Capital social (sociologie)

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le capital social au sens sociologique. Pour capital social économique, voir capital social.

Le capital Social est une forme de capital économique et culturel dans lequel les réseaux sociaux ont un rôle central. Dans ce cadre, les échanges reposent sur la réciprocité, la confiance et la coopération, les agents économiques du marché produisent des biens et services pour le bien commun plus que pour eux-mêmes.

Le terme fait généralement référence à (a) des ressources et la valeur de ces ressources (elles peuvent être tangibles, des espaces publics, des propriétés privées, ou intangibles, des "acteurs", du "capital humain", des personnes...), (b) les relations entre ces ressources, et (c) l'impact que les relations ont sur les ressources impliquées dans ces relations, et sur des groupes plus larges. Le capital social est généralement considéré comme une forme de capital qui produit des biens publics pour le bien commun.

Le capital social a été utilisé pour expliquer l'amélioration de la performance de différents groupes, la croissance des entreprises, les hautes performances managériales, la qualité des chaînes d'approvisionnement, la valeur créée grâce à des alliances stratégiques, et l'évolution des communautés. Au cours des années 1990 et des années 2000, le concept est devenu de plus en plus populaire dans un large éventail de disciplines des sciences sociales et aussi en politique[1],[2].

Sommaire

Origine du concept[modifier | modifier le code]

Le terme de capital social a été utilisé ponctuellement à partir de 1890 environ, avant de devenir largement utilisé dans la fin des années 1990 [3][réf. souhaitée].

Les observations d'Alexis de Tocqueville sur la vie américaine, réalisées dans la première moitié du XIXe siècle, semblent apporter une première description et définition du capital social. L'auteur a observé que les Américains étaient très enclins à participer à un grand nombre de réunions pour discuter de l'ensemble des problèmes liés à l'État, l'économie ou au monde qu'ils pouvaient observer. Le haut niveau de transparence résultant de ces rencontres fut selon Tocqueville la cause d'une plus grande participation du peuple et donc d'un meilleur fonctionnement démocratique. Il souligna également que le niveau de participation à la vie sociale (capital social) dans la société américaine était directement lié la question de l'égalité[4].

On trouve une des premières occurrences du terme Capital social (utilisé en référence à la cohésion sociale et à l'investissement personnel dans un collectif) dans un article de Lyda Judson Hanifan publié en 1916 traitant de la question des soutiens locaux aux écoles rurales[5]. Par contraste avec les biens matériels, Hanifan définit le capital social comme les relations sociales qui servent à améliorer les conditions de vie :

Je ne me réfère pas aux biens fonciers, à la propriété individuelle ou à l'argent liquide, mais plutôt à ce qui fait que ces substances tangibles deviennent essentielles pour la vie de tous les jours, à savoir la bienveillance, l'amitié, la sympathie mutuelle, et les relations sociales au sein d'un groupe d'individus, d'une famille, qui forment une unité sociale. Si un individu peut entrer en contact avec son voisin, et ceux-ci avec leurs autres voisins, il y aura une accumulation de capital social qui pourra satisfaire immédiatement ses besoins sociaux et qui peut représenter un potentiel social suffisant pour améliorer substantiellement les conditions de vie de la communauté entière. La communauté dans son ensemble bénéficie de la coopération de chacune de ses parties, et l'individu trouvera dans ces associations des avantages : l'aide, la sympathie, et l'amitié de ses voisins[6].

En 1900, John Dewey utilise le terme dans sa monographie intitulée "l'École et la Société" mais n'apporte aucune définition du concept.

Jane Jacobs a également utilisé le terme au début des années 1960. Elle ne définit pas explicitement le terme de capital social, mais il se réfère à la valeur des réseaux. Dans son article "An Exchange Theory of Interest Groups" publié dans le Midwest Journal of Political Science, le politologue Robert Salisbury mentionne le capital social comme une composante critique pour la formation des groupes d'intérêt. Le sociologue Pierre Bourdieu a utilisé le terme en 1972, dans son Esquisse d'une Théorie de la Pratique, et a clarifié le terme quelques années plus tard en le distinguant du capital culturel, du capital économique et du capital symbolique. Les sociologues James Coleman, et Barry Wellman & Scot Wortley ont adopté la définition proposée par Glenn Loury en 1977 pour développer et vulgariser le concept. À la fin des années 1990, le concept gagne en popularité, il est au centre d'un programme de recherche de la Banque Mondiale et fait l'objet de plusieurs livres grand public, notamment Bowling Alone et Robert Putnam et Better Together de Lewis Feldstein.

Cependant, la notion sur laquelle repose le capital social a une histoire plus longue. Les penseurs qui ont exploré la relation entre la vie associative et la démocratie ont utilisé des concepts similaires dès le XIXe siècle, en se basant sur les travaux d'auteurs comme James Madison (Les Federalist Papers) ou Alexis de Tocqueville (de la Démocratie en Amérique) et intégré les concepts de cohésion sociale et de connectivité dans la tradition pluraliste des sciences politiques américaines. John Dewey pourrait avoir fait le premier usage "mainstream" du concept de capital social dans L'École et dans la Société en 1899, bien qu'il n'apporte pas sa définition.

L'importance des formes de gouvernance communautaires a été soulignée par de nombreux philosophes, de l'antiquité au 18e siècle, d'Aristote à Edmund Burke en passant par Thomas d'Aquin. Mais cette vision de la société est fortement remise en cause au 18e siècle avec le développement de l'idée de l'Homo Economicus, puis avec la théorie du choix rationnel. Ces théories deviennent dominantes dans les siècles suivants, mais de nombreux penseurs interrogent alors la relation complexe entre la société moderne et l'importance des anciennes institutions, en particulier la famille et les communautés traditionnelles. Le débat opposant la communauté à la modernisation et à l'individualisme a été l'un des sujet les plus discutés parmi les fondateurs de la sociologie (Tönnies, 1887; Durkheim, 1893; Simmel, 1905; Weber, 1946). Ils étaient convaincus que l'industrialisation et l'urbanisation transformaient les relations sociales de façon irréversible. Ils ont observé la rupture des liens traditionnels et le développement progressif de l'anomie et de l'aliénation dans la société.

Après les travaux de Tönnies et Weber, la reflexion sur les liens sociaux dans la société moderne a continué dans les années 1950 et 1960, en particulier avec la théorie de la société de masse (Bell, 1962; Nisbet, 1969; Stein, 1960; Whyte, 1956). Les auteurs de cette époque reprennent des thèmes similaires à ceux des pères fondateurs, avec un accent plus pessimiste en ce qui concerne le développement de la société (Ferragina, 2010: 76). Pour citer Stein (1960:1) : "Le prix à payer pour maintenir une société qui encourage la différence culturelle et l'expérimentation est sans aucun doute l'acceptation d'un certain degré de désorganisation à la fois au niveau individuel et social." Ces réflexions ont contribué remarquablement au développement du concept de capital social dans les décennies suivantes.

La conceptualisation moderne du capital social renouvelle le débat en faisant le lien entre l'importance de la communauté pour développer la confiance généralisée, et l'importance de la liberté de choix individuel, dans le but de créer une société plus cohésive (Ferragina, 2010; Ferragina, 2012) C'est pour cette raison que le capital social généré beaucoup d'intérêt dans le milieu universitaire et le monde politique (Rose, 2000).

Définitions[modifier | modifier le code]

Le capital social a de multiples définitions, interprétations et usages. Thomas Sanders le définit comme " la valeur collective de l'ensemble des réseaux sociaux (qui une personne connaît), et les tendances à se rendre des services mutuels (normes de réciprocité) qui naissent de ces réseaux". Avec cette définition, le capital social est ce qui permet de produire "des bénéfices spécifiques qui dérivent de la confiance, de la réciprocité, de l'information et de la coopération liée aux réseaux sociaux". Il "créée de la valeur pour les individus qui sont connectés, ainsi que pour les éventuels passagers clandestins". Parallèlement, des normes négatives de réciprocité dissuadent les comportements néfastes ou violents.

Selon David Halpern la popularité du concept de capital social au sein des décideurs politiques est liée à la notion sa dualité : "résolument économique tout en réaffirmant l'importance du social". Parmi les chercheurs, le terme est populaire notamment en raison du grand nombre de phénomènes qu'il peut expliquer. Les multiples usages du terme ont mené à de multiples définitions. Le capital social a été utilisé pour expliquer entre autres la performance managériale, la croissance des entreprises, l'amélioration de la performance de groupes ayant des fonctions variées, la valeur obtenue à partir d'alliances stratégiques, et l'amélioration des relations au sein des chaines d'approvisionnement.

Baker (1990, p. 619) définit le capital social comme "une ressources que les acteurs tirent de certaines formes de structures sociales et utilisent pour servir leurs intérêts ; elle est créée par les changements dans les relations entre acteurs.

