Aller au contenu

Carcharodontosaurus

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Carcharodontosaurus
Vue d'ensemble d'un crâne reconstitué d'un dinosaure théropode de la famille des carcharodontosauridés.
Crâne reconstitué de C. saharicus, exposé au musée des sciences du Minnesota, aux États-Unis.
100–94 Ma
44 collections
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Sauropsida
Super-ordre Dinosauria
Ordre Saurischia
Sous-ordre Theropoda
Famille  Carcharodontosauridae
Sous-famille  Carcharodontosaurinae

Genre

 Carcharodontosaurus
Stromer, 1931

Espèces de rang inférieur

Synonymes

Carcharodontosaurus (littéralement « lézard aux dents tranchantes ») est un genre fossile de grands dinosaures théropodes carnivores ayant vécu durant l'étage Cénomanien du Crétacé supérieur, dans ce qui est aujourd'hui l'Afrique du Nord. Les premiers fossiles de Carcharodontosaurus sont décrits par les paléontologues français Charles Depéret et Justin Savornin en 1925 sous le nom de Megalosaurus saharicus, à partir de deux dents depuis perdues. Un squelette partiel a cependant été découvert en Égypte dès 1914 par les équipes du paléontologue allemand Ernst Stromer, mais celui-ci ne signale la découverte qu'en 1931. Il décrit alors le genre Carcharodontosaurus, érigeant son espèce type C. saharicus. Ce squelette est néanmoins détruit lors de la Seconde Guerre mondiale. Un crâne presque complet de C. saharicus est découvert en 1995 dans les lits géologiques du Kem Kem, au Maroc. Comme il s'agit du premier spécimen bien conservé découvert depuis près d'un siècle, ce dernier est désigné néotype dès 1996. En 2007, des fossiles découverts dans la formation d'Echkar, au Nord du Niger, sont attribués à la seconde espèce C. iguidensis.

Atteignant 12 à 12,5 m de long pour une masse corporelle estimée entre 6 à 6,2 tonnes, Carcharodontosaurus est l'un des plus grands dinosaures théropodes connues. Il possède un grand crâne légèrement constitué, avec un rostre de forme triangulaire. Ses mâchoires sont bordées de dents acérées, recourbées et dentelées, ressemblant de façon frappante à celles du grand requin blanc, caractéristique ayant inspiré son nom. Bien qu'imposant, son crâne est rendu plus léger par des fosses et des fenêtres considérablement élargies, mais qui le rendent plus fragile que celui des tyrannosauridés. Les membres antérieurs sont de taille très réduite tandis que les membres postérieurs sont robustes et musclés. Comme la plupart des autres théropodes, Carcharodontosaurus a une queue allongée assurant son équilibre.

De nombreux grands théropodes du Cénomanien de l'Afrique du Nord cohabitent avec les deux espèces de Carcharodontosaurus, dont Spinosaurus, l'éventuel cératosaurien Deltadromeus, le grand théropode Bahariasaurus et un grand abelisauridé non nommé. Des études sur la force de morsure et l'anatomie dentaire des carcharodontosauridés montrent que ceux-ci possédent une morsure puissante, mais relativement faible par rapport à celle des autres familles de théropodes. L’Afrique du Nord lors de cette période est alors recouverte de mangroves et de zones humides, ce qui en fait un point chaud de biodiversité, où vivent de nombreux poissons, crocodyliformes et ptérosaures.

Historique des recherches

[modifier | modifier le code]

Découvertes et recherches initiales

[modifier | modifier le code]
Dessin erroné en noir et blanc d'un crâne d'un dinosaure théropode, accompagné de deux reconstitutions du cerveau de l'animal.
Reconstruction obsolète du crâne et de l'endocaste du spécimen IPHG 1922 X46 par Stromer (1936).

En 1924, deux dents fossiles sont découvertes dans des coupures de murs de différentes qanat près de la commune de Timimoun, située lors de cette époque en Algérie française. Ces sédiments datent du Crétacé[1] et proviennent de la formation géologique de Continental intercalaire[2]. Les fossiles sont apportés au gouverneur de Timimoun, le capitaine Burté, qui les remet au géologue français Charles Depéret plus tard cette année-là. En 1925, Depéret et son collègue Justin Savornin décrivent les dents comme les syntypes (spécimens portant un nom) d'une nouvelle espèce du dinosaure théropode Megalosaurus, Megalosaurus saharicus. Ce sont alors les premiers fossiles de dinosaures théropodes décrits dans la région[3]. L'épithète spécifique saharicus fait référence au désert du Sahara, la zone géographique où les dents ont été trouvées[4]. Le genre Megalosaurus est connu pour avoir été un taxon poubelle, avec de nombreuses nouvelles espèces attribuées sans justification, notamment M. saharicus[5]. M. saharicus est déplacé dans le genre Dryptosaurus en 1927[2], pour une raison visiblement injustifiée[6],[7]. Par inadvertance, une autre espèce de Megalosaurus, M. africanus, est nommée en 1956 par le paléontologue allemand Friedrich von Huene d'après des dents[6], étant considéré comme un synonyme plus récent de M. saharicus[8]. Les deux dents syntypes de M. saharicus furent depuis notés comme perdues, étant peut-être conservées dans une collection résidant en Algérie, à Paris ou à Lyon, et manquant de caractéristiques distinctives par rapport aux autres carcharodontosauridés[9]. En 1960, le paléontologue français Albert-Félix de Lapparent rapporte en Algérie la découverte d'autres dents et de plusieurs vertèbres caudales appartenant à Carcharodontosaurus[10], bien que certains de ces fossiles puissent appartenir à d'autres genres[8]. Des auteurs ultérieurs mentionnent des découvertes de dents et de fossiles isolés provenant d'autres provinces d'Algérie[11],[1].

Les fossiles de C. saharicus sont découverts pour la première fois dans des marnes près d'Ain Gedid, en Égypte, début , par le paléontologue austro-hongrois Richard Markgraf. Les marnes de cette région datent du Cénomanien et proviennent de la formation de Bahariya, l'un des nombreux sites du Crétacé d'Afrique du Nord[7],[12],[13]. À Bahariya, Markgraf réalise une vaste collection de squelettes de dinosaures pour son employeur, le paléontologue allemand Ernst Stromer du musée paléontologique de Munich. Le squelette de ce spécimen de Carcharodontosaurus, catalogué IPHG 1922 X46, se compose d'un crâne partiel, comprenant une grande partie de la boîte crânienne, des dents, trois vertèbres cervicales et une vertèbre caudale, un bassin incomplet, une griffe manuelle, des fémurs et le péroné gauche. Un ilium isolé est également considéré comme provenant de C. saharicus[14], mais il proviendrait probablement d'un cératosaurien[8].

Du fait des tensions politiques entre l’Empire allemand et l’Égypte, alors sous occupation britannique, le squelette de Carcharodontosaurus met plusieurs années à arriver en Allemagne. Ce n'est qu'en 1922 que le spécimen est transporté outre-mer à Munich, où il est décrit par Stromer en 1931[15]. Stromer reconnaît que les dents du spécimen IPHG 1922 X46 correspondent à la dentition caractéristique décrite par Depéret et Savornin, ce qui le conduit à conserver le nom d'espèce saharicus. Cependant, il juge nécessaire d'ériger un nouveau genre pour cette espèce, Carcharodontosaurus, pour leurs similitudes, en termes de netteté et de dentelures, avec les dents du Grand requin blanc[13]. La Seconde Guerre mondiale éclate alors en 1939, conduisant à la destruction de ce spécimen et d'autres échantillons fossiles provenant de Bahariya, lors d'un raid aérien des bombardiers de la British Royal Air Force sur Munich, dans la nuit du 24 au [16],[17]. Un endocaste est cependant réalisé. Ayant survécu aux événements, il est la seule relique restante du spécimen[18].

Découvertes résurgentes, C. iguidensis, et confusion avec les spinosauridés

[modifier | modifier le code]
Diagramme reconstituant un crâne d'un dinosaure théropode de la famille des carcharodontosauridés.
Schéma du crâne de C. saharicus, montrant les parties connues en blanc.

Peu de découvertes fossiles de Carcharodontosaurus sont faites jusqu'en 1995, lorsque le paléontologue américain Paul Sereno découvre un crâne incomplet lors d'une expédition lancée par l'université de Chicago. Ce crâne, catalogué UCRC PV12, est trouvé dans les roches datant de l'étage Cénomanien de la formation inférieure de Douira, dans lits de Kem Kem dans la province d'Errachidia, au sud-est du Maroc. Le spécimen est emmené à l'université de Chicago et décrit en 1996 par Sereno et ses collègues. Dans un article ultérieur, le spécimen UCRC PV12 est désigné comme néotype de C. saharicus en raison de la perte d'autres spécimens, de l'âge et de la localisation géographique similaires à ceux de l'échantillon précédemment noté[7]. En 2016, la taxonomie de Carcharodontosaurus est discutée par Alfio Alessandro Chiarenza et Andrea Cau, suggérant que le néotype de C. saharicus est similaire mais distinct de l'holotype dans la morphologie des plaques interdentaires des maxillaires[19]. Cependant, le paléontologue Mickey Mortimer avance que la différence suggérée entre le néotype et l'holotype de C. saharicus est en réalité due à des dommages causés au néotype[8].

