Carles Puigdemont

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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme, voir Casamajor.

Carles Puigdemont
Illustration.
Carles Puigdemont en 2016.
Fonctions
Député au Parlement de Catalogne
En fonction depuis le
(11 ans, 11 mois et 4 jours)
Élection
Réélection


Circonscription Gérone (jusqu'en 2017)
Barcelone (depuis 2017)
Législature VIIIe, IXe, Xe, XIe, XIIe
Groupe politique CiU (2006-15)
JxSí (2015-18)
JuntsXCat (depuis 2018)
Président de la Généralité de Catalogne

(1 an, 9 mois et 16 jours)
Élection
Gouvernement Puigdemont
Législature XIe
Coalition PDeCAT-ERC
Prédécesseur Artur Mas
Successeur Quim Torra (indirectement)[N 1]
Maire de Gérone

(4 ans, 6 mois et 9 jours)
Coalition CiU
Prédécesseur Anna Pagans
Successeur Albert Ballesta
Biographie
Nom de naissance Carles Puigdemont
i Casamajó
Date de naissance (55 ans)
Lieu de naissance Amer (Espagne)
Nationalité Espagnol
Parti politique CDC (années 1980-2016)
PDeCAT (depuis 2016)
Profession journaliste
Religion catholicisme

Signature de

Carles Puigdemont Carles Puigdemont
Maires de Gérone
Présidents de la Généralité de Catalogne

Carles Puigdemont i Casamajó (prononciation : /ˈkarɫəs pudʒðəˈmon i kazəməˈʒo/), né le à Amer, est un journaliste et homme politique espagnol, comptant parmi les dirigeants du mouvement indépendantiste catalan, membre du Parti démocrate européen catalan (PDeCAT) et ancien président de la généralité de Catalogne.

Il participe au début des années 1980 à la refondation des Jeunesses nationalistes de Catalogne et adhère à la Convergence démocratique de Catalogne (CDC). De à , il travaille dans le secteur médiatique, comme journaliste notamment.

Il débute son parcours électoral en , lorsqu'il devient député au Parlement de Catalogne à la suite des élections autonomiques anticipées. Il échoue l'année d'après à prendre la mairie de Gérone aux socialistes. Il y parvient en et se fait réélire en .

En , il est investi président de la Généralité de Catalogne et s'engage à mener à bien le projet d'indépendance de la communauté autonome. Il organise, le , un référendum, approuvé par le Parlement de Catalogne mais déclaré illégal par le Tribunal constitutionnel espagnol. Avec le « oui » majoritaire à 90 %, et avec un taux de participation de 43 %, il proclame la Catalogne indépendante tout en suspendant la prise d'effets de celle-ci afin de négocier avec Mariano Rajoy. Cependant, ce dernier annonce deux semaines plus tard la mise en application de l'article 155 de la Constitution.

Quelques heures après la déclaration d'indépendance de la Catalogne sous la forme d'une République par le Parlement de Catalogne le , le Sénat espagnol vote l'application de l'article 155. Le Parlement est dissous, le président et le gouvernement de la Généralité sont destitués et la tenue d'élections régionales est annoncée pour le 21 décembre. Carles Puigdemont se réfugie en Belgique alors que la justice espagnole lance à son encontre un mandat d'arrêt européen pour rébellion, sédition, détournement de fonds publics et désobéissance à l’autorité. Ce mandat est retiré au début du mois de , mais il sera réactivé en .

Aux élections du , il mène la candidature Ensemble pour la Catalogne (JuntsXCat), formée autour du PDeCAT, qui devient à l'issue du scrutin la deuxième force parlementaire après Ciutadans et la première force indépendantiste devant l'ERC. Son nom est proposé à l'investiture des députés par Roger Torrent le mais la session est reportée puisqu'il n'y est pas physiquement présent.