Chez Bourdieu[modifier | modifier le code]

Dans Les formes de capital (1986) Pierre Bourdieu distingue trois formes de capital : capital économique, capital culturel et capital social. Il définit le capital social comme « l’ensemble des ressources actuelles ou potentielles qui sont liées à la possession d’un réseau durable de relations plus ou moins institutionnalisées d’interconnaissance et d’interreconnaissance »[7]. Selon lui, le capital social ne saurait suffire pour expliquer la hiérarchie sociale : son rôle est principalement un rôle de démultiplicateur pour les deux autres capitaux. Pour filer la métaphore économique, le rôle du capital social est de faire fructifier le capital économique (par exemple, l'entrepreneur qui "possède un réseau" et grâce à celui-ci accroît ses profits, qui lui permettent d'élargir plus encore son réseau...) et le capital culturel (par exemple, un professeur qui, en assistant à de multiples conférences, accroît son aptitude à la réflexion en la confrontant à d'autres interlocuteurs...)

Chez Putnam[modifier | modifier le code]

Selon le politologue américain Robert Putnam, auteur de Bowling Alone: The Collapse and Revival of American Community (2000) et le principal partisan du concept (mais non son créateur), le capital social « se réfère à la valeur collective de tous les "réseaux sociaux" et les inclinations qui résultent de ces réseaux pour faire des choses l'un pour l'autre ». Selon Putnam et ses disciples, le capital social est une composante clé de l'établissement et du maintien de la démocratie. Putnam estime que le capital social diminue aux États-Unis. Ceci se manifeste par une baisse de la confiance dans le gouvernement et de la participation civique. Putnam indique également que la télévision et l'étalement urbain ont joué un rôle significatif en éloignant les Américains les uns des autres. Bien que sa thèse soit critiquée pour l'utilisation de sources disparates, son concept a été relayé par la Banque mondiale puis l'OCDE et elle a pu être transposée en France (l'INSEE réalise en 1982 Enquête contacts entre les personnes puis la refait en 1997 sous le nom relations de la vie quotidienne : ces enquêtes semblaient montrer les mêmes résultats mais furent contredites par le développement des médias sociaux[8]).

Chez d'autres auteurs[modifier | modifier le code]

Nan Lin a une approche plus individualiste du concept de capital social : C'est l'« Investissement dans des relations sociales avec des retours attendus sur le plan économique ». Ceci peut englober les concepts de certains autres auteurs tels que Bourdieu, Coleman, Flap, Putnam et Eriksson (Lin, 2001).

Francis Fukuyama décrit le capital social comme l'existence d'une certaine importance placée dans des cérémonies, valeurs ou normes mises en commun entre les membres d'un groupe qui permettent la coopération entre eux.

Patrick Hunout et la Fondation Capital Social ont suggéré que le capital social est un ensemble d'attitudes et des dispositions mentales qui favorisent la coopération dans la société, et qu'en tant que tel, le capital social est sémantiquement équivalent à l'esprit de la communauté.

Nahpiet et Ghoshal, en étudiant le rôle du capital social dans la création du capital intellectuel, suggèrent que le capital social devrait être considéré selon trois aspects : structurel, relationnel et cognitif.

Carlos García Timón écrit que les dimensions structurelles du capital social dépendent d'une capacité individuelle à établir des interactions faibles et fortes avec d'autres dans un système. Les différences entre les interactions faibles et fortes sont expliquées par Granovetter (1973). La dimension relationnelle met l'accent sur la nature du rapport entre les individus, c'est-à-dire la confiance et la coopération avec autrui; ainsi que la place qu'un individu a dans un réseau. Hazleton et Kennan (2000) ont ajouté un troisième angle, celui de la communication. La communication est nécessaire pour accéder et utiliser son capital social en échangeant de l'information, pour identifier des problèmes et des solutions et pour contrôler le conflit. Selon Boisot (1995) et Boland et Tensaki (1995), la communication signicative exige au moins un certain contexte de partage entre les parties à un tel échange.

Selon le capitaliste social Caira Nakasone, l'ambiguïté qui sous-tend la définition du capital social ne réside pas dans la définition de « social » mais dans le doute sur « capital ». C'est dans le causal et plus la nature « efficace » d'excédent des réseaux sociaux qui empêche l'accord au-dessus d'une forme concrète et mesurable de la théorie

À partir de leur étude du capital social dans la grande bourgeoisie milanaise, Bruno Cousin et Sébastien Chauvin (2010) mettent en évidence "la manière dont la représentation du capital social contribue à sa réalité" et montrent qu'"une partie de son efficacité découle de la valeur distinctive de la forme sous laquelle il se présente et des catégories symboliques qui accompagnent ses usages".

Utilisation originale par Coleman et Bourdieu[modifier | modifier le code]

Bourdieu a été présenté comme l'origine de l'utilisation contemporaine de la limite (Everingham, 2001). Bourdieu place la source de capital social, pas simplement dans la structure sociale mais dans les raccordements sociaux. Le capital social est selon lui, « l'agrégat des ressources réelles ou potentielles qui sont liées à la possession… de l'adhésion dans un groupe » (Everingham, 2001). Son traitement du concept est instrumental, se concentrant sur les avantages aux propriétaires de capital social et la « construction délibérée de sociabilité afin de créer cette ressource » (A. Portes, Social Capital: its origins and applications in modern sociology 1998).

Le capital social est défini par Coleman fonctionnellement comme « une variété d'entités avec deux éléments en commun : ils se composent tous d'un certain aspect de la structure sociale, et ils facilitent certaines actions des acteurs… dans cette structure » (Portes, 1998) qu'est, le capital social est quelque chose qui facilite l'action individuelle ou collective. Une définition fonctionnelle du capital social, cependant, le rend impossible de séparer ce qu'il est de ce qu'il (?). En effet, Portes déclare ce Coleman inclus en vertu de la condition les mécanismes qui ont produit de elle, les conséquences de la posséder et « organisation sociale appropriable qui a fourni le contexte pour les deux sources et effets pour matérialiser » (Portes, 1998). Les mécanismes qui ont produit du capital social étaient : réseaux des rapports ; réciprocité ; confiance ; et normes sociales. Dans la conception de Coleman, le capital social est une ressource neutre qui facilite n'importe quelle façon d'action, mais si la société est meilleure outre de l'en conséquence dépend entièrement des différentes utilisations auxquelles elle est mise (Foley et Edwards, 1997).

L'utilisation de Bourdieu de la limite est plus étroite que Coleman, voyant l'effet du capital social à un niveau individuel seulement. Mais dans son travail il avait l'habitude le terme pour expliquer des phénomènes sociaux particuliers, tels que la façon dont quelques personnes de privilège parvenues pour accéder dans des positions puissantes par leurs raccordements sociaux. Ainsi tandis qu'il maintient la neutralité de Coleman des ressources elles-mêmes, il montre comment elle peut être employée pour créer l'inégalité.

Le capital social n'est pas rattaché à l'individu mais permet de rendre existant et de caractériser les relations entre individus. Il se développe en fonction de trois dimensions.

- le niveau de confiance sociale (dans les citoyens)

- l'existence d'un système légal (un cadre juridique qui va assurer le respect de certaines normes)

- l'existence de canaux de communication informelle qui vont assurer le respect de certaines formes.

Utilisation courante[modifier | modifier le code]

David Halpern argue du fait que la popularité du capital social de limite avec des gouvernements est parce que « pour beaucoup de décisionnaires la limite capture le zeitgeist politique de notre temps : il a une sensation économique dur flairée tout en redisant l'importance du social " et pour des chercheurs dus à la large gamme des résultats qui peuvent être expliqués en utilisant le capital social (Halpern 2005 : 1-2)

Bien que Putnam ait fait attention au début à arguer du fait que le capital social était une notion neutre, l'énoncé « si [] partagé sont précieux est, naturellement, une entièrement autre matière » (Edwards et Foley, 1997), son travail sur la société américaine a ajouté la valeur morale et morale au concept. Il voit le capital social en tant que producteur « de l'enclenchement civique » et également d'une large mesure sociale de santé communale (Alessandrini, 2002). Il transforme également le capital social d'une ressource possédée par des individus à un attribut des collectives, se concentrant sur des normes et la confiance comme producteurs de capital social à l'exclusion des réseaux. Ceci rétrécit le concept, cependant, et on devrait être prudent au sujet d'ignorer l'effet du capital social à un niveau individuel, et particulièrement abstraction faite de l'importance des réseaux des rapports comme source en avant de capital social.

