Carol Rama

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Carol Rama
Carol-Rama.jpg
Naissance
Décès
(à 97 ans)
TurinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Italienne, Italienne ( - ), Italienne ( - )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Mouvement
Distinction

Carol Rama, née Olga Carolina Rama le à Turin, et morte le dans la même ville[1], est une artiste peintre italienne. Autodidacte, ses œuvres « érotiques et viscérales »[2] ont atteint à la reconnaissance internationale seulement dans les années 2000.

Biographie[modifier | modifier le code]

La mère de Carol Rama est internée en hôpital psychiatrique, alors que celle-ci n'a que quinze ans[3]. Son père, un fabricant de bicyclettes, se suicide alors qu’elle en a vingt-deux[4].

Sa première exposition est fermée par la police et ses tableaux sont retirés de la galerie. C’est en Italie, en 1945, et certaines de ses aquarelles sont des scènes sexuelles, d’hommes avec des chiens ou encore de femmes expulsant des serpents de leur intimité[3].

Récompense[modifier | modifier le code]

Œuvre[modifier | modifier le code]

L’œuvre de Carol Rama s’étend sur une période de soixante-dix ans, de 1936 à 2005, au cours de laquelle l'artiste a occupé le même atelier, via Napione, à Turin[4].

En 2014, une exposition lui est consacrée au musée d'art contemporain de Barcelone (MACBA). Beatriz Preciado, commissaire de l’exposition, écrit :

« Carol Rama est contemporaine et dialogue (parfois intimement, parfois à travers son travail) avec tout et avec tous : Picasso, Duchamp, Luis Buñuel, Man Ray, Jean Dubuffet, Orson Welles, Warhol, Sanguinetti, la Cicciolina et Jeff Koons… Mais elle est une contemporaine invisible. Elle ponctue durant sept décennies le cours de la pratique artistique. Son œuvre module et modifie ce que nous connaissons de l’avant-garde. Carol Rama invente le sensurréalisme, l’art viscéral-concret, le porno-brut, l’abstraction organique… et encore, et encore. Cependant, le nom de Carol Rama n’apparaît dans aucune histoire[4]. »

