Cascastel-des-Corbières

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Cascastel-des-Corbières
Cascastel-des-Corbières
Vue de Cascastel-des-Corbières
Blason de Cascastel-des-Corbières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Narbonne
Canton Fabrezan
Intercommunalité Communauté de communes de la Région Lézignanaise, Corbières et Minervois
Code postal 11360
Code commune 11071
Démographie
Gentilé Cascastellois, Cascastelloises
Population
municipale
227 hab. (2015 en augmentation de 7,08 % par rapport à 2010)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 59′ 09″ nord, 2° 45′ 35″ est
Altitude Min. 111 m
Max. 509 m
Superficie 15,38 km2
Localisation

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Cascastel-des-Corbières

Cascastel-des-Corbières est une commune française située dans le département de l'Aude, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Cascastellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Panneaux à l'entrée du village

La commune est située dans les Corbières maritimes à 13 km à l'ouest de Durban-Corbières.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cascastel-des-Corbières[1]
Albas Durban-Corbières
Cascastel-des-Corbières
Quintillan Villeneuve-les-Corbières

Climat[modifier | modifier le code]

Les Corbières bénéficient du climat méditerranéen, caractérisé par des étés chauds, ensoleillés et secs, des précipitations réparties sur trois saisons et l'influence de la tramontane.

La station météo de Carcassonne (126 mètres) est la plus proche de l'aire d'appellation. Ses valeurs climatiques de 1961 à 1990 sont :

Relevés à Carcassonne 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,7 3,7 4,9 7,4 10,5 13,8 16,3 16,1 13,9 10,7 6,1 3,2 9,1
Température moyenne (°C) 5,9 7,2 9,1 11,7 15,3 19,1 22,1 21,5 19 14,8 9,6 6,7 13,5
Température maximale moyenne (°C) 9,2 10,8 13,3 16,1 20 24,4 27,9 26,9 24,1 19 13 9,8 17,9
Précipitations (mm) 67,3 67,7 64,8 71,5 62,3 43 29,1 43,2 46,1 74 56,7 69,4 695,1
Source : www.infoclimat.fr : Carcassonne (1961-1990)[2]


Les précipitations de plus de 1 millimètre se répartissent sur 92 jours[3], les pics se situant au printemps et à l'automne. Si l'humidité de mars-avril-mai est bénéfique pour la vigne en rechargeant les nappes phréatiques et en arrosant le début de la végétation, celles d'octobre prennent souvent la forme d'épisodes cévenols aux effets parfois dévastateurs. Ces conditions rudes exigent une bonne adaptation des cépages à ce terroir et l'usage de porte-greffes tolérant le stress hydrique.

L'ensoleillement s'étale sur 193 jours, 88 jours fortement et 113 faiblement[3]. Ce facteur est particulièrement favorable à une bonne maturité du raisin entre juillet et septembre.

Enfin, la zone subit de fortes contraintes liées au vent. Les Corbières sont situées dans l'aire d'influence de la tramontane. Ce vent violent de secteur ouest à nord-ouest, rafraîchit et assèche l'air ambiant. Il souffle en rafales, majoritairement en fin d'hiver et au printemps[4]. Si son action éloigne les risques de maladies cryptogamiques, sa violence peut abîmer les jeunes pousses fragiles insuffisamment palissées.

La viticulture est une des rares activités agricoles possibles dans cette région aride.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Cascastel devint Cascastel-des-Corbières afin de faire profiter la commune de la renommée du terroir viticole, le conseil municipal a demandé et obtenu l'adjonction de son terroir en 1951.

Cascastel : Caltius (« homme latin ») et castellum (« château-fort»).

Histoire[modifier | modifier le code]

Château de Cascastel.

Le patrimoine médiéval de Cascastel est relativement bien connu par une charte de 1390, portant sur la reconstruction du Fort et les agencements avec le château existant.

Au XIIIe siècle, les droits seigneuriaux sur Cascastel se partageaient entre les abbés de Lagrasse et deux co-seigneurs laïcs, Raymond de Castel et Sicart de Cascastel. Comme cela se voyait à cette époque, ils devaient posséder en commun le château.

En 1734, Gaspard de Pailhoux, médecin des États du Languedoc et son épouse, la noble Marie-Thérèse de Ros y Sorribes se portent acquéreur du fief noble de Cascastel dont le sous-sol se trouve composé de mines antiques et médiévales contenant des ressources minéralogiques variées.