Edwards et Foley, comme rédacteurs d'une édition spéciale de Comportementaliste américain sur la société capitale et civique sociale et la démocratie contemporaine notez que la dépendance de contexte du capital social provoque au moins deux facteurs non évidents en littérature récente. Premièrement, le capital social n'est pas également disponible à tous, plus ou moins de la même façon ce que d'autres formes de capital sont différemment disponibles. Accès géographique et social de limite d'isolement à cette ressource. En second lieu, non tout le capital social est égale créée. La valeur d'une source spécifique de capital social dépend dans aucune petite partie de la position socio-économique de la source avec la société. Sur ceci, Portes (1998) a identifié quatre conséquences négatives de capital social : exclusion des étrangers ; réclamations d'excès sur des membres de groupe ; restrictions à la liberté individuelle ; et normes de mise à niveau de haut en bas. Il croit que ces conséquences, et la nature inégale de l'accès au capital social doivent être équilibrées contre la vue optimiste si le capital social est d'être utile comme outil pour l'analyse et la transformation sociales.


Formes de capital social[modifier | modifier le code]

Le terme « capital » est employé par analogie avec d'autres formes de capital économique, car le capital social est discuté pour avoir (bien que moins mesurable) les avantages semblables. Cependant, l'analogie avec le capital est fallacieuse dans la mesure où, à la différence des formes traditionnelles de capital, le capital social n'est pas épuisé par utilisation, mais en fait épuisé par non-usage (« utilisation elle ou le perdent »). À cet égard, il est semblable au concept économique maintenant bien établi de capital humain.

Les sociologues Karl L. Bankston et Zhou minimum précisent que le concept du capital social est basé sur une métaphore imprécise. Ils observent que le capital social ne se compose pas des ressources tenues par des individus ou des groupes, mais de processus d'interaction sociale menant aux résultats constructifs.

Cependant, le capital social a été également défini comme ressources disponibles à chacun par les réseaux qu'ils tiennent.

Mesure[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de consensus sur la façon dont mesurer le capital social, qui est l'une de ses faiblesses. On peut habituellement intuitivement sentir le niveau/quantité de capital social actuels dans un rapport donné (indépendamment du type ou de la balance), mais sa mesure quantitative s'avère compliquée. Ceci a eu comme conséquence l'établissement de mesures différentes pour différentes fonctions : Pour mesurer le capital social politique, il est commun de prendre la somme de l'adhésion de la société à ces groupes. Les groupes avec une adhésion plus élevée (comme les partis politiques) contribuent plus à la quantité de capital que les groupes avec une adhésion inférieure, bien que beaucoup de groupes avec une faible adhésion (telle que les communautés) produisent souvent un capital social de meilleure qualité. Tandis qu'il peut sembler que ceci est limité par la population, ce besoin être le cas comme les gens joignent les groupes multiples. Dans une étude faite par Yankee City (1963), une communauté de 17 000 personnes s'est avérée avoir plus de 22 000 groupes différents.

Le niveau de cohésion d'un groupe affecte également son capital social.[citation nécessaire] Cependant, là encore, il n'y a aucune véritable manière quantitative de déterminer le niveau de la cohésion. Celui-ci est entièrement subjectif. Comment un groupe rapporte au reste de la société également affecte le capital social, mais d'une façon différente. Les interactions internes fortes peuvent dans certains cas affaiblir le capital du groupe dans les cas où celui-ci est appliqué au crime, à la méfiance, l'intolérance, la violence ou la haine vers autre. Le Ku Klux Klan et la Mafia sont deux exemples de ce genre d'organismes.

Aller à la rencontre des autres[modifier | modifier le code]

Dans son étude pilote, Bowling Alone: The Collapse and Revival of American Community (Simon et Schuster, 2000), le scientifique politique de Harvard Robert D. Putnam a écrit : "Le conseil d'Henry Beecher d'il y a un siècle « multiplions les pique-niques » n'est pas entièrement ridicule aujourd'hui. Nous devrions faire ceci, ironiquement, non pas parce que ce sera bon pour l'Amérique - ça le sera - mais parce que cela sera bon pour nous. » Putnam ne suggère pas ici que nous devions augmenter un niveau déjà stable de gestion de réseau et d'interaction civile : Il a observé un déclin global du capital social en Amérique au cours des cinquante dernières années, une tendance qui peut avoir des implications significatives pour la société américaine.

Putnam parle de deux composants principaux du concept : capital social collant et jeter un pont sur le capital social, la création dont crédits de Putnam à Ross Gital et Avis Vidal. La liaison se rapporte à la valeur assignée aux réseaux sociaux entre les groupes de personnes homogènes et jetant un pont sur se rapporte à cela des réseaux sociaux entre les groupes socialement hétérogènes. Les exemples typiques sont que les troupes criminelles créent le capital social de liaison, tandis que chœurs et les clubs de bowling (par conséquent le titre, car Putnam a déploré leur déclin) créent jeter un pont sur le capital social. Jetant un pont sur le capital social est discuté pour avoir une foule d'autres avantages pour des sociétés, des gouvernements, des individus, et des communautés ; Putnam aime noter que celui qui rejoint une organisation diminue de moitié la chance de son décès durant l'année suivante.

La distinction est utile en accentuant à quel point le capital social peut ne pas toujours être salutaire pour la société dans l'ensemble, bien que ce soit toujours un bénéfice pour les individus et groupes impliqués. Les réseaux horizontaux des différents citoyens et groupes qui augmentent la productivité et la cohésion de la communauté seraient les capitaux sociaux positifs tandis que les groupes exclusifs égoïstes et les systèmes hiérarchiques de patronage conçus selon une mauvaise évaluation des intérêts peuvent être considérés comme des fardeaux d'influence négative sur la société.

Sous l'angle des réseaux sociaux[modifier | modifier le code]

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Une relation positive[modifier | modifier le code]

Granovetter et les liens faibles, la matérialisation de l’impossible[modifier | modifier le code]

Rompt avec le cadre spatio temporel classique[modifier | modifier le code]

Un aspect technico-empirique saute aux yeux dans un premier temps c'est que l’interconnectivité est tant globale que permanente et répandue spatialement. L'extrême nomadisme des dispositifs techniques permettant la communication tel que les smartphones nous dispose aujourd'hui dans un monde “plus étroit”, interconnecté d'échanges et d'interactions structurelles en permanence. Ainsi il m’est tout à fait possible de contacter un ami dans le sud de la France à minuit, de la même manière que je peux converser et échanger durablement avec Los Angeles ou Pékin la force du réseau social virtuel et qu'il parvient à rompre avec les barrières des réalités physiques. Le lien avec l'accroissement du capital social peut-être multiple, mais sa pertinence est avant tout d’ordre technique (Je peux par exemple acquérir une meilleure capacité de maîtrise linguistique nouvelle en conversant durablement avec quelqu'un à l'étranger, un atout que ne permet pas les relations sociales sous contrainte empirique de la proximité. Je peux également échanger des savoirs culturels sans filtres et récurrents (de par la nature non médiée de mon interlocuteur)). Il est par ailleurs intéressant d'analyser que ce qu'on appelle des “Story” sur Snapchat, autrement dit des vidéos présentent durant 24 heures et visible par tout le monde qui offre l'opportunité d'un enrichissement permanent. En visionnant des vidéos je peux me tenir informé de l'actualité dans un endroit précis par exemple, cela représente une source d'information considérable et très variée.

Enfin pour finaliser l'aspect matérialisation de l'intangible on peut noter que l'espace numérique permet de formaliser de manière tangible concrète et perceptible le social en figeant des éléments intemporels (images, messages etc) et ce y compris du passé au travers des memories (Facebook, Snapchat) ou des photos postées sur Instagram qui reste durablement. On peut faire écho à l'analyse de Maurice Halbwachs sur l’aspect collectif et social de la mémoire (La Mémoire collective, 1950) et de conserver une cohérence objective, globale et unifiée en maintenant un passé concret est perceptible. Cependant l'aspect intemporel des médias transposer sur les réseaux socionumériques est devenu perceptible et intangibles de manière intemporel peut se révéler à double tranchant notamment en vue de l'e-réputation où les formes de harcèlement ou de contrôle formel ou informel des informations ce que nous analyserons un peu plus tard dans notre mémoire

Le réseau social fait exister les liens faibles de manière tangible et quotidienne[modifier | modifier le code]

Le second point est le lien avéré que le réseau social numérique est l'entité par excellence qui permet de faire vivre, subsister et persister les liens faibles en les matérialisant concrètement et durablement, nous revenons donc ici au concept de Granovetter. Le lien faible[9] est donc ce qui permet aux individus de faire communauté, d’exister socialement en dehors d’un inné prescrit, et d'être en lien avec d'autres sphères du monde social suffisamment différentes pour pouvoir permettre un enrichissement mutuel. C'est tout à fait là le cadre du réseau social qui nous met en relation sinon durable, du moins concrète, avec un environnement que nous n'aurions peut-être pas pu faire fructifier autant de manière physique.

