Capian

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Page d'aide sur l'homonymie Pour le capian, étrave de bateau, voir Pointu (embarcation).
Capian
La mairie (octobre 2014).
La mairie (octobre 2014).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Langon
Canton L'Entre-deux-Mers
Intercommunalité Communauté de communes du Créonnais
Maire
Mandat
Frédéric Lataste
2014-2020
Code postal 33550
Code commune 33093
Démographie
Gentilé Capianais
Population
municipale
694 hab. (2014 en augmentation de 10,51 % par rapport à 2009)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 42′ 42″ nord, 0° 19′ 47″ ouest
Altitude Min. 17 m
Max. 115 m
Superficie 18,23 km2
Localisation

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Capian est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bordeaux située dans l'Entre-deux-Mers à l'est de Cadillac, dans une région de coteaux exposés.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes en sont La Sauve au nord, Targon au nord-est, Soulignac au sud-est, Cardan au sud-sud-est, Villenave-de-Rions au sud, Paillet au sud-sud-ouest, Langoiran au sud-ouest et Haux au nord-ouest.

Communes limitrophes de Capian

Haux
La Sauve
Targon
Capian
Langoiran

Paillet

Villenave-de-Rions
Soulignac

Cardan

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Grand Estey (ou Ruisseau de Gaillardon) et l'Artolie, tous deux affluents de la Garonne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de la commune serait l’anthroponyme gallo-romain Capius[1], ou plutôt Cappius, avec suffixe anum, selon Bénédicte Boyrie-Fénié et ceux dont elle reprend l'avis, Dauzat et Rostaing, Ernest Nègre (qui préfère Cappianus), Jacques Astor[2].

En occitan, la graphie du nom de la commune est identique.

Ses habitants sont appelés les Capianais[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence de vestiges antiques témoigne de l'occupation ancienne du territoire.

La motte castrale situé à Barakan était la "place forte" où les paysans pouvaient s'abriter.

Dans le dernier tiers du XVIe siècle, à la suite d'un démembrement de fief, Capian qui dépendait jusqu'alors de la Châtellerie de Rions, est érigée en seigneurie, (Baronnie) et le restera jusqu'au 29 avril 1790, date à laquelle la cour seigneuriale rendit son dernier jugement[4].

C'est donc à la Révolution, que la paroisse Saint-Saturnin de Capian forme la commune de Capian[5].

Une carte du XIXe siècle mentionne une chapelle de pèlerinage nommée Lavergne, laissant supposer que des pèlerins en route pour Saint-Jacques-de-Compostelle y étaient accueillis [6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1965 1989 Pierre Moysson    
mars 1989 mars 2001 Daniel Lataste SE  
mars 2001 mars 2008 Rose-Marie Dulou    
mars 2008 en cours Frédéric Lataste[7]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2014, la commune comptait 694 habitants[Note 1], en augmentation de 10,51 % par rapport à 2009 (Gironde : +6,37 %).
          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750 757 747 652 705 701 665 640 627
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
628 670 693 712 790 665 582 570 643
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
703 690 710 638 633 574 528 525 545
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
564 623 591 669 602 624 627 627 690
2014 - - - - - - - -
694 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture

Selon la légende locale, le Château Suau aurait tout d'abord servi de pavillon de chasse au XVIe siècle. À l'époque, il appartenait à Jean-Louis de Nogaret de La Valette, duc d'Épernon. Il faut attendre 1637 pour qu'il soit restauré et baptisé en l'honneur des nouveaux maîtres des lieux : la famille Suau. Le domaine est acquis en 1687 par un marchand de vins de Bordeaux du nom de Clément Popp qui se faisait appeler le sire de Suau [16]. Au cours de son histoire, le domaine change brièvement de nom et devient La Claverie, puis devient la propriété de Franco-Columbus Fenwick, consul des États-Unis à Nantes. En 1857, le château passe aux mains du Receveur général de La Réunion, Jean Guénant qui avec l'aide de son fils «apporta tous ses soins pour améliorer le vignoble détruit par le phylloxéra vers 1870», expérimentant, pour la première fois, les greffes de vigne [17],[18]. Le domaine sera revendu plusieurs fois, et même dirigé par l'ingénieur Loustaunou Deguilhem dans les années 40[19],[20], avant d'être acquis par les propriétaires actuels [21] qui ont travaillé à obtenir la certification ISO 14001.

Tourisme œnologique.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Saturnin[22],
  • Tour de télégraphe Chappe[23],
  • Maison du greffe,
  • Villa gallo-romaine Cappius,
  • Château du Grand Mouëys, anciennement Château de Ramondon, dit Château de Monlun [24], propriété de la société Reidemeister & Ulrichs
  • Château Couteau[25],
  • Château dit Maison noble de Galeteau[26],
  • Château Grand Branet [27],
  • Croix de chemin dite Croix de Guérin [28],
  • Maison dite Château Caillavet, dite maison noble du Petit Maurin [29].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Lataste, Chroniques Capianaises[32].
  • Édouard Guillon, Les Châteaux historiques et vinicoles de la Gironde, Bordeaux: Coderc, Degréteau et Poujol, 1866-69, 4 Vol, p. 393[33].
  • René Manthe, La Baronnie de Capian et le Prieuré d'Artolée - Notes historiques et archéologiques, Société d'archéologie de Bordeaux, 1892, t. XVII , p. 55-57.
  • Charles Cocks, Edouard Feret, Bordeaux et ses vins, classés par ordre de mérite (1893), Éd. Feret.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Capian sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 8 janvier 2015.
  2. Bénédicte Boyrie-Fénié, Dictionnaire Toponymique des Communes de Gironde, Institut occitan, Cairn, 2008
  3. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 30 octobre 2011.
  4. Gallica.bnf La baronnie de Capian, Société archéologique de Bordeaux, Labadie, Ernest, P. 50 et suivantes
  5. Historique des communes, p. 12, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 9 avril 2013.
  6. visites.aquitaine.fr [1]
  7. Commune de Capian sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 30 octobre 2011.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  12. Base Mérimée [2]
  13. culture.gouv.fr [3]
  14. Chateausuau.com Savoir faire
  15. legifrance.gouv.fr Décret n° 2009-1345 du 29 octobre 2009 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Côtes de Bordeaux »
  16. Guide tourisme France.com [4]
  17. Gallica.Bnf in Société archéologique de Bordeaux Labadie, Ernest (1845-1917), p:55,56,57
  18. Gallica Bnf Compte rendu général / du congrès international phylloxérique de Bordeaux 1881, M. Joseph Guénant, propriétaire viticulteur, participant
  19. Google books Loustaunau de Guilhem dans le Qui est Qui en France, 1977, p.1086
  20. Livres rare-book.com [5]
  21. Libération.fr «Pas question, donc, pour Monique Bonnet de laisser la commission de Bruxelles «galvauder notre nom»
  22. Culture.gouv.fr [6]
  23. Culture.gouv.fr [7]
  24. Culture.gouv.fr[8]
  25. Culture.gouv.fr [9]
  26. Culture.gouv.fr [10]
  27. culture.gouv.fr [11]
  28. culture.gouv.fr [12]
  29. culture.gouv.fr [13]
  30. « Recensement du château Caillavet », notice no IA33000096, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 30 novembre 2011.
  31. Le village de Capian se souvient de Bernard Clavel sur le site Culturebox de France 3, consulté le 30 octobre 2011.
  32. Sud Ouest.fr 19/12/2014
  33. Sudoc abes.fr [14]