Plusieurs autres fossiles de C. saharicus sont découverts dans les Kem Kem, tels que des fragments des os dentaires, une vertèbre cervicale et de nombreuses dents[20],[21],[22]. Sereno et ses collègues font également référence à une multitude de vertèbres cervicales décrites comme les spinosauridés Sigilmassasaurus et « Spinosaurus B » à C. saharicus, estimant que de solides cervicales seraient nécessaires pour porter les crânes des carcharodontosauridés[9],[7]. Des recherches ultérieures prouvent cependant le contraire, les vertèbres étant placées chez Spinosaurus aegyptiacus, comme démontrés par Nizar Ibrahim et ses collègues en 2020[23]. Le paléontologue français René Lavocat est le premier à noter la possible présence de Carcharodontosaurus au Maroc dès 1954[24].

En 2007, une nouvelle espèce de Carcharodontosaurus, C. iguidensis, est officiellement décrite par Steve Brusatte et Sereno. Les fossiles de C. iguidensis sont découverts lors d'une expédition menée dans la formation d'Echkar au sein de la localité d'Iguidi, au Niger, un maxillaire partiel, catalogué MNN IGU2, étant désigné comme holotype. L'épithète spécifique iguidensis vient d'Iguidi, localité précise d'où les fossiles ont été découverts. Plusieurs autres restes tels qu'un neurocrâne, un lacrymal, un dentaire, une vertèbre cervicale et un ensemble de dents sont attribués à C. iguidensis en fonction de leur taille et de leurs similitudes supposées avec d'autres os de Carcharodontosaurus[9]. En 2016, Chiarenza et Cau identifient l'échantillon référé de C. iguidensis comme appartenant à Sigilmassasaurus (parfois appelé Spinosaurus sp.[25]), et à un non-carcharodontosauriné, choisissant de limiter C. iguidensis à l'holotype en attendant des futures recherches[19]. Un autre carcharodontosauridé provenant des Kem Kem, Sauroniops pachytholus, est nommé en 2012 sur la base d'un os frontal unique[26]. Il est proposé que cette espèce soit un synonyme de C. saharicus[27], bien que cela rencontre des résistances et que la validité de ce taxon soit maintenue dans la plupart des publications[26],[28],[19],[29]. Le genre sud-américain Giganotosaurus est vue comme un synonyme de Carcharodontosaurus selon Figueiredo (1998)[30] et Paul (2010)[31], mais aucun auteur ne semble avoir suivi cette proposition[19].

Autres spécimens référés

[modifier | modifier le code]
Carcharodontosaurus est dans la page Afrique.
Diverses localités africaines où les fossiles de Carcharodontosaurus ont été découverts. Les points gris représentent C. saharicus, le point rouge C. iguidensis et les points oranges les possibles spécimens.
  • Dans ses travaux de 1951 et de 1960, Lapparent décrit plusieurs dents de Carcharodontosaurus de la formation du Continental intercalaire, provenant de Guermessa, en Tunisie[10],[3].
  • Un os postorbitaire et plusieurs restes postcrâniens attribués à Carcharodontosaurus sont trouvés dans la formation d'Elrhaz au nord du Niger. En 1976, Philippe Taquet note que le postorbital est similaire à celui d’Acrocanthosaurus, un proche parent de Carcharodontosaurus[32], tandis que les fossiles postcrâniens pourraient provenir d'autres théropodes[8].
  • Deux fragments du neurocrâne, 137 dents, deux vertèbres caudales et une phalange manuelle de la formation d'Echkar sont attribués à Carcharodontosaurus par Lapparent en 1960[10]. Une phalange du pied est également décrite comme celui d'un Carcharodontosaurus, mais provient probablement d'un spinosauridé[33].
  • De nombreuses vertèbres, dont deux dorsales associées, sont répertoriés dans les strates du Crétacé inférieur des argiles de l'Irhazer (en) d'Agadez, au Niger. Lapparent mentionne ces fossiles sous le nom de C. saharicus en 1960[10], bien qu'ils puissent appartenir à d'autres genres de théropodes[8].
  • Les vertèbres caudales du Tefidet et les dents des sites Akarazeras de la formation du Continental intercalaire d'Agadez, au Niger, sont enregistrées par Lapparent en 1960[10] et Taquet en 1976[32] comme appartenant à Carcharodontosaurus. Ces vertèbres peuvent cependant provenir d'autres théropodes[8].
  • Deux articles, le premier étant publié en 1978, décrivent des dents et une vertèbre caudale de Carcharodontosaurus provenant du membre de Chenini (en), située au sud de la Tunisie[34]. Cependant, la vertèbre caudale est assigné à un carcharodontosauridé indéterminée[35].
  • Un article de 1999 décrit plusieurs éléments de vertèbres et de membres d'un carcharodontosauridé découverts dans la formation de Wadi Milk (en), vers le nord du Soudan. Ceux-ci sont classés uniquement comme un carcharodontosauridé, mais Mortimer propose qu'ils appartiennent à Carcharodontosaurus lui-même en se basant sur la présence de pleurocèles, des ouvertures peu profondes, situées dans les vertèbres caudales[8].
  • En 2015, un grand arc neural d'une vertèbre dorsale des lits de Kem Kem est décrit de manière informelle comme appartenant à un nouveau genre et une nouvelle espèce de mégaraptorien nommé Osteoporosia gigantea. Ce spécimen appartient au chef d'une chaîne de parcs à thème polonais qui le décrit comme appartenant à un carnosaure de 15 m de long semblable à Mapusaurus et à Carcharodontosaurus[37]. Cependant, il est de taille beaucoup plus petit que proposé et pourrait appartenir à C. saharicus ou à Sauroniops en fonction de ses caractéristiques et de son origine de carcharodontosauridé[38].

Spécimens anciennement attribuées

[modifier | modifier le code]
  • En 1970, des dents provenant de la formation de Gokwe (en) au Zimbabwe sont décrits comme étant similaires à celles de Carcharodontosaurus[42], Mortimer les attribuant provisoirement au genre[8]. Cependant, des études ultérieures montrent qu'ils sont de positionnement indéterminées[43].

Description

[modifier | modifier le code]
Mise à l'échelle de deux grands dinosaures jaune avec un homme.
Mise à l'échelle de C. saharicus avec un homme. Le spécimen en jaune clair représente l'holotype qui est aujourd'hui détruit, tandis que celui en jaune foncé figure le néotype.
Comparaison en taille avec un être humain de divers grands dinosaures carnivores.
Mise à l'échelle des plus grands dinosaures théropodes connus, C. saharicus étant montré en orange, à l'extrême droite de l'image.

En se basant sur le spécimen IPHG 1922 X46, Stromer émet l'hypothèse que C. saharicus aurait eu à peu près la même taille que le tyrannosauridé Gorgosaurus, c'est-à-dire environ 8 à 9 m de long. Cet individu est alors environ 15 % plus petit que le spécimen néotype[45], ce dernier ayant une taille estimée de 12 à 12,5 m de long pour une masse entre 6 et 6,2 tonnes[46],[31],[47]. Ces mensurations font de C. saharicus le cinquième plus grand dinosaure théropode, et le troisième plus grand carcharodontosauridé connu selon la plupart des estimations[48],[31]. C. iguidensis a des mensurations sensiblement inférieures, les estimations l'évaluant à seulement 10 m de long pour une masse de 4 tonnes[31].

Boite crânienne

[modifier | modifier le code]
Diagramme d'un crâne gris d'une dinosaure théropode.
Diagramme reconstituant le crâne néotype de C. saharicus.

Le crâne le plus grand et le plus complet connu de C. saharicus mesurerait 1,6 m de long s'il était complet, soit à peu près autant que les plus grands crânes identifiés chez Tyrannosaurus. Aucun des crânes du genre ne présente encore ses prémaxillaires, des régions postérieures du crâne complètes ni ses mandibules. Les crânes des carcharodontosauridés ont tendance à être plus minces et plus légers que ceux des tyrannosauridés ultérieurs, qui ont une construction robuste et des adaptations pour permettre l'écrasement. Vu de côté, le crâne du néotype se rétrécit vers l'avant, créant un contour triangulaire. Ceci est similaire à celui d’autres carcharodontosauridés comme Mapusaurus et Giganotosaurus. Son crâne est plus léger que celui des tyrannosauridés, la fenêtre antéorbitaire représentant plus de 30 % de la longueur totale du crâne et étant entourée de fosses dans les os maxillaires (os de la mâchoire supérieure), nasaux (os du nez), jugaux (des os se situant au niveaux des joues) et lacrymaux (os de l'orbite antérieure). Comme pour d'autres genres, son nez est allongé et porte une face antérieure recouverte d’une surface rugueuse. Ces bosses sont probablement prolongées par des gaines de kératine, créant une structure en forme de corne comme chez Ceratosaurus. Une rugosité similaire se retrouve sur le lacrymal et serait également allongé par la kératine, créant un élément similaire[49],[7]. Le trait le plus distinctif du crâne de Carcharodontosaurus est l'extérieur sculpté des maxillaires, unique au genre. Cependant, C. iguidensis possède des fosses antéorbitaires limitées à la proximité de la fenêtre antéorbitaire, une crête longeant la face médiale du maxillaire et un processus présent sur le long de sa ligne médiane. Ces traits, absents chez C. saharicus, permettent de différencier les deux espèces[9].

