Capian

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Capian
Capian
La mairie (octobre 2014).
Blason de Capian
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Langon
Intercommunalité Communauté de communes du Créonnais
Maire
Mandat
Frédéric Lataste
2020-2026
Code postal 33550
Code commune 33093
Démographie
Gentilé Capianais
Population
municipale
737 hab. (2018 en augmentation de 6,04 % par rapport à 2013)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 42′ 42″ nord, 0° 19′ 47″ ouest
Altitude Min. 17 m
Max. 115 m
Superficie 18,23 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Bordeaux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de l'Entre-Deux-Mers
Législatives Douzième circonscription
Localisation
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Capian

Capian est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Bordeaux située dans l'Entre-deux-Mers à l'est de Cadillac, dans une région de coteaux exposés.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes en sont La Sauve au nord, Targon au nord-est, Soulignac au sud-est, Cardan au sud-sud-est, Villenave-de-Rions au sud, Paillet au sud-sud-ouest, Langoiran au sud-ouest et Haux au nord-ouest.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Grand Estey (ou Ruisseau de Gaillardon) et l'Artolie, tous deux affluents de la Garonne.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Capian est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 275 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (70 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (61,4 %), forêts (28,5 %), terres arables (3,5 %), zones agricoles hétérogènes (3,4 %), zones urbanisées (1,8 %), prairies (1,4 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de la commune serait l’anthroponyme gallo-romain Capius[7], ou plutôt Cappius, avec suffixe anum, selon Bénédicte Boyrie-Fénié et ceux dont elle reprend l'avis, Dauzat et Rostaing, Ernest Nègre (qui préfère Cappianus), Jacques Astor[8].

En occitan, la graphie du nom de la commune est identique.

Ses habitants sont appelés les Capianais[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence de vestiges antiques témoigne de l'occupation ancienne du territoire.

La motte castrale située à Barakan était la "place forte" où les paysans pouvaient s'abriter.

Dans le dernier tiers du XVIe siècle, à la suite d'un démembrement de fief, Capian qui dépendait jusqu'alors de la Châtellerie de Rions, est érigée en seigneurie, (Baronnie) et le restera jusqu'au 29 avril 1790, date à laquelle la cour seigneuriale rendit son dernier jugement[10].

C'est donc à la Révolution, que la paroisse Saint-Saturnin de Capian forme la commune de Capian[11].

Une carte du XIXe siècle mentionne une chapelle de pèlerinage nommée Notre Dame de Richy au lieu-dit Lavergne, laissant supposer que des pèlerins en route pour Saint-Jacques-de-Compostelle y étaient accueillis [12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1965 1989 Pierre Moysson    
mars 1989 mars 2001 Daniel Lataste SE  
mars 2001 mars 2008 Rose-Marie Dulou    
mars 2008 En cours Frédéric Lataste[13] DVD [14]  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16]. En 2018, la commune comptait 737 habitants[Note 3], en augmentation de 6,04 % par rapport à 2013 (Gironde : +6,4 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750757747652705701665640627
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
628670693712790665582570643
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
703690710638633574528525545
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
564623591669602624627627690
2017 2018 - - - - - - -
721737-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture

Selon la légende locale, le Château Suau aurait tout d'abord servi de pavillon de chasse au XVIe siècle. À l'époque, il appartenait à Jean-Louis de Nogaret de La Valette, duc d'Épernon. Il faut attendre 1637 pour qu'il soit restauré et baptisé en l'honneur des nouveaux maîtres des lieux : la famille Suau. Le domaine est acquis en 1687 par un marchand de vins de Bordeaux du nom de Clément Popp qui se faisait appeler le sire de Suau [23]. Au cours de son histoire, le domaine change brièvement de nom et devient La Claverie, puis devient la propriété de Franco-Columbus Fenwick, consul des États-Unis à Nantes. En 1857, le château passe aux mains du Receveur général de La Réunion, Jean Guénant qui avec l'aide de son fils «apporta tous ses soins pour améliorer le vignoble détruit par le phylloxéra vers 1870», expérimentant, pour la première fois, les greffes de vigne [24],[25]. Le domaine sera revendu plusieurs fois, et même dirigé par l'ingénieur Loustaunou Deguilhem dans les années 40[26],[27], avant d'être acquis par les propriétaires actuels [28] qui ont travaillé à obtenir la certification ISO 14001.

