Cardamine des prés

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Cardamine pratensis

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La Cardamine des prés ou Cresson des prés (Cardamine pratensis), est une plante herbacée vivace de la famille des brassicacées.

Étymologie et dénominations[modifier | modifier le code]

Cardamine » est la francisation du latin cardamina qui désignait en latin et en grec (kardaminê, kardamon ou kardamis) un cresson, sans doute le le cresson alénois[1].

La plante possède plusieurs noms vernaculaires : cressonnette ou cresson des prés, faux cresson, passerage sauvage, petite dentaire, bouquet du loup.

Description[modifier | modifier le code]

Cardamine pratensis

Appareil végétatif[modifier | modifier le code]

La cardamine des prés est une plante herbacée vivace moyenne (30 à 40 cm de haut). L'appareil souterrain est réduit avec un court rhizome noduleux à peine enterré. La tige simple non ramifiée est creuse et dotée de feuilles à saveur de cresson : les feuilles basales en rosette sont lyrées, à folioles ovales arrondies (parfois entières), longuement pétiolées. Les feuilles caulinaires sont composées pennées à 7 à 13 folioles étroites lancéolées, la terminale plus allongée.

Appareil reproducteur[modifier | modifier le code]

La période de floraison a lieu d'avril à mai. L'inflorescence est une grappe (racème simple) qui porte de grandes fleurs (1-2 cm de diamètre). Les fleurs gynodioïques ont 4 sépales verts, 4 pétales blancs roses lilas, rarement blanches, avec des veines plus sombres, 6 étamines à anthres jaunes. La pollinisation est entomogame. L'infrutescence porte des siliques dressées, étroites, plus longue que leur pédicelle à maturité. La dissémination est anémochore[2].

Synonymes[modifier | modifier le code]

Sous-espèces et variétés[modifier | modifier le code]

Carl von Linné a décrit la cardamine des prés dans son ouvrage de référence Species plantarum (1753). Des sous-espèces ont été depuis définies (certaines venant d'autres espèces que la cardamine des prés) dont certaines sont synonymes entre elles, telles que: Cardamine nemorosa Lej., Cardamine praticola Jord., Cardamine rivularis Čopyk, Cardamine udicola Jord., Cardamine ullepiciana Borbas, Cardamine pratensis L. subsp. pratensis, Cardamine pratensis subsp. atlantica (Emb. & Maire) Greuter & Burdet, Cardamine pratensis subsp. genuina Čelak. (nom. inval.), Cardamine pratensis subsp. major Tomšovic, Cardamine pratensis subsp. picra De Langhe & D'hose, Cardamine pratensis subsp. ullepiciana (Borbás) Jay, Cardamine pratensis var. atlantica Emb. & Maire, Cardamine pratensis var. carpatica Zapalł., Cardamine pratensis var. dentata Schur, Cardamine pratensis var. flore-pleno Neilr., Cardamine pratensis var. grandiflora Endl., Cardamine pratensis var. grandiflora Neilr., Cardamine pratensis var. grandiflora Schur, Cardamine pratensis var. macrantha Schur, Cardamine pratensis var. parvifolia Wimm. & Grab., Cardamine pratensis var. pleniflora Schur, Cardamine pratensis var. pseudo-hirsuta Schur, Cardamine pratensis var. pubescens Wimm. & Grab., Cardamine pratensis var. subrivularis Schur, Cardamine pratensis var. typica Beck (nom. inval.) Cardamine pratensis var. angustifolia Hook. est synonyme de Cardamine nymanii Gand.

Écologie[modifier | modifier le code]

La cardamine des prés est notamment la « plante-hôte » des chenilles des papillons suivants :

Répartition et habitat[modifier | modifier le code]

La plante pousse dans les prairies humides.

Usages[modifier | modifier le code]

Les jeunes pousses et les jeunes feuilles récoltées avant la floraison sont comestibles et consommées de préférence crues car la cuisson leur fait perdre leur goût caractéristique. Elles contiennent un glucoside soufré, la glucocochléarine qui leur donnent un goût de cresson légèrement épicé. Riches en vitamine C, elles sont utilisées dans les salades, sandwiches, crudités, mais aussi comme épices dans les fromages à pâte fraîche ou de type Quark[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Couplan, Les plantes et leurs noms. Histoires insolites, Quae, , p. 53
  2. Données d'après : Julve, Ph., 1998 ff. - Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : 23 avril 2004
  3. Michel Botineau, Guide des plantes comestibles de France, Humensis, , p. 64.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]