Vue de deux côtés d'un maxillaire fossile d'un dinosaure théropode sur fond blanc.
Vue en plusieurs côtés d'un os nasal d'un dinosaure théropode sur fond blanc.
Vue en deux côtés deux des os jugaux d'un dinosaure théropode sur fond blanc.
Vue en deux côtés deux des os postorbitaires d'un dinosaure théropode sur fond blanc.
Os du crâne du spécimen UCRC PV12, de haut en bas et de gauche à droite : maxillaire droit, nasal et lacrymal, jugal et postorbitaire.

Le maxillaire du spécimen IPHG 1922 X46 mesurerait 70 cm de long si complet, alors que le maxillaire complet du néotype est beaucoup plus grand. Quatorze alvéoles dentaires sont présentes dans chaque maxillaire. Certaines parties du neurocrâne sont connues bien qu'une grande partie de leur morphologie soit identique à celle de Giganotosaurus. Cependant, C. saharicus possède une ligne nuchale beaucoup plus proéminente, qui surplombe le toit crânien. Les os frontaux sont fermement fusionnés, une caractéristique évidente chez la plupart des théropodes[50]. Les os jugaux sont larges et en forme de triangle. L'articulation de la mâchoire inférieure est placée plus en arrière derrière le condyle occipital, là où le cou est attaché au crâne, par rapport aux autres théropodes[7]. Deux fragments d'os dentaires, les plus grands os de la mâchoire inférieure, attribués à C. saharicus par Ibrahim et ses collègues en 2020, présentent des alvéoles dentaires profondes et élargies, caractéristique présente chez d'autres grands théropodes[20],[22]. Comme chez Tyrannotitan et Giganotosaurus, l'os dentaire devait avoir 16 alvéoles[51].

Les estimations du nombre de dents de Carcharodontosaurus varient, mais une estimation récente en propose 30 au niveaux des os dentaires, 8 dans les prémaxillaires et 24 dans les maxillaires, totalisant un nombre de 62 dents[52]. Les dents des carcharodontosauridés figurent parmi les plus grandes de tous les groupes de dinosaures connus, une dent du maxillaire du spécimen IPHG 1922 X46 mesurant 6,8 cm de haut et 3,5 cm de large[13],[53]. Cependant, elles sont extrêmement fines, la plupart mesurant moins d’un centimètre d’épaisseur. Les dentelures sont nombreuses sur les marges antérieures et postérieures, avec plus de 18 à 20 dentelures par centimètre de bord chez C. saharicus et jusqu'à 32 par centimètre chez C. iguidensis[9],[13]. Ses dents sont droites, aplaties latéralement et en forme de fuseau en section transversale. Cependant, la dentition vers l’arrière de la bouche est plus recourbée que celle du maxillaire. Le bord postérieur de ces couronnes est recourbé et convexe à sa terminaison. Des rides courbées d'émail sont présentes sur les deux faces dorsoventrales des couronnes. Ces rides se courbent vers les dentelures marginales, composant une forme de bande le long des extrémités[7],[54],[51].

Neurocrâne du néotype (ci-dessus), avec ses endocastes (A à D) et ceux de l'holotype (ci-dessous, E et F).

Cerveau et sens

[modifier | modifier le code]

En 2001, Hans C. E. Larsson publie une description de l'oreille interne et de l'endocrâne (en) de C. saharicus. En partant de l’extrémité du museau de l’animal se trouve le cerveau antérieur, suivi du cerveau moyen. Le cerveau moyen est incliné vers le bas de 45 degrés et vers l'arrière de l'animal. Vient ensuite le cerveau postérieur, qui est à peu près parallèle au cerveau antérieur et forme un angle d’environ 40 degrés avec le cerveau moyen. Dans l’ensemble, le cerveau de C. saharicus aurait été similaire à celui du théropode apparenté Allosaurus fragilis. Larsson découvre que le rapport entre le télencéphale et le volume global de ce dernier chez Carcharodontosaurus est typique d'un sauropside non avien. Carcharodontosaurus possède également un gros nerf optique[55].

Vus de côté, les trois canaux semi-circulaires de l'oreille interne de C saharicus ont un contour subtriangulaire. Cette configuration subtriangulaire de l'oreille interne est présente chez Allosaurus, les lézards et les tortues, mais pas chez les oiseaux. Les canaux semi-circulaires eux-mêmes sont très linéaires, ce qui explique la silhouette pointue. Le flocculus (en) du cerveau se serait projeté dans la zone entourée par les canaux semi-circulaires, tout comme chez d'autres théropodes non aviens, oiseaux et ptérosaures[55].

Squelette postcrânien

[modifier | modifier le code]
Croquis en noir et blanc d'un bassin et d'une jambe partiel d'un dinosaure théropode.
Bassin et membre postérieur gauche du spécimen IPHG 1922 X46 (aujourd'hui détruit).

Peu d'éléments postcrâniens sont connus avec certitude chez Carcharodontosaurus, bien que de nombreux os isolés provenant du désert du Sahara aient été attribués au genre sans description détaillée[9],[23],[32],[10]. Comme les autres carcharodontosauridés, Carcharodontosaurus est un théropode robuste disposant de petits membres antérieurs, une queue allongée et un cou court. Le spécimen le plus complet décrit est IPHG 1922 X46, mais ce dernier fut détruit en 1944, comme mentionné précédemment. Il subsiste de ce spécimen 3 vertèbres cervicales, qui sont gravement altérées, à savoir l'axis ainsi que deux autres cervicales antérieures articulées plus longues et plus larges que l’axis. Les vertèbres cervicales de Carcharodontosaurus sont robustes et opisthocèles, c'est-à-dire qu'elles ont des extrémités postérieures concaves[56],[51]. Les vertèbres cervicales de ce genre, comme chez Giganotosaurus, sont surmontées d'épines neurales basses reliées par des apophyses transverses robustes qui pendent au-dessus des pleurocèles, des dépressions peu profondes sur les côtés du centra, qui contiendraient des sacs aériens pneumatiques pour alléger les vertèbres. Le centrum de ces vertèbres est orné de crêtes le long de leurs côtés ventraux. Une vertèbre caudale antérieure a également été décrite. Celle-ci est courte et platycèle et dotée d'extrémités antérieures et postérieures plates. Il manque à cette vertèbre caudale une grande partie de l'épine neurale, mais elle possède des diapophyses qui se conjugueraient avec les arc hémaux. Les côtés de son centrum sont également pleurocèles. Deux arc hémaux en forme de lame ont également été préservés chez cet individu[13].

Le bassin de ce spécimen est incomplet, contenant à la fois les deux pubis et l'ischion gauche, bien que des bassins complets soient connus chez les genres apparentés. L'ischion pointe vers l'arrière tandis que les pubis pointent vers l'avant, traits caractéristiques des dinosaures saurischiens. Entièrement conservés, les pubis auraient mesurés probablement près d'un mètre, avec des tiges minces mais élargies transversalement aux extrémités antérieures où elles se connectent, créant une forme en « V » en vue antérieure. Les deux fémurs ainsi que le péroné gauche sont décrits, le premier étant l'un des plus grands enregistrés chez un théropode, mesurant 1,26 m de long. Ses fémurs manquent de forte courbure et sont pour la plupart droits, à l'exception des extrémités antérieure et postérieure. Le grand trochanter est petit mais présente une saillie notable, qui s'attacherait au muscle long caudo-fémoral de la queue. Son péroné mesure seulement 88 cm de long, soit environ un tiers de la longueur du fémur. L'extrémité antérieure est triangulaire en vue latérale avec des condyles bombés tandis que l'extrémité postérieure est arrondie[13].

Classification

[modifier | modifier le code]

Phylogénie

[modifier | modifier le code]
Dessin d'un dinosaure gris, vue de côté.
Diagramme d'un squelette d'un dinosaure théropode.
Vue d'artiste et reconstitution squelettique de C. saharicus. Les parties en gris montrent les éléments connus du néotype et du spécimen décrit par Stromer avant sa destruction.

Carcharodontosaurus est le genre type de la famille des Carcharodontosauridae et de la sous-famille des Carcharodontosaurinae. Cette sous-famille inclut Carcharodontosaurus et la tribu des Giganotosaurini, qui inclut à son tour Giganotosaurus, Mapusaurus, Meraxes et Tyrannotitan. Carcharodontosauridae est un taxon créé par Stromer pour inclure Carcharodontosaurus et Bahariasaurus, bien que le nom reste inutilisé jusqu'à la reconnaissance d'autres membres du groupe vers la fin du XXe siècle. Il note la ressemblance des os de Carcharodontosaurus avec ceux des dinosaures américains Allosaurus et Tyrannosaurus, ce qui l'amène à classer la famille au sein des théropodes[57],[13].