Ayant finalement renoncé à l'investiture un mois plus tard, il est arrêté par la police allemande, à la demande des services secrets espagnols, le dans le Schleswig-Holstein. Il est remis en liberté peu après, la justice allemande refusant de retenir contre lui le délit de rébellion. Il retourne alors en Belgique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et vie de famille[modifier | modifier le code]

Carles Puigdemont et son frère, enfants, assis sur des marches.
Carles Puigdemont (droite) et son frère, enfants, assis sur des marches.

Carles Puigdemont est né à Can Crous, maison située au no 6 de la rue Sant Miquel à Amer[1]. Il est le fils de Xavier Puigdemont et de Núria Casamajó. Il est le deuxième de huit enfants d'une famille de tradition pâtissière. Il est marié à la journaliste roumaine Marcela Topor, avec qui il a deux filles. Il vit à Gérone[2],[3].

Victime d'un accident de la route en , il porte une frange sur le front afin de dissimuler ses cicatrices. Il partage ce point commun avec Mariano Rajoy, dont la barbe cache également les conséquences d'un accident de la circulation[4].

Débuts en politique et dans le journalisme[modifier | modifier le code]

En , il participe à la refondation de la Jeunesse nationaliste de Catalogne[5], au sein de la Convergence démocratique de Catalogne.

Il entame des études de philologie catalane à l'université de Gérone mais les quitte pour se consacrer à l'activité journalistique[6], l'amenant à collaborer avec divers médias locaux. Il débute comme correspondant local de son village natal pour le journal Los Sitios et finit par devenir rédacteur en chef du journal El Punt, après y avoir débuté en comme simple correcteur.

Il quitte le journal en pour s'accorder une année sabbatique et voyager à travers l'Europe pour une série de reportages qui seront publiés dans la revue Presència. Il publie en un ouvrage intitulé « Cata… què? » (« Cata... quoi ? ») présentant le point de vue sur la Catalogne par la presse internationale, une thématique sur laquelle il continue à écrire dans cette même revue.

Convaincu de l'intérêt de l'internet, il lance durant les années 1990 divers projets de communication par ce moyen pour la députation de la province de Gérone et d'autres institutions ou collectivités locales. Il finit par proposer à la Généralité de Catalogne de créer une véritable agence d'information catalane et devient donc, de à , le premier directeur de l’Agència Catalana de Notícies (ACN, Agence catalane d'information)[1] . Il devient également directeur de la revue anglophone Catalonia Today[7], qui contribuera a sa notoriété.

Il publie également plusieurs essais sur la communication et les nouvelles technologies tout en continuant à collaborer à divers médias[8].

Il fonde en , avec le journaliste Saül Gordillo, l'entreprise Doble Utopia, qui à travers sa filiale Poliblocs, fait la promotion de la première édition de la catalosphère (la blogosphère catalane)[9].

Il est membre du Collège des journalistes de Catalogne.

Ascension politique[modifier | modifier le code]

Militant dans le mouvement pour l'Appel à la solidarité pour la défense de la langue, la culture et la nation catalanes, il adhère également à la Jeunesse nationaliste de Catalogne, l'organisation des jeunes du parti Convergence démocratique de Catalogne (CDC) qu'il va contribuer à implanter dans les comarques gironines avec Pere Casals, également futur député du Parlement de Catalogne.

Adhérent de CDC par la suite, il est directeur de la Maison de la Culture de Gérone entre à , alors que la mairie est tenu par les socialistes. Il est élu député pour la première fois au Parlement de Catalogne en , sur la liste de la coalition Convergence et Union (CiU), à laquelle appartient CDC.

Maire de Gérone[modifier | modifier le code]

Carles Puigdemont accueille le conseiller à la Culture de la Généralité Ferran Mascarell à la nouvelle bibliothèque publique de Gérone.

