Caserne sergent Blandan

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Caserne sergent Blandan
Fort Lamothe
Image illustrative de l'article Caserne sergent Blandan
Bâtiment nord, vu de l'entrée

Lieu Lyon (7e)
Fait partie de la première ceinture de Lyon
Type d’ouvrage Caserne
Construction 1831–1853
Utilisation Déclassée
Contrôlé par Drapeau de la France France
Coordonnées 45° 44′ 42.29″ N 4° 51′ 13.57″ E / 45.7450806, 4.8537694 ()45° 44′ 42.29″ Nord 4° 51′ 13.57″ Est / 45.7450806, 4.8537694 ()  

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Caserne sergent BlandanFort Lamothe

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Caserne sergent BlandanFort Lamothe

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(Voir situation sur carte : France)
Caserne sergent BlandanFort Lamothe

La caserne sergent Blandan, anciennement fort Lamothe, est une ancienne caserne militaire de 17 hectares[1] située dans le 7e arrondissement de Lyon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Entrée du fort
Casernement

Le fort fut construit entre 1831 et 1853 sous la direction du général Rohault de Fleury pour un montant de 1 990 000 francs[2]. Sa construction nécessite d'importants terrassements. Le château de la Motte, est alors conservé pour le logement des officiers. Le fort faisait partie d'un ensemble de forts destinés à protéger la ville de Lyon. Le casernement situé dans la partie nord était au moment de sa construction et avec ses 230 mètres le plus long de France[1]. La première ceinture de Lyon, construite de 1831 à 1856, comptait 18 forts de part et d'autre du Rhône et de la Saône. En 1864, la caserne de La Motte était ainsi la 3e plus importante de l'agglomération après les casernes de la Part-Dieu et Serin. La caserne du fort pouvait loger 1 193 hommes.

Lors de l'épisode de la commune de Lyon, les gardes nationaux des quartiers populaires le prennent d'assaut le 4 septembre 1870 pour s'armer face aux gardes nationaux des quartiers bourgeois[3].

La construction de la seconde ceinture de fortifications de Lyon par le général Séré de Rivières provoque le désintérêt du fort de La Motte qui perd son rôle stratégique, mais qui est rapidement transformé en caserne pour accueillir les soldats des forts de Charpennes, des Brotteaux et du Colombier. Il doit ainsi à l'époque accueillir 2 596 hommes.

Le fort prend le nom de « sergent Blandan » en 1942 en hommage à Jean Pierre Hippolyte Blandan, lors du centenaire de sa mort[2].

Le château[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de La Motte (Lyon).

Le château avait été construit sur une motte féodale, ce qui lui valut le surnom "de la Motte".

Lors de la construction du fort, le château de La Motte fut conservé au centre du fort. Il est depuis le 4 novembre 1983, classé monuments historiques.

Structure[modifier | modifier le code]

Panorama de la place d'armes et de la caserne

La caserne sergent Blandan comprend dans sa superficie de 17 hectares, une place d'armes, 4 bastions, et d'une cinquantaine de bâtiments d'une surface total de 44 000 m², dont un arsenal et le casernement de 230 m de long[1].

Le futur[modifier | modifier le code]

Le Grand Lyon a acheté la caserne le pour un montant de 15 millions d'€[2],[4]. Il en prend possession en juillet 2008 et projette de créer un parc urbain pour l'année 2013. Entre-temps le parc et notamment le casernement est utilisé notamment par l’Université de Lyon, l'école des jeux vidéo Gamagora et le Crous.

Ainsi dans ce sens, une série de hangars à l'est de la caserne a déjà été détruite. Une fouille d'archéologie préventive a eu lieu dans le fort entre le 24 avril et le 22 juillet 2009[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c http://www.grandlyon.com/Le-parc-Blandan.2997.0.html
  2. a, b et c http://genev.tabouis.free.fr/images/Sergent_Blandan_072008.pdf
  3. Maurice Moissonnier, La Première Internationale et la Commune à Lyon : 1865-1871, spontanéisme, complots et luttes réelles, Paris, Éditions sociales,‎ 1972, 402 p. (notice BnF no FRBNF35319360n) page 209
  4. http://www.grandlyon.com/Info.1164+M546674f2b32.0.html?&L=cepadcgjrhk%253Fbackid%253D385
  5. http://www.archeologie.lyon.fr/archeo/sections/fr/sites_archeologiques/operations_en_cours/notices_3/parc_blandan/?&view_zoom=1

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Dallemagne (photogr. Georges Fessy), Les défenses de Lyon : enceintes et fortifications, Lyon, Éditions Lyonnaises d'Art et d'Histoire,‎ 2006, 255 p. (ISBN 2-84147-177-2) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

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