La description par Sereno des fossiles de Carcharodontosaurus en 1996 conduit à la réalisation d'un clade transcontinental de carcharodontosauridés. À mesure que de nouveaux carcharodontosauridés sont découverts, leurs relations deviennent encore plus claires. Le groupe est défini comme incluant tous les allosauroïdes plus proches de Carcharodontosaurus que d’Allosaurus ou de Sinraptor selon le paléontologue Thomas R. Holtz et ses collègues en 2004[58]. Carcharodontosaurus est moins connu anatomiquement que la plupart des autres carcharodontosauridés, notamment Meraxes et Giganotosaurus, qui sont décrits à partir de squelettes fossiles nettement plus complets[59],[60]. Les membres de cette famille sont reconnus dans les périodes allant du Jurassique supérieur au « Crétacé moyen » et ceux sur tous les continents à l'exception de l'Océanie et de l'Antarctique[48],[61],[7].

Dans une étude publiée en 2022, Juan I. Canale et ses collègues font de Carcharodontosaurus le premier membre divergent des Carcharodontosaurinae. Le résultat du cladogramme de leurs analyses phylogénétiques est affiché ci-dessous[59] :

 Carcharodontosauridae

Neovenator




Concavenator



Eocarcharia



Lajasvenator (en)



Lusovenator




Acrocanthosaurus




Shaochilong


Carcharodontosaurinae

Carcharodontosaurus


Giganotosaurini

Meraxes




Tyrannotitan




Giganotosaurus



Mapusaurus










Histoire évolutive

[modifier | modifier le code]

Rodolfo Coria et Leonardo Salgado suggèrent que l'évolution convergente du gigantisme chez les théropodes est liée à des conditions communes dans leurs environnements ou écosystèmes[60]. La présence de carcharodontosauridés en Afrique (Carcharodontosaurus), en Amérique du Nord (Acrocanthosaurus) et en Amérique du Sud (Giganotosaurus) indique que le groupe s'est réparti sur plusieurs continents durant le Crétacé inférieur. Les routes de dispersion entre les continents nord et sud semblent avoir été coupées par les barrières océaniques lors de la fin du Crétacé, ce qui a empêché les échanges et conduit les faunes régionales à se distinguer les unes des autres[62],[7]. Auparavant, il était admis que le monde du Crétacé était bio-géographiquement scindé en trois, les continents du nord étant dominés par les tyrannosauridés, l'Amérique du Sud par les abelisauridés et l'Afrique par les carcharodontosauridés[63]. La présence de la sous-famille des Carcharodontosaurinae, à laquelle appartient Carcharodontosaurus, semble s'être limitée au Gondwana (formé par l'Amérique du Sud et l'Afrique), où ils étaient probablement les principaux prédateurs[58]. La tribu sud-américaine des Giganotosaurini s'est peut-être séparée de ses parents africains par spéciation allopatrique, lorsque le Gondwana s'est scindé en deux au cours des âges Aptien et Albien, au cours du Crétacé inférieur[64].

Paléobiologie

[modifier | modifier le code]

Capacités de levage

[modifier | modifier le code]

Une analyse biomécanique des capacités de levage de Carcharodontosaurus est menée par le paléontologue Donald Henderson et le paléoartiste Robert Nicholls en 2015. Les auteurs utilisent des modèles 3D de l'animal ainsi que d'un sauropode subadulte du genre Limaysaurus, qui, bien qu'il ne soit pas trouvé aux côtés de Carcharodontosaurus, est similaire aux rebbachisauridés des lits du Kem Kem. Les modèles incluent la taille des poumons et d’autres structures pneumatiques des deux taxons, favorisant une simulation précise du poids du scénario. L'étude d'Henderson & Nicholls révèle qu'un C. saharicus adulte peut supporter un maximum de 424 kg, soit la moitié du poids d'un Limaysaurus adulte. Cependant, deux adultes de C. saharicus pourraient soulever ensemble jusqu'à 850 kg[46].

Alimentation

[modifier | modifier le code]
Deux vue différentes d'une même dent d'un dinosaure carnivore.
Dents de C. saharicus.

La dentition des allosauroïdes est distincte, les carcharodontosauridés portant des dents distinctement fines et en forme de lame. Cependant, ces dents sont minces et ne pourraient probablement pas résister à un impact contre des surfaces dures comme les os sans risquer de se plier et de se casser. Ce danger est exacerbé par les bords droits, les pointes légèrement recourbées et les formes sinusoïdales observées dans leur dentition. Malgré ces caractéristiques, les dents sont encore beaucoup plus robustes que celles des théropodes plus petits et, en raison de leur taille globale, elles peuvent supporter plus de pression. Carcharodontosaurus a également un taux de remplacement dentaire élevé, ce qui signifie que les dents endommagées peuvent être facilement remplacées, contrairement aux mammifères broyeurs d'os existant qui dépensent une grande partie de leur énergie à entretenir leurs dents[65],[66]. Des traces sur les os d’Allosaurus permettent d'évaluer les morsures mutuelles entre les individus. D'autres traces de morsures, particulièrement dans le bassin de Stegosaurus, renseignent sur les capacités d'attaque des allosauroïdes[67],[68],[69].

Les forces de morsure de Carcharodontosaurus ainsi que d'autres grands théropodes, dont Acrocanthosaurus et Tyrannosaurus, sont analysées dans plusieurs études. Ces même études montrent que les carcharodontosauridés ont des forces de morsure bien inférieures à celles de Tyrannosaurus, bien qu'ils sont de taille similaire. Dans un article publiée en 2022, la force de morsure antérieure de C. saharicus est estimée à 11 312 newtons, tandis que la force de morsure postérieure est de 25 449 newtons. Cela est bien inférieur à celui de Tyrannosaurus, ce qui implique qu'il ne mangeait pas d'os[70],[71]. Des récits par éléments finis des crânes de théropodes sont également réalisés, ce qui conforte l'idée selon laquelle Carcharodontosaurus mangeait des aliments plus mous que ceux des tyrannosauridés. De grandes quantités de stress sont récupérées dans la partie postérieure du crâne, près de l'os carré, chez Carcharodontosaurus, Spinosaurus et Acrocanthosaurus. Les crânes de ces théropodes présentent des quantités de stress relatives plus élevées que celles des genres plus petits. Cela indique que les crânes des grands taxons comme Carcharodontosaurus sont instables en raison de leurs grandes structures pneumatiques permettant de gagner du poids au lieu de créer une construction ferme. Cependant, Spinosaurus et Suchomimus connaissent des valeurs de stress encore plus élevées, ce qui signifie qu'ils ne pouvaient consommer que des proies légères et petites au lieu des plus gros, auquel le crâne plus fort de Carcharodontosaurus peut mordre tout en maintenant le stress[72].

Les analyses isotopiques des dents de C. saharicus trouvent des valeurs de δ18C supérieures à celles de son contemporain Spinosaurus, suggérant que ce dernier poursuit des habitudes semi-aquatiques alors que Carcharodontosaurus est plus terrestre[73]. Ceci est également corroboré par la taphonomie des dents de C. saharicus, qui se trouvent plus souvent sur les terrains terrestres que sur les terrains aquatiques[52]. Carcharodontosaurus est également un homéotherme avec une thermophysiologie de type endotherme, comme le déduisent ces isotopes, ce qui signifie que la majeure partie de son oxygène était accumulée par l'eau potable plutôt que d'y être[74],[75].

Fonction des crêtes

[modifier | modifier le code]

Des théropodes tels que Carcharodontosaurus, Allosaurus et Acrocanthosaurus ont des crêtes lacrymales élargies, dont la fonction est inconnu. En 2000, le paléontologue Daniel Chure émet l'hypothèse que ces crêtes auraient été utilisées pour « se donner des coups de tête » entre individus, mais leur durabilité n'a pas été étudiée[76].

Vue de face du crâne d'un grand dinosaure théropode.
Vue de côté du crâne d'un grand dinosaure théropode.
Crâne de C. saharicus montrant son rostre allongé et mince et son manque de vision binoculaire.

Une étude réalisée en 2006 par le biologiste Kent Stevens analyse les capacités de vision binoculaire des allosauroïdes Carcharodontosaurus et Allosaurus ainsi que de plusieurs coelurosauriens, dont Tyrannosaurus et Stenonychosaurus. En appliquant une périmétrie modifiée aux modèles de têtes de ces dinosaures, Stevens en déduit que la vision binoculaire de Carcharodontosaurus est limitée, un effet secondaire de son grand rostre allongé. Son plus grand degré de vision binoculaire se trouve à des niveaux plus élevées, suggèrant que Carcharodontosaurus aurait pu habituellement tenir sa tête à un angle de 40° vers le bas, les yeux tournés vers le haut en conséquence pour obtenir une vision binoculaire maximale. Le champ de vision observé chez ces allosauroïdes est comparable à celui des crocodiles, ce qui suggère qu'il s'agissait de prédateurs en embuscade. Ils détectaient probablement leurs proies via une parallaxe de mouvement entre la proie et l'arrière-plan, avec un champ de vision binoculaire étroit aidant les prédateurs à évaluer la distance des proies et le temps de l'attaque[77].

