Capitaine La Rochebaucourt

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La Rochebaucourt (Capitaine)
Naissance Date inconnue
France
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Grade Officier de cavalerie
Commandement Commandant de cavalerie
Conflits Guerre de Sept Ans
Faits d'armes Bataille des plaines d'Abraham
Autres fonctions Aide de camp du Géneral Montcalm.

Le capitaine La Rochebaucourt est né en France, a combattu en Nouvelle-France durant la Guerre de Sept Ans et semble être retourné en France après la défaite de 1760.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le nom de cet aide de camp du général Montcalm n'a guère laissé plus de traces que son nom de famille. Il était officier du régiment de Languedoc et a déjà combattu avec Montcalm avant d'arriver au Canada en 1756. Il fut officier de cavalerie sur les champs de bataille en Europe.

La cavalerie[modifier | modifier le code]

Le , Montcalm propose à Vaudreuil de former un corps de cavalerie qui serait utile dans un combat en plaine, faire des patrouilles le long de la côte, se porter rapidement à un débarquement avec un fantassin en croupe et surprendre l'ennemi en restant en retrait derrière des arbres pour intervenir en force lorsque les troupes ennemies ont été ébranlées par le feu de l'infanterie. Il suggère à Vaudreuil de prendre des miliciens canadiens qui sont familiers avec les chevaux et de bons cavaliers, car ils pourront intervenir plus rapidement en étant disponibles ; contrairement aux troupes regulières françaises enrolées dans leur bataillons et dont la plupart n'ont jamais servit comme cavaliers[1].

Commandement[modifier | modifier le code]

La Rochebaucourt fut donc le commandant de ce corps de cavalerie; un rôle très utile en Nouvelle-France durant le siège de Québec (1759) Il recrute et entraine 200 des meilleurs cavaliers canadiens et forme un corps de cavalerie comprenant 2 compagnies de 100 cavaliers chacune avec un uniforme et un armement particulier[2]. L'uniforme des membres de la cavalerie est bleu, avec le col et les poignets rouges; les cavaliers étaient armés d'un fusil, un pistolet, une baïonnette et un sabre. Cinq officiers français en uniforme blanc dirigent les 2 compagnies de 100 cavaliers, dont Thisbé de Belcourt, qui fait partie des 5 officiers français qui commandent les cavaliers.

Perception par l'ennemi[modifier | modifier le code]

Les Rangers qui combattirent durant le siège de Québec les appelaient French Dragoons (Dragons français). Lorsque John Knox remarqua la cavalerie, il nota: Leur cavalerie légère qui paradait le long du fleuve me parut bien équipée avec ses cavaliers vêtus d'habits bleus à parements écarlates; mais les officiers portaient un uniforme blanc[3].

1760[modifier | modifier le code]

Le capitaine La Rochebaucourt mena sa cavalerie de Québec à Montréal en suivant la rive nord du fleuve; il s’arrêta à Trois-Rivières pour défendre la ville contre James Murray s'il tentait un débarquement. Puis il continua vers Montréal. Après la reddition de la Nouvelle-France, il fut évacué en France avec les militaires francais. Il fut réaffecté à Malte, menacé par les Turcs, avec François Charles de Bourlamaque et Jean-Nicolas Desandrouins, ses anciens compagnons d'armes au Canada.

Héritage[modifier | modifier le code]

Une municipalité, Rochebaucourt, une rivière et un canton porte aujourd'hui son nom[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lettre de Montcalm à Vaudreuil. 5 juin 1759 (Lettres et pièces militaires p.175)
  2. Gouvernement du Canada, commission des champs de bataille nationaux; LE SIEGE DE QUÉBEC
  3. La Vérité sur la bataille des plaines d’Abraham, par D. Peter MacLeod p.311
  4. http://www.toponymie.gouv.qc.ca/ct/ToposWeb/Fiche.aspx?no_seq=133629

Liens externes[modifier | modifier le code]