Cyprinus carpio carpio

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Cyprinus carpio carpio, est une sous-espèce issue d'élevages de la forme sauvage qui est la carpe commune[1] qui vit généralement dans les étangs. Cette carpe a été élevée au départ par des moines pour sa chair. Selon les formes sélectionnées en élevage elle est appelée Carpe miroir, Carpe cuir ou Koï.

Différentes formes[modifier | modifier le code]

La carpe miroir[modifier | modifier le code]

Recouverte de grandes écailles miroitantes, irrégulièrement disposées et de tailles différentes, la carpe miroir mesure en moyenne autour de 60 cm de longueur pour environ 5 kg, mais les plus grandes peuvent atteindre 110 cm pour un poids record de 45 kg (parmi les plus grosses carpes du monde). La carpe miroir est beaucoup moins effilée que la carpe sauvage, et en grandissant devient plus ronde qu'allongée, ce qui lui permet d'atteindre des poids bien supérieurs à ceux des carpes communes. Elle est fort appréciée pour sa combativité et sa puissance, qui lui vient de sa queue large et musclée. De plus, la carpe est un poisson intelligent qui apprend vite à se méfier des pièges trop grossiers. Comme toutes les espèces de carpe, la carpe miroir a un sens olfactif et visuel bien développé. Elle s'adapte facilement au milieu extérieur, et est très résistante, même dans des conditions difficiles (sécheresse, gel,...). La carpe est un poisson d'eaux calmes et peu profondes. Elle a tendance à préférer des eaux chaudes, dont la température varie entre 15 et 20 °C, particulièrement en période de frai. Dans ces eaux peu profondes, elle affectionne souvent les herbiers ou le voisinage des arbres immergés. La présence d'une carpe est facilement reconnaissable : des bulles apparaissent à la surface de l'eau indiquant qu'un poisson est en train de fouiller le fond ; son habitude d'effectuer des sauts spectaculaires est bien connue.

La carpe cuir[modifier | modifier le code]

Un gros poisson lisse, verdâtre à reflets mordorés
Une carpe cuir

Cette variété n'a pas d'écailles. Elle est élevée également pour la pêche.

Article détaillé : Carpe cuir.

La carpe koï[modifier | modifier le code]

Des gros poisson bariolés de blanc, noir, jaune ou rouge
Des carpes koï
Article détaillé : koï.

Cette variété est particulièrement colorée. Elle est élevée comme poisson d'ornement ou de collection et peut atteindre des prix très élevés. Dans les bassins des temples et des jardins en Extrême-Orient elle est nommée « Carpe de brocart ». Une carpe koï peut atteindre plus de 20 kg. Sa nourriture étant semblable à celle des autres carpes, elle peut être pêchée comme n'importe quelle variété de carpe.

Pêche de la carpe[modifier | modifier le code]

La carpe étant omnivore, on peut la pêcher à l'aide d'un grand nombre d'esches : un ver de terre, des asticots, un morceau de pomme de terre, ou à l'aide d'une bouillette, appât artificiel en forme de petite boule, au goût de fruits ou carné (attention, des hameçons spécifiques sont alors requis). Différentes techniques de pêche peuvent être utilisées, dont celles-ci :

  • la pêche au flotteur
  • la pêche à la bouillette
  • la pêche au ressort.

La pêche à la carpe est très pratiquée pour son côté sportif et pour les beaux spécimens qui parfois bondissent hors de l'eau. Cette pêche peut se pratiquer de jour comme de nuit.

Mode de nourriture[modifier | modifier le code]

Comme la carpe peut manger exceptionnellement des gardons, il peut arriver au pêcheur d'en capturer une au vif ou à la cuiller par mégarde. Ceci dit, ce n'est pas là son mode d'alimentation habituel. La carpe cherche plutôt des proies dans le fond du cours d'eau, en tâtant le fond à l'aide de ses barbillons. Elle avale ses proies en les aspirant (d'où le montage particulier de l'hameçon et de l'appât utilisé dans la pêche à la bouillette). Elle se nourrit principalement de vers, d'écrevisses, de moules d'eau douce (anodontes), de débris végétaux et d'invertébrés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La carpe », sur Placedescarpes (consulté le 1er novembre 2009)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. BAILEY, La pêche en eau douce, Gründ.