Le crâne néotype de C. saharicus est l'un des nombreux individus d'allosauroïdes à préserver des pathologies, présentants des signes de morsures, d'infection et de cassures observés chez Allosaurus et Acrocanthosaurus entre autres[78],[79]. Ce crâne porte une plaie perforante circulaire au niveau du nez et « une projection anormale d'os sur le bord antéorbitaire »[79]. Une étude ultérieure émet l'hypothèse que cela serait le résultat de morsures cranio-faciales[80].

Paléoenvironnement

[modifier | modifier le code]
Reconstitution de la faune nord-africaine de la formation de Bahariya.
Vue d'artise de la formation de Bahariya, C. saharicus étant reconstitué au centre droit.

Les fossiles de Carcharodontosaurus sont présents sur plusieurs sites du Crétacé en Afrique du Nord, sur des aires de répartition similaires à celles de Spinosaurus et Deltadromeus[20],[7]. Durant cette période, l'Afrique du Nord borde l'océan Téthys, ce qui fait de la région un environnement côtier dominé par les mangroves et riche en vasières et voies navigables[81],[82],[83]. Les isotopes des fossiles de Carcharodontosaurus et Spinosaurus suggèrent que les Kem Kem connaissent à cette période une saison de mousson temporaire semblable aux conditions modernes présentes dans les environnements subtropicaux et tropicaux d'Asie du Sud-Est et d'Afrique subsaharienne plutôt que des précipitations constantes[73],[84]. Les dépôts fluviaux datant de cette époque abritent de gros poissons, notamment la grande raie Onchopristis, le cœlacanthe Mawsonia et le polypteridé Bawitius[85]. Cela conduit à une abondance de crocodyliformes piscivores évoluant en réponse, comme le grand stomatosuchidé (en) Stomatosuchus en Égypte et les genres Elosuchus, Laganosuchus et Aegisuchus du Maroc[86],[87]. Le Maroc abrite également des ptérosaures en abondance comme Siroccopteryx et Nicorhynchus (en)[88],[89].

La composition de la faune de dinosaures de ces sites est singulière, car il y a moins d’espèces de dinosaures herbivores que d’habitude par rapport aux dinosaures carnivores. Cela indique que les différents clades de théropodes occupaient des niches séparées, les spinosauridés consommant du poisson tandis que d'autres groupes chassaient des dinosaures herbivores[90]. Des preuves isotopiques soutiennent cela, en révélant de plus grandes quantités d'animaux terrestres de grande taille dans le régime alimentaire des carcharodontosauridés et des cératosaures des lits des Kem Kem et de la formation d'Elrhaz[91],[10]. Certains sauropodes sont présents dans la formation de Bahariya comme Paralititan et Aegyptosaurus[92], tandis que Rebbachisaurus est repertorié dans les lits des Kem Kem[93]. Les carcharodontosauridés sont représentés par C. saharicus et Sauroniops dans les lits des Kem Kem, Eocarcharia et potentiellement Carcharodontosaurus dans la formation d'Elrhaz, et C. iguidensis dans la formation d'Echkar[9].

Notes et références

[modifier | modifier le code]
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Carcharodontosaurus » (voir la liste des auteurs).