Par ailleurs, certaines études permettent aussi de souligner une autre dimension inhérente aux réseaux sociaux : celle de la socialisation par centres d'intérêt partagés. Des chercheurs ont en effet pris l'exemple de la plateforme Last.fm et se sont rendu compte de l'existence d'une corrélation non négligeable entre le partage d'un centre d'intérêt commun (en l'occurrence la musique dans le cas de Last.fm) et l'émergence de liens faibles[10]. Cependant ils nuancent ces résultats en soutenant que le développement relationnel passe malgré tout par la diversification des canaux de communication en accord avec la théorie de "Media multiplexity". En effet, selon ladite théorie, tandis que les liens faibles reposent sur des opportunités d'interaction passives, les liens forts quant à eux s'appuient sur de multiples moyens de communication et cherchent proactivement des communications privées[11]. Dans cette perspective, bien que les plateformes sociales permettent un essor indéniable de la socialisation en développant les liens faibles, il n'en demeure pas moins que ces liens faibles se convertissent rarement en liens forts[10].

Détour par Mark Granovetter : La force des liens faibles[12] (1973).[modifier | modifier le code]

S'il existe un lien fort entre un agent A et un agent B et que l'agent A et l'agent C sont eux aussi liés par une forte relation, B et C sont au moins unis par un lien faible… tel est le postulat de départ.

Selon Granovetter, les liens faibles sont les seuls qui permettent de créer un "pont" (bridge) entre deux personnes, et qui plus est, d’origines sociales différentes, c'est-à-dire le seul et unique lien entre deux groupes de personnes.  Granovetter définit donc l'existence d'un réseau fragile mais essentiel, aussi informel qu’implicite reliant différents groupes sociaux par inter connaissance et inter connectivité, les liens faibles créent une communauté ce lien faible est la base d'une communauté ouverte qui met en relation des groupes fermés (par connivence culturelle uniforme). Les liens faibles sont plus consensuels et plus larges que les liens forts, mais ils sont essentiels dans la création et la pérennité d’une communauté globale, il permet un dynamisme et un échange d’informations ouvertes et extra-communautaires, les liens faibles “éclatent les bulles informationnelles”.

Le réseau social virtuel a donc eu cette capacité à devenir le support privilégié de l’expression des liens faible, en permettant ainsi le développement concret d’un tissu collectif de relations et d’interactions.

Développer ses intérêts de manière plus contingente et singulière que l’École: un apprentissage approprié, plus libre. Un savoir individualisé et autonome moins coercitif.[modifier | modifier le code]

Depuis maintenant plusieurs années, les difficultés de l’École républicaine à produire de l’équité et de la justice sociale perdurent. En effet les gouvernements successifs tentent de réformer l’École sans pour autant y parvenir efficacement. Entre l’impulsion d’une culture dominante aux représentations sociales excluantes des sous-cultures, l’École n’est au final que l’écho des attentes stéréotypés d’une culture élitiste cloisonnée.

Ainsi, pour certaines personnes internet et les réseaux sociaux deviennent (consciemment ou non) les supports d’une stratégie qui voudrait se substituer à la défection de l’École. Les réseaux sociaux numériques proposent une myriade de forums ou de vidéos, ou tout simplement d’informations et de contacts producteurs de connaissance éclectique  “a la carte”.

Aujourd’hui, sur les réseaux sociaux, nombre de vidéos circulent et ont pour sujet diverses disciplines allant de la cuisine à la physique nucléaire.

À l’École nous sommes contraints à suivre un programme prescrit précis, impersonnel, général et commun à tous, qui n’éveille pas forcément l'intérêt singulier des élèves, et surtout, conjugué à l’aspect coercitif et formel de l’institution

Bourdieu ou plus récemment Camille Peugny au travers d’une sociologie structuraliste ont su démontrer les rigidités structurelles d’une École qui ne parvient pas à endiguer la reproduction sociale[13].

Nivellement de la condition sociale (outil d’égalisation), échapper à sa condition sociale primaire favoriser la mobilité ascendante et minimiser la violence symbolique du vis-à-vis. Faire vivre , exister et valoriser les sous-cultures [modifier | modifier le code]

La force du réseau social numérique réside également dans sa capacité d'abstraction informelle des inégalités réelles au travers de la création d'un univers construit et bonifié qui permet notamment aux individus issus des cultures dominées, et qui ne maîtrise pas la totalité des codes de la classe dominante au sein des espaces réels d’échanges, d'avoir accès à un même réseau de sociabilité au sein d’un espace numérique. En effet lorsque je suis seul derrière mon écran je suis sur un pied d'égalité quant à mon origine sociale ou à ma condition économique, que je sois un jeune issu des classes populaires ou un individu davantage privilégié socialement, il n'y a pas de fracture aussi explicite face à un objet numérique que dans une relation physique concrète. Dans la mesure où il y a une appropriation lissé et bonifié d’un réel parfois dégradant qui ne peux pas mentir à l'échelle concrète mais qui peut être quelque peu embelli dans une plateforme virtuelle. La question n'est pas ici de mentir sur son origine sociale mais dans taire les aspects les moins valorisants afin d’en faire ressortir uniquement les caractéristiques qui  mettent en valeur l’individu, une technique impossible lors d’un rapport physique direct.

L'expression de la violence symbolique notamment au travers d'une domination sociale et culturelle se fait largement plus ressentir lors d'une interaction directe et physique au travers des aspects tel que le langage l'apparence physique et cetera le numérique permet donc cette abstraction de forme et permet d'adoucir la fracture sociale notamment au travers des profils que les individus vont se construire un véritable reflet de même sous leur meilleur aspect

Ainsi, cela favorise un nivellement et une forme d’égalisation des conditions un espace numérique de moyennisation (Mendras)  permettant aux dominés de pouvoir entrer en contact plus facilement avec des individus de la classe dominante et favorisant ainsi les potentialités d'ascension sociale.

Les NTIC comme nouvel méthode de communication privilégiée devenue légitime et reconnu : ne pas en être peut s’avérer excluant[modifier | modifier le code]

Sans l’usage des réseaux sociaux virtuels l’acquisition d’une forme de capital social n’aurait pas été possible ce dernier présente l’énorme atout d’être individualisé, collectif, intuitif et appropriable de manière autodidact.

L'aspect fait social du réseau social numérique et ainsi visible dans son influence sociétal d'accompagnement et de construction sociale de l'amour. Ainsi si Jean-Claude Kaufmann démontra XXe siècle l'essentiel des rencontres amoureuses et des mariages étaient le fruit d'une relation endogame au sein d'un lieu de travail commun[14] peut-être que les sociologues du XXIe siècle pourront redéfinir la formation du couple au travers de l'usage des réseaux sociaux numériques comme agence matrimoniale individualisée.

Alors que l’école installe une légitimité de fait par la culture dominante, élitiste (reproduction sociale), les réseaux sociaux font exister les sous-cultures[modifier | modifier le code]

Les réseaux sociaux ont la capacité de se transformer en communauté équivalente à une culture dite réelle. C’est en ce sens qu’une sous culture est créée en raison des liens entre les contacts qui peuvent partager une même sous culture (style vestimentaire, appartenance ethnique, style de musique, intérêt commun...). Ses liaisons n'entraînent pas forcément des relations intimes entre les utilisateurs mais occupent une place prépondérante dans la « présentation de soi » de l’utilisateur.

Quand il y a relation dite intime, cela se conduit par la force des liens faibles, comme l’explique le sociologue Jean Claude Kauffman, chacun est relié sans le savoir par un grand nombre de personnes. La force des liens faibles s'avère relativement concrète quant à la grande propension des utilisateurs des réseaux sociaux, cette force ne peut que s'accroître.

Dans une certaine mesure, on voit que les individus qui sont inscrits dans les réseaux sociaux sont automatiquement socialisés avec les relations de la vie réelle, c’est un peu une transposition de la réalité au virtuel, l’identité n’est pas totalement à reconstruire, elle est juste déplacée. La différence entre l’école et les réseaux sociaux est le fait que les réseaux sociaux redistribuent les chances. De plus, l’individu dans un réseau social entre dans le système de sociabilité de sa communauté. C'est-à-dire que quand on parle de sociabilité de sa communauté, on interprète la cohésion au sein d’un sous groupe qu’on peut appeler aussi “Sous culture”, cette sous culture est renforcée par la force des réseaux sociaux et ses liens se mesurent par sa valence entre les amitiés qui peuvent renforcer la communauté ou des hostilités qui dans ce cas peuvent avoir des effets néfastes sur la communauté.

La notion de « sous culture » n’est pas à prendre péjorativement, l’employabilité de cette notion est variable selon les classes. L’idée de parler de sous culture dans la forme des réseaux sociaux revient à nous dire que dans les réseaux sociaux, il n’y a pas de sous culture mais une culture virtuelle avec des codes, des normes et des valeurs. La comparaison effectuée est de comprendre comment dans notre société des sous cultures existent mais dans les réseaux sociaux il n’y a pas de sous culture.

Le sens de l’idée revient à nous dire que dans les réseaux sociaux, on part tous d’un point zéro, Bourdieu et J.C Passeron nous expliquent qu’il subsiste le capital culturel.