Leur fils unique, Joseph Gaspard de Pailhoux de Cascastel (1726 Toulouse - 1808 Cascastel), chevalier, seigneur haut-justicier de Cascastel, seigneur de Villeneuve, de Rouffiac, de Saint-Jean de Barrou, d'Embres et de Castelmaure et conseiller au Conseil Souverain du Roussillon, vivant au château de Cascastel, fonde en 1779 une association avec Jean Pierre François Guillot-Duhamel, Louis Charles Pelletier puis Jean-Antoine Chaptal pour l'exploitation de mines recelant de métaux, aussi bien sur ses terres (mines des Corbières) qu'alentour (mines de Palairac). Il fut le dernier seigneur de Cascastel et en fut le maire après la Révolution.

Le mari de sa fille Jacquette Claire Josèphe de Pailhoux de Cascastel, le général Luc Dagobert (1736 château de la Grande Communière à La Chapelle-en-Juger - 1794 Puigcerda), seigneur de Fontenille, participa lui aussi à l'entreprise des mines.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Cascastel-des-Corbières (Aude).svg Blasonnement de la commune : D'azur au pal fuselé d'or et de sable. Blason Arse.jpg

Autre blason, issu de celui de la famille d'Arse, seigneurs du lieu aux XVIe et XVIIe siècles. Souvent relié a l'ancienne appellation du Village: Cassio Castello.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 21 décembre 2015[5] André Cournède    
2016 en cours      
Les données manquantes sont à compléter.

Commune jumelée avec Pfastatt (Haut-Rhin) depuis août 2009.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2015, la commune comptait 227 habitants[Note 1], en augmentation de 7,08 % par rapport à 2010 (Aude : +2,94 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
458470566698698762788817763
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
697677675643650771856796416
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
411407357367359362353264261
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
294268234214204196207208222
2015 - - - - - - - -
227--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Son vignoble produit plusieurs AOC

La photographie couleur montre des vignes pkantées en coteau peu pentu. Le sol travaillé montre une terre grise ardoise mêlée de petits cailloux de même couleur. Une haie d'arbre empli le fond du vallon. En arrière plan, une autre vigne fait face de l'autre côté du thalweg.
Les vignes près de Cascastel (juin 2010).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La tour du château de Cascastel

Elle date du XIIe siècle. Elle est exceptionnelle par la qualité de sa construction et son état de conservation.

Ses assises de 2,50 m d'épaisseur supportent une salle couverte par une voûte de 8 mètres de hauteur. Côté rivière, un escalier est creusé dans l'épaisseur du mur. Outre qu'il facilita la construction, cet escalier permettait à un guetteur d'accéder à la plate forme.

Cette tour construite pour assurer la fonction de guet et la sécurité des seigneurs laïcs affirmant leur autorité sur le territoire, abritait aussi les archives de la communauté villageoise, baux et chartes divers, elle protégeait des salles voûtées servant de celliers.

L'entrée primitive se situait à hauteur du premier étage. Elle donne aujourd'hui à l'intérieur du bâtiment qui est collé à gauche de la tour. On y accédait par des moyens mobiles que l'on pouvait retirer en cas d'alerte. Un mur d'enceinte assez bien conservé séparait la tour et les châteaux des seigneurs du reste du Fort. En 1390, ce mur était neuf, mais le reste du Fort était en fort mauvais état et les habitants soumis aux raids quasi journaliers des mercenaires venant de l'Aragon tout proche. Le Fort fut reconstruit en moins de trois ans.

C'est un corps de logis du XVIIe siècle qui s'adosse à la tour et donne sur une terrasse.

En 1737, la Dame de Cascastel, Marie-Thérèse de Ros y Sorribes, veuve de Gaspard de Pailhoux et mère de Joseph Gaspard de Pailhoux de Cascastel, obtint du Bayle François Amiel, et d'autres habitants, tous les jardins situés à "l'horte sur la ville". Ces jardins, avec le béal et les moulins, formaient alors un même tènement, face au château, avant qu'un pont ne réunisse à ces jardins la terrasse du château.

La baie, en bas à gauche du corps de logis, ouvre sur le salon aux gypseries. D'époque Louis XIII, il est surplombé par un plafond à la française, une deuxième campagne de travaux lui ajoutant une cheminée et des moulures de style Louis XIII-Louis XIV (de même que dans la grande chambre Louis XIII située au-dessus du salon). Enfin, le remarquable décor de gypseries résulte d'une dernière campagne de travaux, Louis XIV-Louis XV.

Ce décor de gypse dans un style baroque, commandité par Joseph Gaspard de Pailhoux de Cascastel, dernier seigneur du lieu, s'articule en quatre panneaux : face aux fenêtres (sud-ouest) la Chasse ; vers la tour (nord-ouest) le Jardin ; face à la Chasse, occupé par la cheminée et les fenêtres (nord-est), la Volière et face à la tour (sud-est) les Champs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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