Il est investi le candidat à la mairie de Gérone de manière inattendue, après que l'avocat Carles Mascort a renoncé pour avoir reçu des menaces de mort. Alors qu'à cette époque, il ne fait plus partie de la CDC, il affirme que « [son] projet est de s'ouvrir vers d'autres secteurs sociaux de la ville, qui ne votent pas actuellement pour CiU »[10]. Lors du scrutin en , il réalise un score de 22,9 % et six conseillers municipaux sur 25. Il siège alors dans l'opposition à Anna Pagans, maire sans étiquette soutenue par les socialistes.

Réélu député en , il est confirmé comme tête de liste municipale de son parti en . Le , Carles Puigdemont est investi maire de Gérone avec les seules dix voix de CiU, chaque groupe politique ayant voté pour sa tête de liste[11]. À 48 ans, il met fin à trente-deux ans de pouvoir du Parti des socialistes de Catalogne (PSC). Il est une nouvelle fois réélu parlementaire de Catalogne en .

Considéré comme indépendantiste depuis la fin des années 1970, il est attaqué par l'avocat de l'État en 2012 pour avoir utilisé de l'argent public pour affréter des trains spéciaux de la Renfe dans le cadre de la manifestation « Catalunya, nou estat d'Europa ». En , il fait l'objet d'une enquête de l'Audience nationale pour le soutien de la mairie de Gérone à la résolution du Parlement de Catalogne sur le lancement du processus d'indépendance[12]. La même année, la Candidature d'unité populaire (CUP), qui critique spécialement le modèle touristique de la ville, conteste l'embauche de personnes de confiance par la municipalité de Gérone[12].

Il est reconduit dans ses responsabilités municipales après les élections de , ne bénéficiant encore une fois que de l'appui des dix élus de CiU, les autres groupes ayant encore une fois voté chacun pour leur tête de liste[13]. Au mois de , il succède à Josep Maria Vila d'Abadal i Serra comme président de l'Association de communes pour l'indépendance (AMI). Le de la même année, il est réélu député au Parlement, cette fois-ci comme candidat de la coalition indépendantiste Ensemble pour le oui.

Président de la Généralité de Catalogne[modifier | modifier le code]

Carles Puigdemont et Artur Mas lors de la passation de pouvoirs.

Un indépendantiste successeur d'Artur Mas[modifier | modifier le code]

Le gouvernement catalan lors de sa première réunion le .
Article connexe : Gouvernement Puigdemont.

Artur Mas, précédent président de l'autonomie de Catalogne, sera mis en cause en 2017 dans plusieurs affaires judiciaires, dont des détournements de fonds[14],[15]. Le , dans le cadre d'un accord avec la CUP, Carles Puigdemont est désigné par CDC candidat à la présidence de la Généralité de Catalogne après le retrait d'Artur Mas[16]. Profondément indépendantiste[17], il assume pleinement la feuille de route indépendantiste précédemment exposée par Mas, à savoir proclamer l'indépendance dans 18 mois en suivant les termes de la déclaration parlementaire. Affirmant « qu'il n'est plus temps d'être lâches », il se présente comme « le premier président de la post-autonomie et de la pré-indépendance »[18].

Il est investi lors de la session parlementaire du avec 70 voix en sa faveur, 63 contre et deux abstentions[19].

Officiellement nommé par décret royal le [20], il prête aussitôt serment en présence du ministre de l'Intérieur Jorge Fernández Díaz et de la maire de Barcelone Ada Colau, mais jure fidélité « à la volonté du peuple de Catalogne représentée par le Parlement », omettant sciemment de faire référence au monarque et à la Constitution dans le texte qu'il déclame, en contradiction avec la formule officiellement imposée par un décret de [21].

Il nomme son gouvernement deux jours plus tard[22]. Le nouvel exécutif compte 13 conseillers dont cinq femmes et quatre sortants, tous répartis en trois grands domaines d'action supervisés par le vice-président Oriol Junqueras, la conseillère à la Présidence Neus Munté, et le conseiller aux Affaires extérieures Raül Romeva[23].