Celui-ci désigne les connaissances en matière de culture et la capacité à apprécier les œuvres issues de la « culture savante » telles que le théâtre, la musique classique, la peinture…  Ils émettent alors l’idée que ce capital culturel est d’autant plus important que le capital social. C’est en ce sens que dans l’institution scolaire les individus issus de milieu favorisé ont acquis un “héritage” dû à leur milieu de socialisation d’origine. Le rapport est différent dans les réseaux sociaux, les fonctionnalités de la sociabilité virtuelle ne permettent pas d’avoir une culture dominante et une culture dominée, les acteurs sont dans un système de partage d’information (image, lien internet, vidéo). Cette manière de partager des informations lie les acteurs dans le Monde, ce qui équivaut à dire qu’il existe différentes communautés au sein d’un réseau social mais le système de partage du réseau déconstruit en lui-même les sous cultures.

C’est alors que ce système de partage est réversible, positivement elle a un effet sur la construit d’un capital notamment culturel sur les acteurs des réseaux sociaux. Nos entretiens ont permis de décortiquer l'aspect du partage qui se reflète sur les acteurs, en effet, cet aspect permet un enrichissement culturel pour les utilisateurs. Les diffusions d’informations favorisent les connexions humaines avec par exemple l’apprentissage des langues, les rencontres amoureuses et des fortes mixités culturelles.

Les relations sur les réseaux sociaux ont de multiples facettes, elles peuvent être d’une grande utilité pour certains et desservir d’autre utilisateurs. Les réseaux sociaux peuvent être un puissant outil de communication et marketing  individuel afin d’exercer un métier, prenons l’exemple de la prostitution : le plus vieux métier du monde, s’est, depuis quelques années, transposée sur les réseaux sociaux. Pas une journée ne passe sans que les travailleuses du sexe n’utilisent Facebook, Instagram... pour attirer de nouveaux clients. Les réseaux sociaux sont devenus le terrain de chasse privilégié des filles de joie. Les plus entreprenantes conçoivent leur propre site internet, pour se passer des services d’entremetteurs. Cette situation est un bon compromis notamment pour les clients et les péripatéticiennes  car les réseaux sociaux permettent par exemple aux prostitués de s’affranchir des entremetteurs et aux clients d’être à l’abri des regards.

Un profit sur les réseaux sociaux peut être réalisé par tout le monde et notamment par des individus mal intentionnés. Facebook est devenu ces dernières années une plaque tournante des « petites affaires », c'est-à-dire les utilisateurs passent par ce réseau pour vendre, acheter ou promouvoir un produit. Dans un certain cadre, cela a un aspect positif sur les utilisateurs car ils maximisent leurs profits grâce aux réseaux sociaux, des arnaques en tout genre font le profit des cyber délinquants. Les réseaux sociaux peuvent se définir comme outil pour les cyber délinquants ou la délinquance 2.0, d’étendre beaucoup plus facilement leur influence et de développer un niveau d’organisation plus élevé. C'est alors que les délinquants  peuvent maintenir un contact permanent et discret entre eux, c’est alors que les échanges d’information sont plus fluides et échappent pour partie à la surveillance des services répressifs. Grâce aux réseaux sociaux, les délinquants 2.0 peuvent plus facilement contrôler leurs succursales basées à l’étranger mais également réagir beaucoup plus vite en cas de problème, d’interpellation, de saisie, etc. Les réseaux sociaux peuvent bien évidemment servir de "bourse à l’emploi" et faciliter le recrutement de nouveaux membres, c'est-à-dire qu’ils peuvent cerner le profil des utilisateurs et envoyer des messages à un profil recherché. C’est alors que l’identité des utilisateurs permet la recherche d’un profil. les réseaux sociaux  permettent aussi de toucher des publics et des cibles très diverses et contribuer ainsi à la constitution d’un maillage beaucoup plus fin. L’utilisation des réseaux sociaux permettent de toucher un plus grand nombre de personnes et donc de démultiplier les cibles "victimes" ou les "spectateurs", ceux qui, sans être à l’origine de l’acte, vont en être les réceptacles mais les délinquants 2.0 ont souvent l’impression qu’ils sont anonymes protégés et cachés derrière leurs écrans.

On peut alors dire que l’usage des réseaux sociaux peut profiter à un certain nombre d’usagers qui s’approprient de manière singulière les normes et les valeurs des réseaux sociaux. La transgression des réseaux sociaux peuvent s’articuler, selon “ Chaim Perelman”, toute règle poursuit deux objectifs, la régularité qui permet à la règle d’être claire et cohérente et l’équité qui donne aux interprètes un large pouvoir d’interprétation. Lorsque la régularité est forte, les règles sont plutôt fermées ou immédiatement opérationnelles. Lorsque l’équité est forte, les règles sont plutôt ouvertes ou à contenu variable. 

Le réseau social numérique et la notion d’e-réputation[modifier | modifier le code]

Il est intéressant de constater que les structures mêmes de l'espace numérique se calquent avec un semblant de mimétisme sur les modèles d'interactions du réel. Nous allons nous attarder ici sur l'aspect reconnaissance sociale[15]. Ainsi dans le monde réel chaque individu bénéficie d'une forme de reconnaissance sociale de par son statut, son origine sociale ou encore son métier. Tout ceci va définir un corpus plus ou moins valorisé qui se posera sur l'échelle de la reconnaissance sociale. Le réseau social numérique fonctionne également avec un système de reconnaissance, on peut être par exemple un influenceur, un simple spectateur passif ou inversement devenir une risée ou être catalogué négativement.

Axel Honneth et la notion de "Reconnaissance sociale", bien qu’il ne théorise pas directement sur l’utilisation des réseaux sociaux, on peut reprendre son concept de reconnaissance et analyser l'influence médiatique et numérique d'un capital social contemporain indissociable des évolutions des nouvelles technologies et des nouveaux modes de communication. J’existe et je suis reconnu grâce à mon réseau social numérique, sans lui j’existe certes, mais grâce à lui je rayonne au-delà même de ma propre sphère et j’ai la possibilité d’être reconnu. Sa réputation sur les réseaux sociaux numériques (e-réputation) devient aussi importante voire plus que la réputation professionnelle traditionnelle.

La rationalité des utilisateurs.[modifier | modifier le code]

Dans un premier cas, l’action « rationnelle en finalité » de Max Weber, comparable au machiavélisme, vise à s’inscrire et à utiliser les réseaux sociaux dans le but de multiplier les ressources sociales tel un homo oeconomicus. Chez Weber, ce comportement s’oriente par rapport aux fins poursuivies. L’auteur suppose notamment que l’acteur social compare différentes fins possibles de son action et qu’il confronte les différents moyens d’atteindre la finalité retenue. Accroître son capital social peut donc être un bénéfice recherché. Par exemple, les réseaux sociaux permettent la création de liens faibles, dont on connaît l’importance grâce à Mark Granovetter dans l’appartenance aux groupes fermés de chaque commune, rassemblant les habitants concernés par la ville et désireux d’échanger des informations utiles. De la même façon, certains individus comme les stars ou les personnalités sportives utilisent les réseaux sociaux pour faire de la publicité pour les produits proposés par les marques intéressées. Dans ce cas de rationalité en finalité, plus de temps on passera sur les réseaux, plus le capital social s’accroitra. Dans sa typologie, Dominique Cardon invite à différencier la taille et la forme des réseaux sociaux selon les différentes plateformes[16]. Ainsi, nous pouvons dire que les réseaux sociaux numériques comme Facebook et Instagram se caractérisent par l’importance du nombre de contacts et par “des réseaux beaucoup plus divers, inattendus, longs et distendus que ceux qui s’observent dans la vie réelle”. Afin d’élargir leur visibilité, leurs utilisateurs devront produire des contenus susceptibles d’attirer à eux une population plus hétérogène socialement et culturellement. Ce que Dominique Cardon appelle “la dynamique d’extension des connexions” est un entremêlement de « vrais » amis et d’amis « utiles » au sein d’une logique opportuniste et calculatrice. Comme il l’indique limpidement, “à trop vouloir garantir, certifier et assurer la confiance dans le réalisme de l’identité, on néglige le fait que, dans beaucoup de contextes et souvent dans les plus dynamiques d’entre eux, les personnes n’aient pas envie d’être elles-mêmes.”

Il peut exister un comportement « rationnel en valeurs », également nommé « rationalité axiologique » par Max Weber. Selon l’auteur, il s’agit d’un comportement cohérent avec les valeurs auxquelles l’individu adhère. Il repose sur l’adhésion inconditionnelle à des considérations éthiques, esthétiques ou religieuses. Dans ce cas, le bénéfice social est secondaire, et certains individus peuvent utiliser les réseaux sociaux dans le seul but de suivre les pratiques de leur groupe d’appartenance. Dans ce cas, ce n’est pas forcément en accordant plus de temps aux réseaux sociaux que le capital augmentera.