Références

[modifier | modifier le code]
  1. a et b (en) Madani Benyoucef, Adán Pérez-García, Mohamed Bendella, Francisco Ortega, Romain Vullo, Imad Bouchemla et Bruno Ferré, « The "mid"-Cretaceous (Lower Cenomanian) Continental Vertebrates of Gara Samani, Algeria. Sedimentological Framework and Palaeodiversity », Frontiers in Earth Science, vol. 10,‎ , p. 927059 (ISSN 2296-6463, DOI 10.3389/feart.2022.927059 Accès libre, Bibcode 2022FrEaS..10.7059B, S2CID 250285147).
  2. a et b Charles Depéret et Justin Savornin, « La faune de reptiles et de poissons albiens de Timimoun (Sahara algérien) », Bulletin de la Société Géologique de France, vol. 27,‎ , p. 257-265.
  3. a et b (en + fr) Éric Buffetaut et Mohamed Ouaja, « Un nouveau spécimen de Spinosaurus (Dinosauria, Theropoda) du Crétacé inférieur de Tunisie. Remarques sur l’histoire évolutive des Spinosauridae », Bulletin de la Société géologique de France, vol. 173, no 5,‎ , p. 415-421 (DOI 10.2113/173.5.415, S2CID 53519187, lire en ligne [PDF]).
  4. Charles Depéret et Justin Savornin, « Sur la découverte d'une faune de vertébrés albiens à Timimoun (Sahara occidental) », Comptes Rendus de l'Académie des Sciences, vol. 181,‎ , p. 1108-1111 (lire en ligne).
  5. (en) Roger B. J. Benson, Paul M. Barrett, H. Philip Powell et David B. Norman, « The taxonomic status of Megalosaurus bucklandii (Dinosauria, Theropoda) from the Middle Jurassic of Oxfordshire, UK », Palaeontology, vol. 51, no 2,‎ , p. 419-424 (DOI 10.1111/j.1475-4983.2008.00751.x Accès libre, Bibcode 2008Palgy..51..419B, S2CID 83324840).
  6. a et b von Huene 1956.
  7. a b c d e f g h i et j (en) Paul C. Sereno, Didier B. Dutheil, M. Iarochene, Hans C. E. Larsson, Gabrielle H. Lyon, Paul M. Magwene, Christian A. Sidor, David J. Varricchio et Jeffrey A. Wilson, « Predatory Dinosaurs from the Sahara and Late Cretaceous Faunal Differentiation », Science, vol. 272, no 5264,‎ , p. 986-991 (ISSN 0036-8075, PMID 8662584, DOI 10.1126/science.272.5264.986, JSTOR 2889583, Bibcode 1996Sci...272..986S, S2CID 39658297, lire en ligne [PDF]).
  8. a b c d e f g h i et j (en) Mickey Mortimer, « Carnosauria » [archive du ], sur The Theropod Database (consulté le ).
  9. a b c d e f et g (en) Stephen L. Brusatte et Paul C. Sereno, « A new species of Carcharodontosaurus (Dinosauria: Theropoda) from the Cenomanian of Niger and a revision of the genus », Journal of Vertebrate Paleontology, vol. 27, no 4,‎ , p. 902–916 (ISSN 0272-4634, DOI 10.1671/0272-4634(2007)27[902:ANSOCD]2.0.CO;2, JSTOR 30117458, S2CID 86202969, lire en ligne).
  10. a b c d e f et g de Lapparent 1960.
  11. A. Gabani, C. Mammeri, M. Adaci, M. Bensalah et M. Mahboubi, « Le Crétacé continental à vertébrés de la bordure sud du Plateau de Tinhert: considérations stratigraphiques et bilan paléontologique », Mémoire du Service Géologique de l'Algérie, vol. 19,‎ , p. 39-61 (lire en ligne [PDF]).
  12. Ibrahim et al. 2020, p. 162.
  13. a b c d e f et g (de) Ernst Stromer, « Ergebnisse der Forschungsreisen Prof. E. Stromers in den Wüsten Ägyptens. II. Wirbeltier-Reste der Baharîjestufe (unterstes Cenoman). 10. Ein Skelett-Rest von Carcharodontosaurus nov. gen. », Abhandlungen der Bayerischen Akademie der Wissenschaften Mathematisch-naturwissenschaftliche Abteilung, neue Folge, vol. 9,‎ , p. 1-23 (lire en ligne [PDF]).
  14. Stromer 1934, p. 46.
  15. (en) « Rocky Road: Ernst Stromer », sur www.strangescience.net (consulté le ).
  16. (en) Joshua B. Smith, Matthew C. Lamanna, Helmut Mayr et Kenneth J. Lacovara, « New information regarding the holotype of Spinosaurus aegyptiacus Stromer, 1915 », Journal of Paleontology, vol. 80, no 2,‎ , p. 400-406 (ISSN 0022-3360, DOI 10.1666/0022-3360(2006)080[0400:NIRTHO]2.0.CO;2, S2CID 130989487, lire en ligne).
  17. Nothdurft et Smith 2002.
  18. Ibrahim et al. 2020, p. 162, 164.
  19. a b c et d (en) Alfio Alessandro Chiarenza et Andrea Cau, « A large abelisaurid (Dinosauria, Theropoda) from Morocco and comments on the Cenomanian theropods from North Africa », PeerJ, vol. 4,‎ , e1754 (ISSN 2167-8359, PMID 26966675, PMCID 4782726, DOI 10.7717/peerj.1754 Accès libre).
  20. a b et c Dale Russell, « Os isolés de Dinosaures du Crétacé moyen du Tafilalt, Maroc », Bulletin du Muséum national d'Histoire naturelle, 4ème série – section C – Sciences de la Terre, Paléontologie, Géologie, Minéralogie, vol. 18, nos 2-3,‎ (lire en ligne).
  21. (en + ar + fr) Nizar Ibrahim, Samir Zouhri et Paul C. Sereno, « Les dinosaures du Maroc – aperçu historique et travaux récents », Mémoires de la Societé géologique de France, vol. 180,‎ , p. 249-284 (lire en ligne).
  22. a et b Ibrahim et al. 2020, p. 167.
  23. a et b Ibrahim et al. 2020, p. 169.
  24. René Lavocat, « Sur les dinosauriens du Continental Intercalaire des Kem-Kem de la Daoura », Comptes Rendus 19th International Geological Congress, vol. 1952,‎ , p. 65-68.
  25. (en) Paul C Sereno, Nathan Myhrvold, Donald M. Henderson, Frank E. Fish, Daniel Vidal, Stephanie L. Baumgart, Tyler M. Keillor, Kiersten K. Formoso et Lauren L. Conroy, « Spinosaurus is not an aquatic dinosaur », eLife, vol. 11,‎ , e80092 (ISSN 2050-084X, PMID 36448670, PMCID 9711522, DOI 10.7554/eLife.80092 Accès libre).
  26. a et b (en) Andrea Cau, Fabio M. Dalla Vecchia et Matteo Fabbri, « A thick-skulled theropod (Dinosauria, Saurischia) from the Upper Cretaceous of Morocco with implications for carcharodontosaurid cranial evolution », Cretaceous Research, vol. 40,‎ , p. 251-260 (ISSN 0195-6671, DOI 10.1016/j.cretres.2012.09.002, Bibcode 2013CrRes..40..251C, S2CID 129834917).
  27. Ibrahim et al. 2020, p. 171.
  28. (en) Carlos Roberto dos Anjos Candeiro, Stephen Louis Brusatte, Luciano Vidal et Paulo Victor Luiz Gomes da Costa Pereira, « Paleobiogeographic evolution and distribution of Carcharodontosauridae (Dinosauria, Theropoda) during the middle Cretaceous of North Africa », Papéis Avulsos de Zoologia, vol. 58,‎ , e20185829 (ISSN 0031-1049, DOI 10.11606/1807-0205/2018.58.29, S2CID 53353652, lire en ligne).
  29. (en) Alessandro Paterna et Andrea Cau, « New giant theropod material from the Kem Kem Compound Assemblage (Morocco) with implications on the diversity of the mid-Cretaceous carcharodontosaurids from North Africa », Historical Biology, vol. 35, no 11,‎ , p. 2036-2044 (ISSN 0891-2963, DOI 10.1080/08912963.2022.2131406, S2CID 252856791).
  30. (pt) Figueiredo, « Os dinossáurios carnívoros: A sua descrição e modo de vida », Centro Portugues de Geo-historia e Prehistoria,‎ , p. 1-4.
  31. a b c et d (en) Gregory S. Paul, The Princeton Field Guide to Dinosaurs, Princeton University Press, , 360 p. (ISBN 978-0-691-16766-4, OCLC 954055249, DOI 10.1515/9781400883141, S2CID 251553177), « Theropods », p. 103-104.
  32. a b et c Philippe Taquet, Géologie et Paléontologie du Gisement de Gadoufaoua (Aptien du Niger), Paris, Cahiers de Paléontologie, Centre National de la Recherche Scientifique, (ISBN 978-2-222-02018-9), p. 53.
  33. (en) Nizar Ibrahim, Paul C. Sereno, Cristiano Dal Sasso, Simone Maganuco, Matteo Fabbri, David M. Martill, Samir Zouhri, Nathan Myhrvold et Dawid A. Iurino, « Semiaquatic adaptations in a giant predatory dinosaur », Science, vol. 345, no 6204,‎ , p. 1613-1616 (ISSN 0036-8075, PMID 25213375, DOI 10.1126/science.1258750, Bibcode 2014Sci...345.1613I, S2CID 34421257, lire en ligne).
  34. (de) T. Schluter et W. Schwarzhans, « Eine Bonebed-Lagerstatte aus dem Wealden Sud-Tunesiens (Umgebung Ksar Krerachfa) », Berliner geowissenchaftliche Abhandlungen A, vol. 8,‎ , p. 53-65.
  35. (en) Federico Fanti, Andrea Cau, Agnese Martinelli et Michela Contessi, « Integrating palaeoecology and morphology in theropod diversity estimation: A case from the Aptian-Albian of Tunisia », Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, vol. 410,‎ , p. 39-57 (ISSN 0031-0182, DOI 10.1016/j.palaeo.2014.05.033, Bibcode 2014PPP...410...39F, S2CID 129225979).
  36. (en) C. S. Churcher, « A note on the Late Cretaceous vertebrate fauna of the Dakhleh Oasis », OXBOW MONOGRAPH,‎ , p. 55-68.
  37. (pl) Singer, « JuraPark na tropie nowych dinozaurow z Maroka. » [archive du ], sur Jurapark, (consulté le ).
  38. (en) Rubén Molina-Pérez, Asier Larramendi, David Connolly et Gonzalo Ángel Ramírez Cruz, Dinosaur Facts and Figures: The Theropods and Other Dinosauriformes, Princeton, Princeton University Press, (ISBN 978-0-691-19059-4).
  39. (es) M. Crusafont-Pairó et R. Adrover, « El primer representante de la clase mamíferos hallado en el Mesozoico de España », Teruel, vol. 35,‎ , p. 139-143.
  40. (es) W. G. Kuhne et M. Crusafont-Pairo, « Mamíferos del Wealdiense de Uña, cerca de Cuenca », Acta Geológica Hispánica, vol. 3, no 5,‎ , p. 133-134 (lire en ligne).
  41. (en) Francisco Gascó, Alberto Cobos, Rafael Royo-Torres, Luis Mampel et Luis Alcalá, « Theropod teeth diversity from the Villar del Arzobispo Formation (Tithonian–Berriasian) at Riodeva (Teruel, Spain) », Palaeobiodiversity and Palaeoenvironments, vol. 92, no 2,‎ , p. 273-285 (ISSN 1867-1608, DOI 10.1007/s12549-012-0079-3, Bibcode 2012PdPe...92..273G, S2CID 129930988, lire en ligne).
  42. (en) Geoffrey Bond et K. Bromley, « Sediments with the remains of dinosaurs near Gokwe, Rhodesia », Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, vol. 8, no 4,‎ , p. 313-327 (ISSN 0031-0182, DOI 10.1016/0031-0182(70)90104-5, Bibcode 1970PPP.....8..313B, S2CID 128716797).
  43. (en) D. Munyikwa, S. D. Sampson, R. R. Rogers, C. A. Forster, K. A. Curry et B. D. Curtice, « Vertebrate palaeontology and geology of the Gokwe Formation, Zimbabwe », Journal of African Earth Sciences, vol. 27, no 1,‎ , p. 142.
  44. (en) Manuel Medeiros et Cesar Schultz, « A fauna dinossauriana da "Laje do Coringa", Cretaceo medio de Nordeste do Brasil », Arquivos do Museo Nacional, Rio de Janeiro, vol. 60, no 3,‎ , p. 155–162 (lire en ligne).
  45. Nothdurft et Smith 2002, p. 109.
  46. a et b (en) Donald M. Henderson et Robert Nicholls, « Balance and Strength—Estimating the Maximum Prey-Lifting Potential of the Large Predatory Dinosaur Carcharodontosaurus saharicus », The Anatomical Record, vol. 298, no 8,‎ , p. 1367-1375 (PMID 25884664, DOI 10.1002/ar.23164 Accès libre, S2CID 19465614).
  47. (en) Frank Seebacher, « A New Method to Calculate Allometric Length-Mass Relationships of Dinosaurs », Journal of Vertebrate Paleontology, vol. 21, no 1,‎ , p. 51-60 (ISSN 0272-4634, DOI 10.1671/0272-4634(2001)021[0051:ANMTCA]2.0.CO;2, S2CID 53446536, CiteSeerx 10.1.1.462.255, lire en ligne [PDF]).
  48. a et b (en) Rodolfo A. Coria, Philip J. Currie, Francisco Ortega et Mattia A. Baiano, « An Early Cretaceous, medium-sized carcharodontosaurid theropod (Dinosauria, Saurischia) from the Mulichinco Formation (upper Valanginian), Neuquén Province, Patagonia, Argentina », Cretaceous Research, vol. 111,‎ , p. 104319 (ISSN 0195-6671, DOI 10.1016/j.cretres.2019.104319, Bibcode 2020CrRes.11104319C, hdl 11336/122794 Accès libre, S2CID 214475057).
  49. Ibrahim et al. 2020, p. 165.
  50. (en) Rodolfo A. Coria et Philip J. Currie, « The braincase of Giganotosaurus carolinii (Dinosauria: Theropoda) from the Upper Cretaceous of Argentina », Journal of Vertebrate Paleontology, vol. 22, no 4,‎ , p. 802-811 (ISSN 0272-4634, DOI 10.1671/0272-4634(2002)022[0802:TBOGCD]2.0.CO;2, JSTOR 4524279, S2CID 85678725, lire en ligne).
  51. a b et c (en) Fernando E. Novas, Silvina de Valais, Pat Vickers-Rich et Tom Rich, « A large Cretaceous theropod from Patagonia, Argentina, and the evolution of carcharodontosaurids », Naturwissenschaften, vol. 92, no 5,‎ , p. 226-230 (ISSN 1432-1904, PMID 15834691, DOI 10.1007/s00114-005-0623-3, Bibcode 2005NW.....92..226N, hdl 11336/103474 Accès libre, S2CID 24015414).
  52. a et b (en) Thomas Beevor, Aaron Quigley, Roy E. Smith, Robert S. H. Smyth, Nizar Ibrahim, Samir Zouhri et David M. Martill, « Taphonomic evidence supports an aquatic lifestyle for Spinosaurus », Cretaceous Research, vol. 117,‎ , p. 104627 (ISSN 0195-6671, DOI 10.1016/j.cretres.2020.104627, Bibcode 2021CrRes.11704627B, S2CID 224888268).
  53. (en) « Discoveries | Paul Sereno - Paleontologist | The University of Chicago », sur paulsereno.uchicago.edu (consulté le ).