Convocation du référendum d'indépendance[modifier | modifier le code]

Le , son gouvernement, conjointement avec les députés indépendantistes, annonce la date et la question du référendum d’indépendance dans une allocution solennelle faite à la cour des Orangers du palais de la Généralité de Catalogne. La question est :

« Voulez-vous que la Catalogne soit un État indépendant sous forme de république ? ».

Cette question sera posée dans les trois langues officielles de la Catalogne, à savoir le catalan, l'espagnol et l'occitan. La date fixée est le [24].

Son gouvernement connaît une crise en suivant, lorsque plusieurs conseillers issus du PDeCAT (successeur de la CDC) émettent des doutes sur l'organisation unilatérale du scrutin, affichant leurs craintes concernant les suites judiciaires et financières possibles, ce qui conduit Junqueras à réclamer un remaniement — dont les contours ont été négociés directement avec Artur Mas, président du PDeCAT, et sans concertation avec Puigdemont — et que chaque membre de l'exécutif assume politiquement et juridiquement la tenue du référendum[25]. Il annonce donc le qu'il relève Neus Munté, la conseillère à l'Enseignement Meritxell Ruiz, le conseiller à l'Intérieur Jordi Jané et le secrétaire du gouvernement Joan Vidal de leurs fonctions, tandis qu'Oriol Junqueras fait savoir que la vice-présidence assume désormais la compétence en matière de processus électoraux au détriment du département de la Gouvernance. Entrent au gouvernement deux personnalités de poids : le président du groupe parlementaire Ensemble pour le oui Jordi Turull, qui succède à Munté, et l'ancien premier adjoint de la mairie de Barcelone Joaquim Forn, qui succède à Jané[26].

Après une session parlementaire houleuse, la majorité adopte le la loi sur la tenue du référendum d’indépendance. Le , elle est suspendue par le Tribunal constitutionnel[27] qui met également en garde les maires des 968 communes de Catalogne pour les dissuader d'organiser le scrutin[28]. Le Parlement adopte le même jour et avec la même majorité (71 voix sur 135) la loi de transition (Ley de transitoriedad jurídica y fundacional de la República) qui prévoit l'organisation de la Catalogne si le « oui » l'emporte[29].

Le , le parquet supérieur de Catalogne porte plainte contre les membres du gouvernement et les membres du bureau du Parlement présidé par Carme Forcadell devant le tribunal supérieur de justice de Catalogne[30] pour motifs de prévarication et de désobéissance ainsi que de détournement de capitaux publics[31]. Le procureur général de l'État annonce envisager son incarcération[32].

Proclamation puis suspension de l'indépendance[modifier | modifier le code]

Carles Puigdemont prenant la parole sur les résultats du référendum derrière un pupitre.
Carles Puigdemont intervient le devant le Parlement pour réagir au résultat du référendum d'indépendance.

Le , le gouvernement transmet au Parlement les résultats officiels du scrutin référendaire, se substituant à la commission électorale (en espagnol : Sindicatura Electoral) dont tous les membres ont démissionné pour éviter d'avoir à régler une amende quotidienne. Les chiffres définitifs indiquent que 43,03 % des inscrits ont participé au vote, le « Oui » remportant 90,18 % des suffrages exprimés. La transmission ouvre une période de deux jours pour que les députés se réunissent et proclament officiellement l'indépendance de l'État de Catalogne[33]. Le lendemain du scrutin, Jordi Turull expliquait que dans 400 écoles la Garde civile et la Police nationale ont empêché la tenue du vote ou saisi les urnes, estimant que 700 000 inscrits n'ont pu prendre part au vote et que « si la situation avait été normale, le taux de participation aurait atteint 55 % »[34].

