Carbon Club

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Le Carbon Club (de l'anglais carbon, « carbone ») est un terme informel inventé par des groupes de défense de l'environnement pour désigner les groupes de pression anti-environnementalistes, notamment pétroliers, en particulier vis-à-vis des quotas de réduction des gaz à effet de serre.

Un terme connoté[modifier | modifier le code]

Ce terme reflète donc le point de vue de défenseurs de l'environnement. Seule une partie des scientifiques « sceptiques » sont considérés comme appartenant au Carbon Club[réf. nécessaire], dont ils reflèteraient [réf. nécessaire] les points de vue.

Par définition, le Carbon Club englobe tous les intérêts industriels potentiellement menacés par la minimisation ou l'interdiction(?)[réf. nécessaire] de l'émission des gaz à effet de serre. À titre d'exemple, on peut citer la liste proposée par Robert Hunter, un des cofondateurs de Greenpeace :

Entreprises, associations et institutions, personnes[modifier | modifier le code]

Entreprises

Associations et Institutions

  • National Coal Association
  • Edison Electric Institute
  • Western Fuels Association
  • British Coal Corporation
  • Association of Automobile Manufacturers
  • German Coal Mining Association
  • American Petroleum Institute
  • Kuwait Institute for Scientific Research

Personnes

  • Don Pearlman
  • John Schlaes
  • Leonard Bernstein
  • Richard S. Lindzen (MIT)
  • Pat Michael (MIT)
  • Robert Balling (Université de Virginie)
  • S. Fred Singer (en) (Université de Virginie)
  • Sherdwood Idso

Cette liste est bien sûr loin d'être exhaustive, et a été dressée en identifiant des lobbyistes supposés qui sont intervenus directement[réf. nécessaire] ou indirectement[réf. nécessaire] lors de la négociation d'accords environnementaux, ou ont financé[réf. nécessaire] la couverture médiatique de certains « sceptiques », ainsi que les scientifiques qui minimisent ou nient le point de vue communément admis[réf. nécessaire] de la communauté scientifique sur les origines anthropiques du réchauffement climatique.

Liens supposés entre le Carbon Club et certains scientifiques « sceptiques »[modifier | modifier le code]

Western Fuel Associations[modifier | modifier le code]

En 1988, la Western Fuel Association a financé à hauteur de 250 000 dollars la réalisation d'une vidéo, The Greening of Planet Earth, qui contredit le point de vue « alarmiste » de la majorité de la communauté scientifique au sujet des causes et effets du réchauffement climatique. La théorie proposée dans cette vidéo est que le doublement des émissions de CO2 prévu au XXIe siècle augmentera la surface cultivable de 30 à 40 %. Cette vidéo est distribuée par la Greening Earth Society, une association créée par la Western Fuels. Sherdwood Idso est le narrateur de cette vidéo.

La Western Fuel Association a également lancé la revue World Climate Review, une tribune pour le point de vue des scientifiques « sceptiques ».

Don Pearlman et John Schlaes[modifier | modifier le code]

Nommé directeur exécutif du World Climate Council, Don Pearlman est considéré[réf. nécessaire] par les environnementalistes comme le rouage principal entre les entreprises et états menacés par les accords anti-gaz à effet de serre.

Directeur exécutif de la Global Climate Coalition (en), John Schlaes a le même statut que Don Pearlman vis-à-vis des environnementalistes. Les deux hommes auraient [réf. nécessaire]participé activement à la création du Conseil pour l'Information Environnementale (en anglais Information Council on Environment) en 1991, qui a développé un éventail d'interventions médiatiques, télévisées, d'articles et autres. Traduisant le point de vue des scientifiques « sceptiques » les plus sceptiques, cette agence est considérée comme un instrument de propagande et de désinformation[réf. nécessaire] par les environnementalistes, qui estiment que cette fenêtre médiatique est disproportionnée face au point de vue de «2 500 des meilleurs climatologues mondiaux[réf. nécessaire] ».

Richard S. Lindzen[modifier | modifier le code]

Richard S. Lindzen, météorologue au Massachusetts Institute of Technology (MIT), a donné des conférences financées par l'OPEP lors d'un congrès à Vienne en 1991 ; il est intervenu lors d'une réunion au sein d'un groupe de lobbies industriels en Nouvelle-Zélande en 1995. Parmi ses soutiens financiers figure Cyprus Minerals, largement impliqué dans la lutte anti-environnementale contre le Wise Use Movement (Mouvement des Consommateurs Responsables).

Robert Balling[modifier | modifier le code]

Robert Balling, professeur associé à l'Université de Virginie, aurait admis[réf. nécessaire] avoir reçu des financements de la German Coal Mining Association, la British Coal Corporation, et l'Institut Kowétien pour la Recherche Scientifique[réf. nécessaire].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Carbon War : General Warming and the end of Oil Era, Jeremy Leggett (en)
  • Earth on the Balance, Al Gore
  • Divided Planet : The Ecology of Rich and Poor, Tom Athanasiou
  • The Heat is On, Ross Gelbspan