La théorie du « don contre-don » de Marcel Mauss peut aussi expliquer cette rationalité en valeurs. Comme dans les sociétés « primitives » étudiées par l’anthropologue, la fonction première de l’échange n’est pas un calcul utilitaire visant à obtenir un bien, mais plutôt une façon symbolique d’entretenir des relations sociales. L’échange symbolique est donc une relation anti-utilitaire. Pour Marcel Mauss, le don est le « meurtre de la richesse », elle-même indissociable de la notion de capital. (Il voit une corrélation entre le triomphe de l’utilitarisme et celui du capitalisme libéralisé.) Marcel Mauss se démarque de l'idéologie économique dominante à son époque en montrant que toute action d’un individu ne peut se réduire à de purs calculs d'intérêts rationnels, tels qu’indiqués précédemment. En effet, il explique que le don est obligatoirement suivi d'un contre-don, c’est-à-dire d’une dette réciproque. Dons et contre-dons sont articulés autour de la triple obligation « donner – recevoir - rendre », qui instaure une relation d’interdépendance et un renouvellement constant du lien social. Mauss donne de nombreux exemples qui relèvent de cette « atmosphère du don », notamment celui de « l’invitation », qui « doit être rendue, tout comme la politesse », « doit être faite et elle doit être acceptée ». Ce concept s’applique aux réseaux sociaux numériques, à la différence que le don ne correspond pas à la demande en ami d’un premier utilisateur, mais à la réponse positive du second. On peut donc parler d’un renversement de la conception de l’invitation selon Mauss, où le don est au contraire présenté sous la forme de l’acceptation à la demande en ami, et le contre-don représenté par la reconnaissance du premier l’utilisateur.

Les réseaux sociaux tendent à devenir un fait social total, au sens de Mauss. Pour lui, il s'y exprime « à la fois et d'un coup toutes sortes d'institutions : religieuses, juridiques et morales - et celles-ci politiques et familiales en même temps ; économiques - et celles-ci supposent des formes particulières de la production et de la consommation, ou plutôt de la prestation et de la distribution ; sans compter les phénomènes esthétiques auxquels aboutissent ces faits et les phénomènes morphologiques que manifestent ces institutions. » De manière générale, l'échange traduit la façon dont les groupes sont imbriqués, il est une matérialisation des relations sociales observable dans l’utilisation des réseaux sociaux. « La raison profonde de l'échange-don vise davantage à être qu'à avoir » : la logique de l’homo oeconomicus est éloignée.

Everett Rogers combine ces rationalités en définissant 5 caractéristiques permettant la diffusion de l’innovation comme celle des réseaux sociaux il y a quelques années. L’avantage relatif manifeste davantage de performance, rentabilité. Évidemment, chaque milieu social a des critères de performance différents, pas seulement pécuniaires mais bien sûr symboliques. Ici l’avantage d’utiliser les réseaux sociaux peut être de mobiliser son capital social. La compatibilité est en adéquation entre l’innovation et les valeurs courantes des utilisateurs, leur croyance. L’innovation doit être en continuité, sans rupture importante. Ensuite, on doit constater une simplicité de l’utilisation, une testabilité, possibilité d’essayer l’innovation à son rythme, et enfin une visibilité afin de prouver ces avantages, observer les résultats.

Pour les individus peu sociables, l’imitation permet l’appartenance à un groupe, l’intégration sociale, la cohérence et l’harmonie sociale. L’imitation repose sur la croyance (ensemble de représentations sociales pertinentes) et le désir. Cette capacité ne repose pas seulement sur le gain économique, mais surtout sur la volonté de créer un nouvel environnement, un “empire” à conquérir. La notion d'insiderness développée par Bill Wasik[17] (2009), le désir d'en faire partie, “moi aussi je veux en être” ; et ce , parfois sans même en maîtriser ou comprendre les normes et principes de fonctionnement (à l’exemple de la détention d’un Iphone). Par simple effet de mimétisme, d’isomorphisme. Gabriel Tarde est l’un des premiers auteurs à évoquer la diffusion par imitation. L’imitation permet l'appartenance à un groupe, l’intégration sociale, la cohésion et l’harmonie sociale. D’après cet auteur, on imite ce que l’on admire, juge acceptable, légitime. Dans le cas des réseaux sociaux numériques, l’imitation s’inscrit dans une évolution perpétuelle, car les internautes inventent constamment de nouvelles utilisations. Contrairement aux phénomènes sociaux observés généralement et leur imitation, il est intéressant d’observer que la distinction des élites dominantes vis à vis des classes populaires n’est pas opérationnelle, le mimétisme n’étant pas corrélé aux origines sociales des utilisateurs.

L’influence de l’origine sociale dans les valeurs, et le volumes des pratiques communicationnelles et dans l’usage des réseaux sociaux demeure. Marc Verboord[18] désigne certaines pratiques comme “légitimes” , valorisées ou encore “ nobles” de par leur validation par des classes sociales dominantes. Par opposition à des pratiques et des médias méprisés, marginaux ou illégitimes (ex. : minitel, Dailymotion, Internet Exploreretc.).

Ou encore, une genèse de la culture aux États-Unis, où comment est-elle passée d'une réalité partagée par des publics socialement diversifiés à un univers clairement séparé des pratiques de divertissement et réservé à une élite ? (Lawrence W. Levine[19]). Ainsi les grandes entreprises ou les dirigeants politiques ont par exemple apporté un crédit important à twitter ou facebook notamment en matière de communication. Voilà pourquoi ces réseaux sociaux numériques sont devenus légitimes, normatifs, et incontournables.

La quantification de soi : une forme d’objectivation du capital social, rendant une mesure possible[modifier | modifier le code]

Les réseaux sociaux numériques comme outil de matérialisation et de formalisation durable de relations sociales diverses et différenciées. L’existence même d’un capital social suppose la capacité de l'objectivité, de le mesurer, le capital n’existe pas en soi, c’est un construit social indissociable de sa mesure et faisant partie intégrante d’un système global de comparaison des ressources sociales tangibles d’un individu, et ce notamment pour le chercheur qui doit pouvoir l’étudier.

La démocratisation accrue des NTIC participe à l’essor d’une nouvelle forme d’individualisme social en occident, et dans un pays comme la France. Le déclin de foyers de socialisation intégrateur tel que la famille ou la religion dégrade l’aspect collectif d’une société de plus en plus fragmentée (Durkheim).

Gary Wolf et Kevin Kelly ont eux travaillé sur l’aspect quantitatif de notre quotidien[20], notamment lors d’une conférence sur le « Living by numbers » où comment les chiffres et la mesure automatique informatisée permettent de changer la vie des gens. La quantification du réel social fait partie intégrante de nos schémas de réflexivité, et la réputation d’un individu peut aussi s’évaluer au nombre de followers. La connaissance de soi même par les nombres se manifeste aussi vis-à-vis des autres, dans un rapport, une relation. Le chiffre est le reflet tangible d’un sentiment de rayonnement. L’idée c’est toujours une prise en charge de soi, une responsabilité individuelle et d’agir en fonction de ce que l’on est et des données que l’on a. Si l’on sait les choses, alors on peut agir d’une certaine manière (stratégies de communications). Cela permet donc d’avoir une emprise réelle sur sa vie. Le rapport entre la science la technique et la société se recompose de manière souvent inattendue.

Pour Anne Sylvie Pharabod, Vera Nikolski et Fabien Granjon, le phénomène de la quantification de soi[21] est l’illustration parfaite des formes de l’individualisme contemporain. Comment exister en dehors du numérique et de ses followers, ou autres “like”. Ce dernier peut se définir comme les formes exacerbées de la généralisation de l’autonomie contemporaine. Dans notre société néo-libérale, les individus se voient un peu contraints de former une sorte de projet entrepreneurial d’eux-même. Être un individu dans les années 2000 c’est se considérer soi même comme un projet à construire par nous-même. Boltanski et Chiapello, montrent également que l’individu doit se contraindre tout seul pour devenir un individu-projet[22]', gestionnaire et responsable de soi (également écho à Castoriadis la notion d’entrepreneur de soi[23]). Ils parlent de mesure de routinisation: dans la quantification de soi il existe plusieurs types de mesure, on peut se mesurer pour surveiller des choses sur nous-même, afin de guider notre conduite, mais derrière ces quantifications il y a des valeurs de références et des horizons normatifs. Une autre idée c’est que l’on devient de plus en plus fragmenté (Michel Wieviorka), un des effets des NTIC c’est de fragmenter le sujet. Franck Cochoy et Christian Licoppe se rejoignent la dessus  en mettant en exergue les notions de “présence” et de “manque”[24]. Les normes sociales redéfinissent les interactions physiques par le biais des outils. La rencontre en co-présence physique est l’idéal des relations sociales, or, les NTIC permettent une présence constante et continue sans aspect tangible direct.