Lors d'une intervention devant le Parlement réuni le , il proclame que « avec les résultats du référendum, la Catalogne a gagné le droit d'être un État indépendant ». Peu après la fin de la séance, les députés indépendantistes signent une déclaration qui reconnaît « la République catalane comme État indépendant et souverain, fondé sur le droit, démocratique et social ». Bien que le texte n'y fasse pas référence, son application est suspendue en conséquence du discours de Puigdemont devant les parlementaires, « pour entreprendre un dialogue, arriver à une solution négociée pour avancer face aux demandes du peuple catalan »[35]. La déclaration ne sera pas publiée au Journal officiel de la communauté autonome et n'a pas été formellement approuvée par un vote des députés, ce qui la laisse sans valeur ni effet juridiques aux termes de la loi de transition juridique, qui imposait une proclamation par le Parlement réuni en session[36].

Cette position est vertement condamnée par le gouvernement central et divise fortement les partisans de l'indépendance. La CUP annonce qu'elle lui laisse « plus ou moins un mois » pour négocier avec Madrid mais que sa confiance envers lui est « écornée » car « on ne peut pas suspendre la volonté de deux millions de personnes », tandis que la ministre des Administrations territoriales Soraya Sáenz de Santamaría affirme que « personne ne peut tirer des conséquences d'une loi qui n'existe pas, d'un référendum qui n'a pas eu lieu, et de la volonté du peuple qu'il veut une fois de plus s'approprier »[37].,[38].

Dans la journée, l'Union européenne rejette l'idée d'être médiatrice dans la crise qu'elle considère comme « une affaire intérieure », le président de la République française Emmanuel Macron parle d'un « coup de force » et affirme que « si nous intervenons, nous donnons raisons à ceux qui ne respectent pas les règles de droit », la porte-parole de la Maison-Blanche confirme les propos du président des États-Unis Donald Trump pour qui « ce serait idiot que la Catalogne ne reste pas en Espagne », le secrétaire des Affaires étrangères du Mexique Luis Videgaray Caso indique que son pays « ne reconnaîtra pas la Catalogne comme un État indépendant », et le ministre des Affaires étrangères de l'Italie Angelino Alfano juge « inacceptable » la déclaration d'indépendance[39].

Dès le lendemain matin, le conseil des ministres se réunit exceptionnellement et le président du gouvernement Mariano Rajoy annonce qu'il envoie à Puigdemont une « mise en demeure formelle » pour savoir si l'indépendance a été ou non déclarée, précisant qu'il s'agit d'une étape nécessaire « avant l'adoption par le gouvernement de toute mesure admise par l'article 155 de la Constitution », qui permet de forcer l'action des autorités autonomiques[40].

Déclaration d'indépendance et destitution du gouvernement[modifier | modifier le code]

Le 21 octobre 2017, Rajoy annonce qu'il recourt à l'article 155 de la Constitution pour revenir à la légalité et respecter le statut d'autonomie. Il demande au Sénat d’autoriser son gouvernement à procéder à la destitution du gouvernement de Catalogne et à convoquer de nouvelles élections régionales dans les six mois[41]. Le 27 octobre 2017, le Sénat donne son autorisation. Le soir même, Puigdemont organise la première réunion du gouvernement de la République catalane autoproclamée et non internationalement reconnue au Palais de la Généralité[42]. Le décret relatif à sa destitution entre en vigueur le lendemain matin, 28 octobre, au moment de sa publication au Bulletin officiel de l’État.

Après sa destitution[modifier | modifier le code]

Exil en Belgique[modifier | modifier le code]

Le , réagissant depuis Gérone, il appelle à « s'opposer démocratiquement » à la décision du gouvernement central, dénonçant une « agression préméditée à la volonté des Catalans » à laquelle il faut « infatigable esprit civique et pacifique » et assurant de sa « volonté est de continuer à travailler pour remplir [son] mandat démocratique »[43]. Le jour même, son avocat affirme que « deux légalités cohabitent en Catalogne »[44].

Le , d'après l'agence Efe, il se rend à Bruxelles via Marseille en compagnie de cinq anciens conseillers de la Généralité, Meritxell Borràs, Antoni Comín, Joaquim Forn, Dolors Bassa et Meritxell Serret[45] au lendemain de la polémique créée par Theo Francken, secrétaire d'État belge à l'Asile et aux Migrations, qui a proposé l'asile politique à Puigdemont. Par ailleurs, l'avocat Paul Bekaert, spécialisé dans les droits de l’homme et le droit d’asile, a confirmé à l’agence Belga avoir été consulté par Puigdemont qui l’a nommé conseiller[46].

