Caroline Pavlova

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Caroline Pavlova
Karolina Pavlova 2.jpg

Caroline Pavlova 1830

Informations
Naissance
Décès
Nom de naissance
Каролина Карловна Яниш +/-
Nationalité
Activités
Conjoint

Caroline Karlovna Pavlova (en russe : Кароли́на Ка́рловна Па́влова), née Caroline Ianich (en russe : Яниш) le à Iaroslavl, morte le à Dresde, était une poétesse russe, traductrice en allemand. Son nom était autrefois germanisé en Carolina von Pawloff.

Biographie[modifier | modifier le code]

Karlovna Pavlova est né à Iaroslavl[1]. Son père est un professeur allemand de physique et de chimie à l'École de médecine et de chirurgie à Moscou. Scolarisé à la maison[1], elle apprend le russe, l'allemand, le français et l'anglais[2]. Son tuteur polonais, et premier amour, le poète Adam Mickiewicz, est «abasourdi par ses talents littéraires»[1]. Son premier recueil est publiée en 1833Elle épouse en 1837 Nikolaï Pavlov, écrivain lui aussi, et ils animent à leur domicile, pendant quelques années, un salon littéraire connu à Moscou[2]. En 1848 parait son récit en prose, Double vie [en russe: Двойная жизнь]. Comme la plupart des romans russes de son temps, il se situe dans l'aristocratie et, à travers son héroïne, Caroline Pavlova dépeint la condition des femmes à cette époque[2].

Elle se sépare de son mari en 1853. Elle se rend à Saint-Pétersbourg, où son père vient de mourir dans une épidémie de choléra, puis à Dorpat (aujourd'hui Tartu, en Estonie) pour rejoindre sa mère et y vivre avec son fils. En Janvier 1854, le fils de Caroline Pavlova retourne à Moscou, étudier à l'université, hébergé chez son père.

Caroline Pavlova, rare femme dans un milieu littéraire russe extrêmement brillant , non reconnue comme poète[3], gagne en 1858 Dresde, en Allemagne. Alexis Konstantinovitch Tolstoï, poète russe, cousin éloigné de Léon Tolstoï, la visite et la sollicite pour traduire ses œuvres.

Caroline Pavlova meurt à Dresde en 1893.

Sa poésie a été redécouverte dans les années 1900 par les symbolistes de l'âge d'argent, notamment par Valéri Brioussov et Andreï Biély[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Heldt 1978, p. 1-9.
  2. a, b, c et d Samokhina-Trouvé et al. 2013, p. 3379.
  3. Heldt 1978, p. 9-15.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]