Carlo Giuliani

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Carlo Giuliani
"Carlo Giuliani" Szczecin 2015 (23899155092).jpg
Stèle commémorative.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 23 ans)
GênesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Militant politiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Cippo a Carlo Giuliani.jpg
Vue de la sépulture.

Carlo Giuliani, né le à Rome et mort le à Gênes, est un étudiant et militant « no-global » italien, issu d'une famille engagée à gauche (son père est dirigeant syndical). Il est tué par un policier le durant les émeutes anti-G8 de Gênes.

Circonstances du décès[modifier | modifier le code]

Carlo Giuliani est tué par balle lors d'une manifestation tournant à la confrontation violente avec les gendarmes italiens (carabinieri), lors du contre-sommet organisé par le Genoa Social Forum en marge du sommet du G8. Face à la violence des affrontements à proximité de la zone rouge où se trouve le Palais ducal qui accueille le G8, ordre est donné aux forces de l'ordre de dégager les artères principales. Charges des policiers anti-émeutes et contre-charges des activistes se succèdent. C'est lors de l'une de ces contre-charges qu'un 4x4 des carabiniers est bloqué par des manifestants qui l'assaillent. Encerclés et frappés à coups de planche et de barres de fer[1], l'un des policiers, Mario Placanica, fait feu. Carlo Giulani est touché à la tête et tombe : il s'apprêtait à lancer un extincteur sur le policier[2]. Les activistes se dispersent et le 4x4 manœuvre rapidement pour s'échapper, roulant sur le corps de Carlo Giuliani.

Enquête et suite[modifier | modifier le code]

L'affaire est classée sans suite par la justice italienne en 2003 en abandonnant toutes les charges contre Mario Placanica, le carabinier de 24 ans qui a tiré[3]. La Cour européenne des droits de l'homme condamne l'Italie en première instance le , pour des « manquements dans l'enquête sur la mort de Carlo Giuliani » et alloue « 15 000 euros aux parents de la victime et 10 000 à sa sœur »[4].

La même Cour a finalement acquitté l'État italien par un jugement définitif[5]. En mars 2011, la Cour européenne des droits de l'Homme a en effet blanchi l'Italie de toute responsabilité dans la mort de Carlo Giuliani, « Le recours à un moyen de défense potentiellement meurtrier, tels des coups de feu, était justifié », estime dans son arrêt définitif la Cour de Strasbourg[6].

Mémoire[modifier | modifier le code]

La place où il fut tué, la Piazza Alimonda, est tenue pour Piazza Carlo Giulani par les manifestants qui ont également érigé un mémorial.

Une autre place, à Berne, la capitale suisse, a également été nommée Carlo-Giuliani Platz. Le changement de nom se fit durant une exposition-mémorial d'art nommée les géométries de la mémoire[7].

Un comité partisan Piazza Carlo Giuliani[8] a été créé pour informer sur les faits de juillet 2001, réaffirmer le droit d'exprimer ses idées et de manifester, et également soutenir des initiatives de solidarité internationale.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cour européenne des droits de l'homme, Affaire Giuliani et Gaggio contre Italie, Requête n° 23458/02, Strasbourg, 24 mars 2011, texte intégral.
  • Francesco Barilli, Manuel De Carli, Bello Ciao. G8, Gênes 2001 (trad. de l'italien par Emanuela Scalabrin et Jean-Marc Pontier), Golfe Juan, Les enfants rouges, 2013 (Bande dessinée originale : Carlo Giuliani, il ribelle di Genova, BeccoGiallo, 2011).

Filmographie et discographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]