Alors qu'il est toujours en Belgique, la justice espagnole — par l'intermédiaire de la juge de l'Audience nationale Carmen Lamela — lance le à son encontre un mandat d'arrêt européen pour rébellion, sédition, détournement de fonds publics et désobéissance à l'autorité, tandis que huit ex-membres du gouvernement catalan sont placés en détention provisoire à Madrid pour les mêmes motifs[47].

Le suivant, Carles Puigdemont et les quatre anciens conseillers qui l'accompagnaient se rendent aux autorités judiciaires belges. Ils sont placés en garde à vue en attendant d'être auditionnés par un juge d'instruction qui aura 24 heures pour statuer entre trois possibilités : refuser la demande d'extradition européenne, garder les prévenus en détention provisoire jusqu'à une décision ultérieure ou les laisser en liberté sous conditions[48]. Les cinq accusés sont finalement remis en liberté mais leurs passeports sont confisqués ; ils ont interdiction de quitter le territoire belge sans l’accord du juge d’instruction, doivent résider à une adresse fixe, et devront se présenter personnellement à tous les actes de procédure ou à toutes les convocations des autorités judiciaires et policières[49]. La chambre du conseil du tribunal de première instance doit se prononcer sous 15 jours sur l'exécution du mandat d'arrêt. Le 17 novembre, le tribunal — qui a examiné le mandat — indique qu'il rendra sa décision après avoir entendu les plaidoiries de la défense le . Mariano Rajoy fait savoir qu'il respectera les décisions de la justice belge[50].

Le , le Tribunal suprême espagnol retire le mandat d'arrêt international visant Carles Puigdemont, mais maintient le mandat d'arrêt espagnol[51]. Le prend fin la procédure d'extradition[52].

Il pourrait être candidat aux élections européennes de 2019 sur la liste du parti indépendantiste flamand N-VA[53]. En septembre 2018, il apporte pourtant son soutien aux francophones des Fourons, une minorité francophone opposée à la N-VA[54].

Élections de 2017[modifier | modifier le code]

Pour les élections au Parlement de Catalogne, il accepte de postuler à la présidence de la Généralité avec le soutien du PDeCAT, mais forme une candidature plus large, baptisée Ensemble pour la Catalogne (Junts per Catalunya, JuntsxCat), en référence à l'ancienne coalition Ensemble pour le oui (Junts pel Sí, JxSí). Alors que les sondages enregistrent une remontée d'Ensemble pour la Catalogne dans les derniers jours de campagne, celui-ci déjoue les pronostics et remporte 34 députés sur 135, devenant la première force indépendantiste et la deuxième force politique catalane après Ciudadanos. Dans son ensemble, le bloc favorable à l'indépendance totalise 70 sièges après avoir remporté 47,7 % des suffrages exprimés.

Dans une allocution télévisée enregistrée depuis Bruxelles le , Carles Puigdemont présente ses vœux aux Catalans pour l'année 2018 et « exige du gouvernement espagnol et de ceux qui le soutiennent qu'ils restaurent tous ceux qu'ils ont destitués sans l'autorisation des Catalans », prétendant s'exprimer en qualité de « président de la Généralité en exercice »[55],[56].

Tentative de candidature à la présidence[modifier | modifier le code]

Le , le président du Parlement, Roger Torrent, propose sa candidature à la présidence de la Généralité, précisant qu'il est le seul nom qui lui a été proposé lors de ses consultations avec les groupes parlementaires[57].

