Carlos Arias Navarro

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Carlos Arias Navarro
Image illustrative de l'article Carlos Arias Navarro
Fonctions
3e président du gouvernement espagnol
(148e chef de gouvernement espagnol)

(2 ans 6 mois et 2 jours)
Chef de l'État Francisco Franco (Caudillo)
Alejandro Rodríguez de Valcárcel (Président du Conseil de régence)
Monarque Juan Carlos Ier
Gouvernement Arias I, II, II et III
Prédécesseur Torcuato Fernández Miranda (intérim)
Luis Carrero Blanco
Successeur Adolfo Suárez
Ministre de l'Intérieur
Chef de l'État Francisco Franco
Président du gouvernement Luis Carrero Blanco
Torcuato Fernández Miranda (intérim)
Prédécesseur Tomás Garicano Goñi
Successeur José García Hernández
Maire de Madrid
19651973
Prédécesseur José Finat y Escrivá de Romaní
Successeur Miguel Ángel García-Lomas Mata
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Madrid (Espagne)
Date de décès (à 80 ans)
Lieu de décès Madrid (Espagne)
Nationalité espagnole
Parti politique FET y de las JONS
Alianza Popular (après 1977)
Diplômé de Université centrale de Madrid
Profession Juriste

Carlos Arias Navarro
Chefs du gouvernement espagnol


Carlos Arias Navarro, né le à Madrid et mort le dans la même ville, est un homme politique espagnol de l'époque franquiste. Il est le troisième et dernier président du gouvernement du général Francisco Franco, Caudillo de l'Espagne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carlos Arias Navarro est déjà un haut fonctionnaire au ministère de la Justice avant de rejoindre les franquistes durant la guerre d'Espagne. Dévoué à la cause des nationalistes, il se fait particulièrement remarqué lors de la prise de Malaga par la répression de 4 300 dissidents politiques[1]. Il devient pour les républicains, El carnicero de Málaga (« le boucher de Malaga »)[2],[3].

Il mène ensuite sa carrière durant le régime de Franco, d'abord en tant que gouverneur civil, en León en 1944, à Tenerife en 1951, en Navarre en 1954, puis comme directeur général de la Seguridad, l'organe répressif du franquisme à partir de 1957. Son zèle s'y illustre une fois de plus, puisque c'est sous sa direction que la Seguridad arrêtera l'opposant communiste Julián Grimau, qui sera condamné à mort et fusillé. En 1965, il devient maire de Madrid et le demeure jusqu'en juin 1973, date à laquelle il est nommé ministre de l'Intérieur. Enfin, en décembre suivant, après l'assassinat de l'amiral Luis Carrero Blanco, président du gouvernement, Franco le nomme à ce poste.

Durant son premier gouvernement, en 1974, Arias donne des signes d'ouverture du régime, dans ce qu'il est convenu d'appeler l' « esprit du 12 février » qui est bien reçu par les secteurs « aperturisted » du franquisme. Cependant, les pressions du « bunker » (les franquistes les plus conservateur) freinent rapidement toute tentative d'assouplissement du régime. De plus, ces mesures « libérales » ont une faible portée politique, tant et si bien qu'elles déçoivent l'opinion publique et l'opposition antifranquiste, très sceptique[4]. Son action à la tête du gouvernement est donc caractérisée par un fort immobilisme. C'est Arias Navarro qui annonce à la télévision au peuple espagnol la mort du généralissime Franco le .

Le 1er juillet 1976, le roi Juan Carlos le remplace par Adolfo Suárez afin de mener à bien la transition démocratique. En 1977, il rejoint l'Alliance populaire fondée par Manuel Fraga, ancien ministre de Franco. La même année, il se présente aux élections sénatoriales à Madrid, mais n'est pas élu. Par la suite, Arias Navarro quitte la politique à tout jamais.

Il meurt le , à quelques jours de son 81e anniversaire.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) «Los 4.300 del 'Carnicerito' de Málaga», Público, 29 juin 2009
  2. (es) Hugh Thomas, Historia de la Guerra Civil Española, 1976, pag. 636
  3. (es) «El presidente que firmó la entrega del territorio», Diario de Córdoba, 6 novembre 2005
  4. (es) Jesús Martínez, Historia de España. Siglo XX (1939-1996), 1976page 228