Carmen Baroja

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Carmen Baroja
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Père
Serafin Baroja (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoint
Rafael Caro Raggio (d) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Julio Caro Baroja
Pío Caro Baroja (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de

Carmen Baroja y Nessi, née à Pampelune en 1883 et morte à Madrid en 1950, également connue sous le pseudonyme Vera de Alzate, est une intellectuelle espagnole, écrivaine et ethnologue.

Elle est l'une des grandes figures du Lyceum Club Femenino de Madrid et de la Génération de 98.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carmen Baruja appartient à une grande famille d'intellectuels. Elle est la sœur des écrivains Pío et Ricardo Baroja, la belle-sœur de la peintre Carmen Monné.

Elle est la mère de l'anthropologue Julio Caro Baroja et du réalisateur Pio Caro Baruja.

Fille d'un ingénieur de mines, sa famille réside dans diverses villes - Pampelune, Valence, Burjassot, Cestona et Saint-Sébastien - avant d'emménager à Madrid.

Dans sa jeunesse, elle se passionne pour l'orfèvrerie, l'ethnographie et le folklore, et voyage en Angleterre et en France avec son frère Pío Baruja.

Plus tard, elle participe activement à la fondation de l'institution féministe du Lyceum Club Femenino de Madrid[1], présidé par María de Maeztu, où se retrouvent, entre autres, Zenobia Camprubí, Elena Fortún, Concha Méndez, María Teresa León et l'une des futures ministres de la République, Victoria Kent.

En 1926, dans le salon de la maison familiale, elle crée une pièce de théâtre, El mirlo blanc, avec Carmen Monné, projet auquel participe également ses frères et ses amis dont Valle-Inclán, Azorín et Manuel Azaña. On retrouve, dans son entourage, ses amies Isabel Oyarzábal et Magda Donato.

La Guerre d'Espagne la sépare de son mari, isolé à Madrid. Il meurt en 1943. Des quatre fils du mariage, seuls survivront Julio et Pio. Carmen, elle, décède d'un cancert en 1950.

Postérité[modifier | modifier le code]

Elle laisse une oeuvre poétique (certains de ses vers sont publiés dans Tres Barojas. Poemas, des contes pour enfants, des livres de recherches ethnographiques, ou encore ses mémoires, Recuerdos de una mujer de la generación del 98, rédigées de 1943 à 1946[2], où apparaissent les membres de la Génération de 98 et les autres femmes écrivaines qui ont jalonné son parcours comme Carmen de Burgos, Consuelo Álvarez Pool (Violeta), Regina de Lamo, Blanca de los Ríos et Belén de Sárraga.

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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