Saisi par le gouvernement espagnol, le Tribunal constitutionnel indique le que Puigdemont peut se présenter à l'investiture du Parlement trois jours plus tard, à la condition qu'il soit présent physiquement et qu'il bénéficie d'une autorisation délivrée par le juge ; par précaution, les magistrats décident à l'unanimité que toute session d'investiture qui ne remplirait pas ces conditions serait suspendue[58], [59],[60]. Alors que des proches de Puigdemont indiquent le lendemain qu'il a bien l'intention de demander cette autorisation judiciaire, son avocat fait savoir qu'il n'en est rien et qu'il se trouve « loin » de cette possibilité[61], arguant que son immunité parlementaire le protège de toute arrestation, excepté en cas de délit[62].

Puisqu'il n'est pas en mesure de se présenter le , Torrent annonce qu'il reporte la session d'investiture mais confirme que Puigdemont est bien candidat à la présidence de la Généralité[63]. Le , JuntsXCat dépose une proposition de loi modifiant la loi de la présidence et du gouvernement afin d'autoriser une investiture et une gouvernance de la Catalogne « à distance »[64].

Le , Carles Puigdemont renonce à briguer la présidence de la Généralité et propose la candidature de Jordi Sànchez, inculpé pour délit de sédition et placé en détention préventive depuis le 16 octobre 2017[65].

Après l'adoption de la nouvelle loi de la présidence de la Généralité et du gouvernement le 4 mai[66], ouvrant la voie à son élection au poste de président et à son investiture à distance, puis sa suspension le 9 mai par le Tribunal constitutionnel[67], Puigdemont propose la candidature de Quim Torra, député d'Ensemble pour la Catalogne et ancien président d'Òmnium Cultural, pour lui succéder à la présidence de la Généralité[68].

Arrestation en Allemagne[modifier | modifier le code]

Le , la police autoroutière du Land allemand de Schleswig-Holstein annonce qu'elle a placé Puigdemont en état d'arrestation[69]. L'interpellation s'est produite à la hauteur du village de Schuby, dans le Schleswig-Holstein, à environ 35 kilomètres au sud de la frontière entre l'Allemagne et le Danemark. Présent la veille en Finlande, Puigdemont devait initialement rejoindre Bruxelles en avion, mais la réactivation du mandat d'arrêt européen par la justice espagnole l'a amené à effectuer le trajet en voiture. Sa présence a été signalée à la police du Land par les services de renseignement (CNI) et la police nationale espagnols, qui avaient placé en Belgique un émetteur sur la voiture venu le chercher en Finlande[70]. Ils choississent de signaler sa présence et de demander son arrestation en Allemagne croyant pouvoir s'appuyer sur le code pénal allemand qui prévoit l'existence d'un délit de haute trahison dont la qualification juridique aurait pu, selon la presse espagnole[71], extrêmement proche du délit de rébellion pour lequel Carles Puigdemont est poursuivi, à l'inverse du droit pénal belge[72]. Alors que le tribunal supérieur régional de Schleswig-Holstein décide de le maintenir en détention le [73], le parquet de l'État régional se déclare une semaine plus tard favorable à son extradition[74].

Abandon du mandat d'arrêt européen[modifier | modifier le code]

Le , le même tribunal refuse de l'extrader pour rébellion — ce qui exclut un procès pour ce chef d'accusation en cas d'extradition — arguant de l'absence de violence ou de menace de violence que met en avant l'acte d'accusation du juge espagnol, n'écartant pas initialement l'éventualité de l'extrader pour détournement de fonds[75]. Selon la justice allemande toutefois, le détournement de fonds implique la corruption, qui semble difficile à établir[76].