La tension entre individu et collectif  : mutation de l’identité sociale comme reflet d’un individualisme grandissant[modifier | modifier le code]

Retour à Durkheim et l’individualisme comme expression non égoïste mais individué et consciente d’une solidarité organique. il n’y a pas moins de social, il y à une  évolution des structures socialisantes qui individualise l’individu et le font exister à son échelle mais toujours au sein d’une dynamique collective.

Se penser de manière singulière et surtout avec un potentiel individué qui n’est plus soumis aux logiques collectives, la société contemporaine fractionnée et fragmentée en à donc fini avec la solidarité mécanique et se mue en une prophétie de l’Homme maître de son destin, le “self made man[25] cher au pays de l’oncle Sam. Cette nouvelle culture trouve sa résonance dans un nouvel outillage qui favorise un maillage intégrateur des individualités. C’est donc en suivant cette évolution individualiste du social que les NTIC ont servies de support à l’objectivation et la pérennité de l’Homme projet qui, comme idéal type d’un être socialisé “pense” exister indépendamment des structures sociales extérieures.

Martuccelli approfondi et le terme de “réflexivité de soi[26] et son amplification par la singularisation et le prolongement de soi par l’outil numérique.

Singularisation : La reconnaissance du singulier, et des complémentarités. Le processus de singularisation n’est  « ni une pure évolution des institutions sociales, ni une transformation de la conscience individuelle » (Martuccelli).

Le changement structurel de la singularisation au contraire se reflète dans des domaines forts différents: les politiques sociales de plus en plus personnalisées et diversifiées, les pratiques de production et de consommation également plus personnalisées, la spécialisation progressive des professions et des compétences, des logiques comparatives et méritocratiques de l’évaluation. 

La singularisation s’oppose ainsi à la standardisation et donc à toute tendance à l’homogénéisation. Le fait que chacun est incomparable aux autres est moins le résultat d’un parcours d’individuation que l’effet de la crise des idéaux universels  et des modèles hors de porté dont l’individu pouvait s’inspirer.

Également, Martucelli souligne que ce qui est important dans l’avènement des NTIC et le rôle qu’elle joue dans le travail de réflexivité des individus vis à vis d’eux-même mais aussi du social : qu’il s’agisse de communiquer, se connaître, connaître autrui, ces NTIC favorisent une réflexivité : ils participent à la définition d’une identité sociale.

Fanny Georges , l’Hexis numérique[27] (2008) et les identités numériques : les réseaux sociaux comme créateur d’une identité spécifique[modifier | modifier le code]

Modification des schémas de représentation identitaire avec une forme de confusion latente, une dualité entre un espace numérique et un espace réel. Les deux n'entrant pas en contradiction directe mais s'entretiennent dans une forme de complémentarité tacite. Pouvons-nous parler ici d'un reformatage implicite des identités et des interactions médiées par les nouvelles technologies de l'information et de la communication ? C'est tout un nouveau mode d'apprentissage du rapport à autrui et à son environnement qui est à analyser sous un angle inédit quand on regarde historicité des interactions humaines il est pour le moins nouveaux et inédits de pouvoir d'une part se définir au travers d'un profil virtuel sur une plate-forme numérique et d'autre part interagir avec autrui en dehors de son espace-temps directement suggéré de manière tangible.

Ce n'est donc pas plus une question d'acquisition d'un capital social existant ou potentiellement mobilisable, mais davantage l’enjeu de la survie nécessaire de son existence sociale au travers de la capacité de renouvellement de son identité. La question n'est pas de gagner plus mais bel et bien de ne pas en perdre, et de rester “actuel, compétitif” et en connexion avec les foyers de socialisation qui aujourd'hui intègrent une part non négligeable de numérique , que cela soit par internet ou tout simplement par l’usage et la maîtrise de nouvelles techniques logistiques.

Eric Maigret,  Martin & De Singly : la synthèse interactionniste l’individualisme contemporain est relationnel et décuple le potentiel d’enrichissement social[28][modifier | modifier le code]

Le réseau social et plus globalement ce que l’on pourrait appeler l'espace numérique est peut-être la meilleure synthèse instrumentale d’une forme d'interactionnisme symbolique qui s'exprime dans une convergence des intérêts individuels et collectifs en conciliant les atouts de l’un et en comblant les déficits et excès de l'autre. Il y a une forme d'harmonie, de complémentarité et d'échanges réciproques entre un individu qui est tout sauf esseulé à qui appartient à une entité socialement construite et dynamique, et un réseau global qui est indissociable de la somme d'individualité qui la compose et l’habite.

Les NTIC décuplent les possibilités plus qu’elles ne les amenuisent. Elles n’isolent pas le social, au contraire elle le démocratise. C’est là la différence entre privatisation (monopole unilatéral d’un bien) et individualisation (appropriation singulière du social).

Une relation non systématique[modifier | modifier le code]

Un calque non mélioratif du schéma “réel” des ressources, le réseau social numérique est co-substantiel et non additionnel[modifier | modifier le code]

Le lien entre usage du réseau social et acquisition du capital social n'est donc pas vérifié systématiquement. Il apparaît dans certains cas que l'utilisation du réseau social se calque uniquement de manière symétrique et stricte sur les liens sociaux habituels, sans approfondissements ni diversification, principalement dans un cadre déterministe.

On parle également de déterminisme social, au niveau même de l’usage des réseaux sociaux, ainsi que de la non diversification des acteurs et la reproduction des capitaux existants.

Le réseau social n'est qu'un outil il ne remplacera jamais totalement et de manière uniforme la hiérarchie et les structures sociales existantes il peut permettre une certaine marge de manœuvre mais ne bouleversera pas tout. Pour schématiser le réseau social pourrait être l'opportunité des catégorie socioprofessionnelle inférieure à faire fructifier leur capital social mais le dispositif offre tout de même plus de potentialités aux catégories socioprofessionnelles privilégiées de par une maîtrise effective des réseaux qu'ils soient virtuels ou non.

Lien entre réseaux et capital n’est pas automatique, c’est un construit social qui résulte d’un apprentissage. Entre apprentissage, stratégie et  « carrière ». Un véritable mythe de sisyphe[modifier | modifier le code]

Résulte d’un choix, d’un apprentissage et de la compréhension de l’utilité[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de recette miracle et les potentialités de gains inconscients d'un capital social par l'usage des réseaux sociaux numériques et tout sauf une donnée sociologique sérieuse. Il faut bien comprendre que le réseau social nécessite un apprentissage permanent et régulier de ces codes afin de pouvoir en tirer le meilleur profit et d’établir une stratégie de rayonnement.

C'est d'ailleurs pour ça que tout le monde n'est pas capable de s'élever socialement et de s'émanciper de par l'usage des réseaux sociaux numériques. S’il n'y avait pas de construction sociale et d'apprentissage de la mobilisation des ressources au sein du réseau social numérique tout le monde alors pourrait prétendre à une carrière au sein des réseaux sociaux numériques. Or, uniquement ceux qui ont l'expérience, qui ont su agir de manière rationnelle et mobiliser tout un tas de ressources adjacentes sont parvenus à sublimer l'usage du réseau social pour retirer le meilleur.

C'est donc là le point essentiel, à savoir la propension d'initiative de l'acteur au sein du réseau social va fortement déterminer l’acquisition d’un capital : l’acquisition résulte d’une comportement rationnel et conscient. L'acquisition d'un capital social suppose une volonté, une action délibérée de l'acteur à faire la démarche d'accéder et d'acquérir un certain type de ressource. Beaucoup d'utilisateurs n’ont pas du tout cet usage là, ils s'arrêtent un cadre purement récréatif simplement discursif en ne prolongeant pas du tous les liens sociaux en ne cherchant pas à s'enrichir.

Le message, c'est le médium (en anglais, The medium is the message) est une phrase emblématique de la pensée de Marshall McLuhan sociologue des médias canadien. Elle signifie que la nature d'un média (du canal de transmission d'un message) compte autant, si ce n’est plus que le sens ou le contenu du message. Le moyen par lequel je vais contacter une personne est déjà une forme de message en soi. On n’envoi pas un sms, de la même manière qu’un email, un tweet ou un snap…

« [...] en réalité et en pratique, le vrai message, c'est le médium lui-même, c'est-à-dire, tout simplement, que les effets d'un médium sur l'individu ou sur la société dépendent du changement d'échelle que produit chaque nouvelle technologie, chaque prolongement de nous-mêmes, dans notre vie. »

L'analyse critique du modèle déterministe a par ailleurs amené les chercheurs Trevor Pinch et Wiebe Bijker à développer l'approche de la construction sociale des technologies (Social construction of technology, SCOT). Le modèle SCOT avance que le progrès scientifique et technique sont fabriqués socialement. Par exemple, le gouvernement a son rôle à jouer en favorisant les contacts inter-entreprises, en soutenant les entreprises et en assurant un contexte adéquat pour l’innovation (ex : bon système d’enseignement, recherche publique de qualité, fiscalité et réglementation adéquate). Il faut aussi prendre en considération les besoins de la politique et la manière dont ils perçoivent l'innovation. Bref, le modèle SCOT s'efforce de représenter toute la complexité des interactions entre les différents groupes sociaux qui prennent part à l'innovation technologique.