  54. (en) Stephen L. Brusatte, Roger B. J. Benson, Thomas D. Carr, Thomas E. Williamson et Paul C. Sereno, « The systematic utility of theropod enamel wrinkles », Journal of Vertebrate Paleontology, vol. 27, no 4,‎ , p. 1052-1056 (ISSN 0272-4634, DOI 10.1671/0272-4634(2007)27[1052:TSUOTE]2.0.CO;2, JSTOR 30117472, S2CID 85615205, lire en ligne).
  55. a et b (en) Hans C. E. Larsson, « Endocranial anatomy of Carcharodontosaurus saharicus (Theropoda: Allosauroidea) and its implications for theropod brain evolution », dans Darren H. Tanke, Kenneth Carpenter, Michael William Skrepnick et Philip J. Currie, Mesozoic Vertebrate Life, Bloomington & Indianapolis, Indiana University Press, (ISBN 978-0-253-33907-2), p. 19-33.
  56. (en) Jerald D. Harris, « A reanalysis of Acrocanthosaurus atokensis, its phylogenetic status, and paleobiological implications, based on a new specimen from Texas », New Mexico Museum of Natural History and Science Bulletin, vol. 13,‎ , p. 1-75.
  57. Stromer 1934, p. 60-61.
  58. a et b (en) Fernando E. Novas, Federico L. Agnolín, Martín D. Ezcurra, Juan Porfiri et Juan I. Canale, « Evolution of the carnivorous dinosaurs during the Cretaceous: The evidence from Patagonia », Cretaceous Research, vol. 45,‎ , p. 174-215 (ISSN 0195-6671, DOI 10.1016/j.cretres.2013.04.001, Bibcode 2013CrRes..45..174N, hdl 11336/102037 Accès libre, S2CID 129504278, lire en ligne).
  59. a et b (en) Juan I. Canale, Sebastián Apesteguía, Pablo A. Gallina, Jonathan Mitchell, Nathan D. Smith, Thomas M. Cullen, Akiko Shinya, Alejandro Haluza, Federico A. Gianechini et Peter J. Makovicky, « New giant carnivorous dinosaur reveals convergent evolutionary trends in theropod arm reduction », Current Biology, vol. 32, no 14,‎ , p. 3195-3202.e5 (ISSN 0960-9822, PMID 35803271, DOI 10.1016/j.cub.2022.05.057 Accès libre, S2CID 250343124).
  60. a et b (en) Rodolfo A. Coria et Leonardo Salgado, « A new giant carnivorous dinosaur from the Cretaceous of Patagonia », Nature, vol. 377, no 6546,‎ , p. 224-226 (ISSN 1476-4687, DOI 10.1038/377224a0, Bibcode 1995Natur.377..224C, S2CID 30701725, lire en ligne).
  61. (en) Stephen L. Brusatte, Roger B. J. Benson et Xing Xu, « A reassessment of Kelmayisaurus petrolicus, a large theropod dinosaur from the Early Cretaceous of China », Acta Palaeontologica Polonica, vol. 57, no 1,‎ , p. 65-72 (ISSN 0567-7920, DOI 10.4202/app.2010.0125 Accès libre, S2CID 53387460).
  62. (en) Philip J. Currie, « Out of Africa: Meat-Eating Dinosaurs That Challenge Tyrannosaurus rex », Science, vol. 272, no 5264,‎ , p. 971-972 (ISSN 0036-8075, DOI 10.1126/science.272.5264.971, Bibcode 1996Sci...272..971C, S2CID 85110425).
  63. (es) Rodolfo A. Coria et Leonardo Salgado, « Dinosaurios carnívoros de Sudamérica », Investigación y Ciencia, no 237,‎ , p. 39-40 (lire en ligne).
  64. (en) Juan Ignacio Canale, Fernando Emilio Novas et Diego Pol, « Osteology and phylogenetic relationships of Tyrannotitan chubutensis Novas, de Valais, Vickers-Rich and Rich, 2005 (Theropoda: Carcharodontosauridae) from the Lower Cretaceous of Patagonia, Argentina », Historical Biology, vol. 27, no 1,‎ , p. 1-32 (DOI 10.1080/08912963.2013.861830, hdl 11336/17607 Accès libre, S2CID 84583928, lire en ligne).
  65. (en) Blaire Van Valkenburgh, « Incidence of Tooth Breakage Among Large, Predatory Mammals », The American Naturalist, vol. 131, no 2,‎ , p. 291-302 (ISSN 0003-0147, DOI 10.1086/284790, JSTOR 2461849, S2CID 222330098, lire en ligne).
  66. (en) Blaire Van Valkenburgh, « Costs of carnivory: tooth fracture in Pleistocene and Recent carnivorans », Biological Journal of the Linnean Society, vol. 96, no 1,‎ , p. 68-81 (DOI 10.1111/j.1095-8312.2008.01108.x Accès libre, S2CID 85623961).
  67. (en) David W. E. Hone et Oliver W. M. Rauhut, « Feeding behaviour and bone utilization by theropod dinosaurs », Lethaia, vol. 43, no 2,‎ , p. 232-244 (ISSN 0024-1164, DOI 10.1111/j.1502-3931.2009.00187.x, Bibcode 2010Letha..43..232H, S2CID 86037076, lire en ligne [PDF]).
  68. (en) Darren H. Tanke et Phillip J. Currie, « Head-biting behavior in theropod dinosaurs: Paleopathological evidence », Gaia, no 15,‎ , p. 167-184 (DOI 10.7939/R34T6FJ1P Accès libre, S2CID 90552600).
  69. (en) Stephanie K. Drumheller, Julia B. McHugh, Miriam Kane, Anja Riedel et Domenic C. D’Amore, « High frequencies of theropod bite marks provide evidence for feeding, scavenging, and possible cannibalism in a stressed Late Jurassic ecosystem », PLOS ONE, vol. 15, no 5,‎ , e0233115 (ISSN 1932-6203, PMID 32459808, PMCID 7252595, DOI 10.1371/journal.pone.0233115 Accès libre, Bibcode 2020PLoSO..1533115D).
  70. (en) Manabu Sakamoto, « Estimating bite force in extinct dinosaurs using phylogenetically predicted physiological cross-sectional areas of jaw adductor muscles », PeerJ, vol. 10,‎ , e13731 (ISSN 2167-8359, PMID 35846881, PMCID 9285543, DOI 10.7717/peerj.13731 Accès libre).
  71. (en) Paul M. Gignac et Gregory M. Erickson, « The Biomechanics Behind Extreme Osteophagy in Tyrannosaurus rex », Scientific Reports, vol. 7, no 1,‎ , p. 2012 (ISSN 2045-2322, PMID 28515439, PMCID 5435714, DOI 10.1038/s41598-017-02161-w Accès libre, Bibcode 2017NatSR...7.2012G).
  72. (en) Emily J. Rayfield, « Structural performance of tetanuran theropod skulls, with emphasis on the Megalosauridae, Spinosauridae and Carcharodontosauridae », Special Papers in Palaeontology, vol. 86,‎ , p. 241-253 (lire en ligne).
  73. a et b (en) Jean Goedert, Romain Amiot, Boudad, Éric Buffetaut, François Fourel, Pascal Godefroit, Nao Kusuhashi, Varavudh Suteethorn, Haiyan Tong, Mahito Watabe et Christophe Lecuyer, « Preliminary investigation of seasonal patterns recorded in the oxygen isotope compositions of theropod dinosaur tooth enamel », PALAIOS, vol. 31, no 1,‎ , p. 10-19 (DOI 10.2110/palo.2015.018, JSTOR 26779995, Bibcode 2016Palai..31...10G, S2CID 130878403).
  74. (en) Romain Amiot, Xu Wang, Christophe Lécuyer, Éric Buffetaut, Larbi Boudad, Lionel Cavin, Zhongli Ding, Frédéric Fluteau, Alexander W. A. Kellner, Haiyan Tong et Fusong Zhang, « Oxygen and carbon isotope compositions of middle Cretaceous vertebrates from North Africa and Brazil: Ecological and environmental significance », Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, vol. 297, no 2,‎ , p. 439-451 (DOI 10.1016/j.palaeo.2010.08.027, Bibcode 2010PPP...297..439A, S2CID 131607253, lire en ligne).
  75. (en) Romain Amiot, Christophe Lécuyer, Eric Buffetaut, Gilles Escarguel, Frédéric Fluteau et François Martineau, « Oxygen isotopes from biogenic apatites suggest widespread endothermy in Cretaceous dinosaurs », Earth and Planetary Science Letters, vol. 246, no 1,‎ , p. 41-54 (ISSN 0012-821X, DOI 10.1016/j.epsl.2006.04.018, JSTOR 41125672, Bibcode 2006E&PSL.246...41A, S2CID 55100956, lire en ligne [PDF]).
  76. (en) Daniel Chure, « On the orbit of theropod dinosaurs », Gaia, vol. 15,‎ , p. 233-240 (lire en ligne).
  77. (en) Kent A. Stevens, « Binocular vision in theropod dinosaurs », Journal of Vertebrate Paleontology, vol. 26, no 2,‎ , p. 321-330 (ISSN 0272-4634, DOI 10.1671/0272-4634(2006)26[321:BVITD]2.0.CO;2, JSTOR 4524572, S2CID 85694979, lire en ligne).
  78. (en) Anusuya Chinsamy et Allison Tumarkin-Deratzian, « Pathologic Bone Tissues in a Turkey Vulture and a Nonavian Dinosaur: Implications for Interpreting Endosteal Bone and Radial Fibrolamellar Bone in Fossil Dinosaurs », The Anatomical Record: Advances in Integrative Anatomy and Evolutionary Biology, vol. 292, no 9,‎ , p. 1478-1484 (PMID 19711479, DOI 10.1002/ar.20991 Accès libre, S2CID 41596233).
  79. a et b (en) Ralph E. Molnar, « Theropod paleopathology: a literature survey », dans Kenneth Carpenter, Michael William Skrepnick et Darren H. Tanke, Mesozoic vertebrate life, Bloomington (Indiana), Indiana University Press, (ISBN 978-0-253-33907-2, OCLC 248649755), p. 342.
  80. (en) Bruce Rothschild et Darren H. Tanke, The Carnivorous Dinosaurs, Indianapolis, Indiana University Press, , PDF (ISBN 978-0-253-34539-4, lire en ligne), « Theropod Paleopathology: State-of-the-Art Review », p. 351-365.
  81. (en) Hamdalla A. Wanas et Ehab M. Assal, « Provenance, tectonic setting and source area-paleoweathering of sandstones of the Bahariya Formation in the Bahariya Oasis, Egypt: An implication to paleoclimate and paleogeography of the southern Neo-Tethys region during Early Cenomanian », Sedimentary Geology, vol. 413,‎ , p. 105822 (ISSN 0037-0738, DOI 10.1016/j.sedgeo.2020.105822, Bibcode 2021SedG..41305822W, S2CID 230598476).
  82. (en) Younes Hamed, Samir Anwar Al-Gamal, Wassim Ali, Abederazzak Nahid et Hamed Ben Dhia, « Palaeoenvironments of the Continental Intercalaire fossil from the Late Cretaceous (Barremian-Albian) in North Africa: a case study of southern Tunisia », Arabian Journal of Geosciences, vol. 7, no 3,‎ , p. 1165-1177 (ISSN 1866-7538, DOI 10.1007/s12517-012-0804-2, Bibcode 2014ArJG....7.1165H, S2CID 128755145, lire en ligne).
  83. Ibrahim et al. 2020, p. 185.
  84. (en) Romain Amiot, Éric Buffetaut, Christophe Lécuyer, Xu Wang, Larbi Boudad, Zhongli Ding, François Fourel, Steven Hutt, François Martineau, Manuel Alfredo Medeiros, Jinyou Mo, Laurent Simon, Varavudh Suteethorn, Steven Sweetman, Haiyan Tong, Fusong Zhang et Zhonghe Zhou, « Oxygen isotope evidence for semi-aquatic habits among spinosaurid theropod », Geology, vol. 38, no 2,‎ , p. 139-142 (DOI 10.1130/G30402.1, Bibcode 2010Geo....38..139A, S2CID 85568811, lire en ligne [PDF]).
  85. Ibrahim et al. 2020, p. 184.
  86. (en) Casey M. Holliday et Nicholas M. Gardner, « A New Eusuchian Crocodyliform with Novel Cranial Integument and Its Significance for the Origin and Evolution of Crocodylia », PLOS ONE, vol. 7, no 1,‎ , e30471 (ISSN 1932-6203, PMID 22303441, PMCID 3269432, DOI 10.1371/journal.pone.0030471 Accès libre, Bibcode 2012PLoSO...730471H).
  87. Ibrahim et al. 2020, p. 180, 189.
  88. (en) Nizar Ibrahim, David M. Unwin, David M. Martill, Lahssen Baidder et Samir Zouhri, « A New Pterosaur (Pterodactyloidea: Azhdarchidae) from the Upper Cretaceous of Morocco », PLOS ONE, vol. 5, no 5,‎ , e10875 (ISSN 1932-6203, PMID 20520782, PMCID 2877115, DOI 10.1371/journal.pone.0010875 Accès libre, Bibcode 2010PLoSO...510875I).
  89. (en) Borja Holgado et Rodrigo V. Pêgas, « A taxonomic and phylogenetic review of the anhanguerid pterosaur group Coloborhynchinae and the new clade Tropeognathinae », Acta Palaeontologica Polonica, vol. 65, no 4,‎ , p. 743-761 (DOI 10.4202/app.00751.2020 Accès libre, S2CID 222075296).
  90. (en) Nizar Ibrahim, Cristiano Dal Sasso, Simone Maganuco, Matteo Fabbri, David M. Martill, Eric Gorscak et Matthew C. Lamanna, « Evidence of a derived titanosaurian (Dinosauria, Sauropoda) in the "Kem Kem beds" of Morocco, with comments on sauropod paleoecology in the Cretaceous of Africa », Cretaceous Period: Biotic Diversity and Biogeography. New Mexico Museum of Natural History and Science Bulletin, vol. 71,‎ , p. 149-159 (lire en ligne).
  91. (en) A. Hassler, J. E. Martin, R. Amiot, T. Tacail, F. Arnaud Godet, R. Allain et V. Balter, « Calcium isotopes offer clues on resource partitioning among Cretaceous predatory dinosaurs », Proceedings of the Royal Society B: Biological Sciences, vol. 285, no 1876,‎ , p. 20180197 (ISSN 0962-8452, PMID 29643213, PMCID 5904318, DOI 10.1098/rspb.2018.0197).
  92. (en) Joshua B. Smith, Matthew C. Lamanna, Kenneth J. Lacovara, Peter Dodson, Jennifer R. Smith, Jason C. Poole, Robert Giegengack et Yousry Attia, « A Giant Sauropod Dinosaur from an Upper Cretaceous Mangrove Deposit in Egypt », Science, vol. 292, no 5522,‎ , p. 1704-1706 (ISSN 0036-8075, PMID 11387472, DOI 10.1126/science.1060561, Bibcode 2001Sci...292.1704S, S2CID 33454060, lire en ligne).
  93. (en) Jeffrey A. Wilson et Ronan Allain, « Osteology of Rebbachisaurus garasbae Lavocat, 1954, a diplodocoid (Dinosauria, Sauropoda) from the early Late Cretaceous–aged Kem Kem beds of southeastern Morocco », Journal of Vertebrate Paleontology, vol. 35, no 4,‎ , e1000701 (ISSN 0272-4634, DOI 10.1080/02724634.2014.1000701, Bibcode 2015JVPal..35E0701W, S2CID 129846042, lire en ligne).