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 1945 : Galerie Faber, Turin
  • 1946-1947 : Galerie Il Bosco, Turin
  • 1955 : Librairie Il Salto, Milan (présentation par Albino Galvano)
  • 1957 : Galerie La Bussola, Turin (présentation par A. Galvano)
  • 1959 : Galerie La Bussola, Turin (présentation par Luigi Carluccio)
  • 1960 : Galerie La Bussola, Turin (présentation par A. Galvano)
  • 1964 : Galerie Stampatori, Turin (présentation par A. Galvano et Edoardo Sanguineti) — Galerie La Carabaga, Sampierdarena (présentation par E. Sanguineti)
  • 1965 : Musée municipal, Pistoia (présentation par E. Sanguineti)
  • 1966 : Galerie Lutrin, Lyon (présentation par E. Sanguineti)
  • 1967 : Galerie Numero, Rome (présentation par E. Sanguineti) — Galerie Fiamma Vigo, Rome (présentation par E. Sanguineti)
  • 1970 : Sala Bolaffi, Turin
  • 1971 : Galerie La Bussola, Turin (présentation par E. Sanguineti)
  • 1972 : Galerie Anthea, Rome (présentation par E. Sanguineti)
  • 1974 : Galerie Il Fauno, Turin (présentation par Man Ray)
  • 1975 : Galerie LP220, Turin (présentation par Maurizio Fagiolo dell'Arco) — Galerie Marin, Turin (présentation par M. Fagiolo dell'Arco)
  • 1976 : Place and sign, Galerie Luciano Anselmino, Milan (présentation par E. Sanguineti) — Galerie Il Capricorno, Venise (présentation par E. Sanguineti)
  • 1978 : Galerie Weber, Turin (présentation par Giancarlo Salzano)
  • 1979 : Galerie Martano, Turin (présentation par Paolo Fossati, Galvano, Marco Vallora)
  • 1980 : Carol Rama : watercolors 1939-1941, works 1966-1980, Galerie Giancarlo Salzano, Turin (présentation par Corrado Levi et E. Sanguineti)
  • 1981 : Carol Rama, works 1950-1955, Galerie D'Arte Maggiorotto, Cavallermaggiore (présentation par A. Galvano et P. Fossati)
  • 1983-1984 : Galerie Giancarlo Salzano, Turin (textes de C. Levi, E. Sanguineti et Lea Vergine)
  • 1985 : Sagrato del Duomo, Milan (par Lea Vergine) — Carol Rama : Seven Works, Galerie Giancarlo Salzano, Turin
  • 1987 : Carol Rama, works from 1937 to 1987, Galerie Dell'Oca, Rome (présentation par Giuliano Briganti et C. Levi)
  • 1988 : Casa del Mantegna, Mantoue (présentation par Giorgio Manganelli, Francesco Bartoli, Giuliano Briganti et Anne-Marie Sauzeau Boetti)
  • 1989 : Circolo degli Artisti, Turin (présentation par P. Fossati)
  • 1990 : Galerie UXA, Novara — Carol Rama, works 1989/1990 (présentation par Miroslava Hajek), Galerie Giancarlo Salzano
  • 1991 : Galerie Giancarlo Salzano — Paintings and drawings 1940/1948, Galerie Giancarlo Salzano
  • 1993 : Carol Rama : Quasi note azzurre (Almost blue notes), Galerie Giancarlo Salzano—XLV Biennale internationale d'art, Venise (présentation par Achille Bonito Oliva et C. Levi)
  • 1993-1994 : La corona di Keaton, 1993, Idilli, 1993, Inediti, 1952/1957, Galerie Giancarlo Salzano
  • 1994 : Galerie Monica De Cardenas, Milan
  • 1994-1995 : Carol Rama, Past to Present 1994-1930, Galerie Sprovieri, Rome (présentation par Achille Bonito Oliva et M. Fagiolo dell'Arco)
  • 1995 : Le stanze di Carolina 1939-1994, Galerie Otto, Bologne (présentation par P. Fossati et Dario Trento)
  • 1996 : Galerie Il Ponte, Turin — Stamperia del Borgo Po, Turin (texte d’Edoardo Sanguineti)
  • 1997 : Carol Rama, works on paper, 1930s to present, Esso Gallery, New York (présentation par Filippo Fossati, C. Levi, P. Fossati, E. Sanguineti et Ingrid Schaffner) — Galerie Giancarlo Salzano, Turin
  • 1998 : Retrospective, Stedelijk Museum, Amsterdam — Retrospective, à l’Institut d’art contemporain de BostonIncisioni recenti, Franco Masoero Edizioni d'Arte, Turin
  • 1999 : Carol Rama, Galerie d'art moderne et contemporain, musée d'art moderne, Turin
  • 2002 : Galerie Anne de Villepoix, Paris
  • 2003 : Biennale internationale d'art, Venise — Carol Rama, past and present, Esso Gallery, New York
  • 2004 : Carol Rama, Retrospettiva, Fondation Sandretto Re Rebaudengo, Turin, Mart, Trento-Rovereto, Baltic Museum et Newcastle — Appassionata, Ulmer Museum, Ulm, Galerie im Taxispalais, Innsbruck
  • 2005 : Idoli e scandali, Galerie Stamparte, Bologne — Galerie Silvia Steinek, Vienne — Fa vissuto. Carol Rama, Galerie MAM Mario Mauroner, Salzburg — Il disegno prescritto, Fondazione Achille Marazza, Borgomanero
  • 2006 : Galerie del Ponte, Stupinigi — Seduzioni, Galerie Ute Parduhn, Düsseldorf — La coda della cometa, Galerie Dell’Incisione, Brescia — L'opera incisa 1944-2005, Galerie internazionale d'arte moderna di Ca' Pesaro, Venise — Noi facciamo loro guardano. Carol Rama – Antonio Marras, Villa Costantino, Alghero — Omaggio a Carol Rama (Genius. Picasso. L’Italia. L’Europa), Fondazione Art Museo Villa Ponti, Arona
  • 2007 : Passiorama, Villa Rufolo, Ravello — Paestum, Museo materiali minimi d'arte contemporanea MMMAC — Paestum, Galerie Karin Sachs, Munich — Incisioni e disegni, Galerie Michele Balmelli, Bellinzona (Suisse) — Carol, sempre, Galerie Carlina, Turin
  • 2008 : Eroica, Galerie Steinek, Vienne (Autriche) — L’occhio degli occhi, opere dal 1937 al 2005, Palais des ducs, Genève — Good Manners, Maccarone, New York — Self Portrait, Pinacoteca, Castello di San Giorgio, Legnano
  • 2009 : Mappe e segni. Carol Rama a Villa Vidua, Villa Vidua, Conzano — Autorattristratrice, Galerie Isabella Bortolozzi, Berlin
  • 2010 : Appassionata, ex Église anglicane, Alassio — Carol Rama - Leonor Antunes, Art 41 Basel, Galerie Isabella Bortolozzi
  • 2011 : Art 41 Basel, Galerie Isabella Bortolozzi — Carol Rama - Andrea Guerzoni, Quanta luce nel nero, Palazzetto art Gallery, Rome
  • 2012 : Carol Rama, spazio anche più che tempo, Isabella Bortolozzi Galerie, Berlin
  • 2013 : Di quadro in quadro, opere 1937-2003, Galerie Carlina, Turin
  • 2014 : Carol Rama, Nottingham contemporary, Nottingham
  • 2015 : « La Passion selon Carol Rama » - du 3 avril au 12 juillet - musée d'art moderne de la Ville de Paris

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir sur torino.repubblica.it.
  2. Simon Grant, « The cruel snare of memory » (visite à l’atelier de Carol Rama le 1er mai 2010), Tate Etc. issue 19, été 2010.
  3. a et b David Rhodes, « Carol Rama, spazio anche più che tempo », The Brooklyn Rail, 4 octobre 2012.
  4. a b et c Beatriz Preciado, « Carol Rama for ever (2/2) », Peau de rat, 27 mai 2013 (sur le site du Jeu de Paume).
  5. Liste des prix depuis 1986, sur le site officiel de la Biennale.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Carol Rama : dal presente al passato 1994-1936, introd. d’Achille Bonito Oliva, témoignages de Corrado Levi, Paola Rampone et Edoardo Sanguineti, vie et œuvres de Maurizio Fagiolo et Elena Gigli, Milan, Bocca, 1994
  • Nicole Minder et Cristina Mundici (éd.), Un duo en solo : 1942-1948 1974-2000 : Carol Rama & Louise Bourgeois (exposition à Vevey, Cabinet cantonal des estampes, musée Jenisch, 28 novembre 2000-28 janvier 2001), Vevey, Cabinet cantonal des estampes, 2000
  • (it) (en) Luigina Tozzato et Claudio Zambianchi (éd.), Edoardo Sanguineti, Carol Rama, trad. de Jonathan Hunt, Turin, F. Masoero, 2002

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]