Albert Rivera, président de Ciudadanos, Xavier García Albiol, président du Parti populaire catalan, et le juge Pablo Llarena mettent en cause cette décision et la forme procédurale du mandat d'arrêt européen : le premier considère qu'il profite aux délinquants, le second qu'il n'est pas normal qu'un tribunal secondaire allemand puisse contester un acte d'un tribunal supérieur espagnol et le troisième envisage de contester la décision devant la Cour de justice de l'Union européenne[77], [78]. La ministre fédérale allemande de la Justice, Katarina Barley, qualifie pour sa part la décision de ne pas retenir l'accusation de rébellion et de placer Puigdemont en liberté sous caution de « totalement correcte », précisant que les autorités espagnoles doivent démontrer l'effectivité du délit de détournement de fonds publics, ajoutant que dans le cas contraire, « Carles Puigdemont sera un homme libre dans un pays libre »[79]. Selon le ministre des Finances Cristóbal Montoro aucun fonds public n'a été effectivement employé pour la mise en place du référendum, mais le simple fait d'ouvrir des écoles publiques serait constitutif du délit de détournement de fonds[80].

Le , le parquet allemand émet un nouvel[81] avis favorable à la demande d'extradition formulée pour les motifs initialement invoqués par le parquet espagnol[82]et demande au tribunal du Schleswig-Holstein de reconsidérer son refus précédent[83]. Cette nouvelle demande rallonge de trente jours le délai imparti au tribunal pour rendre son arrêt.

Le 12 juillet 2018, le tribunal régional supérieur de Schleswig-Holstein annonce que l'extradition de Puigdemont pour malversation est recevable, rejetant par contre à l'unanimité et une nouvelle fois les motifs de rébellion, de sédition et de désordre public. La défense dispose de procédures d'appel pouvant aller jusqu'au Tribunal constitutionnel fédéral et en attendant, la justice allemande laisse Puigdemont libre sans autre condition que d'être localisable en Allemagne. Le juge Pablo Llarena, magistrat chargé du dossier au Tribunal suprême, indique qu'il pourrait renoncer à la demande d'extradition au seul motif de malversation[84] et présenter un recours devant la Cour de justice de l'Union européenne[85].

Le 19 juillet, le juge Llarena annonce que, face au au « manque d'implication » de la justice allemande[86], il renonce pour la seconde fois à la procédure d'extradition européenne et étend cela à tous les élus catalans exilés. Ils peuvent désormais se déplacer librement en Europe sans être inquiétés tant qu'ils ne se rendent pas en Espagne. Le camp souverainiste se félicite de cette décision tandis que le président de Ciudadanos, Albert Rivera, parle d'« inefficacité des mandats d'arrêt européens »[87].

En septembre 2018, le magazine Time place Puigdemont dans sa liste de favoris pour la Prix Nobel de la Paix 2018[88],[89].

Mandats[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • (ca) Cata... què? : Catalunya vista per la premsa internacional, Edicions La Campana, , 192 p. (ISBN 978-848649188-8)
  • (ca) « L'hora d'El Patit », Revista de Girona, no 203,‎ , p. 8-9 (lire en ligne) [PDF]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

(ca) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en catalan intitulé « Carles Puigdemont i Casamajó » (voir la liste des auteurs).
  1. Soraya Sáenz de Santamaría est chargée d'exercer les compétences par délégation du président du gouvernement, Mariano Rajoy.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (ca) Alfons Petit, « L'alcalde que volia ser astronauta », diari de Girona,‎ (lire en ligne [PDF]).
  2. « CiU Girona - El perfil [Carles Puigdemont i Casamajó] », sur www.carlespuigdemont.cat (consulté le 9 janvier 2016).
  3. « Fill de pastissers, periodista i alcalde independentista », sur Ara.cat (consulté le 9 janvier 2016).
  4. « Carles Puigdemont : ce que vous ne savez pas encore sur l'homme de l'indépendance catalane », Le Journal du dimanche,‎ (lire en ligne).
  5. Carles Puigdemont, el alcalde que pidió expulsar a los invasores, El País, 09-01-2016.
  6. « Carles Puigdemont, de alcalde de Girona a president de la Generalitat », la Vanguardia,‎ (lire en ligne)
  7. Rédac Equinox Radio Barcelone, « Coup de théâtre Catalogne - Accélération vers l'indépendance - » (consulté le 9 janvier 2016)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]