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • (de) Ernst Stromer, « Ergebnisse der Forschungsreisen Prof. E. Stromers in den Wüsten Ägyptens. II. Wirbeltier-Reste der Baharije-Stufe (unterstes Cenoman). 13. Dinosauria », Abhandlungen der Bayerischen Akademie der Wissenschaften Mathematisch-naturwissenschaftliche Abteilung, neue Folge, vol. 22,‎ , p. 1-79 (lire en ligne [PDF]). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (de) Friedrich von Huene, Palaeontologie und Phylogenie der Niederen Tetrapoden, vol. 1, Iéna, VEB Gustav Fischer Verlang, , 716 p. (OCLC 489883421). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Albert-Félix de Lapparent, « Les dinosauriens du "Continental intercalaire" du Sahara central. », Memoirs of the Geological Society of France, vol. 88A,‎ , p. 1-57 (lire en ligne [PDF]). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) William Nothdurft et Josh Smith, The Lost Dinosaurs of Egypt, New York, Random House Publishing Group, (ISBN 978-1-58836-117-2). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) Nizar Ibrahim, Paul C. Sereno, David J. Varricchio, David M. Martill, Didier B. Dutheil, David M. Unwin, Lahssen Baidder, Hans C. E. Larsson, Samir Zouhri et Abdelhadi Kaoukaya, « Geology and paleontology of the Upper Cretaceous Kem Kem Group of eastern Morocco », ZooKeys, no 928,‎ , p. 1-216 (ISSN 1313-2970, PMID 32362741, PMCID 7188693, DOI 10.3897/zookeys.928.47517 Accès libre, Bibcode 2020ZooK..928....1I). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Liens externes

[modifier | modifier le code]