Capitulation de Vlieter

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Capitulation de Vlieter
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Capitulation des navires bataves face à la flotte britannique

Informations générales
Date
Lieu près de Wieringen (Pays-Bas)
Issue Reddition des Bataves
Belligérants
Flag of the Batavian Republic.svg République batave Drapeau de la Grande-Bretagne. Grande-Bretagne
Commandants
Flag of the Batavian Republic.svg Samuel Story Flag of the United Kingdom.svg Andrew Mitchell
Forces en présence
13 navires 17 navires
Pertes
Reddition de 12 navires

Deuxième Coalition

Batailles

Guerre de la Deuxième Coalition
St George's Caye (navale) · Nicopolis · Corfou · Copenhague (navale) · Algésiras (navale)


Campagne de Hollande
Callantsoog · Vlieter · Zyp · Bergen · Alkmaar · Castricum


Campagne de Suisse
Ostrach · 1re Stockach · Winterthour · 1re Zurich · 2e Zurich · Biberach · Engen · 2e Stockach · Moesskirch · Höchstädt · Ampfing · Hohenlinden


Campagne d'Égypte
Prise d'Alexandrie · Chebreiss · Pyramides · 1re Aboukir · Sédiman · Caire · El Arish · Jaffa · Saint-Jean-d'Acre · Mont-Thabor · 2e Aboukir · Damiette · Héliopolis · 3e Aboukir · Mandora · Canope · Siège d'Alexandrie


2e Campagne d'Italie

Vérone · Magnano · Cassano · Bassignana · Trebbia · Mantoue · Novi · Montebello · Gênes · Marengo · Pozzolo
Coordonnées 52° 54′ nord, 4° 58′ est

Géolocalisation sur la carte : Pays-Bas

(Voir situation sur carte : Pays-Bas)
Capitulation de Vlieter

La capitulation de Vlieter (également connue sous le nom d'Incident de Vlieter) est un épisode de l'invasion anglo-russe de la Hollande qui s'est déroulé le entre la marine de la République batave et la Royal Navy britannique. L'évènement a eu lieu sur un banc de sable baptisé De Vlieter, situé à proximité du chenal séparant l'île de Texel et le continent, en Hollande-Septentrionale. Il s'est traduit par la reddition de la flotte batave composée de 632 canons et 3 700 hommes à l'amiral Mitchell sans qu'un seul coup de feu ne soit tiré, laissant le champ libre aux Britanniques pour débarquer au nord de la péninsule.

Déroulement[modifier | modifier le code]

À la suite de la Révolution batave en 1795, qui marqua la disparition des Provinces-Unies au profit de la République batave, de nombreux officiers orangistes quittèrent la marine. Une escadre, qui devait escorter une armée composée de quelque 5 000 hommes placés sous le commandement du général Daendels vers Java fut rassemblée à proximité de Den Helder.

Un officier naval orangiste qui avait quitté la flotte en 1795, Carel Hendrik Ver Huell, prit contact avec Van Braam et un autre capitaine, Theodorus Frederik van Capellen pour mettre sur pied une mutinerie à bord des navires de l'escadre[1]. À peu près au même moment, une coalition de troupes britanniques et russes débarqua des troupes en Hollande-Septentrionale ce qui marqua le début de la Campagne de Hollande.

Les équipages des navires de guerre bataves étaient en mesure de voir qu'au loin, des drapeaux orange étaient en train d'être hissés sur les forts et les clochers de Den Helder, en signe d'allégeance à la Maison d'Orange-Nassau. La mutinerie éclata sur plusieurs navires, dont le Leyden dirigé par Van Braam. Van Braam avouera par la suite qu'il aurait pu facilement écraser la mutinerie, mais qu'il décida de ne rien faire. Cependant, il mit en garde son commandant, le vice-amiral Samuel Story, de l'« urgence de la situation » à bord des autres navires de la flotte[2].

Confronté à un ultimatum britannique d'un côté, et à une mutinerie sur son navire de l'autre, le vice-amiral Story prit la décision de rendre son escadron à la flotte britannique le 30 août 1799. Cette capitulation constitua un tel choc pour la flotte britannique qu'elle ne joua plus aucun rôle dans les guerres révolutionnaires et napoléoniennes par la suite.

Van Braam, Story, et d'autres officiers furent constitués prisonniers de guerre et envoyés en Angleterre. Ils furent libérés à la suite de la Paix d'Amiens en 1802. Cependant, ils ne retournèrent pas en Hollande, et furent condamnés par une cour martiale néerlandaise en 1803, accusés de désertion, refus de devoir et déloyauté. Ils furent également accusés de parjure (pour ne pas avoir respecté leur serment de loyauté). En conséquence, ils furent bannis à vie de la Hollande, sous peine de mort (par fusillade dans le cas de Van Braam)[3].

Liste des navires bataves qui se sont rendus[modifier | modifier le code]

L'escadre de l'amiral Samuel Story ne comprend qu'une partie de la flotte batave. À Amsterdam stationnaient quatre navires de 74 canons et deux de 64 canons ; à Hellevoetsluis un de 74 canons et sept de 64 canons, en plus de plusieurs frégates et bricks[4].

Navire[4] Canons Commandant Notes
Washington 74 Van Capellen Navire de ligne, navire-capital
Cerberus 64 De Jong Navire de ligne
De Ruyter 64 Huijs Navire de ligne
Gelderland 64 Waldeck Navire de ligne
Leyden 64 Van Braam Navire de ligne
Utrecht 64 Kolff Navire de ligne
Batavier 50 Van Senden Navire de ligne
Beschermer 50 Eilbracht Navire de ligne
Mars 44 De Bock Frégate
Amphitrite 40 Schutter Frégate
Ambuscade 32 Riverij Frégate
Galathea 16 Droop Brick

Références[modifier | modifier le code]

  1. Roodhuyzen, p. 164
  2. Roodhuyzen, p. 166
  3. Archives de Hoge Militaire Rechtspraak 1795-1813, Nationaal Archief, No. 95; 101 Sententiën
  4. a et b J.M. James, The Naval History of Great Britain: During the French Revolutionary and Napoleonic Wars. Vol. 2 1797-1799, page 306

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Document utilisé pour la rédaction de l’article (en) J.M. James, The Naval History of Great Britain: During the French Revolutionary and Napoleonic Wars, vol. 2, Stackpole Books, (ISBN 0811710041)
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article (nl) T. Roodhuyzen, In woelig vaarwater: marineofficieren in de jaren 1779-1802, vol. 48, t. 1, De Bataafsche Leeuw, (ISBN 9067074772)

Articles connexes[modifier | modifier le code]