  • Le Château de Potiron est un producteur viticole.
  • Le Château de Lagrange est un producteur viticole et gîte. .
  • Le Château du Grand Mouëys est un producteur viticole.
  • Le Château de Laville.
  • Le Domaine de Darbalot est un producteur viticole.
  • Le Château du Télégraphe est un producteur viticole.
  • Le Domaine de La Loubeyre est un producteur viticole.
  • Le Domaine de Montagne est un producteur viticole, éleveur de moutons et fabrication de fromage à partir de lait de brebis.
  • Le Prieuré Sainte-Anne est un producteur viticole.
  • Le Château Couteau est un producteur viticole et chambre d'hôtes.

Jumelage[modifier | modifier le code]

  • La commune de Capian est jumelée avec la commune de Montsalvy située dans le Cantal depuis 2013.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Saturnin[29],
  • Tour de télégraphe Chappe[30],
  • Maison du greffe,
  • Villa gallo-romaine Cappius,
  • Château du Grand Mouëys,
  • Prieuré Sainte-Anne,
  • Château Mont Pérat anciennement Peyrat,
  • Château Suau,
  • Château La Chèze,
  • Le Château de Ramondon, dit Château de Monlun [31],
  • Château Couteau[32],
  • Château dit Maison noble de Galeteau[33],
  • Château Grand Branet [34],
  • Croix de chemin dite Croix de Guérin [35],
  • Maison dite Château Caillavet, dite maison noble du Petit Maurin [36].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Capian Blason
De pourpre au léopard en chef, à l'oiseau en vol en abîme et aux chevronnels renversés, jumelés et alésés en pointe, le tout d'argent enfermé dans un orle du même[39].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Lataste, Chroniques Capianaises[40].
  • Édouard Guillon, Les Châteaux historiques et vinicoles de la Gironde, Bordeaux: Coderc, Degréteau et Poujol, 1866-69, 4 Vol, p. 393[41].
  • René Manthe, La Baronnie de Capian et le Prieuré d'Artolée - Notes historiques et archéologiques, Société d'archéologie de Bordeaux, 1892, t. XVII , p. 55-57.
  • Charles Cocks, Edouard Feret, Bordeaux et ses vins, classés par ordre de mérite (1893), Éd. Feret.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 18 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 18 avril 2021)
  7. Capian sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 8 janvier 2015.
  8. Bénédicte Boyrie-Fénié, Dictionnaire Toponymique des Communes de Gironde, Institut occitan, Cairn, 2008
  9. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 30 octobre 2011.
  10. Gallica.bnf La baronnie de Capian, Société archéologique de Bordeaux, Labadie, Ernest, p. 50 et suivantes
  11. Historique des communes, p. 12, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 9 avril 2013.
  12. visites.aquitaine.fr [1]
  13. Commune de Capian sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 30 octobre 2011.
  14. « Résultats départementales 2015 », sur interieur.gouv.fr.
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. [2]
  20. culture.gouv.fr [3]
  21. Chateausuau.com Savoir faire
  22. legifrance.gouv.fr Décret no 2009-1345 du 29 octobre 2009 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Côtes de Bordeaux »
  23. Guide tourisme France.com [4]
  24. Gallica.Bnf in Société archéologique de Bordeaux Labadie, Ernest (1845-1917), p:55,56,57
  25. Gallica Bnf Compte rendu général / du congrès international phylloxérique de Bordeaux 1881, M. Joseph Guénant, propriétaire viticulteur, participant
  26. Google books Loustaunau de Guilhem dans le Qui est Qui en France, 1977, p. 1086
  27. Livres rare-book.com [5]
  28. Libération.fr «Pas question, donc, pour Monique Bonnet de laisser la commission de Bruxelles «galvauder notre nom»
  29. Culture.gouv.fr [6]
  30. Culture.gouv.fr [7]
  31. Culture.gouv.fr[8]
  32. Culture.gouv.fr [9]
  33. Culture.gouv.fr [10]
  34. culture.gouv.fr [11]
  35. culture.gouv.fr [12]
  36. culture.gouv.fr [13]
  37. « Recensement du château Caillavet », notice no IA33000096, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 30 novembre 2011.
  38. Le village de Capian se souvient de Bernard Clavel sur le site Culturebox de France 3, consulté le 30 octobre 2011.
  39. http://armorialdefrance.fr/departement_communes.php?dept=33
  40. Sud Ouest.fr 19/12/2014
  41. Sudoc abes.fr [14]