Le réseau social doit donc être “appris” afin de pouvoir révéler à son utilisateur l’ensemble de son potentiel enfoui. Il faut donc faire gard à l’asymétrie des informations dans les capacités techniques à entamer et entretenir la relation.

L'acquisition du capital social et la recherche, la conquête même, de cet enrichissement passe par une maîtrise pleine et entière, une totale connaissance des techniques et des dispositifs offertes par le réseau social. Une méconnaissance ou une asymétrie d'informations peuvent représenter une entrave à la capacité d'enrichissement de la part des utilisateurs.

Bridage, auto-censure, freinage des interactions car contrôle social informel (internautes) formel (règles de Facebook)[modifier | modifier le code]

Au sens large le contrôle social  consiste à édicter des normes sociales et juridiques fondées sur un ensemble de valeurs et à les faire respecter afin d’obtenir une certaine conformité sociale ce qui doit permettre d’obtenir également une certaine cohésion sociale. Au sens restreint, il comprend les mesures destinées à faire respecter les règles et à sanctionner la déviance. Le contrôle social est lié à l’existence de normes et à leur intériorisation par les membres du groupe social (donc au processus de socialisation). les règles des réseaux sociaux sont formel, c'est-à-dire que les utilisateurs ne sont pas à même de publier des informations, données, photographies qui dérogent à la règles. cependant des controverses du systèmes existes et les utilisateurs lors d’une interaction peuvent de manière informelle subir une pression afin de publier implicitement des contenus non voulu. les réseaux sociaux face à ce contrôle sociale informelle de l’utilisateur peut émettre des sanctions où des approbations. l’utilisateur n’agit rarement seul dans un réseau social, il est confronté à de multiple interaction, comme l’explique Durkheim ce qui vaut dans les société traditionnel est aussi applicable dans les réseaux sociaux. dans l’ouvrage d’Emile Durkheim “de la division du travail social” le concept de solidarité mécanique rejoint aisément notre analyse des réseaux sociaux car cette forme de solidarité permet de décrire les liens sociaux , sous la forme des réseaux sociaux elle prend son sens dans l’altruisme, le partage des données quels que soient leurs natures. L’analyse est difficile pour le sociologue car mal mesurable, et donc il peut exister une acquisition non visible, souterraine. Le fait social n’existe-t-il pas “uniquement” au travers de sa mesure ?

La nuance de Forsé sur les thèses de Granovetter[modifier | modifier le code]

Michel Forsé a tenté de vérifier l’hypothèse de Granovetter en s’appuyant sur les enquêtes de l’Insee, il a pu montrer que les liens faibles sont efficaces surtout chez les cadres et PCS + (alors que chez les ouvriers, la recherche d’emplois passent plus par les relations au sein de la famille). Il propose le schéma suivant qui permet de lier le capital social et l’acquisition du statut social… C’est donc l’idée d’un effet boule de neige , le renforcement d’un avantage social inné et préalable par le biais de l’outil des NTIC.

Les réseaux comme scène de théâtre Goffmanienne qui peut jouer des tours aux acteurs[modifier | modifier le code]

Les réseaux sociaux sont devenus des outils incontournable dans notre société et celle-ci n’échappe pas aux règles sociales et à la perspective de Goffman sur la mise en scène de la vie quotidienne. à travers nos entretiens , on part du postulat que les utilisateurs des réseaux sociaux se présentent sous différents profils ont adoptant les codes en vigueur de ses réseaux.  les activités que produisent les réseaux sont des moyens pour les utilisateurs d’effectuer une présentation de soi et de se mettre en scène. l’individu tente depuis toujours de donner une meilleure présentation de Soi (Goffman 1973), l’arrivé des NTIC et d’internet donne une nouvelle dimension à cette ampleur car elle dépasse les limites conventionnel du cercle social. en effet les individus ont la possibilités de se montrer par divers moyens mais le fait de parler de soi s’articule peut être par un manque de reconnaissance? Dans le cadre des interactions virtuels l’individu est à la fois metteur en scène de soi et spectateur des représentations des autres. Les interfaces de ses réseaux donnent la possibilité à ce que chacun puisse se mettre en scène comme il le désire et le simple fait de renseigner son profil revient à se raconter. Le sociologue “Zarghooni (2007)” s'est intéressé de près aux diverses formes de présentation de soi et, par le biais des écrits de Leary (1996). Il dénombre ainsi quatre « tactiques » de présentation de soi qui apparaissent pertinentes dans le cadre de la communication médiatisée par ordinateur[29].

La première manière de se présenter est l'auto-description, c'est-à-dire la manière dont les personnes se présentent elles-mêmes avec des mots, des informations sur leurs valeurs, leurs croyances religieuses, ce qu'elles aiment, ce qu'elles n'aiment pas, etc. comme le souligne l'auteur, il est rare de voir des personnes mentir sur la description qu'elles font d'elles-mêmes (tout dépend bien sûr des représentations mentales qu'elles ont d'elles-mêmes et ce qu'elles souhaitent dire ou passer sous silence). La présentation de soi se fait également par les déclarations sociales. Nos attitudes disent des choses à propos de nos valeurs et donc à propos de ce que nous sommes, elles influencent directement les impressions que les autres ont de nous. Par conséquent, « the attitudes we express influence the impressions other people have of us » (Leary, 1996). En comparaison avec la description de soi, les déclarations sociales ont un impact plus important sur la présentation de soi et elles peuvent se manifester sur Facebook, Instagram ou Snapchat par les vidéos, les photographies ou au autre publications que l'on souhaite afficher. La troisième manière de se présenter se fait par les comportements non verbaux, soit l'expression des émotions, l'apparence physique, les gestes et les mouvements. Les émotions peuvent être communiquées à une tierce personne, et c'est par l'expression de ces émotions que nous pouvons influencer l'impression que les autres ont de nous. L'apparence physique joue également un grand rôle dans les comportements non verbaux. Comme le souligne l'auteur, les gens qui sont physiquement attrayants sont perçus comme plus sociables, dominants, intelligents et socialement qualifiés. Sur ce point, on peut supposer que l'apparence physique tient une grande place dans la sélection des photos, vidéos mises en ligne sur les reseaux sociaux. Enfin, les gestes et les mouvements, c'est-à-dire tout ce que nous faisons avec notre apparence, ont une influence sur l'auto-présentation de la personne. La dernière manière de se présenter, selon l'auteur, est une méthode indirecte, qui repose sur des associations sociales. Les personnes nous entourant vont avoir un impact sur la manière dont nous percevons notre entourage. Par exemple, le fait de s'entourer de personnes célèbres ou de personnes ayant un haut statut social donnerait une impression positive et donc amènerait un autre regard de la part des gens qui nous entourent. En d’autres termes on peut dire qu’être suivie par une personne influente sur les réseaux sociaux jouent favorablement sur un schème de présentation de soi, c’est en ce sens que la présentation de soi implique  alors une représentation de soi. Les réseaux sociaux est un lieu d’apprentissage de la vie en groupes et ce milieu n’échappe pas au règle sociale traditionnelle.

Enfin, le temps passé sur les réseaux sociaux ne peut représenter qu’un “divertissement pascalien[30]”. Ainsi, le but établi d’un individu est de s’inscrire et utiliser les réseaux sociaux davantage pour se divertir et éviter l’ennui que pour accroître le capital social. En 1670 dans Pensées, le philosophe Blaise Pascal explique qu’il est nécessaire à l'homme de se distraire, pour se débarrasser et se détourner de sa condition indéniablement difficile qui l’obsède. C’est pourquoi le divertissement prend une part importante dans la vie des individus. On alors peut établir une analogie entre la pensée du philosophe français et notre étude. En effet, une partie des utilisateurs des réseaux sociaux numériques ne cherchent qu’à se divertir, sans s’intéresser à l’évolution de leurs liens sociaux. Ainsi, l’augmentation du capital social n’est liée intentionnellement ni à l’utilisation des réseaux, ni au temps passé dessus, puisque dans ce cas la recherche de ce capital n’est pas une action rationnelle en finalité. Dans ce cas, soit l’individu ne considérera pas, soit il ne se rendra pas compte de l’évolution des liens.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  3. « Google Ngram Viewer », sur books.google.com (consulté le 4 mai 2017)
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  6. (en) L.J. Hanifan, « The Rural School Community Center », The ANNALS of the American Academy of Political and Social Science, vol. 67, no 1,‎ , p. 130–131 (ISSN 0002-7162, DOI 10.1177/000271621606700118, lire en ligne)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Source[modifier | modifier le code]