Carl Vogt

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Carl Vogt
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Portrait de Carl Vogt (1817-1895)

Naissance
Giessen, Allemagne
Décès (à 77 ans)
Genève, Suisse
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Profession

August Christoph Carl Vogt est un naturaliste et médecin suisse d'origine allemande, connu par ses prises de position sur le matérialisme et la défense de la théorie de l'évolution de Charles Darwin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né le 5 juillet 1817 à Giessen, en Allemagne, où il étudie la médecine et la chimie (sous la direction de Justus von Liebig) à l'université de Giessen. En 1835 il se réfugie à Berne, où son père, Philipp Friedrich Wilhelm Vogt (1787-1861), est professeur de médecine. Il étudie la physiologie et l'anatomie sous la direction de Valentin.
Après avoir obtenu son diplôme de médecin en 1839, il va travailler à Neuchâtel sous la direction de Louis Agassiz (1807-1873). C'est là qu'il sera, en 1842, le premier à attirer l'attention sur le phénomène biologique de la mort cellulaire programmée aujourd'hui connu sous le nom d'apoptose, en étudiant le système nerveux en développement et les métamorphoses des têtards du crapaud accoucheur (Alytes obstetricans)[1].
En 1845 il entreprend de nouvelles études à la Sorbonne et à Nice. Pendant son séjour en France il rencontre des socialistes comme Pierre-Joseph Proudhon, Karl Marx, Alexandre Herzen et Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine.

En 1848 il devient professeur à l'université de Giessen grâce aux recommandations de Justus von Liebig et d'Alexander von Humboldt. Élu député au Parlement de Francfort, son activisme politique durant la révolution de 1848 le conduit à se réfugier à Genève où il commence par enseigner la géologie, puis la paléontologie.

Devenu citoyen genevois, il joue un rôle important dans les affaires publiques de cette ville en qualité de conseiller aux États et conseiller national. Ayant attaqué Marx, ce dernier répondit par un texte intitulé Herr Vogt (publié à Londres en 1860).

Il fut connu par ses discours publics sur le matérialisme et la théorie de l'évolution de Charles Darwin. Ce dernier le remercie pour son soutien dans l'introduction de La Filiation de l'homme et la sélection liée au sexe (The Descent of Man, and Selection in Relation to Sex). En 1872, il devient professeur titulaire de la chaire de zoologie et directeur de l'Institut de zoologie de Genève, poste qu'il occupe jusqu'à sa mort survenue le 5 mai 1895.

Son fils, William Vogt (1859-1918), sera un virulent pamphlétaire antimaçonnique, par opposition au père, franc-maçon[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Carl Vogt (1817-1895). Statue en bronze située devant l'entrée principale de l'Université des Bastions à Genève
  • Leçons sur l'homme : sa place dans la création et dans l'histoire de la terre, [trad. française de Jean-Jacques Moulinié], C. Reinwald (Paris), 1865, disponible sur Gallica.
  • Lettres physiologiques, C. Reinwald (Paris), 1875, disponible sur Gallica.
  • Leçons sur les animaux utiles et nuisibles, les bêtes calomniées et mal jugées, [traduites de l'allemand par Gustave Bayvet], Schleicher frères (Paris), 1897, disponible sur Gallica.


En collaboration
  • avec Louis Agassiz , Histoire naturelle des poissons d'eau douce de l'Europe centrale. Embryologie des salmones, Neuchâtel, Imprimerie d'O. Petitpierre, 1842, Texte intégral dans le Service Commun de la Documentation de l'Université de Strasbourg.
  • avec Émile Yung, Traité d'anatomie comparée pratique, C. Reinwald (Paris), 1888-1894,
  1. Tome 1, disponible sur Gallica.
  2. Tome 2, disponible sur Gallica.

Orientation bibliographique[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude Pont, Danièle Bui, François Dubosson et Jan Lacki (1998). Carl Vogt, science, philosophie et politique (1817-1895), actes du colloque de mai 1995. Georg éditeur (Chêne-Bourg, Suisse), collection Bibliothèque d'histoire des sciences : xii + 399 p. (ISBN 2-8257-0595-0)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vogt C. Untersuchungen uber die Entwicklungsgeschichte der Geburtshelferkroete (Alytes obstetricans). Jent und Gassmann, Solothurn (1842).
  2. Plaquette de la loge maçonnique genevoise l'union des cœurs, 8 et 9 novembre 2003, page 17

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Liens externes[modifier | modifier le code]

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