Caroncule

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Sur les autres projets Wikimedia :

Une caroncule désigne une excroissance en bourrelet.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Ce terme est emprunté au latin caruncula dérivé de caro, carnis qui signifie « chair ». Il semble avoir été utilisé dans ce sens depuis l'antiquité.

Oiseaux[modifier | modifier le code]

Caroncule de Tadorne de Belon.
Caroncule d'un coq domestique.

La caroncule est, chez les oiseaux, une petite excroissance charnue de couleur vive (rouge généralement) située près du bec, ornant le front, la gorge, les sourcils. Ce caractère sexuel a un rôle visuel important lors de la parade nuptiale : sous la poussée de testostérone, le mâle gonfle ses testicules et son caroncule, effectue des mouvements circulaires de la tête. De plus, les canards possédant cet ornement émettant divers sifflements musicaux auxquels la femelle répond par des caquètements[1].

Chez le coq domestique, les caroncules se situent autour de l'œil, sous la crête et au-dessus du barbillon. Le coq les agite au cours de la parade dite « alimentaire », par laquelle il indique aux femelles la présence de nourriture. Des expériences montrent que la taille et la flexibilité des caroncules influent sur l'efficacité de la parade[2].

Autres exemples :

Mammifères[modifier | modifier le code]

La caroncule lacrymale est bien visible à droite
La caroncule salivaire se trouve à la base du frein lingual

Chez l'homme, la caroncule lacrymale correspond à l'excroissance charnue située à l'angle interne de l’œil. Quant à la caroncule salivaire, elle se trouve au pied du frein lingual : elle supporte les orifices externes des glandes sublinguales et sous-maxillaires.

En obstétrique vétérinaire, on nomme caroncules utérines les disques placentaires maternels, trouvés notamment chez les ruminants. Ce sont des excroissances non glandulaires qui reçoivent les cotylédons fœtaux. L'association dune caroncule utérine et d'un cotylédon fœtal forme un placentome.

Botanique[modifier | modifier le code]

En botanique il s'agit d'un renflement charnu comparable à un élaïosome qui entoure le hile de certaines graines, notamment celles des euphorbes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marc Giraud, Super Bestiaire, Robert Laffont, , p. 147.
  2. Carolynn Smith et Sarah Zielinski, « Rusé comme... une poule », Dossier Pour la science, no 92,‎ , p. 34.

Sources[modifier | modifier le code]