e régiment d'infanterie s'y installe[6] jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale[7]. Il est rejoint en 1874 par 6 compagnies du 69e RI[5] qui rejoindront la nouvelle caserne Kléber à Essey en 1913[7].

Représentations

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Gravure à l'eau-forte par Dominique Collin représentant la construction de la caserne Sainte-Catherine (actuelle caserne Thiry) de Nancy, 1765.

Dominique Collin et son fils, Yves-Dominique Collin, ont travaillé à représenter la caserne Thiry, autrefois appelée caserne Sainte-Catherine.

Dominique Collin avait été chargé par Stanislas Leszczynski de graver le début des travaux. Présent le jour de la cérémonie de pose de la première pierre, il avait présenté les travaux dans un état plus avancé qu'ils ne l'étaient réellement, en 1764. On pouvait notamment y voir le roi de Pologne en pleine discussion avec l'architecte Richard Mique et le jardin botanique à l'arrière-plan[8].

Gravure par Yves-Dominique Collin représentant la Caserne Sainte-Catherine de Nancy après la fin des travaux, 1769.

Yves-Dominique Collin s'inscrit dans la lignée de son père en représentant la caserne Sainte-Catherine dans son état final, en 1769, dans une gravure de médaillon proposée au comte de Stainville (Étienne-François de Choiseul-Beaupré-Stainville). On peut notamment y voir les trois corps de logis et le fossé des casernes. L’état proposé dans cette gravure est celui qui subsiste jusqu’en 1851, l’accès se faisant par un pont et une porte en fer forgé détruits par la suite[8].

Références

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  1. François Roth, Histoire de la Lorraine - L'époque contemporaine, vol. 2 : Le vingtième siècle, 1914-1994, Editions Serpenoise, , 272 p., p. 114.
  2. Notice no PA00106101, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. L'Est Républicain, La nouvelle cité administrative accueille ses premiers occupants, 23 août 2024, https://www.estrepublicain.fr/economie/2024/08/23/la-nouvelle-cite-administrative-accueille-ses-premiers-occupants
  4. a et b Maurice Dumontier (général), « Les casernements à Nancy au XVIIIe siècle », dans L'armée à Nancy 1633-1966, Nancy, Berger-Levrault, , 286 p., p. 127-128.
  5. a et b Maurice Dumontier (général), « Les casernements à Nancy avant 1914 », dans L'armée à Nancy 1633-1966, Nancy, Berger-Levrault, , 286 p., p. 133.
  6. Pierre Gérard, « Géographie historique militaire de Nancy (1766-1914) », dans L'armée à Nancy 1633-1966, Nancy, Berger-Levrault, , 286 p., p. 78.
  7. a et b Maurice Dumontier (général), « Les casernements à Nancy avant 1914 », dans L'armée à Nancy 1633-1966, Nancy, Berger-Levrault, , 286 p., p. 138.
  8. a et b Christian Pfister, Histoire de Nancy. Tome III, Paris, Berger-Levrault, 1902-1909, 914 p. (lire en ligne), p. 682

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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