Carlo Caracciolo

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Carlo Carraciolo, prince de Castagneto (né le à Florence et mort le à Rome)[1], est un éditeur et patron de presse italien. Figure de l'aristocratie italienne de gauche, il était surnommé « le prince-éditeur ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu de la famille des princes de Castagneto et ducs de Melito, Carlo Caracciolo est le fils aîné de Filippo Caracciolo di Castagneto et de Margaret Clarke, née en Illinois. Il a une sœur, Marella Caracciolo di Castagneto, épouse de Giovanni Agnelli (1921-2003), et un frère, Nicola Caracciolo. Il épouse Violante Visconti di Modrone (1934-2000), nièce de Luchino Visconti, en 1996. Il a une fille, Jacaranda Caracciolo Falck (reconnue en 1982 et adoptée en 1996), née en 1972 d'une liaison avec Anna Cataldi, épouse de l'aciériste Giorgio Enrico Falck.

Études[modifier | modifier le code]

Il étudie le droit à Rome, puis fréquente la Harvard Business School. En 1951, il fonde la société d'édition Etas Kompass, dédiée à la publication de revue techniques et d'annuaires industriels. Il en demeure administrateur délégué jusqu'en 1975.

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1955, il participe à la constitution de la société N.E.R. (Nuove Edizioni Romane), dont l'actionnaire principal est Adriano Olivetti. Ils prennent le contrôle de l'hebdomadaire L'Espresso, que dirige Arrigo Benedetti (en).

En 1956, Olivetti cède ses actions à Carlo Caracciolo à titre gratuit, se réservant la gestion de la régie publicitaire. Carlo devient l'actionnaire majoritaire tandis qu'entrent aussi au capital Arrigo Benedetti et Eugenio Scalfari, ce dernier dirigeant la publication à partir de 1966.

En 1976, une coentreprise entre Editoriale L'Espresso et Arnoldo Mondadori Editore donne naissance à la Società Editoriale La Repubblica, dont Carlo devient président et administrateur délégué. Le quotidien La Repubblica paraît dès le , dirigé par Eugenio Scalfari. La société est introduite en bourse en 1984.

En 1988, sa majorité dans L'Espresso et ses parts de La Repubblica sont transférées à Mondadori, dont Carlo devient président (1989-1990). Lors de la prise de contrôle de Mondadori par Silvio Berlusconi, un conflit judiciaire aboutit à la séparation des branches livres et magazines (récupérées par la Fininvest) et les quotidiens La Repubblica et L'Espresso, réunis dans le Gruppo Editoriale L'Espresso, dont l'actionnaire majoritaire est la CIR de Carlo de Benedetti. Carlo Caracciolo devient président de cette nouvelle entité.

Carlo Caracciolo préside également la société Finegil Editoriale SpA, propriétaire de plusieurs quotidiens régionaux, de la société A. Manzoni & CS SpA, régie publicitaire du groupe, ainsi que le conseil d'administration de la société internet Kataweb SpA (depuis 1999).

En 2006, il abandonne la direction effective de ses sociétés au profit de Carlo de Benedetti, demeurant président honoraire du Gruppo Editoriale L'Espresso.

Le , il acquiert 30 % du quotidien français Libération, devenant ainsi le second actionnaire après Édouard de Rothschild, qui en détient 38%.

Carlo Caracciolo meurt dans sa maison romaine du Trastevere le à 83 ans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carlo Caracciolo co-fondateur de La Repubblica est mort, sur le site nouvelobs.com du 17 décembre 2012, consulté le 28 octobre 2015

Liens externes[modifier | modifier le code]